(Minghui.org) J’ai été profondément choqué en lisant un article récemment publié sur Minghui.org : « Une femme de 63 ans décède moins de 24 heures après avoir été illégalement arrêtée en raison de sa croyance ».
Il est difficile d’imaginer qu’une personne ordinaire puisse être traitée de cette manière dans une société moderne : perquisition arbitraire de son domicile, arrestation par la force, interrogatoire illégal, torture, menaces, puis mort. Le décès de Mme Hu Shangxiu n’était pas accidentel. Il s’agissait d’un crime commis par des responsables du Parti communiste chinois (PCC). Comment ont-ils pu mettre fin à une vie avec une telle cruauté et une telle indifférence ?
Les personnes impliquées doivent être tenues responsables, car cette tragédie ne touche pas seulement la famille de Mme Hu, elle constitue aussi une menace pour la société. L’administration de la police de la ville de Wuhan, dans la province du Hubei, devrait rendre publics les documents juridiques, les procédures d’application de la loi ainsi que les enregistrements vidéo. Cela permettra d’identifier les responsables et d’expliquer à sa famille ainsi qu’à la société ce qui s’est réellement passé.
Selon l’article de Minghui, plusieurs policiers ont participé à l’arrestation de Mme Hu, une citoyenne innocente et employée du bureau du sous-district de Sandian, dans le district de Xinzhou. Cela témoigne d’un abus de pouvoir de la part de la police. Les agents qui ont exécuté cet ordre devraient être révoqués, et l’organisme qui l’a donné devrait faire l’objet d’une enquête.
L’Article 22 de la Loi sur la police populaire de la République populaire de Chine stipule : « Les policiers ne peuvent commettre aucun des actes suivants : […] extorquer des aveux par la torture ni soumettre des criminels à des châtiments corporels ou à de mauvais traitements. »
Or, dans cette affaire, les mauvais traitements infligés à Mme Hu ont entraîné sa mort moins de vingt-quatre heures après son arrestation. Selon l’article de Minghui : « Mme Hu était en très bonne santé et ne souffrait d’aucune maladie préexistante au moment de son arrestation. »
Les responsables qui ont ordonné son arrestation ont violé la Constitution de la Chine, le Code pénal ainsi que la Loi sur la police. Toutes les personnes impliquées devraient être tenues pénalement responsables.
L’Article 19 de la Loi sur la procédure pénale stipule : « Les parquets populaires peuvent ouvrir une enquête lorsqu’ils constatent, dans l’exercice de leur contrôle juridique sur les activités judiciaires, que des membres du personnel judiciaire abusent de leurs fonctions et de leurs pouvoirs en commettant des crimes tels que la détention illégale de personnes, l’extorsion d’aveux par la torture ou des perquisitions illégales, portant ainsi atteinte aux droits des citoyens et compromettant la justice. »
Le Code pénal précise aussi les conséquences juridiques de l’emprisonnement illégal, de l’usage de la torture pour obtenir des aveux et du recours à la violence pour recueillir des preuves. Il prévoit que, lorsque les auteurs de ces crimes sont des agents de l’État, ils doivent être punis plus sévèrement.
Les autorités locales et la police ont parfois recours à une combinaison de méthodes coercitives et conciliantes — se soustraire à leurs responsabilités, faire traîner les choses, intimider les lanceurs d’alerte et tenter d’apaiser la famille par une indemnisation — dans le but de dissimuler la vérité. Toutefois, conformément à la Loi sur la police et à la Loi sur l’indemnisation de l’État, les autorités gouvernementales et les policiers sont légalement responsables des préjudices causés lorsqu’ils abusent de leur pouvoir pour porter atteinte aux droits des citoyens.
Les policiers mentionnés dans l’article ont affirmé avoir arrêté six autres pratiquants pour avoir « promu » le Falun Gong au marché Zhanglin, et que l’un d’eux aurait prétendument « identifié » Mme Hu comme étant l’organisatrice.
Ces accusations sont totalement infondées et ne sauraient en aucun cas justifier ce qui a été fait à Mme Hu.
L’Article 1 de la Loi sur la police précise que cette loi a été promulguée afin de « protéger les droits et les intérêts légitimes des citoyens ». L’Article 2 de cette même loi stipule que « les missions de la police populaire consistent notamment à protéger la sécurité personnelle, la liberté et les biens légitimes des citoyens ». Pourtant, les responsables impliqués dans la mort de Mme Hu ont agi exactement à l’inverse.
Aucune loi chinoise ne criminalise le Falun Gong. Par conséquent, même si Mme Hu avait organisé des activités visant à faire connaître le Falun Gong, elle n’aurait pas dû être arrêtée.
Cette persécution brutale est inacceptable. Ces faits devraient être dénoncés sur Minghui ainsi que sur d’autres sites Internet et faire l’objet d’une enquête.
Traduit de l’anglais
Copyright © 1999-2026 Minghui.org. Tous droits réservés.