(Minghui.org) Un pratiquant de la ville de Donggang, dans la province du Liaoning, risque d’être inculpé pour sa croyance dans le Falun Gong. Sa mère, âgée de 82 ans, et son avocat n’ont pas été autorisés à lui rendre visite.

M. Pan Qiang a été arrêté le 25 mai 2026, après que la police a découvert qu’il avait appliqué des autocollants portant des messages du Falun Gong sur des murs de lieux publics. Son épouse, qui ne pratique pas le Falun Gong, a également été arrêtée et détenue pendant une semaine. Ces arrestations ont été ordonnées par le bureau de la sécurité intérieure de la ville de Donggang et effectuées par le poste de police de Xiangyang et par celui de Huayuan.

M. Pan a rapidement fait l’objet d’un mandat d’arrêt officiel et a été incarcéré au centre de détention de la ville de Donggang. Sa mère a engagé un avocat de la région pour le représenter. Le 22 juin, l’avocat s’est vu refuser l’accès au centre de détention pour le rencontrer. Lorsqu’il a demandé pourquoi, un gardien a montré une lettre mais n’a pas permis à l’avocat d’en lire le contenu. Il a seulement vu que l’expéditeur de la lettre était le bureau de la sécurité intérieure de la ville de Donggang.

L’avocat a demandé quel droit le bureau de la sécurité intérieure avait de bloquer ses visites avec son client. Le gardien a dit qu’il ne faisait que suivre les ordres et a confirmé que les pratiquants de Falun Gong se voyaient tous refuser des visites.

Le 24 juin, à 7 heures du matin, la mère de M. Pan s’est rendue au poste de police de Huayuan pour demander sa libération. La porte n’a été ouverte qu’à 8 h 30. Elle a demandé à qui incombait la responsabilité du dossier de son fils, mais n’a reçu aucune réponse.

Elle a ensuite expliqué ce que son fils et elle avaient vécu depuis qu’ils pratiquaient le Falun Gong. Elle-même s’était remise d’un cancer des os et de la gorge. Son fils, autrefois en fauteuil roulant à cause d’une maladie grave, a pu marcher de nouveau après avoir commencé le Falun Gong.

Les policiers refusaient toujours de révéler qui était responsable de l’affaire et se contentaient de dire qu’ils aidaient le poste de police de Xiangyang. La mère de M. Pan s’est ensuite rendue à l’autre poste de police. Là, un agent lui a dit qu’elle devait parler au bureau de la sécurité intérieure de la ville de Donggang si elle voulait voir son fils. Elle s’est immédiatement rendue au bureau de la sécurité intérieure et la réceptionniste l’a mise en communication téléphonique avec un policier. Il lui a crié dessus et lui a ordonné de partir, avant de raccrocher le téléphone.

La mère de M. Pan a engagé un avocat de Pékin pour la représenter. Le 25 juin, le nouvel avocat s’est rendu au centre de détention. Les gardiens ont à nouveau utilisé la lettre du bureau de la sécurité intérieure de la ville de Donggang comme base légale pour bloquer la visite.

L’avocat de Pékin a composé le numéro du procureur en résidence au centre de détention. Le procureur a appelé le directeur du centre de détention, lui demandant de permettre à l’avocat de voir son client.

Le directeur a refusé et a répété qu’il suivait les ordres du bureau de la sécurité intérieure de la ville de Donggang. Il est ensuite sorti pour voir l’avocat, qui l’a averti qu’il enfreignait la loi en interdisant les rencontres entre avocats et clients.

Le directeur a demandé à voir la base juridique, et l’avocat lui a montré l’article 39 du Code de procédure pénale, qui stipule que les avocats de la défense ont le droit garanti de rencontrer et de communiquer avec leurs clients placés en garde à vue.

Le directeur est parti, prétendant qu’il devait se rendre à une réunion. L’avocat s’est alors rendu au parquet de la ville de Donggang pour déposer une plainte contre le directeur. Peu de temps après, il a reçu un appel du directeur, lui disant qu’il parlerait au bureau de la sécurité intérieure à ce sujet.

L’avocat s’est rendu au bureau de la sécurité intérieure après l’appel. Un capitaine nommé Xiao a dit qu’ils allaient examiner l’affaire de près. Le procureur en résidence a pris des dispositions pour que le directeur du centre de détention et le bureau de la sécurité intérieure se parlent le lendemain, mais le bureau de la sécurité intérieure a tout de même insisté pour qu’aucune réunion n’ait lieu entre l’avocat et M. Pan.

L’avocat a demandé au procureur en résidence de continuer à travailler sur cette affaire. Le bureau de la sécurité intérieure a soumis l’affaire au parquet du district de Zhen’an dans la ville de Dandong, qui supervise la ville de Donggang. Le procureur Wang Cong a été assigné à l’affaire.

Traduit de l’anglais