(Minghui.org) Le 6 août 2026, une pratiquante âgée de 67 ans, originaire de la ville de Qingdao, dans la province du Shandong, a été illégalement condamnée à quatre ans et demi de prison pour sa pratique du Falun Gong.

Dans l’après-midi du 14 mars 2026, Mme Yan Jingqiu a été arrêtée alors qu’elle se rendait à pied chez le cordonnier. Des agents du département de police du district de Shinan l’ont conduite à son domicile et ont saisi ses effets personnels.

La police lui a attaché les mains avec du ruban adhésif et lui a scotché la bouche avant de la conduire au centre de traitement des dossiers du département de police. Elle a fait une grève de la faim pendant cinq jours pour protester.

Pendant sa grève de la faim, la police l’a conduite au premier centre de détention de la ville de Qingdao. L’examen médical obligatoire a indiqué une tension artérielle de 210/130 mmHg (la valeur normale étant de 120/80). Son incarcération a été refusée et elle a été reconduite au centre de traitement des dossiers.

Le 20 mars, la police a scotché la bouche de Mme Yan et lui a menotté les mains derrière le dos. Elle a ensuite été conduite à l’hôpital Haici pour y subir un examen médical. Elle a entendu les policiers dire au médecin qui prenait sa tension artérielle : « Inscrivez une valeur plus basse sur le rapport d’examen. » Le médecin s’est exécuté, mais le premier centre de détention de la ville de Qingdao a tout de même refusé de l’incarcérer en raison de son mauvais état de santé. Après que les policiers ont déclaré que leur chef de police leur avait ordonné d’insister pour qu’une valeur plus basse soit inscrite, le centre de détention a finalement accepté de l’incarcérer.

La famille de Mme Yan a été informée le lendemain qu’un mandat d’arrêt officiel avait été délivré à son encontre. Les membres de sa famille ont déposé des plaintes contre les policiers qui l’avaient arrêtée, leur reprochant d’avoir arrêté leur proche et saccagé son domicile sans aucun fondement légal.

Les membres de sa famille se sont également rendus à de nombreuses reprises au parquet du district de Shinan afin de demander qui était le procureur chargé du dossier. Comme personne ne voulait le leur dire, ils n’ont pas pu présenter de demande pour représenter Mme Yan en tant que défenseurs non-juristes.

Un avocat commis d’office a ensuite appelé la famille. Ce n’est qu’à ce moment-là que la famille a appris que le dossier avait été transmis au tribunal du district de Shinan. Les membres de la famille se sont précipités au tribunal et ont déposé leur demande afin d’être autorisés à assurer la défense de Mme Yan en tant que défenseurs non-juristes. Le juge Qian Jiang a exigé de voir leurs extraits de casier judiciaire vierge. La famille a remis les documents requis à la réceptionniste du tribunal, mais le juge Qian a refusé de les accepter et n’a pas répondu à leurs appels téléphoniques.

L’avocat a dit à la famille de Mme Yan qu’« elle avait suivi son conseil et signé un document indiquant qu’elle ne souhaitait pas que les membres de sa famille assurent sa défense devant le tribunal ». Mais la famille n’a jamais pu voir ce document.

Le 29 juillet, le juge Qian a tenu une audience pour l’affaire de Mme Yan au centre de détention, sans informer sa famille de la date ni du lieu de l’audience. Sa famille n’a donc pas pu assister à son procès.

Mme Yan a témoigné pour assurer sa propre défense. Son avocat commis d’office a plaidé coupable en son nom, mais a contesté l’accusation du procureur Wang Xuerui selon laquelle Mme Yan aurait enfreint la loi en apposant des autocollants contenant des informations sur le Falun Gong.

Wang a cité trois témoins à comparaître. Le premier était un commerçant qui avait contacté la police après avoir découvert les autocollants devant son magasin. Les deux autres témoins étaient une voisine de Mme Yan et une employée des services communautaires, qui ont toutes deux confirmé qu’elle était une pratiquante de Falun Gong.

Le 6 août, la famille de Mme Yan été informée de sa condamnation illégale. Mme Yan est en train d’interjeter appel de sa peine d’emprisonnement.

Déjà condamnée à trois peines de travaux forcés et à une autre peine de prison

Mme Yan a commencé à pratiquer le Falun Gong en 1996 et s’est rapidement remise de sa maladie cardiaque, de son hypertension, de son épaule gelée et de sa gastroptose. Elle est restée ferme dans sa croyance, même après que la persécution du Falun Gong ne débute en juillet 1999 et elle a été prise pour cible à plusieurs reprises.

Elle a été arrêtée en octobre 2000 et condamnée à trois ans de travaux forcés. Les autorités ont toutefois décidé de ne pas appliquer cette peine dans un camp de travail et l’ont libérée.

Le 19 mai 2004, après une nouvelle arrestation, Mme Yan a été condamnée à deux ans de travaux forcés. Elle a été libérée avant terme du camp de travaux forcés pour femmes de Wangcun et a été de nouveau arrêtée le 4 août 2005 et condamnée à deux ans et demi de travaux forcés. Elle a subi de graves tortures au camp de travaux forcés pour femmes de Wangcun. Son mari est décédé d’une leucémie alors qu’elle était toujours détenue. Elle n’a pas été autorisée à le voir avant sa mort. Voir les rapports connexes pour obtenir des informations supplémentaires sur les tortures qu’elle a subies dans le camp de travaux forcés.

Le 20 juillet 2016, Mme Yan a de nouveau été arrêtée et le 30 janvier 2018, elle a été condamnée à quatre ans de prison par le tribunal du district de Shinan. Le tribunal intermédiaire de la ville de Qingdao a rejeté son appel.

Voir aussi :

Madame Yan Jingqiu est incarcérée dans le camp de travaux forcés de Wangcun et elle n’a pas eu la permission d’aller rendre visite à son mari avant son décès

Traduit de l’anglais