Les pratiquants se sont rassemblés dans le Chinatown, le 15 août 2026. (Minghui.org)

(Minghui.org) Le 15 août, des pratiquants de Philadelphie se sont rassemblés dans le Chinatown pour dénoncer la persécution orchestrée par le PCC, notamment les prélèvements forcés d’organes. De nombreux passants ont signé des pétitions en faveur du projet de loi S.4009 du Sénat, intitulé « Loi sur la protection du Falun Gong et des victimes de prélèvements forcés d’organes ».

Après avoir compris que le PCC mentait dans de nombreuses campagnes politiques et lors de la répression du Falun Gong, plus de 20 Chinois ont renoncé à leur adhésion au PCC et à ses organisations affiliées.

Les pratiquants ont déployé des banderoles pendant l’activité. (Minghui.org)

Les gens se sont arrêtés pour discuter avec les pratiquants et ont signé des pétitions demandant à mettre fin aux atrocités commises par le PCC.

Faire pression pour l’adoption du projet de loi S.4009

Cette activité était organisée par l’Association de Falun Dafa de la région métropolitaine de Philadelphie. Le projet de loi S.4009 du Sénat, intitulé « Loi sur la protection du Falun Gong et des victimes de prélèvements forcés d’organes », est un texte bipartisan proposé conjointement par Ted Cruz, sénateur républicain du Texas et Jeff Merkley, sénateur démocrate de l’Oregon. La Commission des affaires étrangères du Sénat des États-Unis l’a approuvé le 27 juillet 2026.

Cette législation vise à sanctionner les étrangers impliqués dans le trafic illégal d’organes ou y participant, exige que le Département d’État américain soumette un rapport complet et interdit aux établissements médicaux américains de contribuer à des violations des droits de l’homme lors de transplantations d’organes. La version de la Chambre des représentants de la loi sur la protection du Falun Gong (HR 1540) a été adoptée à l’unanimité par le Congrès en mai 2025.

Une pratiquante raconte avoir échappé de justesse au prélèvement d’un organe

Tian Zhongfeng, une pratiquante de Falun Gong originaire de la province de l’Anhui, en Chine, a raconté comment elle a échappé de justesse au prélèvement d’un organe après son arrestation en mars 2006.

Mme Tian se souvient : « J’étais menottée à un lit d’hôpital. Le médecin venait me voir tous les matins et me disait que j’étais en bonne santé. Bien que les médecins et les infirmières aient refusé de me parler, ils continuaient à m’injecter des médicaments, ce qui me causait une grande douleur. Lorsque j’ai entendu par hasard un agent de sécurité parler à sa famille et que j’ai appris qu’il s’agissait d’un bloc opératoire dédié à la chirurgie cardiaque, j’ai commencé à soupçonner que j’étais sur le point d’être victime d’un prélèvement forcé d’organes. »

Alors qu’elle avait des vertiges à cause des médicaments, un inconnu s’est approché et l’a examinée. Mme Tian a poursuivi : « Quand je lui ai dit que j’avais été arrêtée en raison de ma pratique du Falun Gong, l’agent de sécurité l’a appelé sur le balcon pour lui parler. L’agent de sécurité a dit : “Elle est en bonne santé, mais elle a des antécédents de traumatismes crâniens.” Quand l’homme est parti, il est revenu m’observer sans rien dire. La façon dont il me regardait était très étrange, comme s’il voulait m’acheter. »

Après s’être débattue et avoir appelé à l’aide, un médecin au grand cœur lui a discrètement proposé son aide. Une autre infirmière a administré différents médicaments à Mme Tian, si bien que, lors de sa visite du lendemain, le médecin a constaté que ses organes avaient été endommagés. Mme Tian a ensuite été renvoyée dans le camp de travail et sa famille a été prévenue de venir la chercher. Elle a finalement réussi à fuir la Chine et a trouvé refuge aux États-Unis en 2012.

Mme Tian a ajouté : « Quand je suis rentrée chez moi, j’avais les os glacés, comme s’ils étaient gelés, tandis que ma peau était brûlante, comme si elle était en feu. J’avais les jambes raides et j’étais prise de vagues de douleur. »

Le milieu médical : Dénoncer les actes répréhensibles et ne pas s’en rendre complice

Dr Jessica Russo, représentante de DAFOH (Doctors Against Forced Organ Harvesting – Médecins contre les prélèvements forcés d’organes), a pris la parole lors du rassemblement. (Minghui.org)

Dr Jessica Russo, de DAFOH (Doctors Against Forced Organ Harvesting – Médecins contre les prélèvements forcés d’organes), a pris la parole lors du rassemblement : « La forme la plus flagrante de persécution à l’encontre des pratiquants de Falun Gong, une pratique plus perverse que tout ce que nous avons pu voir au cours de notre vie, est le prélèvement forcé d’organes. » Le prélèvement forcé d’organes consiste à tuer des personnes innocentes pour leurs organes. En Chine, les prisonniers de conscience constituent le vivier de victimes, les pratiquants de Falun Gong représentant le groupe le plus important, aux côtés des Ouïghours, des Tibétains, des chrétiens clandestins et d’autres encore.

Elle a ajouté : « Le prélèvement forcé d’organes en Chine est motivé par l’appât du gain ; on estime que ce secteur représente 9 milliards de dollars, mais il s’agit avant tout d’un crime de génocide. Les centres de transplantation aux États-Unis, et il y en a beaucoup en Pennsylvanie, forment des chirurgiens chinois qui retourneront probablement en Chine pour commettre ces meurtres. Des laboratoires pharmaceutiques, 28 au total, pour la plupart basés aux États-Unis, mènent des essais cliniques en Chine dans le cadre de transplantations, et des fournisseurs de matériel médical fournissent le matériel nécessaire aux transplantations chinoises. »

C’est pourquoi Dr Russo a exhorté les citoyens à contacter leurs élus et à signer la pétition les invitant à soutenir le projet de loi S.4009 du Sénat. Elle a rappelé : « Elie Wiesel, survivant de l’Holocauste, a dit un jour : “Le silence encourage le bourreau, jamais la victime”. »

« J’exhorte tous les responsables politiques, quelle que soit leur appartenance politique, à voter en faveur de ce projet de loi. »

Aaron Bashir, président de l’organisme à but non lucratif American Real Voice, a pris la parole lors du rassemblement. (Minghui.org)

Aaron Bashir est président de l’organisme à but non lucratif American Real Voice. Il a souligné qu’il était de notre responsabilité morale de défendre les groupes persécutés, quelles que soient leur confession ou leur appartenance politique.

M. Bashir a déclaré : « Imaginez simplement qu’en raison de vos convictions et de votre croyance, quelqu’un vous emmène à l’hôpital et vous prélève vos organes. Votre rein a disparu, votre cœur a disparu, votre foie a disparu, et personne n’en sait rien. Lorsque votre famille l’apprendra, il sera trop tard… J’exhorte tous mes collègues, j’exhorte tous les responsables politiques, quelle que soit leur appartenance politique, à voter en faveur de ce projet de loi afin de soutenir et de protéger la communauté du Falun Gong. »

Michael Smith, représentant de l’État du Delaware (Minghui.org)

Avant le rassemblement, Michael Smith, représentant de l’État du Delaware, a accordé une entrevue dans laquelle il a affirmé que les États-Unis devaient défendre les victimes des régimes autoritaires.

M. Smith a affirmé : « Les atrocités commises par le Parti communiste chinois à l’encontre de la population sont effroyables, et nous devons, en tant qu’Américains, prendre position à ce sujet. Je pense que les États-Unis ont toujours été un pays accueillant, et nous devons parfois faire savoir aux personnes qui vivent ici, dans notre pays, et qui viennent de ces régions opprimées, que nous sommes à leurs côtés. »

Dr Mike Katz (The Epoch Times)

Dr Mike Katz, candidat républicain au Sénat américain pour le Delaware et ancien sénateur de cet État, a exprimé son soutien aux pratiquants du Falun Gong lors d’une interview accordée avant le rassemblement.

Dr Katz a affirmé : « En tant que médecin, je peux vous dire que j’ai consacré ma carrière à veiller à la sécurité et à la santé de chaque être humain, non seulement aux États-Unis, mais partout dans le monde. Et j’appelle nos sénateurs et nos représentants à s’assurer qu’ils signent et soutiennent les projets de loi visant à ce que notre gouvernement mette fin aux prélèvements forcés d’organes en Chine. »

Se renseigner et agir pour offrir son soutien

Au cours du rassemblement, de nombreux passants se sont arrêtés pour s’informer sur cette persécution et ont signé une pétition exhortant les sénateurs à adopter le projet de loi.

Jesse Deussing (Minghui.org)

En ce qui concerne les prélèvements d’organes, Jesse Deussing, une dirigeante d’entreprise de Huntingdon, en Pennsylvanie, a dit : « Oh, mon Dieu ! Je n’arrive pas à croire qu’ils fassent ce genre de choses. C’est illégal, et ils ne devraient pas pouvoir le faire. Ce n’est pas juste : ils tuent des gens alors qu’ils sont encore en vie. Je sais que c’est horrible, et ils ne devraient pas pouvoir faire ça. Il faut qu’on appelle quelqu’un, et on va appeler le gouverneur pour lui dire qu’il doit mettre fin à tout ça et nous aider. »

Amy, une experte en sécurité originaire d’Alexandria, en Virginie, a affirmé : « Aujourd’hui, nous avons pris conscience des atrocités commises par le PCC en matière de prélèvement forcé d’organes en Chine. J’en savais déjà un peu à ce sujet, mais je ne me rendais pas compte que la situation était aussi grave. C’est un sujet extrêmement important, et nous avons besoin de davantage d’activités comme celle-ci pour diffuser ces informations et faire connaître la vérité. »

Amy, experte en sécurité (au centre), et Mula, artiste (à droite), ont signé la pétition en faveur du projet de loi S.4009 du Sénat. (Minghui.org)

Mula, artiste et écrivain originaire du Maryland, a également signé la pétition. Elle a dit : « Il faut que les pouvoirs publics agissent. Nous avons des représentants et nous devons nous adresser à eux pour qu’ils nous écoutent. Une pétition est un moyen d’y parvenir. »

Traduit de l’anglais