(Minghui.org) Bonjour vénérable Maître ! Bonjour compagnons de cultivation !

Je suis née et j’ai grandi en Chine continentale. J’ai eu la chance d’obtenir le Fa alors que j’étais encore très jeune. Contrairement à beaucoup d’autres jeunes pratiquants de Dafa, aucun de mes parents ne pratique. J’ai commencé à pratiquer le Falun Dafa avec mon oncle lorsque j’étais à l’école primaire.

Quand j’étais petite, j’avais toujours l’impression de ne pas avoir d’environnement de cultivation parce que mes parents ne pratiquaient pas. Lorsque je lisais les articles de partage d’expériences rédigés par de jeunes pratiquants sur Minghui.org, j’enviais toujours ceux qui étaient nés dans des familles de pratiquants. J’ai demandé plusieurs fois à mes parents pourquoi ils ne pratiquaient pas. Leur réponse était toujours qu’il y avait encore des choses dont ils devaient s’occuper dans la société ordinaire, etc.

De l’enfance jusqu’à mes années universitaires, j’ai pu continuer à étudier le Fa, même si parfois je n’étudiais que très peu et que je n’étais pas toujours assidue. Heureusement, le Maître a toujours veillé sur moi. Je n’ai jamais quitté Dafa. Je ne me suis pas non plus laissée égarer par la société humaine ordinaire, si colorée et pleine de tentations. Bien que mes parents ne pratiquaient pas, ils reconnaissaient et soutenaient Dafa. C’est dans ces circonstances que j’ai terminé mes études universitaires.

J’ai commencé à pratiquer avec assiduité après mon arrivée aux États-Unis pour préparer mon doctorat.

Me cultiver dans mes études et mon travail

Pendant une grande partie de ma vie, les études ont occupé la majeure partie de mon temps. De ce fait, le milieu universitaire est devenu mon environnement de cultivation. La recherche de bonnes notes et d’une carrière réussie était l’un de mes principaux attachements. Je voudrais partager plusieurs expériences illustrant comment j’ai progressivement lâché prise sur cet attachement.

Il y a trois ans, je suis arrivée aux États-Unis et j’ai commencé mes études de doctorat. À cette époque, ma cultivation et mes études étaient toutes deux dans un état déplorable. Dès mon entrée dans le programme, j’ai été confrontée à une difficulté majeure : trouver un directeur de thèse. En raison du système en vigueur dans notre département, il n’était pas garanti que chaque étudiant ait un directeur de thèse. Si je n’en trouvais pas, je risquais fort d’être renvoyée du programme. Je me sentais extrêmement stressée et angoissée.

C’est alors que je me suis souvenue de Dafa. N’étais-je pas venue à l’étranger justement pour bénéficier d’un meilleur environnement de cultivation ? Pourquoi, une fois arrivée ici, m’étais-je au contraire profondément plongée dans ma carrière et avais-je oublié que je devais m’intégrer dans un environnement de cultivation de groupe ? Ainsi, près de deux mois après mon arrivée aux États-Unis, j’ai enfin pris contact avec des pratiquants locaux et j’ai commencé à assister aux études collectives du Fa.

La réunion collective se trouvait assez loin, et je devais faire deux heures de route pour m’y rendre. Après avoir assisté à ma première réunion d’étude du Fa en grand groupe, j’en ai parlé à ma mère. Lorsqu’elle a appris que le trajet aller-retour pour m’y rendre prenait au total quatre à cinq heures, elle m’a demandé : « Il n’y a pas beaucoup de jeunes là-bas ? Ce ne sont que des personnes âgées ? » Je suis restée sans voix, car c’était effectivement le cas. Je n’avais pratiquement pas vu de pratiquants de mon âge. Elle m’a également dit que je devrais consacrer mon temps à étudier plutôt qu’à ces activités. J’étais envahie par des sentiments contradictoires. Ma mère ne m’avait jamais exhorté à travailler dur. D’habitude, elle se contentait de me dire de me reposer suffisamment, de bien manger et de bien dormir. Pourtant, comparé à l’étude du Fa, elle voulait vraiment que je consacre mon temps à mes études. À ce moment-là, j’ai vraiment compris le sens de ce dicton : « Les gens affluent ici dans l’espoir d’en tirer profit ; les gens s’y précipitent dans l’agitation dans l’espoir d’en tirer profit. »

À l’école, chaque conseiller un tant soit peu compétent avait des élèves qui se pressaient autour de lui. Par contre, lors de l’étude collective du Fa, je ne voyais pas un seul jeune, car aux yeux des gens ordinaires, il n’y avait aucun avantage à en tirer. Je savais au fond de moi que j’étais une pratiquante et que je ne pouvais pas juger les choses selon les critères des gens ordinaires. Pour un être, obtenir Dafa est ce qu’il y a de vraiment précieux. Les gens ordinaires en revanche, négligent l’essentiel. C’est pourquoi, quelle que soit l’exigence de mes études, j’ai continué à assister aux séances d’étude du Fa en petits et en grands groupes.

Pendant la période des examens finaux de mon premier semestre, j’ai été confrontée à un cas de tricherie. L’un de mes cours nous permettait de passer l’examen final à domicile. Nous pouvions passer l’examen pendant n’importe quel créneau de deux heures au cours d’une journée donnée. Une semaine avant l’examen, j’ai croisé un camarade de classe, l’étudiant A, qui suivait le même cours. Il m’a proposé de rejoindre une « équipe d’examen » avec lui et un autre étudiant, l’étudiant B. Leur plan consistait à se connecter d’abord avec le compte de B. Après avoir pris connaissance des questions d’examen, les étudiants A et B devaient travailler ensemble sur les questions et soumettre les réponses auxquelles ils étaient parvenus. Une fois toutes les bonnes réponses obtenues, l’étudiant A devait alors se connecter avec son propre compte et soumettre les réponses.

L’étudiant A m’a invitée à me joindre également à eux. Au début, je n’avais pas vraiment envie d’accepter. Il semblait ne pas me comprendre du tout et estimait que cela ne présentait absolument aucun risque ni inconvénient pour moi, mais uniquement des avantages. Je lui ai répondu que, même si les examens universitaires aux États-Unis n’étaient pas surveillés, les universités américaines avaient un code d’honneur. Il s’en est moqué et m’a dit qu’en réalité, il n’y avait pas un seul étudiant américain qui ne trichait pas. Une de mes amies proches était également présente à ce moment-là. Elle ne suivait pas ce cours, mais elle était tout à fait d’accord avec l’étudiant A. Elle trouvait incroyable que j’hésite face à quelque chose qui semblait si manifestement avantageux pour moi.

De retour chez moi, j’ai sérieusement réfléchi à la question. J’étais soumise à une pression énorme pour trouver un directeur de thèse. Si je n’avais pas besoin de passer du temps à réviser pour l’examen, je pourrais gagner de nombreuses heures à consacrer à cette recherche, tout comme le faisait l’étudiant A. Je n’avais pas obtenu de bons résultats à l’examen de mi-semestre, ce qui rendait la pression liée à l’examen final encore plus forte. Tentée par tous ces avantages, j’ai été très troublée pendant un certain temps. Heureusement, ma pensée droite a fini par l’emporter. Je me suis dit : « Le premier caractère d’Authenticité-Bienveillance-Tolérance est Authenticité. Si je triche à un examen, en quoi suis-je vraie ? Est-ce là quelque chose qu’une pratiquante ferait ? »

J’ai donc pris une décision ferme : je vais écouter le Maître et être vraie. Je vais passer l’examen moi-même. Même si je dois obtenir de très mauvais résultats, et même si la préparation pour l’examen doit me prendre une grande partie de mon temps de recherche, je vais accepter de faire ainsi. C’est pourquoi je ne me suis pas jointe à eux. Finalement, j’ai obtenu la note maximale à l’examen final. Dès que j’ai vu la note, j’ai su que j’avais fait le bon choix. Je savais que le Maître m’encourageait. Par la suite, j’ai trouvé mon directeur de thèse actuel et j’ai également mené à bien mon premier projet de recherche.

Respecter le principe du Falun Dafa tout en cherchant un emploi

En tant que pratiquant, on est sans cesse confronté à des épreuves. Au début de cette année, j’ai commencé à chercher un stage d’été. Comme je m’y étais prise trop tard, la plupart des entreprises avaient déjà terminé leur recrutement de stagiaires. C’est alors que j’ai pensé à une entreprise chinoise, l’entreprise B. Auparavant, je méprisais les entreprises chinoises opérant aux États-Unis, car leurs produits sont au service du Parti communiste chinois (PCC) et constituent des outils permettant au PCC d’exercer la censure et de laver le cerveau du peuple chinois. Cependant, l’entreprise B était financièrement solide et ses rémunérations avaient été extrêmement généreuses au cours des deux années précédentes. Confrontée à la difficulté de ne pas trouver de stage et à la tentation d’avantages matériels, j’ai commencé à vaciller et à me dire qu’il n’y aurait peut-être rien de mal à y effectuer un stage.

J’ai fait part de cette réflexion à mon oncle, qui est lui aussi pratiquant. Il n’était pas d’accord. Il m’a fait remarquer qu’il me serait difficile de savoir si je n’allais pas plutôt servir le PCC. Il m’a dit que même si une entreprise américaine équivalente m’offrait une rémunération légèrement inférieure, cela n’aurait aucune importance. Ses paroles m’ont rappelé qu’il s’agissait là d’une occasion de me détacher de mon attachement au gain personnel et à ma carrière. Il s’agissait de savoir comment faire un choix face à des questions de bien et de mal, mais aussi face à mes intérêts personnels. C’est pourquoi je n’ai pas postulé auprès de l’entreprise chinoise.

Plus tard, j’ai trouvé une opportunité de stage dans une grande entreprise américaine. Avant d’envoyer un message au responsable, j’ai d’abord demandé à l’IA de réviser mon brouillon. L’IA m’a indiqué que mon ton semblait trop « désespéré », ce qui signifiait que je manifestais un désir très fort d’obtenir ce poste. Quelque chose s’est éveillé dans mon cœur, et j’ai compris qu’il s’agissait d’un indice du Maître. J’ai commencé à regarder à l’intérieur et j’ai découvert que j’avais un attachement très fort à la renommée et au gain. Je recherchais ce que je considérais comme une bonne carrière et un bel avenir. Voyant que tous les étudiants autour de moi avaient des opportunités de stage dans de bonnes entreprises, j’étais en train de développer de la jalousie et un esprit de compétition.

En parallèle, je participais à la promotion de Shen Yun dans la région métropolitaine de New York. Presque chaque semaine, je passais deux jours à vendre des billets dans des centres commerciaux. Au fond de moi, je pensais que la promotion de Shen Yun me prenait trop de temps. C’était une manifestation de l’égoïsme. J’ai commencé à étudier davantage le Fa, à émettre la pensée droite et à prêter attention à chacune de mes pensées et de mes idées. Chaque fois que me venait l’idée de trouver un bon emploi ou de gagner un salaire élevé, je la rejetais et la niais, en me disant que ce n’était pas mon vrai moi. Après avoir agi ainsi, mon cœur s’est allégé. Lorsque je lisais des articles et que j’étudiais, mon esprit devenait beaucoup plus pur, et toute mon angoisse disparaissait. Parfois, je ressentais même une joie inexplicable.

Ma situation a également changé presque du jour au lendemain. Une étudiante plus âgée m’a dit que son entreprise recrutait des stagiaires et que le poste correspondait parfaitement à mon domaine d’études. Une semaine plus tôt encore, elle m’avait dit qu’il y avait de fortes chances qu’ils n’embauchent pas. J’ai donc effectué un stage dans cette entreprise et je suis également allée passer l’été dans la région de la Baie de San Francisco. Au cours de mon stage, j’ai bénéficié d’un très bon accompagnement et j’ai beaucoup appris. Avec le recul, j’ai compris que tout avait été en réalité arrangé par le Maître. La grande entreprise américaine à laquelle j’avais postulé m’avait rejetée. Ce n’est que plus tard que j’ai découvert que le responsable qui aurait dû m’encadrer là-bas était en fait le fondateur d’une entreprise chinoise de haute technologie, la société S, spécialisée dans la fourniture de technologies et de services de reconnaissance faciale au PCC et qui a causé un grand tort aux gens.

C’est le Maître compatissant qui m’a protégée et m’a empêché de m’impliquer dans tout cela. Quant à l’entreprise B, j’ai appris par la suite qu’elle réduisait son équipe aux États-Unis et recentrait ses activités sur la Chine. Si j’y étais allée, j’aurais pu me retrouver mise à l’écart. Mes collègues décrivaient cela comme « une question de choix de camp en géopolitique ». J’ai compris que Dafa m’avait en réalité donné la réponse depuis longtemps : se ranger du côté de Dafa est le seul choix véritablement juste. Merci Maître, pour vos arrangements minutieux tout au long du chemin et pour m’avoir protégée.

Aller de l’avant pour valider Dafa et accomplir mes vœux

Le Maître a dit :

« Clarifier la vérité, sauver les êtres, voilà ce que tu dois faire, en dehors de tout cela il n’y a rien que tu doives faire, il n’y a rien que tu doives faire dans ce monde. » (Enseignement du Fa à la conférence de Fa de New York 2015, Enseignement du Fa dans les conférences XIII)

En février dernier, j’ai participé pour la première fois à une campagne de promotion de Shen Yun en présentiel dans un centre commercial, où j’ai vendu des billets. La veille du jour où je devais vendre les billets, une alerte à la tempête de neige avait été émise dans le New Jersey. J’ai demandé à la pratiquante chargée de la coordination si nous allions quand même y aller le lendemain. Elle m’a dit de vérifier la météo le lendemain matin et d’y aller s’il ne neigeait pas.

Ce soir-là, j’ai consulté plusieurs fois les prévisions météo et j’ai remarqué que l’heure prévue pour le début des chutes de neige ne cessait d’être repoussée. Le lendemain matin, alors que j’étais sur le point de partir, le ciel était couvert et le début des chutes de neige avait été repoussé à 14 h. Nous devions vendre des billets de midi à 18 h. Je me suis donc préparée à y aller et j’ai envoyé un message à la coordinatrice pour l’en informer.

Elle m’a dit alors que les deux autres pratiquants qui devaient initialement s’y rendre ne viendraient finalement pas. Je serai la seule présente ce jour-là. Dès que j’ai entendu cela, je n’ai plus eu envie d’y aller. Je l’ai fait savoir à la coordinatrice, qui m’a répondu que cela ne posait pas de problème.

After putting down my phone, I thought: If this had happened in mainland China, would I still go? Dafa disciples in China often have to face not only harsh environmental conditions but also brutal persecution. I came overseas where I live in a free and relaxed environment. Would I then demand that I be comfortable and not do what a practitioner should do? I had also heard fellow practitioners say that practitioners who live overseas aren’t as diligent as mainland practitioners. On the other hand, we should avoid the Party culture of mainland China and avoid going to extremes in doing things. As for the situation at hand, the weather outside was actually not bad. It was merely overcast and had not reached the point where it was impossible to go outside. So I thought, “Let me use this as an experiment and see how many people will still be at the mall in this kind of weather. If there really aren’t many people, it can at least provide experience for next time.” So, I went to the mall.

Après avoir raccroché, je me suis dit : « Si cela s’était passé en Chine continentale, y serais-je quand même allée ? » Les disciples de Dafa en Chine doivent souvent faire face non seulement à des conditions de vie difficiles, mais aussi à une persécution brutale. Je suis venue m’installer à l’étranger, où je vis dans un environnement libre et serein. Est-ce que j’exigerais alors d’être à l’aise et de ne pas faire ce qu’une pratiquante se doit de faire ? J’avais également entendu des compagnons de cultivation dire que les pratiquants vivant à l’étranger n’étaient pas aussi diligents que ceux de Chine continentale. D’un autre côté, nous devons éviter la culture du Parti en Chine continentale et ne pas tomber dans les excès. Quant à la situation du moment, le temps dehors n’était en réalité pas si mauvais. Le ciel était simplement couvert et la situation n’était pas telle qu’il était impossible de sortir. Je me suis donc dit : « Je vais en profiter pour faire une expérience et voir combien de personnes se trouveront encore au centre commercial par ce temps-là. S’il n’y a vraiment pas beaucoup de monde, cela me servira au moins d’expérience pour la prochaine fois. » Je me suis donc rendue au centre commercial.

À mon arrivée, il y avait moins de monde qu’un dimanche habituel, mais tout de même à peu près autant de monde qu’un vendredi normal. C’était loin d’être aussi désert que je l’avais imaginé. Peu après mon arrivée, un autre pratiquant est venu, ce qui a grandement renforcé ma confiance. Un jeune couple est arrivé avec une petite fille nouveau-née. Ils se sont assis sur le canapé devant notre stand pour se reposer. Après m’avoir dit que les billets pour Shen Yun étaient trop chers, l’autre pratiquant s’est entretenu avec eux à plusieurs reprises. Finalement, ils ont acheté des billets avec joie.

C’était la première fois que j’assistais personnellement à la vente d’un billet. Si nous n’étions pas venus à cause de l’alerte de tempête de neige, nous aurions peut-être vraiment manqué ces personnes prédestinées. Je savais que le Maître m’encourageait. Merci Maître.

Le processus de vente des billets pour Shen Yun ressemble un peu à voyager d’un endroit à l’autre. Nous sommes confrontés au rejet et à l’indifférence de nombreuses personnes. Certaines écoutent même les informations négatives diffusées par certains médias grand public et nous tiennent des propos négatifs. Pourtant, c’est aussi une excellente occasion pour nous de cultiver.

Je fais de mon mieux pour aborder les gens avec gentillesse, en leur tendant un prospectus de Shen Yun avec le sourire, sans prêter attention à leurs éventuelles réactions négatives.

Ce processus est également ponctué de nombreux moments chaleureux. Beaucoup de personnes qui ont vu Shen Yun en font l’éloge. J’ai pu observer ce côté des êtres qui comprennent après avoir été sauvés, et je suis sincèrement heureuse pour eux, du fond du cœur.

Shen Yun est extraordinaire

J’aimerais également partager mon expérience concernant le fait d’inviter des amies à voir Shen Yun.

Il y a deux ans, j’ai assisté au spectacle pour la première fois. J’ai été profondément émue et j’ai trouvé Shen Yun magnifique. À ce moment-là, je me suis dit : « Ce serait merveilleux si je pouvais emmener mes camarades de classe et mes amies voir Shen Yun. »

L’année dernière, alors qu’il restait encore deux à trois mois avant les représentations, j’avais vraiment envie d’inviter mes colocataires. Elles étaient toutes les deux Chinoises. Je leur avais déjà clarifié la vérité. La colocataire A avait accepté de démissionner du PCC et de ses organisations affiliées, contrairement à la colocataire B. J’étais très partagée, car j’avais peur qu’elles pensent que j’avais d’autres motivations si je les invitais.

Avant même de m’en rendre compte, il restait moins d’un mois avant le spectacle. Je me suis dit : « Si je ne leur en parle pas maintenant, elles vont obtenir leur master cette année, et je n’aurai vraiment plus d’autre occasion. » J’ai donc pris mon courage à deux mains et je leur ai parlé de Shen Yun.

Ma colocataire A a ouvert la page de la billetterie et a constaté que presque toutes les places avaient déjà été vendues. Elle m’a dit : « Pourquoi ne m’as-tu pas prévenue plus tôt ? » En entendant cela, j’ai ri. Je savais que mes inquiétudes précédentes n’étaient que des obstacles créés par mes notions humaines. Il restait encore de nombreux billets disponibles pour les représentations à New York ; nous avons donc réservé toutes les deux des billets pour un spectacle à New York.

La colocataire A est généralement très économe et dépense rarement de l’argent inutilement. La colocataire B en revanche, aime dépenser et dépense généralement plusieurs centaines de dollars chaque fois que nous sortons au restaurant. Pourtant, lorsque la colocataire B a vu le prix des billets pour Shen Yun, elle a trouvé qu’ils étaient trop chers et a finalement décidé de ne pas y aller. La colocataire A quant à elle, a estimé que les billets n’étaient pas chers. Par la suite, je me suis dit que c’était peut-être parce que la colocataire A avait démissionné du PCC et de ses organisations affiliées. Sa vie avait ainsi été sauvée, et c’était la partie d’elle-même qui savait qui comprenait la valeur inestimable de Shen Yun.

Le fait d’assister au spectacle de Shen Yun avec ma colocataire ne s’est pas non plus déroulé si facilement. Comme la représentation commençait à 19 h, nous avions déjà passé toute la journée à visiter New York. Au cours de la deuxième partie du spectacle, ma colocataire a commencé à somnoler. Après le spectacle, elle a dit que les chants et les danses étaient très beaux, mais qu’elle ne comprenait pas le contenu faisant référence aux divinités et aux bouddhas. En particulier, les paroles affirmant que « l’athéisme et la théorie de l’évolution sont des mensonges » ont constitué un choc majeur pour quelqu’un qui avait grandi en Chine continentale. Elle ne pouvait pas l’accepter. Je me suis sentie très découragée à ce moment-là.

Cette année, lorsque j’ai invité une autre amie à voir Shen Yun, j’ai délibérément tiré les leçons de l’année précédente. Je lui ai expliqué que Shen Yun abordait le thème de la lutte contre la persécution et que, la culture chinoise ancienne étant d’inspiration divine, le spectacle comportait également de nombreux éléments concernant les divinités et les bouddhas. Je l’ai « prévenue » à l’avance, et elle m’a répondu qu’elle pouvait accepter tout cela. Compte tenu de l’expérience de l’année précédente, j’ai délibérément réservé une représentation à 14 h. Le résultat a été très décevant. Cette amie s’est également endormie pendant le spectacle, et lorsque je lui ai parlé après coup de démissionner du PCC et de ses organisations affiliées, elle a refusé.

Après avoir assisté deux années de suite au spectacle Shen Yun avec des amies, je me suis sentie extrêmement frustrée et désorientée. J’ai alors commencé à regarder à l’intérieur. J’ai découvert que mon attitude envers Shen Yun n’avait pas été suffisamment sérieuse ni respectueuse. Cela s’était traduit par le fait que, lorsque j’avais assisté au spectacle pour la deuxième et la troisième fois, je n’avais plus éprouvé le même sentiment d’émerveillement et de beauté que lors de ma première expérience. Je n’étais pas dans le meilleur état d’esprit pour recevoir Shen Yun. Je ne cessais même inconsciemment de me demander comment les gens ordinaires pourraient percevoir le spectacle et s’ils le trouveraient inintéressant. L’esprit envahi par des notions et des préoccupations humaines, n’étais-je pas moi-même devenue une personne ordinaire ? Mes conceptions avaient également influencé mes amies et les avaient empêchées d’être mieux sauvées. Notre attitude envers Shen Yun doit être suffisamment sérieuse et respectueuse. Ce n’est qu’ainsi que les gens pourront véritablement être sauvés en regardant Shen Yun.

Recueillir des signatures pour des pétitions

Dans la région de la Baie, j’ai participé à deux activités de collecte de signatures. J’aimerais partager certaines de mes expériences. La première fois, nous sommes allés chez Costco, où nous avons abordé les gens sur le parking pour leur demander de signer une pétition. Au début, je me sentais très gênée. Je me disais qu’au moins, lorsque nous vendions des billets pour Shen Yun, nous avions un stand, ce qui permettait aux gens de comprendre ce que nous faisions. Là, nous interpellions les gens sur un parking, et je me sentais très mal à l’aise. Pendant longtemps, je ne suis pas arrivée à faire le premier pas.

À un moment, j’ai aperçu une pratiquante âgée d’environ 80 ans qui était avec nous. Elle avait déjà abordé des gens et obtenu des signatures. Je me suis sentie très encouragée, mais en même temps j’ai eu honte. Une pratiquante âgée travaillait si dur et faisait tant d’efforts, tandis que moi, une jeune personne, je n’arrivais toujours pas à me résoudre à ouvrir la bouche. Je me suis approchée d’elle et j’ai appris à ses côtés comment entamer une conversation. J’ai alors commencé moi aussi à demander aux gens de signer.

Une fois que j’ai réussi à faire signer la première personne, je me suis rendu compte que ce n’était finalement pas si difficile. Souvent, il me suffisait de donner quelques explications pour que les gens acceptent de signer. Au cours de cette démarche, j’ai pris conscience que j’avais des préjugés. Chaque fois que je croisais des Chinois, ils semblaient souvent indifférents, évitaient mon regard, voire chuchotaient entre eux à notre sujet. Du coup, j’hésitais à demander aux Chinois de signer et je ne voulais aborder que les Occidentaux.

Il y a eu une jeune femme que j’avais prise pour une Européenne en la voyant de loin. En m’approchant, je me suis rendu compte qu’elle était chinoise. Mais je me suis sentie gênée de faire demi-tour à ce moment-là, alors j’ai engagé la conversation avec elle. Contre toute attente, elle a immédiatement accepté de signer. Je me suis dit : si j’avais vu de loin qu’elle était chinoise et que je ne l’avais donc pas abordée, cette vie n’aurait-elle pas manqué une occasion d’être sauvée ?

Le Maître a dit :

« Donner le salut aux gens c’est donner le salut aux gens, les choisir, ça n’est plus la compassion. » (Enseignement du Fa à la conférence de Loi de la grande région de New York 2009, Enseignement du Fa dans les conférences IX)

J’ai regardé à l’intérieur et j’ai réalisé que je considérais le fait de sauver les gens comme une simple tâche à accomplir. Je pensais que si je m’adressais à 100 personnes, il y aurait davantage d’Occidentaux que de Chinois prêts à signer, et que je pourrais ainsi recueillir plus de signatures. Je ne voulais pas « perdre mon temps ». C’était faire du tri. Cela montrait que je manquais de compassion.

La fois suivante où je me suis rendue à San Francisco pour recueillir des signatures, je me suis constamment rappelé de ne pas faire de discrimination. Il y avait une jeune femme vêtue de manière inhabituelle qui semblait avoir été fortement influencée par la culture moderne et déviée. Je me suis approchée d’elle avec un cœur compatissant et serein et je lui ai parlé de la pétition. Elle l’a immédiatement signée. Notre état de cultivation influe sur l’efficacité de la clarification de la vérité.

Chaque fois que nous recueillons des signatures, de nombreuses personnes sont pressées et n’ont donc pas l’occasion d’écouter tout ce que je dis. En voyant ces gens passer à toute vitesse, je ressens vraiment que chaque occasion de faire connaître la vérité est extrêmement précieuse. Pour certains êtres, manquer cette occasion peut signifier la manquer à jamais.

Prendre l’initiative de clarifier la vérité est également l’occasion d’interagir avec la société et de comprendre ce que les gens pensent réellement. C’est aussi très bénéfique pour nous, jeunes pratiquants.

Conclusion

En y repensant, je pratique le Falun Dafa depuis plus de dix ans. Sur le chemin, il y a eu de nombreux rebondissements. Parfois, je n’ai pas du tout été diligente et je me suis laissée entraîner par les gens ordinaires, ce qui a causé du souci au Maître.

Merci Maître, de ne jamais avoir renoncé à moi, même si je n’ai pas été à la hauteur de vos attentes. Je suis très reconnaissante envers le Maître pour son salut compatissant et inlassable.

Merci Maître ! Merci compagnons de cultivation !

(Présenté lors de la Conférence de Fa de San Francisco 2026)

Traduit de l’anglais