(Minghui.org)


Le 31 août 2005, quand la pratiquante Mme Zheng Xiuqin de Bajiazi, ville de Helong, dans la région de Yanbian, de la province de Jilin, a accompagné sa fille au collège numéro 3 de Yanbian dans la ville de Dunhua, elle a clarifié la vérité au sujet du Falun Gong au conducteur de taxi. Le conducteur de taxi, He Yang, l’a dénoncée à la police. Elle et sa fille ont été illégalement arrêtées par la patrouille de police du département de police de la ville de Dunhua. La police a torturé Mme Zheng brutalement et l’a gravement blessée. Sa fille, qui n'est pas une pratiquante, a été également battue cruellement. La police n'a pas voulu prendre la responsabilité de leurs blessures, ainsi, elle a ordonné à la famille de Mme Zheng de les reprendre à la maison le 3 septembre.

À 16h30, le 16 septembre 2005, trois policiers de la patrouille de police de Dunhua et He Yang, le conducteur de taxi qui avait dénoncé Mme Zheng à la police, sont allés au jardin d'enfants du marché de Bajiazi. Ils ont enlevé Mme Zheng et l'ont emmenée dans un camp de travaux forcés pour y être emprisonnée pendant une année.

Nous espérons que tous les pratiquants dans la région de Yanbian qui lisent ces nouvelles enverront des pensées droites pour éliminer toutes les interférence et persécution par le mal et pour renforcer les pensées droites de Zheng Xiuqin, de sorte qu'elle puisse s’échapper du repaire maléfique.

Procès intenté par Mme Zheng Xiuqin contre les policiers du Département de police de la Ville de Dunhua:

Je m’appelle Zheng Xiuqin. J’appartiens à l’ethnie des Han. Je suis née le 15 septembre 1963. Je vis dans la 4ème branche du Bureau de Sylviculture de Bajiazi dans la ville de Helong, province de Jilin.

Par la présente, j’intente un procès contre les policiers de la patrouille de la ville de Dunhua, qui m'ont torturée cruellement, ayant pour résultat des blessures graves. Ils ont violé mes droits personnels.

Le 31 août 2005, j'ai accompagné ma fille à l'école à la ville de Dunhua. Vers 18h00, le peloton numéro 2 de la patrouille de la ville de Dunhua, nous a kidnappées ma fille et moi et nous a emmenées au commissariat de police de Dunhua. Ils nous ont dit qu'ils voulaient nous demander des renseignements. Alors, j'ai été séparée de ma fille à la porte et ne l'ai pas revue.

Ils m'ont emmenée dans une pièce au deuxième étage et m'ont mise sur une chaise. Un policier m'a parlé pendant un moment. Puis un autre policier l'a remplacé. Je n'ai pas su quelle heure il était. Soudain, j'ai entendu ma fille qui me cherchait en criant dans le vestibule. J'étais angoissée et j’ai voulu aller voir ce qui se passait, mais le policier m'a retenue en arrière. J'ai demandé ce qu'ils avaient fait à ma fille. Ils ont dit : "Nous avions l'intention de renvoyer votre fille à la maison, mais elle ne voulait pas y aller. Elle a voulu vous voir. C’est juste une enfant. Nous avons tous des enfants. Que pouvons-nous faire à une enfant?" J'ai cru qu'ils avaient renvoyé ma fille à l'école. Plus tard, j'ai appris que la police ne s'était même pas inquiétée du fait qu’elle était une enfant. Ils l’ont également gravement battue.

Après un moment, ils m’ont menottée et m'ont emmenée dans une pièce au premier étage. Au milieu de la pièce, se trouvait une clôture métallique. À l'intérieur de la clôture, il y avait une chaise de fer. Ils m'ont mise sur la chaise, m’ont tiré les mains derrière le dos, et m’ont menottée. Ils m’ont également mis des chaînes aux pieds. Ensuite, ils ont mis une tige de fer devant ma poitrine et m'ont attachée à la tige. Les policiers ont alors commencé à me fouiller et à mettre leurs mains partout sur mon corps. Ils ont également enlevé mes chaussures. Ils m'ont alors interrogée. Un policier a apporté de l’eau dans un pot de chambre et a versé l'eau sur ma tête. Les autres policiers m’ont frappée à la tête. Après le passage à tabac, ils ont versé un autre pot d'eau sur ma tête et m'ont battue encore. Je me suis sentie comme si ma tête allait se dédoubler. Je me suis sentie étourdie. Je ne pouvais pas voir clairement ou penser clairement. Pour forcer des aveux, ils m'ont battue comme ceci pendant trois heures et ne m'ont pas permis d'employer les toilettes. Après avoir été interrogée pendant une nuit entière, ils m'ont envoyée au centre de détention à l'aube. J’ai tendu mon index en direction d’un slogan sur le mur [énonçant probablement quelque chose du genre que la police protège les gens] et je leur ai demandé : "Est-ce ainsi que vous, les policiers, traitez les gens?" Ils m'ont insultée avec des mots grossiers.

L'après-midi du 1er septembre, ils m'ont emmenée du centre de détention à la salle de torture du commissariat de police, où j'avais été avant. Ils m'ont attachée comme la fois d’avant. Un policier a tiré mes cheveux et un autre policier a frappé ma tête. J'ai crié :"La police frappe les gens." Ils ont rapidement appliqué un morceau de tissu sur ma bouche pour me faire taire. Ils ont dit violemment : "On te rendra invalide aujourd'hui. Hier, nous t’avons versé de l'eau dessus pour t’électrocuter avec les matraques électriques. Mais la batterie de la matraque est déchargée. Aujourd'hui on va te tuer." Un policier qui m'avait battu le jour avant, a apporté une tige de fer. Il a inséré une extrémité de la tige dans un trou dans la chaise de fer et a serré la tige contre mes jambes. Il a marché sur la tige et utilisé la force pour l'abaisser. La douleur dans ma jambe a provoqué des tremblements dans mon corps entier. Je me suis sentie faible et étourdie.

Ils ont employé toutes sortes de méthodes pour me torturer. À la fin, j'ai perdu conscience. Quand je me suis réveillée, je les ai vus assis juste devant moi. En raison de la torture, je ne pouvais pas penser correctement et j’ai marmonné des réponses à leurs questions. Je n'ai pas su ce que je disais. Quand ils m'ont déliée de la chaise de fer et m'ont demandé de signer un papier, j'ai vu que ce qui était sur le papier n'étaient pas les faits, ainsi je l'ai déchiré.

Un autre groupe de policiers est venu pour me frapper et me donner des coups de pied. Ils m'ont donné des coups de pied jusqu’à ce que j’en tombe par terre et m’ont donné des coups de pied dans le dos avec leurs bottes. J’ai eu l’impression que mon dos s'était cassé, et que je n’allais plus pouvoir me relever. Ils m'ont battue pendant longtemps. Sous une telle torture, j'ai finalement apposé mes empreintes digitales sur le papier qu'ils avaient préparé, contre ma volonté. Maintenant, je comprends pourquoi les détenus à qui ils font du tort admettent leurs crimes après la nuit. Sous la torture, ils ont été forcés d'admettre des crimes qu'ils n'ont pas commis, tout comme moi.

Quand j'ai été renvoyée au centre de détention, je me suis étendue sur le sol et je ne pouvais pas me lever. Je ne pouvais ni manger ni boire. J'ai perdu le contrôle de ma vessie. Mes cuisses ont été gravement blessées et je ne pouvais pas marcher. Ma tête faisait mal terriblement. La police avait peur que je meure. Sous mes fortes objections, ils ont demandé à ma famille d’envoyer une caution pour traitement médical. À 19h00, le 3 septembre, mon frère aîné est venu pour me ramener à la maison. Quand il a vu mon corps torturé, il a dit à la police qu'il n'assumerait pas la responsabilité pour moi, car il avait peur que je meure après avoir quitté le centre de détention. Il a refusé de me ramener à la maison. Je l'ai imploré, ainsi il est revenu sur sa décision et m'a ramenée à la maison.

Je reçois des soins médicaux depuis mon retour à la maison. Pourtant, je souffre toujours quotidiennement d'un mal de tête et je n'ai pas l’esprit clair. Je ne peux pas penser correctement. Je ne peux pas marcher. Mon épaule droite est paralysée. Et parce que mon dos a été blessé, je ne peux pas me retourner dans le lit. En raison de ces blessures, je ne peux plus travailler.

Ce qui précède est un compte-rendu de la façon dont la police a violé mes droits personnels.

Ils ont battu une femme, l’ont torturée physiquement, et fabriqué de fausses accusations contre elle. Ils n'ont pas laissé des policières me fouiller, mais employé des hommes, qui ont touché mon corps à loisir. Ils n'ont pas eu de policières pendant l'interrogatoire.

Ce qui précède est mon compte-rendu du traitement que j'ai reçu entre les mains de la police de la ville de Dunhua.

Ci-dessous, certaines des personnes et des unités impliquées dans la persécution

He Yang est le conducteur de taxi de la ville de Dunhua qui m’a dénoncée.

La patrouille de police de la ville de Dunhua: 86-433-6360358

Le directeur politique de la patrouille de police de la ville de Dunhua: 86-13304478100 (portable)

Policier Cao: 86-13844301385

Policier A: 86-13341530666

Centre de détention de Dunhua: 86-433-6682301

Bureau 610 de la ville de Dunhua 86-433-6252610"

Signé,

Zheng Xiugin

5 septembre 2005


Traduit de l’Anglais le 17 octobre 2005.

Glossaire : http://fr.minghui.org/glossaire/glossaire.htm