(Minghui.org)

Salutations, Maître !

Salutations, compagnons de pratique !

Par exemple, parfois je peaufine un article et ma première réaction c’est de me fâcher. Je pense alors : « Oh, c’est si répétitif ! Je me demande combien d’autres fois cette personne va mentionner qu’elle est attachée à la renommée et à se valider elle-même ? Elle l’a déjà mentionné plusieurs fois ! Laisse-moi souffler ! » Peu après, parfois seulement quelques jours plus tard, je comprends : ce message m’était clairement dirigé. C’était répété tellement souvent dans l’article parce que j’avais tendance à être par moments assez bornée. Ma réaction émotionnelle d’être fâchée est toujours un signe que l’attachement décrit est vraiment mon propre attachement. J’ai seulement de fortes réactions émotionnelles quand le problème se rapporte à moi.

Le processus de peaufiner un article mène à une meilleure compréhension qu’en lisant simplement le produit fini sur Clearwisdom.net le matin. Cela créé un lien spécial entre le peaufineur, le traducteur, et l’auteur en Chine. En effet, cela aide à diminuer la distance entre chaque pratiquant, et souvent quand j’émets les pensées droites plus tard, les circonstances spécifiques dans lesquelles se trouvent les auteurs des articles en Chine me passent par la tête. De manière assez naturelle, je les inclus dans mes pensées droites. J’ai souvent senti qu’à ces moments-là, j’émets en fait les pensées droites à une courte distance. Bien que nous soyons physiquement éloignés l’un de l’autre, je me sens proche mentalement et je crois que cet état est véritable lorsque nous émettons les pensées droites.

Un autre aspect important des « liens » du travail de Clearwisdom est que, par définition, cela exige une interaction homogène entre les compagnons de cultivation chinois et occidentaux. Je sais qu’un bon nombre d’entre nous avons tendance à nous sentir frustrés par les différences artificielles entre les cultures orientales-occidentales qui semblent nous diviser. Les équipes de traducteurs-peaufineurs sont poussées dans une relation où ils dépendent absolument des compétences de chacun. En ayant fait cela depuis un moment, je crois que je suis maintenant beaucoup plus efficace pour interpréter les significations objectives des auteurs chinois et des traducteurs, et que j’ai gagné une meilleure compréhension des directions que prennent leurs pensées. Cultiver la « compassion » est essentiel pour ce processus, bien sûr.

À d’autres moments, j’arrive à lire entre les lignes des articles. Je sens clairement certains attachements chez les auteurs qu’ils ne mentionnent pas eux-mêmes et qu’ils ne reconnaissent probablement pas. Chaque fois que cela arrive, je suis reconnaissant pour la facilité que nous avons pour ne pas prendre en compte nos propres attachements, alors que d’autres pratiquants qui nous regardent à travers des lentilles agrandissantes qui peuvent les repérer facilement. Cette découverte me permet d’accepter plus facilement la critique d’autres pratiquants et de les prendre très sérieusement. Quand quelqu'un indique mes lacunes, j’essaie de me rappeler que si je peux reconnaître les attachements de quelqu’un d’autre, juste en lisant leurs écrits, ils peuvent donc sûrement faire la même chose pour moi !   

Comparé à mes compagnons de pratique, je ne suis pas un pratiquant très diligent. Encore plus troublant c’est que j’ai encore tant de doutes et que tellement de karma des pensées tourmente encore mon esprit. Et pourtant, parmi toute cette interférence, je peux dire clairement combien nos chemins ont été merveilleusement arrangés pour nous, combien nos talents sont admirables et nos forces et faiblesses se compensent, et combien nous nous complétons parfaitement les uns les autres. Quelqu'un avec le bon talent apparaît toujours exactement où il y a besoin de lui. Un peu de temps semble toujours s’insérer dans nos emplois du temps chargés juste quand nous devons faire quelques efforts supplémentaires. Cette sensation de miracles sur toutes les complexités atour desquelles le Maître a tout arrangé me ramène sur mon chemin.

D’une certaine manière, chaque pratiquant que j’ai rencontré au cours de ma cultivation a contribué à quelque chose dans ma cultivation, et je pense que j’ai probablement fait de même pour eux. Je conclus que je dois être très conscient de me conduire selon les standards de la Loi dans toutes mes interactions avec vous.

Merci à tous, merci Maître.

Traduit de l'anglais en Suisse le 5 octobre 2007