(Minghui.org) Un couple de personnes âgées de la province du Gansu a déposé le 19 mai une plainte pénale contre l'ancien dictateur Jiang Zemin. Ils ont, comme de nombreux autres pratiquants de Falun Gong, souffert physiquement, mentalement et financièrement ces 16 dernières années des suites de la persécution de la pratique, lancée à l'échelle nationale par Jiang en 1999.

La plainte déposée par les pratiquants de Falun Gong, M. Fan Yongcheng et Mme Lei Zhanxiang.

Reçu postal de la plainte

Dans leur plainte au Parquet populaire suprême, le couple demande que Jiang soit accusé de génocide, de crimes contre l'humanité, de la privation du droit de croyance religieuse à des citoyens, de détention illégale, entre autres abus. Ils ont également demandé que la poursuite lève toutes les interdictions sur le Falun Gong et libère tous les pratiquants détenus en raison de leur croyance.

M. Fang Yongcheng, 75 ans, et son épouse Mme Lei Zhanxiang, 61 ans, sont de la ville de Jinchang, province du Gansu. Pour avoir refusé de renoncer à leur croyance, M. Fan a été détenu deux fois et condamné à une peine de prison de 12 ans ; Mme Lei a été arrêtée sept fois et emprisonnée pendant 7 ans. Leur fils a été laissé sans leurs soins.

M. Fan a été soumis aux travaux forcés et à la torture

M. Fan a commencé à pratiquer le Falun Gong en 1997. Deux ans plus tard, Jiang Zemin a lancé la campagne de persécution et M. Fan a été enfermé dans un Centre de désintoxication – une fois en 1999 et une fois en 2000 – pour avoir refusé d'abandonner la pratique.

La police de la ville de Jinchang a fait irruption dans son appartement en juillet 2001 avec l'intention de saisir une photo du fondateur du Falun Gong et de l'utiliser comme preuve pour l'arrêter. Pour éviter davantage de persécution, M. Fan et son épouse ont quitté leur maison et ont pris des chemins séparés. Ils ont dû laisser leur fils d'âge scolaire à leur fille, qui travaillait à l'époque. La police a constamment menacé leur fille à son travail pour faire pression sur elle afin qu'elle dénonce ses parents ; la police a également arbitrairement révoqué la pension de M. Fan.

M. Fan a été de nouveau arrêté le 6 mars 2002, ainsi que 56 autres pratiquants pour avoir mis des affiches et des banderoles dénonçant la persécution du Falun Gong. La Cour du canton de Yongchang a condamné M. Fan à 12 ans à purger dans la prison de Lanzhou. Il a été soumis aux travaux forcés, il a dû éplucher manuellement de l'ail, de 6 h à minuit. Cela a abouti à ce que ses ongles se sont séparés de sa chair.

M. Fan a été transféré à la prison de Jiuquan en décembre 2005 avec 20 autres pratiquants. Là, ils ont subi une torture indicible, y compris des coups, des brûlures et de l'isolement. Il a été une fois forcé de rester assis sur un « petit tabouret » 24 heures sur 24 pendant 13 jours et privé de sommeil, entraînant des plaies purulentes sur ses fesses et il a été incapable de s'asseoir pendant quatre ans et demi.

M. Fan a été libéré le 26 mai 2010.

Mme Lei Zhanxiang (l'épouse de M. Fan) a été battue à plusieurs reprises

Mme Lei Zhanxiang a récupéré d'une polyarthrite rhumatoïde, de calculs biliaires, d'une épaule bloquée et de paralysie des membres inférieurs peu de temps après avoir commencé à pratiquer le Falun Gong.

Trois jours après le début de la persécution, Mme Lei a été arrêtée et détenue pour la nuit. Après qu'elle se soit rendue à Pékin pour dénoncer la persécution en décembre 1999, elle a été détenue quatre fois dans l'année, avec des peines de détention allant de 2 à 40 jours.

Mme Lei a été arrêtée en janvier 2001 et lors d'un procès secret, elle a été condamnée à 18 mois dans un camp de travaux forcés. Cependant, Mme Lei n'a pas été admise dans le camp de travail parce qu'elle n'a pas réussi l'examen physique, elle a été envoyée au Centre de désintoxication de la ville de Jinchang pendant un mois.

Contrainte de quitter la maison pour éviter davantage de persécution en 2001, Mme Lei a été arrêtée en décembre 2005 pour avoir distribué de la littérature à propos de la persécution du Falun Gong. Dans le Centre de détention du canton de Yongchang, elle a été attachée sur un lit pendant deux jours. Elle a fait une grève de la faim pour protester contre les abus et a été torturée jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus marcher.

La Cour de canton de Yongchang l'a condamnée à sept ans de prison le 26 avril 2006. À la prison pour femmes de Gansu, elle a été privée de sommeil. Les gardiens de la prison et les condamnés à mort se sont relayés pour la battre. Plusieurs de ses dents sont tombées et plusieurs autres ont été desserrées. Mme Lei a été sans cesse battue pendant des mois et était couverte d'ecchymoses et de blessures.

À la fin de 2006, Mme Lei a été soumise aux travaux forcés et devait tisser des filets à l'extérieur, même dans des conditions météorologiques difficiles.

En août 2009, Mme Lei a été mise en isolement et on lui a ordonné d'écrire des « rapports de pensée ». Quand Mme Lei a refusé d'obtempérer, les autorités ont demandé à deux condamnés à mort de la battre tous les jours jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus bouger. Les coups ont continué pendant 40 jours. On a attribué à ces prisonniers des points et ils ont reçu des réductions de peine.

Le 27 décembre 2010, Mme Lei a été renvoyée à la maison et a vu son mari pour la première fois depuis leur séparation, huit ans plus tôt.

Contexte

En 1999, Jiang Zemin, à la tête du Parti communiste chinois, l'emportait sur les autres membres du comité permanent du Politburo et lançait la violente répression du Falun Gong.

La persécution a conduit à la mort de nombreux pratiquants de Falun Gong au cours des 16 dernières années. Beaucoup plus auraient été torturés en raison de leur croyance et même tués pour leurs organes. Jiang Zemin est directement responsable de la création et de la poursuite de la persécution brutale.

Sous sa direction personnelle, le Parti communiste chinois a créé un organe de sécurité extralégal, le « Bureau 610 », le 10 juin 1999. L'organisation remplace les forces de police et le système judiciaire dans l'exercice de la directive de Jiang concernant le Falun Gong : ruiner leurs réputations, couper leurs ressources financières, et les détruire physiquement.

La loi chinoise permet aux citoyens d'être demandeurs dans les affaires pénales, et de nombreux pratiquants exercent maintenant ce droit de déposer des plaintes pénales contre l'ancien dictateur.

Traduit de l'anglais au Canada