(Minghui.org) Bonjour Maître, bonjour compagnons de cultivation

Les trois membres de ma famille pratiquent et cultivent tous Dafa. Ma cousine (qui est pratiquante) est venue vivre avec nous. Pendant quelque temps, elle a vécu à la maison et ensuite, elle a loué un appartement.

Ma cousine et moi coopérions pour clarifier la vérité, et nous nous comprenions à demi-mot. Nous étions du même avis sur un tas de choses, y compris notre approche pour clarifier la vérité – et les résultats étaient bons.

Au fil du temps, notre relation est devenue plus étroite que des sœurs. Quand cela a irrité les membres de ma famille, je les ai accusés de jalousie et je n’ai pas regardé à l’intérieur. Une pratiquante m’a même expliqué : « Je vois une affection trop profonde entre vous deux. » Je n’y ai pas prêté attention. Ensuite, ma cousine a été enlevée par la police du Parti communiste (PCC) et je me suis soudain éveillée.

Quand j’ai regardé à l’intérieur, j’ai remarqué que j’avais trop d’affection pour ma cousine. Je discutais de nombreux problèmes avec elle. Avec le temps, mes attachements humains ont augmenté. Parfois, nos paroles et nos actes étaient mélangés d’attachements humains et n’étaient plus dans le Fa. J’étais devenue trop dépendante d’elle. Quand les forces anciennes ont profité de cette lacune et l’ont persécutée, j’ai eu plein de remords. Après avoir trouvé l’attachement, je me suis corrigée. Mais ma cousine était encore détenue. J’ai souhaité engager un avocat pour la secourir.

Éliminer ma mentalité de dépendre des autres

Comme je n’avais jamais participé à des actions pour secourir les pratiquants, je ne savais que faire. Comme j’étais inquiète sur comment trouver un avocat de défense des droits de l’homme, des pratiquants qui avaient aidé à sauver d’autres pratiquants ont proposé de m’aider.

Nous avons trouvé deux avocats, dont un du secteur et qui était seulement responsable pour les réunions et pour faire passer les infos à ma cousine. L’autre était un avocat des droits de l’homme d’une autre ville et était responsable de sa défense.

Dès qu’il est arrivé, l’avocat des droits de l’homme s’est rendu au centre de détention afin de rencontrer ma cousine et ils nous ont accompagnés pour les démarches pour demander sa remise en liberté auprès du Département de police. Après cela, il est venu plutôt rarement.

Un jour, je l’ai appelé et je lui ai demandé quand il allait revenir. Il en a été contrarié et a dit d’un ton fâché : « Ne m’avez-vous pas déjà appelé l’autre jour ? Ne vous l’ai-je pas déjà dit ? » Je lui ai dit que je ne l’avais pas appelé. Il est devenu encore plus fâché et a dit : « Comment pouvez-vous mentir comme ça ! »

J’étais perplexe. Mais j’ai pensé que j’étais une pratiquante, qu’il ne fallait pas que je m’emballe. Je n’ai rien dit. Ensuite, j’ai appris qu’une autre pratiquante avait appelé l’avocat et avait demandé quand il allait venir. L’avocat avait pensé à tort que c’était moi qui l’avais appelé.

Plus tard, l’avocat est venu à nouveau. Pensant à combien il avait été en colère auparavant, j’ai essayé de lui expliquer ce qui c’était passé. Il n’a rien dit. Je n’ai pas été piquée par son attitude et j’ai même ressenti une toute petite élévation de mon xinxing.

Par la suite, je me suis éveillée au fait que l’avocat était impatient parce que nous avions appelé et que nous nous attendions à ce qu’il vienne, et parce que nous nous reposions trop sur les avocats. Je ne voulais pas me rendre au poste de police, au parquet ou au tribunal sans être accompagnée par un avocat. Le fait qu’il se soit énervé ne m’avait-il pas aidé à me débarrasser de ma mentalité de dépendance ? Je devais le remercier du fond du cœur.

Après avoir éliminé cette mentalité, j’ai pris l’initiative de parler avec le département qui traitait son dossier, et je suis allée au parquet et à la cour pour avoir des renseignements sur le dossier.

Nous avions besoin de la coopération des membres de la famille de ma cousine. Mais sa famille s’est plainte que je ne m’étais pas occupée d’elle, et que c’était pour ça qu’elle était détenue. Quand le procès a commencé, un autre cousin s’est plaint de moi en présence de l’avocat.

L’avocat s’est senti mal et m’a dit : « Comme c’est dur pour vous. J’admire votre patience. » J’ai dit que je n’avais pas [toujours] bien agi et qu’il fallait que j’améliore mon caractère. Il n’y avait pas de pratiquants dans la famille de ma cousine et je pouvais comprendre comment ils se sentaient. L’avocat a hoché la tête d’un air entendu.

Abandonner mon ego et coopérer avec les autres pratiquants

Plusieurs pratiquants ont participé au processus de secours. Comme il y avait davantage de personnes, il y avait par conséquent plus d’idées. J’ai écouté attentivement toutes les suggestions des autres et je les ai utilisées, pour autant qu’elles étaient dans le Fa.

Mais tous avaient leur propre opinion et parfois, ils se rejetaient les uns les autres. J’avais aussi des attachements humains et je trouvais parfois qu’un pratiquant allait trop à l’extrême ou qu’un autre était trop égoïste. Il y avait évidemment des différences et des contradictions.

Lorsque je me suis calmée, j’ai pensé : comme nous cultivons encore, nous avons des pensées humaines et inévitablement, nous réfléchissons aux problèmes et essayons de les résoudre de façon humaine. Mais nous devrions être strictes envers nous-mêmes et nous devons tous cultiver notre xinxing. Si nous nous attachons à notre propre opinion, alors les forces anciennes vont profiter de nos lacunes et nous causer des ennuis. Cela ne devrait pas se passer. Je dois faire attention et ne pas laisser agrandir nos différences.

J’ai dit aux autres pratiquants que chacun a ses points forts. Nous devrions nous compléter les uns les autres, apprendre les uns des autres et coopérer de façon souple. Mon partage sincère a eu de l’effet et tous ont été d’accord.

Chaque pratiquant a fait ce qu’il pouvait bien faire : certains ont écrit des articles pour faire connaître la persécution ; d’autres ont clarifié la vérité par SMS ; d’autres pratiquants de la ville de ma cousine ont envoyé des lettres ; et certains sont allés voir les membres de la famille de ma cousine qui vivaient à des centaines de kilomètres. J’ai accompagné la famille de ma cousine au Bureau de la sécurité intérieure afin de demander sa remise en liberté, au parquet pour soumettre une lettre de plainte, et au tribunal afin de présenter la demande de récusation du juge. Les pratiquants ont bien coopéré.

Clarifier la vérité au directeur adjoint du Département de police

En 2015, ma cousine et moi avons été détenues illégalement par la police après avoir soumis nos lettres de plainte contre Jiang Zemin, l’ancien dirigeant du PCC qui a lancé la persécution. Après ma remise en liberté, j’ai voulu trouver le directeur adjoint qui avait participé à la persécution afin de récupérer nos ordinateurs et d’autres objets [confisqués].

Comme je n’osais pas y aller, j’ai émis la pensée droite afin d’éliminer ma peur. Quand je me suis sentie mieux, je suis allée dans son bureau. Je lui ai clarifié la vérité en partant de plusieurs points de vue. J’ai expliqué pourquoi les sympathisants de Jiang Zemin avaient mis tellement d’efforts dans la persécution du Falun Dafa et que le Falun Dafa était pratiqué dans plus de cent pays dans le monde. J’ai dit que l’affaire des auto-immolations place Tiananmen était un évènement qui avait été mis en scène pour piéger le Falun Dafa. Il a écouté calmement. Ensuite il a dit : « Vous êtes tous de bonnes personnes. Ce serait bien si Jiang Zemin mourait – alors il ne pourrait plus vous persécuter. »

Je lui ai également parlé des Neuf Commentaires sur le Parti communiste et de la raison pour laquelle des millions de Chinois ont démissionné du PCC et de ses organisations. Il a été immédiatement d’accord pour démissionner du PCC et a aidé sa femme et son fils à démissionner. Il a aussi conservé le pseudonyme utilisé lors de la démission. Je lui ai conseillé de changer de travail et d’arrêter de participer à la persécution de Dafa. Quelques jours plus tard, il m’a rendu mon ordinateur, mon disque dur, mon téléphone portable et mes livres de Dafa qui avaient été pris chez moi.

Lorsque ma cousine avait été arrêtée cette fois-ci, la police avait pris un certificat de dépôt de 80 000 yuans (12 500 euros). Je suis retournée chez lui à nouveau, et il m’a dit d’aller à la banque pour signaler la perte. Je l’ai fait. Plus tard, lorsque l’unité de traitement des affaires a rendu les effets personnels sans rapport avec l’affaire, elle n’a pas présenté le certificat de dépôt et n’a donné aucune explication. Grâce à l’aide du directeur adjoint, nous avons évité une perte de 12 500 euros et nous avons empêché la police de commettre plus de crimes.

Le directeur a également reçu des bénédictions pour ses bonnes actions. Très vite, il a été promu à l’administration municipale et a quitté le Département de police.

Surmonter la peur et assister à l’audience à la cour

Quand la cour a commencé l’audience contre ma cousine, j’avais l’intention d’y assister. Mes compagnons de cultivation m’ont rappelé que le personnel de la sécurité nationale allait surveiller ceux qui entraient dans la salle du tribunal et ont dit qu’il y aurait des représailles dans le futur. Je n’avais pas de crainte.

Pendant la première audience, seule la famille proche avait l’autorisation d’entrer dans la salle du tribunal. J’ai pensé qu’il fallait que j’entre dans la salle, car ce que je faisais était la chose la plus droite de l’univers. Entrer dans la salle du tribunal était aussi un encouragement envers ma cousine, et il fallait que nous sachions ce qui se passait pendant l’audience. Quand j’ai eu cette pensée, le Maître m’a aidée à entrer facilement dans la salle d’audience. Quatre personnes, y compris les membres de la famille, sont entrées. Après la première audience, les compagnons de cultivation ont eu l’autorisation d’entrer dans la salle.

Lors d’un jour de permanence du directeur de la cour, je lui ai parlé en personne et je lui ai dit que ma cousine n’avait enfreint aucune loi et devrait être remise en liberté. Je lui ai dit aussi que le juge chargé de cette affaire avait retardé l’audience de manière déraisonnable, sans preuve qu’aucun crime n’avait été commis. Le directeur a dit qu’il allait discuter du problème avec les autres membres de la cour. Cependant, suite à de la pression provenant du service provincial de la sécurité, ma cousine a été condamnée à une peine de prison.

Je n’avais pas obtenu les résultats attendus, mais le processus m’avait aidée à enlever un grand nombre d’attachements humains – surtout la peur. Auparavant, je n’avais jamais assisté à une audience à la cour, encore moins parlé au directeur de la cour. Maintenant, je peux emmener avec moi des compagnons de cultivation pour assister aux audiences, et je peux parler au directeur en personne. Pendant ce processus, j’ai aussi éliminé mon attachement à la réputation, à l’impatience et à la plainte.

Éliminer l’interférence

Le dossier de ma cousine est passé en appel devant la Cour intermédiaire. Il n’y a pas eu de réponse pendant un long moment. J’ai souhaité vérifier si le tribunal avait reçu l’appel. La veille de mon départ, j’ai commencé à avoir mal au ventre et je ne pouvais plus bouger. Après m’être reposée un moment, je ne pouvais toujours pas me lever. Je me suis finalement levée, j’ai marché péniblement jusqu’à la chambre et je me suis allongée. Il m’était difficile de me retourner. J’ai pensé : si cela continue, je ne pourrai pas me lever demain pour aller au tribunal intermédiaire. Je me suis doucement assise et je me suis déplacée vers le bord du lit. Je voulais me lever, mais je n’y arrivais pas à cause de la douleur.

Mon mari s’est réveillé et a vu que la porte de ma chambre était ouverte. Il a demandé si tout allait bien. J’ai dit que je voulais faire les exercices, mais que je ne pouvais pas me lever à cause de la douleur. Je lui ai demandé de m’aider à me lever, mais il n’y est pas arrivé. Il m’a conseillé de faire la méditation. Je me suis posée contre le lit et j’ai fait la méditation. Après une heure, j’ai été capable de bouger et de mettre mes pieds par terre. J’ai fait les exercices debout.

Après avoir terminé les exercices, il était déjà trois heures du matin passé. Je suis allée près de la porte de mon mari et je lui ai demandé de se lever pour faire les exercices. Comme il avait entendu que je n’avais pas dormi de toute la nuit, il m’a dit d’aller me coucher. J’ai dit que je voulais faire les exercices avec lui. Après avoir fait les cinq exercices, nous avons émis la pensée droite à six heures. Ensuite, je me suis rendue à la cour intermédiaire.

Si je ne m’étais pas levée pour faire les exercices, peut-être que je n’aurais pas du tout pu me lever. Qui sait combien de temps je serais restée couchée ? Je sais que c’était une interférence des forces anciennes qui essayaient de m’empêcher d’aller au tribunal.

Traiter gentiment les membres de la famille de ma cousine

Comme je n’avais pas été arrêtée avec ma cousine, sa famille était perplexe et me faisait des reproches. Ils se sont souvent plaints de moi. Comme je n’étais pas d’accord avec leur approche pour aller sauver ma cousine, ils m’ont menacée. J’ai réfléchi à la situation à partir de leur point de vue, et j’ai pu comprendre leurs sentiments. J’ai regardé à l’intérieur pour trouver mes lacunes et je me suis cultivée.

Quand nous sommes allés au centre de détention afin de rendre visite à ma cousine, sa sœur cadette a dit qu’elle devait lui dire quelque chose. Ma fille avait une opinion différente à ce sujet. Ma cousine plus jeune a dit des paroles provocatrices. Je suis restée sans rien dire, mais ma fille n’a pas pu se retenir et les deux se sont querellées.

J’ai tout de suite dit à ma fille de ne plus parler, et j’ai commencé à parler à ma cousine cadette. Elle s’est calmée. J’ai dit à ma fille : « Comment est-ce possible d’être aussi impolie envers ta tante ? Dépêche-toi de t’excuser. » Ma fille n’était pas convaincue, mais elle s’est excusée et l’a invitée à dîner.

Après coup, j’en ai parlé à ma fille en privé. Nous sommes des pratiquantes et nous ne devrions pas nous quereller avec les gens ordinaires. Mais ma fille ne voulait écouter et se sentait injustement traitée. Elle trouvait que notre famille faisait beaucoup pour sauver notre cousine, dépensant de l’argent et faisant des achats.

Quand les membres de la famille de ma cousine venaient lui rendre visite, nous allions les chercher en voiture et dépensions beaucoup d’argent pour le logement et la nourriture. Ils ne nous en remerciaient pas – au contraire, ils se plaignaient. Ma fille avait du mal à digérer leur comportement, j’ai donc évité d’en parler.

J’ai étudié le Fa avec elle tous les jours, et nous n’avons pas beaucoup échangé après les études. Quelques jours plus tard, quand j’en ai à nouveau parlé, ma fille a compris qu’elle avait tort. Plus tard, ma cousine cadette est à nouveau venue rendre visite à sa sœur et ma fille est allée gentiment la chercher et l’a invitée à dîner. Ma cousine cadette s’est sentie gênée par sa façon d’agir.

Pendant que ma cousine était au centre de détention, sa fille est venue deux fois me demander de l’argent. Je savais qu’elle avait un caractère rebelle depuis l’enfance. Une chose aussi importante arrivait dans la famille, mais elle demandait quand même de l’argent. On aurait dit qu’elle essayait de me provoquer. Sa mère avait été kidnappée sous mes yeux. En voyant que j’allais bien, elle se sentait contrariée.

Je l’ai donc traitée avec bienveillance et compassion. J’ai fait la cuisine pour elle et lui ai donné de l’argent. Une fois, je lui ai donné deux mille yuans. Petit à petit, elle a aussi changé et m’a respectée. Je sais que la gentillesse des pratiquants l’a influencée. Au cours de ce processus, je me suis débarrassée de mon attachement à l’intérêt personnel et j’ai compris plus profondément que l’humilité fait partie du xiulian.

J’ai rendu visite à ma cousine lorsqu’elle a été libérée de prison, mais je ne lui ai pas mentionné que sa fille m’avait demandé de l’argent. Plus tard, elle l’a appris par sa famille et en a été touchée. Elle a dit que son père avait fait mon éloge et avait dit que j’étais très gentille. Sa jeune sœur a dit qu’il était difficile de trouver une bonne personne comme moi. Mon cousin leur a dit que seuls les pratiquants de Falun Dafa étaient aussi bons.

J’en ai éprouvé un sentiment profond : les pratiquants doivent se fixer des exigences strictes dans chaque mot et chaque acte de leur vie quotidienne, afin de valider la bonté et la beauté de Dafa.

Quand j’examine mon xiulian, je réalise que j’ai encore beaucoup d’attachements. Il y en a que je n’ai pas encore identifié – il y en a d’autres que je ne veux pas encore abandonner et encore d’autres qui font surface à répétition. Mais, quelle que soit la situation, quand la rectification de Fa du Maître va se terminer, nous ne pourrons plus nous laisser mener par nos attachements. Le temps est limité, je dois donc vraiment bien me cultiver le plus tôt possible et devenir une disciple qualifiée.

Merci Maître, pour votre bienveillance et pour votre salut ! Merci, compagnons de cultivation.

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Traduit de l’anglais