(Minghui.org) Une habitante du district de Ningyuan, dans la province du Hunan, fait appel de sa peine de deux ans de prison pour sa croyance dans le Falun Gong, une discipline méditative et spirituelle que le régime communiste chinois persécute depuis 1999.

En janvier 2021, Mme Zheng Runfeng a été filmée par une caméra de surveillance alors qu’elle posait des affiches de Falun Gong. L’après-midi du 19 janvier, trois agents du poste de police de Wenmiao ont fait irruption dans son magasin familial et l’ont arrêtée. Ses livres de Falun Gong, des documents d’information, un téléphone cellulaire et son sac à main ont été confisqués.

Au poste de police, l'agent Jiang Gang, du Bureau de la sécurité intérieure, et Jiang Liang, chef adjoint du poste de police de Wenmiao, l’ont maintenue au sol et lui ont menotté les mains derrière le dos. Elle a été menottée toute la nuit.

Le lendemain, Mme Zheng a été emmenée au centre de détention de la ville de Yongzhou. Elle a été interrogée trois fois en l’espace d’une semaine.

Après un mois et demi de détention, on a découvert qu’elle souffrait d’une grave anémie et elle a été libérée sous caution en mars.

Également en mars, la police a soumis son dossier au parquet du district de Ningyuan qui l'a ensuite transféré au parquet du district de Xintian. Ce dernier a renvoyé le dossier à la police, invoquant l’insuffisance de preuves.

La police a forcé Mme Zheng à subir deux examens de santé complets le 29 avril et le 12 mai respectivement. Ils ont également recueilli ses empreintes digitales et des échantillons sanguins pendant l’examen du mois de mai. Ils l’ont aussi prise en photo et ont enregistré sa voix.

Le 12 mai, la police a fait deux tentatives pour détenir Mme Zheng au centre de détention de la ville de Yongzhou, mais les gardiens ont insisté sur le fait qu’ils ne pouvaient pas l’admettre.

Mme Zheng a été ramenée à l’hôpital dans la soirée du 12 mai et a été forcée de recevoir un traitement. Jusque-là, son anémie persistait et le centre de détention continuait de la refuser.

Mme Zheng a été libérée le 18 mai. Durant les six jours où elle a été hospitalisée, les autorités ont pris des dispositions pour que dix agents la surveillent à tour de rôle. Leurs frais de subsistance et de nourriture dépassaient les 10 000 yuans.

Mme Zheng a été jugée par le tribunal du district de Xintian en juillet 2021. Son avocat a plaidé non coupable pour elle.

Le 1er septembre, le juge l’a condamnée à une peine de deux ans de prison et à une amende de 1000 yuans.

Avant sa dernière arrestation, Mme Zheng avait été arrêtée le 14 mars 2012 et son domicile avait été saccagé. La police l’avait forcée à s’asseoir sur le banc du tigre pendant qu’il l’interrogeait. Elle a plus tard été condamnée à une peine de quatre ans.

Informations sur les responsables de la persécution :

Le Jianjun (乐剑军), président au tribunal du district de Xintian : +86-13974693090

Yang Jibiao (杨骥彪), juge au tribunal du district de Xintian

Le Suying (乐素英), juge au tribunal du district de Xintian

Ye Mei (叶梅), employé de bureau au tribunal du district de Xintian : +86-18874677123J

Jiang Gang (蒋岗), agent au Bureau de la sécurité intérieure du district de Ningyuan : +86-18874626698

(Plus d'informations sur les responsables de la persécution sont disponibles dans l'article original en chinois.)

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Traduit de l’anglais