(Minghui.org) Bonjour, Maître ! Bonjour compagnons de cultivation !

J’ai commencé à pratiquer le Falun Dafa en 2007. Avant de rejoindre le projet des médias, j’étais producteur indépendant de livres illustrés. En 2023, mon environnement a subitement changé, ce qui m’a amené à rejoindre les médias. Contrairement à d’autres pratiquants qui souhaitaient y participer afin de contribuer à la mission des médias, j’ai rejoint le projet pour gagner ma vie. C’était le seul choix que j’avais à l’époque.

Lorsque mon état de cultivation a stagné, c’était comme si le Maître m’avait donné un « coup de bâton pour me réveiller » et m’avait guidé vers les médias. Même si je n’étais qualifié pour aucun poste en particulier, certaines réalisations nécessitaient des dessins. Je me suis dit : « Si cela implique du dessin, je devrais pouvoir gérer cela. » Ce fut le premier pas.

Même si je ne m’intéressais pas aux vidéos auparavant, j’ai commencé à travailler dans la production vidéo. Me lancer dans ce nouvel univers et acquérir de nouvelles compétences m’a offert de nombreuses occasions de me cultiver.

Un chemin de cultivation

Après avoir rejoint les médias, j’ai décidé de lâcher prise sur mes attachements humains et j’étais déterminé à cultiver. Cependant, je ne savais pas comment utiliser le matériel. Chaque jour était rempli de défis et de frustrations. J’avais l’impression d’être un homme primitif submergé par la civilisation moderne. Je me sentais vaincu jour après jour, je devenais déprimé et je me sentais insignifiant. Je pleurais tous les jours. Je savais que si je n’utilisais pas le Fa pour me corriger, je ne pourrais pas continuer. Pour moi, il n’y avait pas de retour en arrière possible et je devais continuer à travailler dans les médias pour survivre. Chaque jour ressemblait à une bataille intense entre le bien et le mal.

Avant de commencer à pratiquer le Falun Dafa, j’étais un peintre renommé. Cependant, la première année que j’ai passée dans les médias, tout en moi semblait s’effondrer. Quinze années d’expérience de cultivation semblaient s’être complètement désintégrées. Endurer ces défis m’a épuisé physiquement et mentalement. Quand je rentrais chez moi, je m’effondrais sur le lit. Quand je lisais le Fa, les mots ne pénétraient pas mon esprit. Ma vision devenait floue pendant que je lisais, et mon corps et mon esprit étaient lourds. Je me sentais extrêmement fatigué et je m’endormais sans cesse.

La seule chose que je pouvais faire était de regarder à l’intérieur. J’ai fait face à mes conceptions, mon découragement, mon isolement, ma solitude, ma honte, mon humiliation, ma jalousie, mon esprit de compétition, mon arrogance, ma vanité, ma mentalité de me faire valoir et ma quête de renommée, ainsi que ma rancœur. Je n’ai cessé d’éliminer les ténèbres qui m’habitaient et de me corriger dans le Fa. Heureusement, avant de rejoindre les médias, j’avais acquis une base solide grâce à l’étude du Fa. En m’accrochant à ces souvenirs, j’ai continuellement élevé mon xinxing et persévéré.

Un collègue expérimenté de mon département m’a arrêté un jour et m’a demandé : « Tu es arrivé ici en tant que personne expérimentée. Cela fait presque un an que tu es ici. Qu’as-tu produit ? Tu devrais au moins avoir un dessin, non ? » J’étais stupéfait et je me suis dit : « Oh, donc les personnes expérimentées doivent avoir des résultats ? » Je ne savais pas comment répondre. Quand j’ai réalisé à quel point ce collègue senior devait être frustré pour me dire cela, je me suis senti mal, mais j’ai aussi compris les défis auxquels l’entreprise était confrontée. Je ne pouvais pas lever la tête. Cependant, mon cœur était comme un étang calme. Si le but était de faire mes preuves, je n’aurais jamais rejoint les médias.

Je me suis dit : « Si ma mission est d’être ici, alors elle doit être ancrée dans les fondements mêmes de l’univers. Mais si je n’ai pas la capacité de l’accomplir, ou si ce n’est pas ma mission, je n’y parviendrai pas, quels que soient mes efforts. Que cette mission puisse être accomplie ou non ne dépend pas de moi. J’ai suffisamment confiance en moi pour m’investir pleinement dans les médias. C’est la seule chose que je peux dire. » Ces paroles m’ont permis de lâcher prise et de ne développer aucun attachement humain. Je m’en suis servi comme d’une source de motivation.

J’ai abandonné la rancœur que j’avais développée à ne pas pouvoir continuer à peindre, quelque chose qui faisait partie intégrante de ma vie. Après avoir éliminé de nombreux attachements, j’ai commencé à accomplir ma mission à travers les médias et j’ai eu le sentiment de renaître. Ce fut une période difficile. Mais parce que c’était difficile, j’ai réalisé plus tard que c’était une occasion de cultivation très précieuse que le Maître m’avait arrangée.

Je ne me sens plus désespéré

J’ai réussi à me conformer aux exigences du Fa jusqu’à l’année dernière. Cependant, la troisième année après avoir rejoint les médias, les choses ont changé. La pression au travail a considérablement augmenté et mon esprit était accaparé par le travail. Je savais que cela avait été arrangé par le Maître pour que je puisse élever davantage mon xinxing. Cependant, comme je n’étais pas dans un bon état d’esprit lorsque je lisais le Fa, je n’ai pas bien géré les choses.

J’avais du mal à lire le Fa parce que c’était comme si un brouillard obscurcissait ma vision. Je m’endormais presque tous les jours pendant l’étude du Fa le matin à l’entreprise. Je m’assoupissais sans cesse et mes pensées vagabondaient, si bien que je n’arrivais pas à absorber le Fa et que je ne me souvenais pas de ce que je lisais. Je me sentais désespéré.

Un jour, mes yeux me faisaient tellement mal que je ne pouvais plus continuer à travailler. Je n’avais d’autre choix que de ranger mes affaires et de partir. Je voulais lire le Fa dans le métro, mais après avoir lu deux phrases, je me suis senti somnolent. Chaque fois que j’ouvrais le livre principal du Falun Dafa, le Zhuan Falun, une sensation de somnolence m’envahissait comme une marée. Je me sentais découragé et comme si j’avais pris beaucoup de retard dans ma cultivation –je restais à la périphérie du Fa.

Je me suis souvenu avoir lu quelque chose à propos du froid dans l’une des conférences du Maître. J’ai envoyé une pensée : « Si tu me rends somnolent, je te rendrai tout ce qui me rend somnolent ! » Après une ou deux secondes, j’ai subitement senti un souffle, et la somnolence dans mon champ dimensionnel a complètement disparu. J’étais stupéfait ! Lorsque j’ai étudié le Fa ce jour-là, chaque phrase est entrée dans mon cœur, ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps.

Je voudrais dire aux compagnons de cultivation : tant que notre intention de lire le Fa est forte, le Maître nous donnera une autre chance. J’ai donc décidé de vous raconter mon expérience.

M’adapter

Mon département est chargé de la production vidéo et est également responsable de la survie de l’entreprise, en collaboration avec le département marketing. Nos clients sont des gens ordinaires, donc notre xinxing est souvent mis à l’épreuve. Le nombre de vidéos dont nous sommes responsables est important et la charge de travail est lourde. Il est donc important d’être dans un bon état de cultivation. Certains collègues plus expérimentés m’ont dit qu’il était important de « moduler l’intensité ». Il est difficile de travailler à plein régime pendant longtemps, il est donc important de travailler dans une perspective à long terme. Au début, je ne comprenais pas bien le mot « moduler », mais après avoir travaillé là-bas pendant deux ou trois ans, je ressens profondément à chaque instant que si je ne modulais pas l’intensité, mon corps et mon esprit ne pourraient pas le supporter.

Je participe à la production d’animations en stop motion. C’est un travail très exigeant qui demande beaucoup d’efforts, et nous avons du mal à suivre le rythme. Je ne peux rattraper mon retard qu’en ne prenant pas de congés pendant les vacances et en travaillant tard le soir. Cette année, j’ai souvent eu l’impression que mon corps et mon esprit avaient atteint leurs limites. Un projet lancé au cours de la première moitié de l’année a duré quatre mois. Je n’ai pas pris un seul jour de congé et j’ai souvent travaillé tard le soir ou jusqu’au petit matin.

Tout mon système nerveux était extrêmement stressé, comme si toute mon énergie vitale et mon essence avaient été complètement épuisées. Je me suis même dit : « Si je continue comme ça, je ne vivrai pas jusqu’à un âge avancé. » Mais l’instant d’après, j’ai tout à coup réalisé que cette pensée n’était pas juste. J’ai alors pensé tranquillement « Mie » [éliminer] pour l’éliminer.

J’ai observé attentivement comment les danseurs de Shen Yun ajustent leur état pendant les longues représentations. Lorsque leur corps et leur esprit atteignent leurs limites jour après jour, ils se souviennent de leur mission en étudiant le Fa et en faisant les exercices. Ils s’améliorent chaque jour et dépassent leurs limites. J’ai réalisé que c’était la voie que je voulais suivre.

Un jour, j’ai vécu quelque chose d’inattendu qui m’a permis d’améliorer considérablement ma cultivation.

Ce jour-là, je n’ai pas mangé pendant la pause déjeuner, mais j’ai plutôt pratiqué le cinquième exercice. Cet après-midi-là, j’étais plein d’énergie. D’habitude, je pratique les exercices debout le matin et je médite le soir. À midi, je suis épuisé et j’ai besoin de faire une sieste de vingt à trente minutes avant de reprendre le travail. Ce jour-là, je n’ai pas fait de sieste, mais je me sentais plein d’énergie.

J’ai commencé à méditer tous les jours à midi. Après avoir remplacé le repos par la méditation, j’avais plus d’énergie et j’étais plus lucide, et je n’avais plus envie de faire la sieste ! J’avais l’impression que mon corps était indestructible. J’habite au cinquième étage et il n’y a pas d’ascenseur. Ce jour-là, j’ai couru sans effort jusqu’au cinquième étage d’un seul coup. J’avais l’impression d’avoir des ailes.

Deux mois plus tard, je suis toujours plein d’énergie. Mon désir de repos était un obstacle majeur sur le chemin du retour vers mon origine première et mon authenticité première ! Mon attachement humain m’empêchait d’améliorer ma cultivation.

L’espoir dans un environnement désespéré

Plusieurs collègues ont quitté notre département cette année. Je me suis souvent senti le cœur lourd et déprimé. Je me suis demandé : « Pouvons-nous sortir de cette situation ? Comme nous réalisons depuis longtemps des vidéos destinées aux gens ordinaires, j’ai l’impression que nos pensées sont également progressivement influencées par les conceptions des gens ordinaires. Nous ne réfléchissons même plus au processus de rectification de Fa. Nous commençons à nous demander : « Que faisons-nous vraiment ici ? Le travail est épuisant et nous ne voyons pas d’espoir. Tout semble être devenu chaotique. Nous nous sentons le cœur lourd et déprimé. »

Un jour, alors que j’écoutais Radio Minghui, une phrase m’a profondément touché.

Un pratiquant a raconté que les premiers pratiquants qui ont suivi le Maître pour cultiver mangeaient souvent des nouilles instantanées pour se remplir l’estomac. Quand le Maître l’a vu, il leur a dit : « Me suivre signifie souffrir pour vous. »

Si je pouvais suivre le Maître pour cultiver comme l’ont fait ces premiers groupes de pratiquants, même si je devais manger des nouilles instantanées tous les jours, est-ce que je considérerais cela comme une souffrance ? Probablement pas. Le simple fait d’être avec le Maître pour cultiver est un honneur suprême, une joie et un bonheur infinis. J’ai compris que les « épreuves » sont un outil formidable et glorieux de Fa.

J’ai récemment lu un passage très aidant du Fa.

Le Maître nous a enseigné :

« Mais cultiver en silence dans une solitude désespérée, sans apercevoir d’espoir, c’est en réalité ça le plus difficile. Dans n’importe quelle méthode de cultivation et pratique on doit passer par ce genre d’épreuve, on doit marcher sur ce genre de chemin. Pouvoir rester persévérant, avancer diligemment sans cesse, c’est ça la vraie diligence. » (« Enseignement du Fa à la Conférence de Loi de la grande région de New York 2009 », Enseignement du Fa dans les conférences IX)

Éliminer les matières corrompues

Au début du mois de septembre, alors que je cherchais une nouvelle orientation pour l’animation en stop-motion, je suis tombé sur une vidéo singulière. Un collègue chevronné est passé à côté de moi et je lui ai dit : « Viens voir ça, s’il te plaît. » Après avoir regardé la vidéo pendant un moment, il m’a dit : « Il vaut mieux ne pas regarder ce genre de choses. C’est moderne et dégénéré. » J’étais d’accord avec lui, mais je pensais aussi que les aspects novateurs méritaient d’être pris en considération comme référence. J’étais sceptique.

Voyant mon hésitation, il a ajouté : « Nous devons agir selon la perspective du Fa. Nous devons nous demander si nos actions ne sont pas motivées par des motifs égoïstes. » J’ai répondu : « Oh, d’accord. » Mon esprit s’est calmé et la conversation s’est terminée là.

Je regarde rarement des dessins animés, mais lorsque je ne sais pas comment présenter une histoire, je regarde des vidéos pour trouver l’inspiration. Le fait que mon cœur ait été touché cette fois-ci m’a fait réaliser que quelque chose en moi me causait des problèmes, alors j’ai commencé à regarder attentivement à l’intérieur.

Cette vidéo dégageait une atmosphère quelque peu sombre. Même si je ne l’aimais pas particulièrement, j’étais attiré par sa nouveauté, peut-être parce que j’avais le désir de rechercher la « nouveauté ». Je voulais amener de nouveaux éléments et produire des vidéos plus originales et intéressantes, qui me procuraient une satisfaction. J’ai également découvert certains problèmes, notamment ma résistance aux conseils des autres, mon esprit de compétition, ma tendance à penser que j’ai raison, mon attachement fort à moi-même et ma confusion.

J’ai compris que c’était grave et j’ai senti que mes problèmes avaient été exposés. Cependant, quelques jours plus tard, je me suis senti déprimé. En éliminant ce karma de pensées, j’ai réalisé qu’il y avait beaucoup de matières corrompues dans mon champ dimensionnel et que l’atmosphère sombre de cette vidéo résonnait avec mon côté obscur.

Quelques jours plus tard, j’ai lu ce que le Maître a dit :

« Les diables pourris qui sabotent la Loi préfèrent que vous soyez dans la confusion, les forces anciennes ont pour objectif de vouloir que tout suive leurs arrangements. » (Enseignement du Fa au moment de la Fête de la lanterne de l’an 2003)

J’ai réalisé que les forces anciennes voulaient utiliser les failles dans mes pensées et déverser des substances corrompues dans mon champ dimensionnel afin d’interférer avec moi. Les forces anciennes voulaient que je reste égoïste afin que je ne me détache pas de l’ancien univers. Tout avait été préarrangé.

Après avoir compris cela, j’ai été profondément reconnaissant envers le Maître d’avoir fait cet arrangement. Je suis également sincèrement reconnaissant envers ce collègue plus expérimenté qui m’a fait remarquer mes problèmes.

La créativité doit être fondée sur une éducation morale et la culture traditionnelle. C’est la recherche aveugle d’idées novatrices qui a conduit à l’art moderne chaotique, et s’inscrit dans la lignée du spectre communiste. Nos vidéos doivent préserver les valeurs et l’esthétique traditionnelles, et présenter la beauté du principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance. Notre point de départ doit être le Fa, et notre état d’esprit et nos méthodes doivent être droits.

Utiliser le Fa pour tout mesurer

Une nuit, j’ai rêvé d’une montagne dorée et escarpée qui scintillait de lumières vives. Un chemin sinueux et étroit y menait. Je pensais que pour gravir une montagne aussi haute, il fallait voler, mais je n’en avais pas la force, car je ne m’étais pas bien cultivé. Je me suis donc contenté de marcher un moment sur le chemin. C’est avec cette pensée en tête que j’ai gravi tant bien que mal le sentier de la montagne.

Quand je me suis réveillé, je me sentais le cœur lourd. Dans un spectacle de Shen Yun, lorsqu’un général a été invité par son maître à sauter de la falaise, il a sauté sans hésiter. Il a ensuite réussi sa cultivation. J’ai moi aussi cultivé avec cet état d’esprit autrefois. Mais aujourd’hui, j’étais entouré des conceptions des gens ordinaires et je me sentais déprimé.

Lorsque j’ai lu l’histoire dans laquelle Shakyamuni demandait à son disciple de nettoyer la baignoire, j’ai tout à coup réalisé quelque chose. Ce disciple avait interprété la demande de son maître selon ses propres conceptions et n’avait pas immédiatement fait ce que Shakyamuni lui demandait. Je n’avais jamais réfléchi à cela en profondeur, mais l’article d’un compagnon de cultivation m’a beaucoup inspiré. Ce disciple de Shakyamuni avait placé sa propre compréhension et ses propres connaissances au-dessus de la demande de son maître. Il s’était essentiellement mis au premier plan et s’était concentré sur lui-même.

Il me semblait avoir trouvé pourquoi ma cultivation stagnait et pourquoi je me sentais impuissant, et pourquoi je trouvais la cultivation fastidieuse et difficile. J’étais submergé par le travail depuis longtemps et j’avais oublié le Fa qui consiste à aller à contre-courant. J’étais confus et j’ai laissé les conceptions des gens ordinaires prendre le dessus – je m’accrochais obstinément à ma propre compréhension. Par exemple, afin de me lever tôt le matin pour pratiquer les exercices, j’émettais la pensée droite plus tôt le soir afin de pouvoir me coucher plus tôt. J’ai compromis les exigences du Fa pour les adapter à ma propre situation. J’étais égocentrique et je plaçais les exigences du Fa en dessous des miennes.

Après avoir compris cela, j’ai fait de mon mieux pour rétablir l’émission de la pensée droite à une heure du matin et j’ai commencé à tout mesurer en fonction du Fa. Le Fa a recommencé à entrer dans mon cœur. Lorsque mon désir d’étudier le Fa était fort, la somnolence disparaissait. Cependant, si mon intention de faire les choses était trop forte, mon cœur devenait froid. J’ai également constaté que le brouillard qui obscurcissait ma vision disparaissait. Merci Maître pour votre salut compatissant. Je suis passé du désespoir à un nouveau souffle.

Le Fa fondamental de l’univers

Comme la production d’animations est un travail qui demande beaucoup de main-d’œuvre et qu’il n’y aurait pas de résultats sans action, j’étais limité par cette conception que pour percer, cela demandait beaucoup de travail.

Avant de rejoindre les médias, lorsque je rencontrais des difficultés dans le dessin pour d’autres projets, j’étudiais immédiatement le Fa, je trouvais l’inspiration, puis je reprenais le dessin. Mais avec ce projet d’animation, toutes ces années de travail acharné et d’entraînement semblaient s’être effondrées. Il y avait beaucoup de dessins. Lorsque l’animateur ou le peintre ne répondait pas à nos exigences, le processus d’amélioration de la qualité de ces images était extrêmement difficile. Finalement, j’ai dû les corriger moi-même. J’ai donc toujours pensé que cela demandait beaucoup de temps et que tous les processus finissaient par nécessiter de la main-d’œuvre pour combler les lacunes.

En étudiant le Fa, j’ai réalisé que ma compréhension du Fa était biaisée en raison des limites de ma pensée. Tout ce qui devrait exister dans l’univers provient de Dafa ! Chaque vidéo et animation que nous produisons trouve son origine dans le Fa et est accomplie par le Fa. Je voulais utiliser mes propres capacités pour produire des vidéos, et cette pensée était stupide. Nous devons seulement nous concentrer sur la manière de nous améliorer conformément au Fa. Tout le reste sera accompli par le Fa.

Chérir les autres

Lors de la production de vidéos, le plus difficile pour moi à abandonner est les normes en matière de dessins. Cette année, je suis principalement responsable de l’animation en stop-motion. Je me suis dit : « Ce qui devait arriver est finalement arrivé. » Je suis capable de gérer correctement la plupart des choses, mais je devenais sensible et éprouvais des fluctuations émotionnelles uniquement lorsqu’il s’agissait de dessins. Mais lors d’un projet récent, des peintres externes m’ont profondément inspiré dans ma cultivation.

Même si le peintre chargé de dessiner les croquis avait réalisé la mise en page et les détails, les lignes n’étaient pas précises et les personnages étaient également mal dessinés. J’ai gardé une attitude compatissante pour le comprendre et j’ai décidé d’assumer ses défauts. Je pensais que je devais supporter cette peine. Pendant les vacances de la fête de la Mi-Automne, j’ai travaillé à corriger ses dessins et j’ai fait de mon mieux pour l’encourager à terminer le projet à temps. Étonnamment, ses dessins sont devenus magnifiques, comme s’ils avaient subi une transformation complète. Il semblait donc que le fait de traiter les gens avec compassion avait également entraîné des changements dans les dessins. Cela m’a fait réaliser une fois de plus que le cœur est la racine de tout.

Une autre épreuve nous attendait lorsque nous sommes passés à la phase de colorisation des dessins. Lorsque j’ai fait part de mes commentaires à un peintre avec lequel je travaillais depuis longtemps et que j’estimais beaucoup, il a tout à coup jeté son pinceau et m’a dit : « Je ne peux plus continuer. » Il s’est levé et est parti.

Le délai étant très court, cela m’a profondément perturbé, et j’ai immédiatement regardé en moi-même. J’ai découvert que même si je lui expliquais calmement à l’extérieur, j’étais en colère à l’intérieur, et je pensais : « Est-ce que cela peut même être considéré comme un dessin ? Comment suis-je censé utiliser cela ? » Mon attachement était en fait plus laid que les défauts du peintre. J’ai profondément réfléchi sur moi-même et éliminé mes mauvaises pensées. Je voulais sincèrement m’excuser auprès de ce peintre, mais il ne répondait pas à mes appels. Après lui avoir envoyé quatre messages, j’ai finalement pu lui parler au téléphone.

Nous avons longuement discuté ce soir-là. Je lui ai présenté mes sincères excuses et lui ai dit : « Ton dessin n’avait aucun problème. C’est juste qu’il existe des différences entre les types d’illustrations requises pour les images fixes et celles requises pour les vidéos. Il fallait simplement apporter quelques ajustements. Je n’ai pas su te l’expliquer clairement. Je tiens vraiment à mener à bien ce projet avec toi. À part toi, personne d’autre au monde n’est qualifié pour faire ce travail. »

Je lui ai parlé avec sincérité. Il a fini par changer d’avis et a décidé de travailler avec moi. Afin de lui permettre de donner le meilleur de lui-même pour terminer le dessin, je l’ai aidé de tout mon cœur. Même si je devais encore supporter la pression, je pouvais y faire face calmement. Le dessin a finalement été terminé, et il était d’une qualité exceptionnelle. L’œuvre d’art dégageait subtilement la beauté et la pureté d’Authenticité-Bienveillance-Tolérance.

En repensant à cet incident, j’ai réalisé que, durant cette épreuve, ma colère venait du fait que je privilégiais la perfection du travail au détriment du respect des autres. Mon attachement excessif à la qualité des dessins a éclipsé l’attention que je devais porter aux personnes autour de moi, et je n’ai pas su comprendre qu’il était essentiel de garder une place dans mon cœur pour les autres.

Ce jour-là, le Maître a publié un nouvel enseignement :

« Mais les gens modernes ont oublié la tradition, ils ont oublié la bonté des gens dans la culture traditionnelle, toutes les belles choses comme le respect mutuel, s’aimer les uns les autres, l’entraide, les relations interpersonnelles traditionnelles. » (« Pourquoi Shen Yun peut sauver les gens »)

Je me suis senti profondément honteux et rempli de regrets. J’ai compris que je devais faire preuve de tolérance face aux défauts des autres, respecter leurs limites et être reconnaissant pour leurs contributions. J’ai également réalisé que ces vidéos étaient le fruit d’une collaboration entre tous les participants. Il y a une part de moi dans ces vidéos, et une part d’eux en moi.

Cet incident m’a permis de comprendre pourquoi les personnes dotées d’un talent exceptionnel dans un domaine particulier ont parfois tendance à se mettre facilement en colère, à se montrer sensibles, condescendantes ou querelleuses. Je pensais autrefois être différent de ces personnes et me plaçais inconsciemment en position de supériorité. Mais cette expérience a profondément bouleversé cette perception : j’ai réalisé que ceux que je ne comprenais pas auparavant étaient en réalité mon propre miroir.

Je dois garder à l’esprit cet enseignement du Fa : « chérir les autres c’est te chérir toi-même » (Enseignement du Fa à la conférence de Fa en Nouvelle-Zélande).

Raffiner l’or véritable

Les médias constituent un excellent environnement pour nous purifier et nous forger véritablement. Si nous sommes égoïstes, nous aurons du mal à survivre et nous ne persévérerons pas dans cet environnement tendu. Nous devons abandonner notre ego et devenir altruistes afin d’accomplir la mission que le Maître nous a confiée.

Sans cet environnement semblable au fourneau alchimique de Taishang Laojun, je ne pourrais pas m’élever. Sans les compagnons de cultivation qui ont travaillé avec moi, je ne pourrais pas accomplir ce chemin. Je tiens à exprimer ma gratitude envers mes compagnons qui ont toléré mes défauts et m’ont éclairé. Dans un environnement difficile, et face à des situations difficiles à supporter seul, nous nous sommes soutenus et encouragés mutuellement, et avons compensé nos défauts respectifs. Nous avons partagé nos joies et nos peines et avons parcouru ce chemin.

Au cours de ces deux dernières années et sept mois, chaque étape a été un souvenir inoubliable que je garderai toujours en mémoire. Je tiens à remercier sincèrement mes compagnons de cultivation. Je suis également profondément reconnaissant au Maître d’avoir tout arrangé et pris soin de moi avec compassion, moi qui suis un pratiquant plein de défauts.

Ce sont mes expériences de cultivation. Si vous voyez des points que je pourrais améliorer, merci de me les signaler avec bonté.

Merci, Maître ! Merci, compagnons de cultivation !

(Présenté lors de la Conférence de partage d’expériences de cultivation du Falun Dafa de Corée du Sud 2025)

Traduit de l’anglais