(Minghui.org) Le 26 décembre 2025, un homme et son épouse originaires de la ville de Guangzhou, dans la province du Guangdong, ont été illégalement condamnés à une peine de prison en raison de leur croyance dans le Falun Gong.
M. Wu Shiyu, quinquagénaire, a été condamné à quatre ans de prison. Son épouse, Mme Zhang Jin’e, âgée de 44 ans, a été condamnée à trois ans de prison. Ils ont chacun été condamnés à verser une amende de 3000 yuans.
Le juge Wei Xiaoming, président du tribunal du district de Haizhu, assisté des juges Cao Zhaoming et Li Xiaoyuan, ainsi que du procureur Liao Xiaofeng du parquet du district de Haizhu, ont signé le verdict.
Avant cette dernière condamnation illégale, M. Wu avait déjà été illégalement condamné à dix ans de prison pour sa pratique du Falun Gong et avait purgé environ sept années de prison.
Arrestations
M. Wu, né en janvier 1974, a acheté une imprimante au début du mois d’août 2024 et a imprimé, à la fin de ce même mois, 40 exemplaires de l’Hebdomadaire Minghui (un magazine contenant des nouvelles et des reportages sur le Falun Gong). Il a aussi imprimé des messages liés au Falun Gong sur 20 billets de banque.
Du 11 au 13 septembre 2024, l’épouse de M. Wu, Mme Zhang, née en décembre 1981, a placé 24 exemplaires de l’Hebdomadaire Minghui imprimés par son mari dans les paniers des vélos électriques stationnés à l’entrée de la station de métro Panyu Plaza, dans le district de Panyu.
Dans l’après-midi du 13 septembre 2024, des agents de sécurité nommés Wang, Xiong et Zhou l’ont signalée à la police.
Des agents du Bureau de la sécurité intérieure du district de Panyu et du poste de police de Shiqiao ont rapidement interpellé Mme Zhang à la station de métro Chentougang. Le soir même, ils l’ont ramenée à l’appartement dont elle était locataire et ils ont aussi arrêté M. Wu.
La police a saisi les huit livres de Falun Gong appartenant au couple, dix exemplaires de l’Hebdomadaire Minghui, 41 billets de banque (dont les 20 comportant des messages liés au Falun Gong), un ordinateur de bureau, un ordinateur portable, une imprimante et des téléphones portables.
Le 14 septembre, mari et femme ont été placés en détention criminelle et le 21 octobre 2024, des mandats d’arrêt formels ont été émis.
La police fabrique des preuves
Les policiers ont accusé le couple d’« utiliser une organisation sectaire pour saper l’application de la loi », un prétexte couramment utilisé par le régime communiste pour piéger les pratiquants de Falun Gong.
Aucune loi en Chine ne criminalise le Falun Gong ni ne le qualifie de secte.
La police a néanmoins utilisé les objets saisis au domicile du couple comme preuves à charge. Pour donner plus de poids au dossier, les policiers ont exagéré la quantité de documents saisis.
Ils ont trouvé 10 exemplaires de l’Hebdomadaire Minghui au domicile du couple, mais en ont noté 30 dans l’avis de saisie.
Les marque-pages insérés dans certains documents ont également été comptabilisés comme des « documents de propagande sectaire ».
Les huit livres de Falun Gong que mari et femme utilisaient pour leur propre cultivation personnelle ont reçu la même qualification.
Les policiers ont aussi interrogé la jeune enfant du couple et l’a mise sous pression pour qu’elle dise que ses parents lui apprenaient à bien se comporter en suivant les principes du Falun Gong.
La nounou de la famille a elle aussi subi un interrogatoire et elle a été contrainte de révéler ce que le couple lui disait du Falun Gong.
Les conversations du couple avec leur enfant et la nounou ont ensuite été considérées comme documentation de propagande sectaire.
Tout au long de la nuit, M. Wu a subi un interrogatoire pendant des heures. Épuisé, il a révélé les mots de passe de sa tablette et de son téléphone portable.
Après avoir repris ses esprits, il a refusé de divulguer le mot de passe de son ordinateur portable malgré les menaces de la police.
Bien que M. Wu n’ait pas distribué d’Hebdomadaire Minghui, il a été inscrit comme co-distributeur avec son épouse.
Mme Zhang, qui n’avait aucune connaissance informatique et n’était pas impliquée dans l’impression des documents, a été inscrite comme co-productrice de ces documents.
Le 23 septembre 2024, la police a de nouveau saccagé le domicile du couple alors qu’il n’y avait personne sur place.
Les policiers n’avaient pas non plus de témoin tiers présent, comme l’exige la loi.
Lorsque l’avocat du couple a ensuite examiné le dossier, il a constaté que les photos de la seconde perquisition montraient des objets qui avaient déjà été saisis lors de la première.
Acte d’accusation et procès
Le 16 décembre 2024, le Bureau de la sécurité intérieure du district de Panyu a soumis le dossier au parquet du district de Panyu. Le 15 janvier 2025, le dossier a été transféré au parquet du district de Haizhu, puis retourné à la police le mois suivant pour complément d’information. En mars 2025, la police de Panyu a de nouveau soumis le dossier. L’avocat du couple a noté que le nombre d’exemplaires de l’Hebdomadaire Minghui saisis, déjà modifié de dix à trente auparavant, avait de nouveau été changé, noté à la main sur le document, et était passé à 50 exemplaires. Le 10 avril 2025, le procureur Liao a illégalement inculpé le couple et transmis le dossier au tribunal du district de Haizhu. Le 19 juin 2025, le couple a comparu devant le tribunal.
Deux personnes se présentant comme des responsables de haut niveau ont été aperçues au palais de justice. Vers 15 h, lorsque l’audience a commencé, l’avocat du couple a demandé que les preuves fournies par la police soient exclues du procès, pour les raisons mentionnées ci-dessus. Le juge Wei, président du tribunal, a déclaré qu’il devait visionner les vidéos de la police et a ordonné une suspension de séance. Il a repris l’audience à 17 h 30, malgré les inquiétudes de l’avocat, qui estimait qu’il était trop tard.
L’avocat a rappelé le fait qu’il n’est pas illégal de pratiquer le Falun Gong en Chine et a souligné que ses clients n’avaient enfreint aucune loi en imprimant ou en distribuant des documents de Falun Gong. Au moment des déclarations finales, le juge Wei a interrompu le couple alors qu’ils n’avaient dit que quelques mots. Il a frappé de son marteau pour mettre fin à l’audience.
Le 26 décembre 2025, Wei a prononcé le verdict concernant le couple. Avant cela, il avait condamné au moins trois autres pratiquants locaux depuis septembre 2024 dont M. Huang Ruhong (condamné à 4 ans), Mme Zhao Ying (condamnée à 3 ans et demi) et Mme Chen Jinqing (condamnée à 3 ans et demi).
Persécutions antérieures
Au cours des plus de vingt années passées, M. Wu et Mme Zhang ont tous deux été pris pour cible à plusieurs reprises en raison de leur croyance.
Le 4 janvier 2001, M. Wu a été arrêté dans le district de Teng, province du Guangxi (à environ 320 km de la ville de Guangzhou), et détenu pendant quinze jours. Il a été libéré sous caution, puis a été condamné à dix ans de prison le 29 novembre de la même année, par le tribunal intermédiaire de la ville de Guangzhou. Il a ensuite été incarcéré à la prison de Sihui, dans la province du Guangdong. En août 2008, M. Wu a été libéré de manière anticipée. Après son retour chez lui, il a exercé divers emplois. À un moment donné, il travaillait comme agent de sécurité dans une banque, mais la police le harcelait continuellement. Son responsable, craignant d’être impliqué, l’a alors licencié.
Peu après le début de la persécution qui a débuté en juillet 1999, Mme Zhang s’est rendue à Pékin pour faire appel en faveur du Falun Gong. Elle a été illégalement arrêtée, ramenée dans la province du Guangdong et détenue pendant quinze jours.
Des articles connexes sont disponibles en anglais.
Traduit de l’anglais
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