(Minghui.org) Le 16 décembre 2025, une femme de 71 ans de la ville de Nanchong, province du Sichuan, a été jugée pour sa croyance dans le Falun Gong, une discipline méditative et spirituelle que le régime communiste chinois persécute depuis 1999.
Le 3 septembre 2025, Mme Huang Dagui a été arrêtée après avoir été suivie par l’agent Zhang Meng du poste de police de Beihu pour avoir distribué des documents de Falun Gong. Son arrestation a ensuite été approuvée et, le 3 novembre, la police a soumis son dossier au parquet du district de Shunqing.
La famille de Mme Huang n’a pas été informée de la date du procès et en a seulement été informée par l’avocat. Son mari, âgé de 81 ans, n’a pas été autorisé à assister à l’audience tenue au tribunal du district de Shunqing le 16 décembre, car il « figurait comme témoin à charge ». Un huissier l’a même tenu à l’écart dans une salle jusqu’à la fin du procès.
L’avocat de Mme Huang a plaidé non coupable en son nom. Il a fait valoir que sa cliente n’avait enfreint aucune loi en exerçant son droit constitutionnel à la liberté de croyance et qu’il était illégal pour la police de la suivre et de la filmer sans avoir préalablement établi des preuves à son encontre.
L’avocat a également souligné que l’enregistrement de l’interrogatoire était invalide, puisque sa cliente ne l’avait pas signé. Il a ajouté que la police avait enfreint les procédures légales en confiant la validation des preuves à charge au Bureau 610 de Haizhou, affilié au Département de police de la ville de Nanchong, au lieu de recourir à un organisme tiers comme l’exige la loi.
L’avocat a mis au défi la procureur Liu Ying d’expliquer comment Mme Huang avait « porté atteinte à l’application de la loi », comme indiqué dans l’acte d’accusation.
Mme Huang a témoigné pour sa propre défense et a insisté sur le fait qu’elle n’avait enfreint aucune loi en pratiquant le Falun Gong ou en diffusant des informations à ce sujet.
Le juge Dang Lijun a ajourné l’audience sans prononcer de verdict.
Mme Huang et son mari dépendaient de son revenu mensuel d’environ 1000 yuans, provenant de petits boulots de nettoyage. Son arrestation plonge son mari dans une situation désespérée.
Persécution antérieure
Mme Huang a entendu parler du Falun Gong en 2001, alors qu’elle était détenue pour avoir vendu de fausses factures. Un pratiquant de Falun Gong détenu dans le même établissement qu’elle lui a expliqué que la persécution était illégale et comment le Falun Gong apprend aux pratiquants à être de bonnes personnes. Elle a commencé à pratiquer le Falun Gong et elle est restée ferme dans sa croyance après sa libération.
Le 11 avril 2002, Mme Huang a été arrêtée pour avoir distribué des documents d’information sur le Falun Gong. Alors qu’elle était détenue au centre de détention de Yuechi, les gardiens l’ont menotté à un lit pendant dix-sept jours et ne lui ont pas permis d’aller aux toilettes. Après avoir été libérée du lit, elle avait de la difficulté à marcher et ses membres tremblaient de façon incontrôlable. Le 8 avril 2003, elle a été arrêtée de nouveau et a été détenue dans un centre de lavage de cerveau dont on ignore la durée.
Le 24 avril 2016, Mme Huang a été arrêtée une fois de plus pour avoir distribué des documents d’information sur le Falun Gong. Le 13 mai 2016, plus de vingt policiers ont fouillé son lieu de travail et son domicile. Fin juillet, ils ont soumis son dossier au parquet du district de Jialing et, le 28 novembre, elle a été jugée par le tribunal du district de Jialing. Le 10 janvier 2017, le juge l’a condamnée à une peine d’un an et à une amende de 2000 yuans.
Voir aussi :
Deux pratiquantes de la ville de Nanchong condamnées à la prison
Traduit de l’anglais
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