(Minghui.org) J’ai toujours été fermement convaincue que le Falun Dafa est bon et juste. Après avoir commencé à pratiquer, mon cœur s’est empli de joie et de bonheur, et j’ai ressenti le désir de faire connaître à tous les merveilles du Falun Dafa. J’ai participé à l’organisation de l’étude collective du Fa, j’ai enseigné les exercices à d’autres personnes et je leur ai parlé du Falun Dafa. Aujourd’hui à la retraite, après avoir été fonctionnaire, je souhaite partager mes nombreuses années d’expérience dans mon xiulian.

Ceux qui ont pris part à la persécution ont connu un triste sort

Le 20 juillet 1999, alors que je pratiquais les exercices avec un groupe d’une centaine de personnes, nous avons appris que les autorités avaient interdit la pratique du Falun Dafa. Le responsable local de notre groupe de pratique nous a conseillé de dissimuler nos livres de Dafa. C’était comme si le ciel nous tombait sur la tête.

S’ensuivit rapidement une vague effrénée de perquisitions à domicile et d’arrestations de pratiquants de Falun Dafa. Les autorités locales ont appréhendé et placé en détention tous ceux qu’elles considéraient comme des « cibles prioritaires ». Un fonctionnaire, membre de la famille d’un responsable municipal, a été chargé de préparer les repas des personnes détenues. Ces dernières recevaient une bouillie très liquide trois fois par jour. Ce fonctionnaire est décédé dans un accident de voiture en 2004.

J’avais dissimulé un exemplaire format de poche du Zhuan Falun (l’ouvrage principal du Falun Dafa) sur mon lieu de travail. Un collègue a découvert le livre et l’a remis directement à son supérieur, un responsable au niveau du district. Ce responsable et son épouse avaient tous deux pris part à la diffusion d’une propagande calomnieuse à l’encontre du Falun Dafa.

Un secrétaire adjoint du Parti communiste chinois (PCC) de la ville, chargé de la Commission des affaires politiques et juridiques, a participé à l’arrestation de pratiquants, à la confiscation de livres de Falun Dafa et à l’imposition d’amendes. Lui et sa famille ont connu de nombreuses épreuves. Plus tard, il est mort d’un cancer à l’âge de 50 ans.

Les gens ont fini par se rendre compte que plusieurs de ces responsables municipaux ou locaux, qui avaient pris part à la persécution des pratiquants de Falun Dafa, ont été confrontés à diverses difficultés. Certains sont décédés dans des accidents de la route ou des suites d’un cancer, tandis que d’autres ont connu de graves problèmes familiaux.

Créer un environnement propice à la pratique

Au travail, j’étais sous surveillance, et à la maison, mon mari me surveillait aussi. Il m’était impossible d’avoir le moindre contact avec d’autres pratiquants ; si, par hasard, j’en croisais un, nous ne pouvions qu’échanger des sourires. Chez moi, je ne pouvais ni lire les ouvrages de Dafa ni faire les exercices. Je subissais une pression immense. Chaque journée me semblait durer une éternité. Que faire ? Très angoissée, je me demandais si c’était réellement la vie qu’une pratiquante de Falun Dafa devait mener. J’ai pris conscience que tant que la situation à la maison ne changeait pas, je ne pouvais pas être en mesure d’étudier le Fa ou de faire les exercices sereinement. Il fallait donc que je crée un environnement propice au xiulian.

Un jour, j’ai dit à mon mari : « Si tu ne me laisses pas étudier le Fa ni faire les exercices, quel est l’intérêt pour moi de vivre ici ? Je vais partir et ne rien prendre avec moi, et tu ne vas pas chercher à connaître l’endroit où je vais ni sur la façon dont je vais subvenir à mes besoins. »

Mon mari était abasourdi. Il sait que quand je dis quelque chose, je le fais. Il m’a répondu : « Tu peux pratiquer à la maison. Je vais cesser de te contrôler. » Dès lors, j’ai pu étudier le Fa et faire les exercices chez moi, et réaliser des documents d’information pour le Falun Dafa.

Malheureusement, mon mari ne m’autorisait toujours pas à entrer en contact avec d’autres pratiquants. Pendant longtemps, j’ai pratiqué toute seule. Plus tard, j’ai changé de travail, mais, durant une longue période, je n’ai trouvé aucun autre pratiquant dans les environs.

En cette période, je parlais du Falun Dafa à des personnes, tout en confectionnant et en distribuant des brochures d’information sur le Falun Dafa. En conséquence, quelqu’un m’a signalée au Bureau 610 du district, et son directeur m’a signalée à mon supérieur au travail. Il semble qu’un collègue, à qui j’avais conseillé de ne pas rejoindre le PCC, m’a signalée. Bien que ce supérieur sache que le Falun Dafa est bon, il a été effrayé et il a exercé des pressions sur moi. Les autorités locales m’ont localisée en utilisant des logiciels permettant de contourner le blocus Internet, puis ils ont perquisitionné mon domicile. Ma famille était terrifiée.

Finalement, une autre pratiquante, qui avait été contrainte de se déplacer en raison de la persécution, a réussi à me retrouver. Dès lors, chaque fois que j’avais du temps, je me rendais dans le lieu de production pour réaliser des copies des documents de Dafa ainsi que des conférences récentes du Maître. Je confectionnais des affiches, des banderoles et des brochures. Nous étions en mesure de produire plus d’une centaine de brochures par jour.

Aller à la rencontre des gens pour les sauver

Bien que la ville où je vivais n’était pas grande, elle était truffée d’un très grand nombre de caméras de surveillance, installées par la Commission des affaires politiques et juridiques du PCC. Les autorités avaient également recours à des informateurs – recrutés parmi les voisins, les bénéficiaires d’aides sociales, les employés chargés de la propreté urbaine, les retraités et d’autres personnes – pour surveiller en permanence les rues et les ruelles. Les pratiquants qui fournissaient des documents étaient suivis, arrêtés illégalement et détenus dans des centres de lavage de cerveau. Certains d’entre eux ont même été condamnés à de lourdes peines de prison.

Plus tard, deux pratiquants locaux ont commencé à aller à la rencontre des gens chaque jour pour clarifier la vérité et les persuader à démissionner du PCC. Quant à moi, la pression psychologique était si forte, que j’hésitais à franchir le pas.

Un jour, une compagne de cultivation m’a dit : « Tu accordes trop d’importance à ta famille, en croyant qu’elle ne peut pas se débrouiller sans toi. Tu t’imagines être la personne la plus compétente, mais ce n’est qu’une apparence. »

Une autre pratiquante m’a dit : « N’accorde pas trop d’importance aux sentiments humains. La rectification de Fa est déjà parvenue à sa phase finale. Tu dois te hâter et rattraper ton retard ! »

Leurs paroles n’étaient pas agréables à entendre, mais je savais qu’elles étaient pour mon propre bien. Elles s’inquiétaient pour moi en constatant qu’il me manquait quelque chose dans ma cultivation. Le Maître m’a également fait comprendre certaines choses, à maintes reprises dans mes rêves. J’ai fini par réaliser que mon problème ne résidait pas dans un attachement sentimental envers ma famille. C’était la peur !

Un jour, avant notre étude collective du Fa, une autre pratiquante m’a dit : « Je souhaite vraiment t’aider dans ta cultivation, afin que nous puissions suivre le Maître et rentrer ensemble à la maison. »

Je n’ai rien dit. Cette nuit-là, je n’ai pas réussi à dormir. J’ai repensé aux épreuves et aux difficultés que j’avais rencontrées sur mon chemin de cultivation. J’ai pris conscience que chaque pas que j’avais fait reposait sur la protection du Maître. Sans cette protection, je n’aurais pas été capable de surmonter ces épreuves et ces tests. J’ai ressenti de la honte face à ma propre faiblesse et à mon égoïsme. Je me suis sentie indigne du Maître. J’ai pris la ferme résolution de surmonter ma difficulté à m’entretenir en personne avec les gens et sauver les êtres.

Mais comment y parvenir, sans l’aide d’autres pratiquants me montrant la marche à suivre ? Après m’être interrogée, j’ai décidé de commencer par rendre visite à une nièce éloignée et son mari. Le lendemain, j’ai apporté des fruits de la campagne et je suis allée leur rendre visite. Je leur ai parlé du Falun Dafa et de la raison pour laquelle des millions de Chinois avaient déjà renoncé au PCC. Au début, ma nièce a quelque peu hésité, mais son mari lui a dit : « Écoutons-la. Elle cherche ce qu’il y a de mieux pour nous. » C’est ainsi qu’ils ont tous deux démissionné du PCC.

Ce soir-là, j’ai décidé de me rendre le lendemain chez ma cousine aînée pour dire à son mari de démissionner du PCC. J’ai apporté chez elle des légumes que j’avais ramenés de la campagne. Elle était absente, mais son mari était là. Je suis allée droit au but. À ma grande surprise, il a accepté sans hésiter : « Bien sûr, aide-moi à démissionner du PCC, je t’en prie. » C’était pourtant quelqu’un avec qui il était d’habitude assez difficile de communiquer. J’ai pensé : « Le Maître m’encourage ! » J’ai alors compris que je n’avais plus aucune raison d’avoir peur. Dès lors, j’ai commencé à sortir chaque jour pour parler du Falun Dafa aux gens et de la nécessité de démissionner du PCC.

Au début, je parlais à une ou deux personnes par jour pour démissionner du PCC et elles se retiraient du PCC. Certains jours, personne ne démissionnait, mais cela ne me décourageait pas. Je continuais à parler aux gens tous les jours. Plus je parlais, plus cela devenait facile. Aujourd’hui, je parviens à aider environ six personnes par jour, parfois même plus de dix à se retirer du PCC. J’ai rencontré toutes sortes de personnes : des partisans, des opposants, des individus qui ont proféré des insultes, d’autres qui ont réclamé de l’argent, et ainsi de suite. Quoi qu’ils aient dit, je suis restée imperturbable. Je ne me focalise pas sur le nombre de personnes qui démissionnent du PCC chaque jour. Je m’en tiens toujours à ce principe : même si elles ne se retirent pas cette fois-ci, elles ont au moins entendu la vérité, ce qui jettera les bases d’une occasion future.

Mes chers compagnons de cultivation, hâtez-vous d’aller à la rencontre de ceux qui attendent de connaître la vérité sur Dafa et sur la persécution ! Même si vous n’en parlez qu’à une seule personne par jour, cela représente 30 personnes en un mois, et plus de 300 personnes en une année !

Mon cœur est rempli de bonheur et de joie chaque jour ! Nous avons Dafa et le Maître, et nous sommes les personnes les plus chanceuses au monde.

Traduit de l’anglais