(Minghui.org) Après mon retour chez moi, ayant été illégalement détenue pendant plus de trois ans, j’ai réalisé que j’avais raté la date limite pour soumettre ma demande de retraite.
Je n’arrêtais pas de me demander si je devais demander ma retraite et percevoir ma pension. Toute cette expérience a été un véritable parcours de cultivation. Voici les détails.
Éviter les difficultés
J’avais un très bon emploi, mais en raison de la persécution, j’ai été licenciée par mon employeur en 2007. Pendant plus de dix ans, je n’ai eu aucune source de revenus. Je suis allée voir plusieurs de mes anciens responsables au sein de l’entreprise où j’avais travaillé pour leur parler du Falun Dafa et de la persécution. Bien qu’ils aient exprimé leur sincère compassion pour ma situation après avoir pris connaissance des faits, ils semblaient incapables de m’aider face à la pression exercée par leurs supérieurs et au climat de persécution qui règne en Chine.
Forte de mes expériences passées, de ma récente sortie de prison et de ce que j’avais lu sur Minghui.org, je savais parfaitement quelles difficultés les pratiquants rencontraient pour récupérer leur pension de retraite, notamment une pratiquante de ma région dont la situation était similaire à la mienne. Accompagnée de sa famille, elle avait parcouru des centaines de miles en voiture pour aller signaler sa situation aux autorités provinciales, pour finalement ne recevoir qu’une très maigre allocation mensuelle. Comme tout ce que je voyais et entendais concernait ces difficultés, j’ai développé un important blocage mental.
Pour surmonter les difficultés financières auxquelles j’étais confrontée, j’ai essayé à plusieurs reprises de trouver un emploi temporaire, mais sans succès. Avec le recul, j’ai compris que c’était parce que je n’agissais pas conformément au Fa (les enseignements du Falun Dafa).
Comme tous les membres de ma famille travaillent, je dois m’occuper de mon petit-fils, faire la cuisine et m’occuper des tâches ménagères tous les jours. Non seulement j’ai peu de temps pour étudier le Fa, mais je n’arrive pas non plus à calmer mon esprit. Cependant, si mes pensées ne sont pas tournées vers le Fa et si je n’ai pas une pensée droite, je n’aurai pas de sagesse. À plusieurs reprises, j’ai songé à me rendre sur mon lieu de travail pour demander ma retraite et ma pension, mais toutes sortes d’attachements humains et d’idées préconçues ne cessaient de remonter à la surface, et je finissais toujours par remettre cela à plus tard, choisissant de faire des compromis. Faire ce premier pas a été très difficile.
Identifier les causes profondes de la persécution
Je sais que la pensée droite émane du Fa. J’ai apaisé mon esprit et, après avoir étudié le Fa en silence, j’ai réalisé que je n’avais jamais examiné de manière rationnelle et claire les raisons profondes de la perte de mon emploi. Je pensais simplement que c’était la malveillance de cette persécution qui avait poussé mes supérieurs à coopérer avec le Parti communiste chinois (PCC) pour me pousser hors de l’entreprise afin de se protéger eux-mêmes. Cependant, les pratiquants ne peuvent pas se contenter de regarder en surface ; nous devons regarder à l’intérieur.
En 1999, lorsque le PCC a lancé la persécution, mon employeur m’a demandé de choisir entre ma croyance et mon appartenance au PCC. Sans hésiter, j’ai choisi le Falun Dafa, et mon employeur s’en est servi comme prétexte pour m’exclure du Parti. À cette époque, j’étais également attachée à la période de rectification de Fa et je ne voulais pas subir les harcèlements répétés de mon employeur. Sous la double pression du travail et de l’anxiété mentale, j’ai eu des pensées telles que « persévérer dans ma croyance et abandonner mon emploi », convaincue à tort à l’époque que ma croyance était inébranlable. Cette pensée impure a été exploitée par les forces anciennes, et j’ai effectivement perdu mon emploi.
Cela a non seulement entraîné des difficultés dans ma propre vie, mais a également eu un impact négatif sur mon entourage. En effet, lorsque je travaillais, beaucoup de gens avaient compris la vérité et avaient choisi de se retirer du PCC et de ses organisations affiliées. Après avoir perdu mon emploi, ils ont pensé que, comme je pratiquais le Falun Dafa, je ne me souciais même plus de mon travail. Ils ont donc commencé à prendre leurs distances avec moi.
Heureusement, la rectification de Fa n’est pas encore terminée, et j’ai encore l’occasion de réparer mes erreurs. J’ai sans cesse regardé à l’intérieur et j’ai éliminé mes attachements humains, ma pensée droite s’est renforcée. J’ai décidé de me rendre sur mon lieu de travail pour régler les formalités liées à mon départ à la retraite et à ma pension.
Éliminer le ressentiment envers mon mari
Un jour, alors que mon mari était à la maison, je me suis changée pour sortir. Avant que je ne quitte la maison, il m’a demandé : « Où vas-tu ? »
J’ai répondu : « À mon travail, pour parler de ma retraite. »
Il s’est tout de suite mis en colère : « Tu as encore le culot d’aller à ton travail ? Quelqu’un comme toi croit pouvoir prendre sa retraite normalement avec une pension ? Est-ce que c’est seulement possible ? Tu ne sais vraiment pas te tenir. »
Je l’ai regardé calmement et je lui ai dit : « Surveille les enfants un petit moment. Je reviens tout de suite. »
En sortant de chez moi, j’ai repensé à notre passé. Nous formions autrefois une famille aisée. Après la perte de mon emploi, c’est mon mari qui a pris en charge toutes les dépenses du foyer. Il avait toujours été économe et avait beaucoup enduré. Maintenant que j’étais de retour après ma détention injustifiée, mon mari, qui avait toujours soutenu ma cultivation, se montrait froid et sarcastique à mon égard. Et il était devenu très autoritaire en matière de finances. Si je m’absentais longtemps, il se mettait en colère à mon retour. La plupart du temps, je parvenais à le supporter, mais je me disais toujours : j’ai raison, c’est lui qui a tort. Je ressentais souvent du ressentiment : je pensais que c’était une mauvaise personne, qu’il me contrôlait financièrement et qu’il me rabaissait devant nos proches et nos amis ; qu’il ne m’avait pas aidée lorsque j’avais été dans une situation très difficile, mais qu’au contraire, il avait ajouté l’insulte à la blessure. Je ne voyais que ses défauts. Mais c’était une erreur : je cultive depuis près de trente ans, et pourtant je me comparais à une personne ordinaire, en utilisant des notions humaines pour débattre de qui a raison et qui a tort. Ce n’était pas correct.
Au fil des années, mon mari m’a soutenue contre vents et marées. Il a toujours cru en l’intégrité du Maître et en la droiture du Falun Dafa, en particulier depuis le début de la persécution. Il m’a accompagnée pour distribuer des DVD de clarification de la vérité et coller des autocollants de clarification de la vérité. Une nuit d’orage, il a bravé une pluie battante pour sortir seul et retirer un panneau d’affichage qui calomniait Dafa. Pendant ma détention illégale, il a protégé notre foyer et enduré silencieusement les souffrances. Il a versé des larmes de chagrin lorsque la persécution était à son paroxysme. À l’époque, le climat était terrifiant, et il a osé tout risquer pour m’accompagner dans nos actions visant à valider le Fa. Quand j’y repense aujourd’hui, j’en suis encore profondément émue.
La vérité rectifie le cœur des gens
Je suis rapidement arrivée à l’entrée de mon lieu de travail. C’était l’endroit où j’avais travaillé et vécu pendant vingt-huit ans, un endroit où je n’étais pas retournée depuis plus de dix ans. Avant le début de la persécution, j’aimais profondément mon travail et tout ce qui concernait cet endroit. Après le début de la persécution, confrontée à des préjudices injustifiés et au harcèlement constant consistant à me forcer à signer des documents et à rédiger des déclarations de renoncement à ma croyance, j’ai commencé à ressentir de la résistance et de la confusion à l’égard de cet endroit. Même si tout le monde savait que nous, les pratiquants, étions des gens bien, dans le climat terrifiant créé à l’époque par le PCC malveillant, beaucoup de gens, mus par leur intérêt personnel, avaient choisi de coopérer avec le PCC pour persécuter le Falun Dafa et ses pratiquants.
Après m’être enregistrée à l’entrée, je me suis rendue au bureau. Le directeur était un ancien collègue que je connaissais bien, et sa froideur m’a surprise.
Il a demandé d’un ton désinvolte : « Quoi de neuf ? »
J’ai dit : « Ça concerne ma retraite. »
Il a demandé, perplexe : « Tu n’as pas travaillé depuis tant d’années. Quel est ton lien avec l’entreprise ? Pourquoi demandes-tu à prendre ta retraite ? »
J’ai répondu : « Si je n’ai pas travaillé pendant tant d’années, ce n’est pas à cause d’erreurs professionnelles de ma part, mais à cause de cette persécution irrationnelle, et tu le sais bien. J’ai parlé à tous mes anciens responsables, à l’exception de l’actuel, et aucun d’entre eux n’a dit que je n’avais aucun lien avec l’entreprise. Nous avons commencé à travailler ensemble, et j’ai près de trente ans d’ancienneté ; tu peux en témoigner. De plus, lorsque je travaillais, une partie de mes cotisations de retraite ont été prélevées sur mon salaire. Tu ne peux pas effacer tout cela d’un revers de la main. »
Mes paroles posées laissaient transparaître une pointe d’autorité. À ce moment-là, il a semblé reprendre ses esprits et m’a fixée d’un air absent en disant : « Ce n’est pas ce que je voulais dire. Je ne sais tout simplement pas comment gérer cette situation. »
J’ai souri et j’ai dit : « Je comprends. Pourrais-tu m’aider et te renseigner autour de toi ? »
Il a rapidement répondu : « D’accord, je peux demander des instructions à mes supérieurs. »
Éliminer la peur des supérieurs
Alors que je sortais du bureau et m’apprêtais à descendre, je suis tombée sur une autre ancienne collègue. Elle s’est montrée très serviable lorsqu’elle a appris que j’étais là pour discuter de ma retraite. Je lui ai brièvement expliqué ce qui s’était passé, et elle m’a dit : « Tu ne peux pas simplement aller le voir pour ça ; tu dois t’adresser directement aux responsables supérieurs. La personne en charge s’appelle Hao Ming (pseudonyme). » Elle m’a donné ses numéros de téléphone ainsi que ceux de Hao, et m’a exhortée encore et encore à agir rapidement et à la contacter à tout moment. Quelle coïncidence ! Je sais que le Maître veillait sur moi et m’aidait.
Ensuite, j’ai dû affronter des supérieurs que j’avais toujours redoutés. De l’enfance à l’âge adulte, de l’école au travail, les « consignes des supérieurs » et les « inspections des supérieurs », omniprésentes, créaient une atmosphère qui instillait inconsciemment tension et peur. Ce phénomène monstrueux, qui n’aurait pu voir le jour que dans la sphère malveillante de la culture du PCC, s’était profondément enraciné dans le cœur des gens, les contrôlant et les empoisonnant. Si je n’avais pas été une pratiquante, je n’aurais jamais pu identifier et éliminer ces toxines. Les « supérieurs », que je considérais autrefois comme une forteresse inexpugnable, ont commencé à s’effondrer quand j’ai reconnu leur véritable nature.
En même temps, j’ai également pris conscience de ce que signifie être une pratiquante pendant la période de la rectification de Fa. Non seulement nous avons des responsabilités et des missions, mais nous possédons également des pouvoirs et des capacités surnaturels illimités. Très souvent, c’est lorsque notre pensée droite est insuffisante, voire inexistante, que nous sommes hésitants et même immobiles face aux problèmes.
Rencontrer chaque responsable
Le lendemain, mon enfant m’a conduite chez l’autorité « de niveau supérieur ». Comme elle se trouvait à plus de 100 kilomètres, nous ne sommes arrivés qu’après 9 heures du matin. Lorsque nous sommes entrés, l’agent de sécurité m’a demandé qui je cherchais. J’ai répondu « Hao Ming ». Il a commencé à composer le numéro, mais après plusieurs tentatives, il n’a pas réussi à joindre quelqu’un et m’a dit : « Ce n’est pas grave, personne ne répond. Entrez donc. » Ensuite, il m’a ensuite donné le numéro du bureau de Hao.
Lorsque je suis arrivée au neuvième étage et que je suis sortie de l’ascenseur, mon cœur s’est mis à battre à tout rompre et mes dents claquaient de manière incontrôlable. À ce moment-là, j’ai compris que ce n’était pas moi ; c’était la peur tenace qui était ancrée en moi depuis des années, cette peur qui me rendait crispée à la simple évocation du mot « supérieur », qui me faisait trembler. J’ai supplié le Maître de m’aider, tout en émettant une puissante pensée droite pour éliminer l’interférence perverse provenant d’autres dimensions.
Lorsque je suis arrivée devant la porte indiquée, mon esprit s’était déjà calmé. J’ai frappé à la porte, et une femme qui semblait avoir la quarantaine m’a ouvert.
Elle a levé les yeux vers moi et m’a demandé : « Qui cherchez-vous ? »
J’ai répondu, « Hao Ming ».
Elle m’a demandé : « C’est à quel sujet ? » J’ai alors réalisé que c’était elle, Hao Ming. Après m’être présentée, je lui ai expliqué la raison de ma visite.
Elle m’a dit : « J’ai entendu votre histoire. Vous pratiquez toujours le Falun Dafa ? » Je lui ai répondu : « Authenticité-Bienveillance-Tolérance est merveilleux. N’est-ce pas ? »
Plusieurs autres fonctionnaires présents dans la pièce, qui étaient occupés à leurs propres tâches, ont levé les yeux vers moi, stupéfaits. Je suis restée là, souriante, j’ai jeté un coup d’œil aux personnes autour de moi, puis j’ai regardé Hao avec bienveillance. Elle m’a souri et m’a dit : « N’abandonnez pas. Vous arriverez peut-être vraiment à obtenir votre certificat de retraite. »
J’ai demandé : « Qui dois-je contacter ? »
Elle m’a répondu : « Contactez d’abord votre supérieur hiérarchique. » Elle m’a expliqué que j’avais besoin des documents de licenciement de l’époque.
J’ai répondu : « Je n’ai pas ces documents. »
Elle m’a demandé : « Votre entreprise ne vous les a-t-elle pas remis à l’époque ? »
J’ai demandé : « Puis-je les demander maintenant ? »
Elle m’a répondu : « Oui. »
Puis j’ai composé le numéro du directeur et il m’a demandé : « Où êtes-vous ? »
Quand il a appris que j’étais dans cette ville, près de cette responsable « de haut rang », il m’a dit d’un ton nerveux : « Pourquoi êtes-vous allée directement là-bas ? Revenez vite. On en parlera à votre retour. »
Avant de partir, Hao m’a dit : « Vous avez fait tout ce chemin. Vous n’avez pas besoin de revenir. Laissez simplement untel (en parlant du directeur du bureau) s’en occuper. »
De retour chez moi, je me suis rendue directement au bureau de mon ancien patron et j’ai frappé à sa porte. Auparavant, j’avais pris soin de m’examiner dans le miroir : mes vêtements étaient appropriés, mon expression sereine et, dans l’ensemble, j’avais l’air naturel et à l’aise, un signe de respect à son égard. Lors de notre première rencontre, je me suis présentée et lui ai expliqué la raison de ma visite. Il m’a dit : « Je suis au courant de votre situation ; je ne m’attendais pas à vous voir d’aussi bonne humeur. »
Une fois assise, j’ai tout naturellement parlé de croyance, de vérité, et enfin, des nombreuses difficultés auxquelles j’avais été confrontée dans ma vie après avoir perdu mon emploi, me retrouvant sans revenu.
J’ai répondu : « J’ai traversé beaucoup d’épreuves ces dernières années. Les difficultés de la vie ne me font plus peur, mais j’ai du mal à gérer les relations financières avec mes proches et mes amis. »
Il a réfléchi un instant, puis a dit : « Et si j’essayais de vous aider à résoudre certaines de vos difficultés actuelles à court terme ? »
Ses paroles m’ont surprise, et j’ai rapidement répondu : « Ce n’est pas ce que je voulais dire. Cela ne vous mettrait-il pas dans une situation délicate ? De toute façon, je n’accepterai rien à quoi je n’ai pas droit. Aidez-moi simplement à régler mon problème de retraite. »
Il a dit : « Je ne m’attendais pas à ce que vous soyez aussi attentionnée. Ne vous inquiétez pas, s’il vous plaît. Si je peux le faire, je m’y consacrerai à 100 %, pas seulement à 90 %. »
Je l’ai remercié, puis j’ai quitté son bureau : il s’est levé pour m’accompagner jusqu’à la cage d’escalier.
La pandémie est arrivée, puis s’est dissipée
Comme mon employeur ne m’avait pas fourni les documents nécessaires lors de mon départ et que la personne chargée du dossier ne se souvenait pas de moi, le problème est resté en suspens jusqu’à la fin du confinement lié à la COVID, qui a duré trois ans. De plus, je ne comprenais pas tout à fait les procédures à suivre et j’ai dû consulter un avocat, ce qui a entraîné des frais juridiques.
Une fois la pandémie levée, un neveu éloigné que je n’avais pas vu depuis de nombreuses années est soudain venu me rendre visite. Il travaille pour une grande entreprise publique en Chine et, inquiet pour moi, il a abordé le sujet de ma retraite. Étant devenu avocat quelques années auparavant, je lui ai demandé de m’expliquer certains points qui ne m’étaient pas clairs. De retour chez lui, il a pris l’initiative d’appeler mon supérieur hiérarchique pour l’exhorter à accélérer la procédure, mais il s’est rendu compte que mon dossier personnel avait de nouveau disparu. Il m’a dit : « Tu vas devoir retourner sur ton lieu de travail pour régler cette affaire. »
Lorsque je suis retournée voir mon supérieur, il m’a dit : « Nous vous tiendrons au courant dès que nous aurons les résultats. » Quelques jours plus tard, j’ai reçu un appel et je suis retournée dans le bureau de mon supérieur. Je sentais clairement qu’il subissait une forte pression.
Il a marqué une pause, puis a dit d’un air désemparé : « Ces derniers jours, nous avons fouillé tout le bureau. Hier, nous avons même envoyé deux jeunes gens en ville avec le directeur du bureau. Nous avons cherché partout où c’était possible, mais nous n’avons toujours pas retrouvé votre dossier. Je ne sais pas s’il est possible de le remplacer. »
J’ai dit : « Le remplacement du dossier pourrait nécessiter une expertise de la part du service judiciaire. »
Il a répondu : « Alors vous devrez poursuivre l’entreprise en justice. C’est la seule solution. » Puis, il s’est montré quelque peu agité et s’est plaint du chaos qui régnait autrefois au sein de la direction, des innombrables problèmes qui l’avaient tourmenté, etc. Tout cela l’avait rendu malade et lui avait donné des vertiges ces deux derniers jours.
J’ai écouté ses plaintes en silence, et j’ai compati à sa souffrance. Tout ce que je pouvais faire, c’était écouter ses problèmes et me montrer compréhensive et tolérante. Lorsqu’il s’est rendu compte qu’il avait perdu son sang-froid, il s’est interrompu, brusquement, gêné. Je lui ai dit calmement : « Merci de me faire confiance et de partager avec moi votre tourment intérieur. Vous savez, dès notre première rencontre, j’ai senti que vous étiez quelqu’un d’honnête, une personne responsable et sur laquelle on peut compter. C’est peut-être le destin. Même si j’espère que mon problème pourra être résolu, je ne veux pas vous compliquer la vie ni vous faire de mal. Je n’intenterai pas de procès contre mon employeur à moins que ce ne soit absolument nécessaire. Réfléchissons ensemble pour voir s’il existe d’autres solutions. »
Il a dit : « Vous savez quoi ? Untel (en parlant d’un collègue) part aussi à la retraite l’année prochaine et va se retrouver confronté au même problème. »
J’ai répondu : « Je vois. On pourra régler nos problèmes ensemble, n’est-ce pas ? »
Il a répondu : « C’est une bonne idée ! »
Après avoir dit cela, il a semblé se souvenir soudain de quelque chose ; il s’est immédiatement levé et a dit : « Venez avec moi. »
Quand nous sommes arrivés dans le couloir, nous sommes tombés sur un employé qui était chargé des dossiers. Le responsable a fait un geste de la main et lui a dit d’une voix forte : « Des dossiers peuvent se perdre ? Allez vérifier. Est-ce que le mien a disparu lui aussi ? »
Je l’ai accompagné au bureau. Il a dit au directeur : « Allez vérifier le numéro du Centre municipal des talents et voyez s’il figure dans leurs registres. » Peu après, le directeur a composé le numéro et m’a tendu le téléphone. Je l’ai pris et j’ai expliqué la situation. Mon interlocuteur a confirmé que mon dossier et celui d’un autre collègue s’y trouvaient bien. Il est vrai que rendre service aux autres, c’est se rendre service à soi-même. Plus tard, lorsque j’ai pu m’occuper de mes démarches de départ à la retraite, ce collègue qui allait bientôt prendre sa retraite s’est montré très proactif, et sa famille m’a même aidée à m’occuper de mon petit-enfant. Grâce à nos efforts conjoints, le processus de départ à la retraite s’est déroulé sans encombre. Une fois les dossiers retrouvés, le responsable m’a dit avec joie : « Retrouver ces dossiers était crucial ; tout le reste sera désormais beaucoup plus facile. »
Ces événements ont peut-être donné l’impression de ne concerner que mon supérieur hiérarchique et moi-même. Mais tant que nous gardons notre cœur en accord avec le Fa et que nous faisons preuve de tolérance envers toutes les personnes et toutes les situations, le conflit peut être résolu ; de plus, la puissance infinie de Dafa se manifestera.
Une nouvelle vague de problèmes
Comme il avait été confirmé que mon dossier personnel ne se trouvait plus chez mon employeur, je ne pouvais effectuer les démarches de départ à la retraite que par l’intermédiaire du Bureau de la sécurité sociale. Lorsque je me suis rendue au Bureau de la sécurité sociale, une camarade de classe du lycée m’a accompagnée. Elle m’a répété à maintes reprises de ne pas faire allusion à ma croyance.
C’était un bureau privé. J’avais déjà rencontré la personne que je devais voir. Il connaissait bien ma camarade de classe. Après avoir échangé quelques mots de politesse, ma camarade de classe me l’a présenté et lui a expliqué la raison de ma visite.
Il s’est souvenu de moi et m’a tout de suite demandé : « Vous pratiquez toujours le Falun Dafa ? » Je lui ai répondu : « Authenticité-Bienveillance-Tolérance est bon. » Immédiatement, il a pris un air renfrogné.
Ma camarade de classe a semblé un peu surprise et gênée, puis elle s’est empressée de dire : « Monsieur le chef de section, mon ancienne camarade de classe est quelqu’un de tellement gentil qu’elle ne ferait même pas de mal à une mouche. » Je me suis contentée de sourire calmement au fonctionnaire. Son attitude s’est rapidement adoucie. Il m’a interrogée sur ma situation et a commencé à faire des appels, apparemment pour vérifier quelque chose. Après avoir raccroché, il a dit : « Vous feriez mieux de vous dépêcher de régler ça. Même un mois de retard sera une perte. »
Ensuite, je suis descendue à l’accueil et j’ai rempli un formulaire. Quelques jours plus tard, j’ai reçu un appel de la caisse de retraite. On m’a expliqué que ma situation ne me permettait pas de bénéficier d’une procédure de départ à la retraite normale et que je devais me rendre à la caisse de retraite pour récupérer les documents nécessaires. J’ai immédiatement senti mon cœur se serrer et un sentiment de perte m’a envahie.
Regarder à l’intérieur et acquérir de nouvelles compréhensions
Lorsque mon mari a appris ma situation, il m’a dit : « Je t’avais dit il y a longtemps que ça ne marcherait pas. Tu ne remplis plus les conditions nationales pour prendre ta retraite, mais tu n’as pas voulu m’écouter et tu as insisté. »
Je suis retournée dans la pièce et je me suis tenue devant le portrait du Maître. Dans mon cœur, j’ai demandé : « Maître, que devons-nous faire maintenant ? » Grâce au Fa, je comprends également très clairement que l’emprisonnement et les autres persécutions judiciaires que nous avons endurées au fil des ans sont des arrangements mis en place par les forces anciennes. Chaque règlement formulé par le PCC à l’encontre des pratiquants de Falun Dafa est anticonstitutionnel et illégal. Comment pourrions-nous les reconnaître ? Cela interfère avec la rectification de Fa par le Maître et utilise des personnes de la sécurité publique, du parquet, des tribunaux et des services judiciaires pour commettre des crimes contre Dafa, dans le but de détruire les gens. Puisque cette persécution n’est pas reconnue par le Maître et qu’elle est imposée par les forces anciennes, j’ai décidé d’émettre la pensée droite pour désintégrer et éliminer tous les êtres et facteurs pervers liés à la persécution, et je ne reconnaîtrai que ce que le Maître a arrangé.
Néanmoins, de nombreuses expériences passées, ce que nous entendons, ce que nous voyons, ainsi que les notions et les idées humaines qui se sont formées, refont surface d’elles-mêmes, même si nous n’y pensons pas consciemment. C’est à nous de choisir. Si nous les reconnaissons, elles auront immédiatement un effet sur nous, et nous emprunterons inconsciemment le chemin tracé par les forces anciennes. Ainsi, lorsque nous résistons à la persécution, cela revient à y résister tout en la reconnaissant. Nous ne devons pas prendre au sérieux ce que dit ou fait le PCC, par exemple lorsqu’il affirme que « les personnes condamnées ne recevront pas de pension ». C’est un point crucial et très important pour les pratiquants. J’ai compris que le processus d’élimination des pensées négatives est également un processus de cultivation, d’élévation et d’assimilation au Fa.
En regardant à l’intérieur, j’ai également découvert mon attachement à l’ego. Pourquoi me suis-je sentie abattue lorsque j’ai reçu l’appel du personnel du Bureau de la sécurité sociale ? C’était parce que mon ego avait été ébranlé ; mes désirs n’avaient pas été satisfaits. Mais la cultivation est une affaire si sérieuse ! Est-ce que valider le Fa et sauver les êtres devrait impliquer des conditions ou des sacrifices ? Derrière ce cœur se cachaient l’arrogance, l’intérêt personnel et les attachements de la nature humaine, tels que la lutte et le combat. Maître, j’ai eu tort, vraiment tort. Après avoir mis au jour ces pensées sales, j’ai immédiatement ressenti un sentiment de soulagement, tant physique que mental.
Autres réflexions
Après avoir émis la pensée droite, je me suis rendue à vélo au centre des impôts. Un employé s’est approché et je lui ai expliqué la situation. Il m’a dit que je devais remplacer mon ancien numéro d’identification par un nouveau, mais malgré tous ses efforts, il n’arrivait pas à le modifier. Perplexe, il m’a dit : « Ça ne s’est jamais produit auparavant. » N’ayant pas d’autre solution, il m’a conseillé de me rendre au Bureau de la sécurité sociale pour faire annuler mon ancien numéro d’identification.
Je me suis rendue à nouveau au Bureau de la Sécurité sociale. Dès que je suis entrée dans le hall, une idée m’est venue à l’esprit : « Je vais vérifier mon dossier ! » Je me suis dirigée vers l’accueil, et l’employée qui m’a accueillie était la même qui m’avait appelée. Je lui ai demandé : « Puis-je consulter mon dossier ? »
Elle a répondu : « Bien sûr. »
Puis, tout en allumant l’ordinateur, elle m’a dit : « Votre dossier contient un document concernant votre exclusion du Parti, ce qui signifie que vous ne pouvez pas effectuer vos démarches de départ à la retraite normalement. » Elle a tourné l’écran vers moi, et j’ai vu qu’il s’agissait du document officiel datant de 1999 annonçant mon exclusion du Parti.
J’ai dit : « Ça n’a rien à voir avec mon départ à la retraite, n’est-ce pas ? »
Elle n’en était pas non plus certaine, alors elle a fait quelques appels pour vérifier que tout allait bien. Elle s’est excusée auprès de moi, un peu gênée. Je lui ai dit : « Ce n’est pas grave. Vous ne l’avez pas fait exprès. » En réalité, j’étais ravie. Son erreur m’avait donné suffisamment de temps pour réfléchir à mes propres problèmes de caractère. Avec un état d’esprit plus serein, la procédure de départ à la retraite a pu progresser. Elle a immédiatement retrouvé les formulaires et, grâce à ses conseils avisés, je les ai remplis à nouveau.
En sortant du Bureau de la sécurité sociale, j’ai véritablement ressenti la profondeur de la cultivation. Lorsque j’ai regardé à l’intérieur et que j’ai confirmé que j’étais sur la bonne voie, j’ai pu comprendre mon mari. Après m’être rectifiée dans le Fa, j’ai cessé d’insister sur mon ego et je me suis détachée du résultat. J’ai découvert que ce qui semblait être des revers dans le monde humain s’était en réalité transformé en choses positives. Par exemple, nous ne parvenions pas à modifier mon numéro d’identification ; le service des impôts local ne pouvait pas m’aider, alors on m’a conseillé de me rendre au Bureau de la sécurité sociale ; dès que je suis entrée dans le hall du Bureau de la sécurité sociale, le Maître m’a donné une indication pour vérifier mon dossier personnel, et cette fois-ci, j’ai découvert la cause profonde de mon impossibilité à prendre ma retraite normalement. Le Maître contrôle vraiment tout. La cultivation est si merveilleuse, et je suis reconnaissante envers le Maître pour ses dispositions bienveillantes et sa protection.
Une fin heureuse
Quelques mois plus tard, la pension de retraite est arrivée, et son montant a dépassé toutes les attentes. Toute la famille était ravie. Mon mari s’est exclamé : « C’est incroyable ! Comment as-tu réussi à faire ça ? La pension est vraiment conséquente, c’est formidable. »
J’ai répondu : « Parce que le Maître veille sur moi. » Le visage de mon mari, d’ordinaire toujours sombre, s’est enfin éclairé d’un sourire.
Un jour, lors du mariage de l’enfant d’un collègue, une collègue m’a pris la main et m’a dit avec joie : « J’ai entendu dire que le Falun Dafa avait été réhabilité. » Avant même que j’aie eu le temps de réagir, elle m’a regardée et a ajouté : « C’est merveilleux. La retraite est assurée, et on touche une belle somme d’argent. Les gens bien sont vraiment récompensés ! » Un collègue a ajouté : « J’admire vraiment le Falun Dafa. Les pratiquants sont extraordinaires. Ils ont enduré tant de pressions et de persécutions de la part du Parti communiste pendant tant d’années, et ils ont surmonté tout cela. Personne d’autre n’aurait pu en faire autant. Ils sont incroyables. »
Deux collègues âgés d’environ 80 ans sont également venus me voir et m’ont dit avec joie : « On a appris que tu avais reçu ta retraite. On est tous très heureux pour toi. » Les collègues se sont succédé pour venir me féliciter.
Mon oncle, un fonctionnaire âgé de plus de 90 ans, a compris la vérité et s’est retiré du PCC et de ses organisations affiliées. Le processus pour le convaincre de se retirer avait été extrêmement difficile. Il m’en avait toujours voulu et ne comprenait pas pourquoi j’avais perdu mon emploi, mais il continuait à se soucier de moi. Lorsque je lui ai rendu visite à l’hôpital, après avoir appris que j’avais reçu ma retraite, il m’a dit avec enthousiasme : « J’ai pensé à toi, je me suis inquiété pour ton avenir. Maintenant que ton problème est résolu, je suis soulagé et je n’ai aucun regret. Je suis tellement heureux ! » Ses yeux se sont remplis de larmes. Je lui ai dit de toujours se souvenir que « Falun Dafa est bon, Authenticité-Bienveillance-Tolérance est bon ». Il a souri et a acquiescé.
Le Maître a dit :
« C’est le chemin par lequel vous êtes passés, une fois que vous avez pris le bon chemin dans tel ou tel domaine, que vous vous y engagez avec droiture, les portes qui étaient fermées devront s’ouvrir, par conséquent le chemin s’élargira. » (« Enseignement du Fa lors d’une réunion de The Epoch Times », Enseignement du Fa dans les conférences X)
Conclusion
En vivant dans un environnement tel que la Chine continentale et en cultivant au sein de la société ordinaire, nous interagissons principalement avec des personnes influencées par la culture du Parti. Il se peut également que nous ayons en nous des éléments subtils de cette culture, difficiles à détecter. C’est pourquoi nous devons étudier le Fa avec encore plus d’assiduité et de rigueur, et renforcer sans cesse notre pensée droite.
Nous savons tous très bien que le PCC ne représente pas la Chine, mais qu’il se sert du prétexte des politiques et réglementations nationales pour induire la population en erreur et la tromper. Les gens peuvent se laisser berner, mais nous, les pratiquants, devons y voir clair. Nous ne suivons que les enseignements du Maître ; ce point ne doit laisser place à aucune ambiguïté.
Le Maître nous a ouvert la voie. Même si nous trébuchons parfois à cause de nos attachements humains, notre Maître, plein de compassion, nous tient la main et nous encourage à continuer. Nous devons continuer à avancer et nous finirons par suivre notre chemin d’un pas assuré. Plus notre pensée est droite, plus le chemin est facile ; plus nos cœurs sont inébranlables, plus le chemin est large. Écouter les paroles du Maître, suivre le chemin qu’il a soigneusement tracé et accomplir ce qu’il souhaite : voilà ce que chaque pratiquant devrait et doit faire.
(Article sélectionné pour le 23e Fahui de Chine sur Minghui.org)
Traduit de l’anglais
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