(Minghui.org) À Neijiang, dans la province du Sichuan, le propriétaire d’un salon de coiffure de 54 ans est détenu depuis plus d’un an pour sa pratique du Falun Gong, une discipline spirituelle que le Parti communiste chinois persécute depuis juillet 1999.

M. Wang Liangsheng a été arrêté dans son salon de coiffure le 30 octobre 2024, dans l’après-midi. Plus d’une vingtaine de policiers du district de Dongxing ont procédé à son arrestation et ont également interpellé sa femme, Mme Lai Zongping, pratiquante de Falun Gong elle aussi. Deux autres pratiquantes locales, Mme Zhuo Xiaoqiong et Mme Li (dont le prénom est inconnu), ont été arrêtées à leur domicile respectif à peu près au même moment.

Selon des sources internes, la police surveillait les pratiquants depuis longtemps avant de procéder aux arrestations. Les trois pratiquantes ont été libérées, mais M. Wang est toujours détenu au centre de détention de Neijiang.

Persécutions passées

M. Wang a commencé le Falun Gong au printemps de 1999 et s’est rapidement remis d’une hépatite B et d’épistaxis chroniques. Après le début de la persécution en juillet de la même année, lui et sa femme sont restés fidèles à leur croyance et ont été pris pour cible à maintes reprises.

En avril 2006, plusieurs employés de la municipalité de Shengli, accompagnés de six agents du poste de police de Shengli, ont fait irruption dans le salon de coiffure du couple. Leur cible, Mme Lai, était absente. Les policiers ont tenté d’emmener M. Wang dans leur voiture, mais sans succès.

Avant les Jeux olympiques d’été de Pékin de 2008 (du 8 au 24 août), plus de dix agents de la municipalité de Shengli, du poste de police de Shengli, du poste de police de Xilin, du Bureau 610 local et du service de la sécurité intérieure ont fait irruption au domicile du couple et ont arrêté Mme Lai. Elle a été détenue pendant plus de quarante jours au centre de rééducation de Xiejiaba avant d’être libérée.

M. Wang emmenait chaque jour sa petite fille au centre pour tenter d’obtenir la libération de sa femme. La police l’a menacé d’arrestation et de placement de sa fille dans un orphelinat.

Le 26 août 2010, plus de dix agents ont fait irruption chez M. Wang. Il leur a demandé de sortir dans la cour pour ne pas traumatiser sa fille. Ils l’ont ignoré. Deux agents l’ont saisi par les bras, et un troisième l’a étranglé, le plaquant au sol. Mme Lai, alertée par le bruit, est sortie de sa chambre. Elle a été immédiatement saisie par quatre agents. Ils l’ont traînée en bas de plusieurs étages et l’ont traînée sur une vingtaine de mètres.

Mme Lai a crié à l’aide, et les témoins ont condamné le fait que la police persécute des citoyens respectueux de la loi. La police a finalement cédé et n’a pas arrêté Mme Lai et son mari.

Le couple a ensuite aperçu des agents du RAID et des policiers en civil postés devant leur domicile. Dix jours plus tard, la police était toujours là. Pour éviter d’être arrêté, le couple s’est caché.

Le 11 mars 2012, des agents du poste de police du bourg de Tuojiang ont arrêté le couple après les avoir surpris en train de distribuer des documents sur le Falun Gong dans leur juridiction. Le couple a été détenu pendant dix-sept jours au centre de désintoxication de Sanyuanjing. Mme Lai a été libérée par la suite, mais M. Wang a été envoyé au camp de travail de Xinhua pour y purger une peine de dix mois.

Les gardiens du camp ont chargé deux détenus de surveiller M. Wang. Il n’avait droit qu’à trois passages aux toilettes par jour et était contraint d’effectuer les tâches suivantes pendant seize heures par jour, sans être rémunéré :

- Préparation des connecteurs audio-vidéo de télévision pour la soudure ; - Assemblage d’interrupteurs électriques (plus de dix petites pièces, 700 à 800 par jour, sans aucun outil autorisé) ; - Collage de cartons d’emballage de vin (la colle avait une odeur âcre) ; - Fabrication de sacs en papier ; - Nettoyage des bobines d’interrupteurs électromagnétiques ; - Assemblage de fils électriques.

Malgré ce travail forcé intensif, M. Wang et les autres détenus étaient mal nourris. Même les gardiens disaient que c’était de la nourriture de cochon.

M. Wang a été libéré le 21 janvier 2013, mais il a été placé sous surveillance policière constante.

En mai 2020, le poste de police du district de Gaoxin a harcelé à de multiples reprises M. Wang et son épouse. Le 6 mai, l’agent Liu Xiande a pris des photos du salon de coiffure du couple. Le lendemain, un autre groupe d’agents s’est présenté et a contraint Mme Lai à fournir ses empreintes digitales (dix doigts, paumes, côtés et base des paumes). Ils lui ont également prélevé du sang contre son gré. Le 9 mai, cinq agents sont venus et ont ordonné à M. Wang de donner ses empreintes digitales et de fournir un échantillon de sang. Il a déclaré que cette demande était illégale et il a refusé d’obtempérer. La police a menacé de l’arrêter.

Dans la soirée du 7 juillet 2022, le couple distribuait des documents concernant le Falun Gong et a été signalé à la police. Ils ont été arrêtés à leur domicile le lendemain et placés en détention pendant quinze jours.

Aux alentours du 20 juillet 2023, la police s’est rendue au salon de coiffure du couple pour les photographier. Les agents sont revenus vers 21 heures et ont pris d’autres photos.

Traduit de l’anglais