(Minghui.org) Une femme de 73 ans vivant à Pékin fait l’objet de poursuites judiciaires parce qu’elle pratique le Falun Gong, une discipline méditative et spirituelle ancestrale que le Parti communiste chinois persécute depuis juillet 1999.
Mme Liu Shengping a été arrêtée le 29 octobre 2025 à son domicile, situé dans le district de Fangshan, par des agents du poste de police du district de Haidian. La police a affirmé qu’elle avait affiché des posters du Falun Gong dans le district de Haidian quatre jours avant son arrestation. Elle a été détenue au centre de détention du district de Haidian et son dossier a été transmis au parquet du district de Haidian. Le procureur a renvoyé l’affaire début février 2026, invoquant un manque de preuves. La police continue de travailler sur son dossier afin de la faire condamner.
Persécution antérieure
Mme Liu a commencé à pratiquer le Falun Gong en septembre 1998. Lorsque la persécution a débuté en juillet 1999, elle a continué à pratiquer et a été arrêtée à maintes reprises. Elle a purgé deux peines dans des camps de travail et une peine de prison, pour un total de six ans et demi.
Première période de travail forcé (un an et demi)
En 2001, Mme Liu a été condamnée à un an et demi de camp de travail. Les gardiens du camp la torturaient sans relâche. Un jour, plusieurs gardiens lui ont infligé des décharges électriques à l’aide de six matraques électriques. Le courant était si puissant qu’elle a été projetée au sol. Sa peau et ses tissus ont été gravement brûlés.

Illustration de torture : électrocution à l’aide de matraques électriques
Une peine de deux ans et demi de prison
Mme Liu a été arrêtée en mars 2004 pour avoir envoyé par la poste des lettres contenant des informations sur le Falun Gong. Elle a d’abord été détenue au centre de détention du district de Xicheng, puis transférée au centre de détention du district de Fengtai. Les gardiens l’ont battue si violemment que ses bras ont été gravement blessés. Elle était incapable de tenir quoi que ce soit et avait besoin d’aide pour se lever et s’allonger. Le tribunal du district de Xicheng l’a ensuite condamnée à deux ans et demi de prison. Elle a purgé sa peine à la prison pour femmes de Pékin.
Deuxième peine de travaux forcés (deux ans et demi)
En 2007, Mme Liu a été condamnée à deux ans et demi de travaux forcés. Après avoir passé un an au camp de travaux forcés pour femmes de Pékin, elle a été transférée au camp de travaux forcés de Tumuji, situé dans la région autonome voisine de Mongolie intérieure.
Les gardiens du camp de travaux forcés de Tumuji ont ordonné à Mme Liu d’effectuer des travaux pénibles. Lorsqu’elle a résisté, ils l’ont bâillonnée et traînée par terre. Elle s’est mise à trembler et à se raidir. Ils l’ont ensuite enfermée dans une pièce sombre et humide, puis ont ouvert la porte pour laisser le vent souffler sur elle. Elle était gelée. Elle est devenue si faible qu’elle ne pouvait plus descendre les escaliers pour aller manger. Pourtant, les gardes n’ont permis à personne de lui apporter de la nourriture et ont menacé quiconque tentait de le faire.
Trois nouvelles arrestations
Mme Liu a été arrêtée une nouvelle fois le 17 décembre 2013 pour avoir diffusé des informations sur le Falun Gong. Elle a été détenue pendant une durée indéterminée.
Elle a été arrêtée à plusieurs reprises en 2018. Le 2 mars, le secrétaire du bureau de quartier l’a incitée par la ruse à ouvrir sa porte. Plus d’une dizaine d’agents ont fait irruption et l’ont emmenée au centre de détention local. Elle a été libérée sous caution le 22 mars de la même année.
Des agents du poste de police de Donghuashi ont arrêté Mme Liu le 6 septembre 2018. Vers 16 heures, au poste de police, elle a commencé à avoir des convulsions et a ressenti une oppression thoracique. La police l’a emmenée à l’hôpital et le médecin a déclaré qu’« elle allait bien ».
Mme Liu a été admise au centre de détention du district de Dongcheng, malgré une tension artérielle dangereusement élevée. Elle a de nouveau eu des convulsions le 9 septembre 2018 et a été libérée le lendemain.
La police a continué à harceler Mme Liu après sa libération. Elle a transmis son dossier au parquet du district de Dongcheng en janvier 2019. Pour échapper à cette persécution, elle a été contrainte de vivre loin de chez elle.
Voir aussi :
Sept résidents de Pékin arrêtés et jugés pour avoir lu ensemble un livre du Falun Gong
Traduit de l’anglais
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