(Minghui.org) J’ai commencé à pratiquer le Falun Dafa avec ma famille avant le début de la persécution en 1999. J’étais encore étudiant à l’époque. Je me concentrais principalement sur mes études et je ne m’appliquais pas suffisamment dans ma cultivation. Après avoir obtenu mon diplôme universitaire, je suis parti travailler en Corée du Sud.
En 2010, ma mère a été persécutée par le Parti communiste chinois. Mon père, qui avait toujours été en très bonne santé, est soudain tombé gravement malade. Avec toute une série d’autres problèmes, le déferlement de souffrances au cours de ce court mois a été quelque chose de difficilement supportable. J’ai eu des pensées suicidaires pour échapper à tout cela. Je savais qu’il s’agissait d’une épreuve familiale, mais comme mon état de cultivation n’était pas solide et que mon étude du Fa n’était pas bonne, je n’ai pas pu surmonter cette épreuve. J’ai même eu cette pensée : « C’est tellement douloureux, à quoi bon cultiver ? » J’ai donc arrêté de pratiquer le Falun Dafa.
Retour à la cultivation
En 2018, alors que je rentrais d’un voyage à l’étranger, l’avion a traversé un typhon et a été secoué violemment. J’ai demandé à Maître Li de me sauver la vie : « Si je rentre chez moi sain et sauf, je lirai sans faute le Zhuan Falun. » Une fois rentré, j’avais l’intention de tenir ma promesse, mais chaque fois que je prenais le Zhuan Falun, un coup de fil ou une autre affaire venait m’interrompre. J’avais toujours à l’esprit de lire le livre et de faire les exercices, mais pour une raison ou une autre, je n’arrivais jamais à le faire. C’est ainsi que j’ai repoussé cela d’une année supplémentaire. Puis, en 2020, le virus COVID-19 a éclaté et je suis resté chez moi.
Le virus s’est propagé rapidement en Corée du Sud, et beaucoup de gens sont morts. Je vivais avec ma mère. J’avais peur de sortir, mais ma mère sortait tous les jours pour clarifier la vérité. De plus, elle ne portait qu’un masque jetable. Voir à quel point elle était négligente en matière de sécurité m’a bouleversé ; j’étais en colère et j’avais peur. Peu importe combien je discutais, je ne pouvais pas l’empêcher de sortir. Je me suis dit : « Si elle continue comme ça et attrape le virus, ne vais-je pas être infecté moi aussi ? Nous pourrions tous les deux mourir. Dans ce cas, je ne porterai pas de masque non plus. Je me contenterai de faire les exercices de Falun Dafa. »
Poussé par cette peur et ce désir de sauver ma vie, j’ai commencé en secret à pratiquer les exercices de Falun Dafa chez moi.
Comme je n’avais pas pratiqué les exercices depuis dix ans, j’ai eu terriblement mal aux jambes en faisant la méditation assise. L’aiguille des minutes de l’horloge semblait ne bouger qu’au bout d’un long moment. Je me suis dit : « Quand j’étais jeune, je pouvais rester assis en position du lotus complet pendant une heure. Je refuse de croire que je n’y arrive plus aujourd’hui. » Fort de cette fierté, j’ai enduré la douleur et terminé la méditation, tandis que les larmes coulaient sur mon visage.
Les deux premiers jours se sont déroulés ainsi. Lorsque la douleur devenait insupportable, je répétais sans cesse : « Je n’abandonnerai jamais, Maître, donnez-moi la force. Je dois persévérer jusqu’au bout ! » Le troisième jour, peu après avoir croisé les jambes, la douleur a recommencé. Au bout d’une dizaine de minutes, je n’ai plus pu la supporter et j’ai décroisé les jambes. Mais une pensée m’est venue : « Si j’abandonne comme ça aujourd’hui, m’asseoir en position du lotus complet pourrait devenir une montagne insurmontable à gravir. »
J’ai rassemblé mon courage et j’ai recommencé la méditation. Peu après avoir croisé les jambes, la douleur est revenue. Des larmes me coulaient sur le visage et j’ai commencé à pleurer sans pouvoir m’arrêter. J’ai essayé d’arrêter de pleurer, mais je n’y parvenais pas, car la douleur était insupportable. Dans mon cœur, il n’y avait qu’une seule pensée : « Je dois réussir cette épreuve aujourd’hui ! » Dans mon esprit, j’ai récité le Fa encore et encore :
« … c’est difficile à endurer, endurez-le quand même ; lorsque cela vous paraît impossible à faire, ou si on dit que c’est difficile à faire, essayez donc pour voir si c’est vraiment impossible. » (Neuvième Leçon, Zhuan Falun)
J’ai également demandé au Maître de me donner de la force. C’est ainsi que j’ai finalement pu mener la méditation à son terme. J’avais mobilisé toutes mes forces pour supporter la douleur et je me suis effondré sur le côté, complètement épuisé.
Après avoir enduré une douleur intense pendant plus d’un mois, je n’ai plus eu aussi mal aux jambes et je pensais avoir réussi l’épreuve. Mais par la suite, il y a encore eu des moments où la douleur était difficile à supporter, même si elle n’était plus aussi intense qu’au début.
Rejoindre le Tian Guo Marching Band
Un matin, après avoir fait les exercices à un point de pratique collective, un membre du Tian Guo Marching Band m’a invité à les rejoindre. Je n’avais absolument aucun talent musical. Non seulement je ne savais pas chanter, mais je détestais la musique quand j’étais à l’école ; les cours de musique me semblaient être une torture sans fin.
La musique et moi étions comme deux lignes parallèles qui ne se croiseraient jamais. De plus, les instruments de la fanfare étaient des instruments à vent. Puisque je ne savais même pas chanter juste, comment aurais-je pu jouer d’un instrument ? Cela me semblait impossible, alors j’ai refusé.
Quelques jours plus tard, le pratiquant a relancé le sujet au point de pratique des exercices. J’ai répété que je n’avais aucun talent musical. Mais ce pratiquant n’a jamais abandonné et a même demandé à un autre pratiquant de l’aider à me convaincre. À ce moment-là, je me suis senti mal à l’aise de refuser catégoriquement. Je me suis dit : « Je ne suis pas une personnalité célèbre. Refuser trois fois de suite serait très impoli. » J’ai donc accepté d’aller à la répétition de la fanfare pour voir de quoi il s’agissait.
La fanfare organisait des groupes d’étude du Fa et des répétitions le dimanche. Après la séance d’étude du Fa, la coordinatrice m’a présenté les instruments. Je les ai regardés et je me suis dit : « Il faut jouer de la caisse claire sans arrêt, ça a l’air épuisant. Les cymbales sont lourdes et difficiles à tenir. Les instruments à vent en bois ont trop de clés. Les cuivres sont lourds et difficiles à jouer. » Aucun d’entre eux n’avait l’air facile.
J’étais persuadé que je n’y arriverais pas, alors j’ai dit à la coordinatrice que je ne pouvais pas et j’ai commencé à me diriger vers la porte. Une pratiquante qui jouait du cor d’harmonie m’a pris à part et m’a demandé de m’asseoir. Elle m’a tendu le cor et m’a demandé d’essayer de souffler dedans. Je n’avais jamais vu un tel instrument auparavant. Je l’ai pris dans mes bras, et il n’était pas léger. Mais en voyant le regard plein d’espoir dans ses yeux, j’ai tenté le coup. Un son est sorti immédiatement. Ses yeux se sont illuminés. Elle a applaudi et m’a dit que le son que j’avais produit était stable et plein. Je me sentais trop gêné pour partir, alors je me suis assis et j’ai écouté la fanfare répéter.
Dès le début, j’ai trouvé le rythme profond de la grosse caisse à côté de moi incroyablement beau. À chaque coup de mailloche, j’avais l’impression que les substances nocives présentes dans mon corps étaient chassées. Après avoir écouté ces deux heures de répétition, j’ai senti que mon corps avait été profondément purifié.
Sur le chemin du retour, je me sentais léger et joyeux, comme poussé par le vent. Ce sentiment était indescriptible. Ce fut une expérience inoubliable. Par la suite, chaque fois que je rentrais chez moi après une répétition, je me sentais léger et bien dans ma peau. Le lendemain, au travail, je ne me sentais pas fatigué et j’étais plein d’énergie.
J’ai partagé cette expérience avec une autre pratiquante. Elle m’a dit : « Tu es un nouveau pratiquant. Tu n’as même pas encore étudié le Fa de manière approfondie, mais tu sors déjà pour faire d’autres choses. Tu ferais mieux de rester chez toi et de bien étudier le Fa d’abord. »
Ce qu’elle disait était logique. J’étais très occupé au travail et les heures supplémentaires étaient fréquentes. Le simple fait de faire les trois choses me laissait déjà peu de temps. Je me suis dit que je devrais me concentrer davantage sur l’étude du Fa. De plus, je ne savais même pas si j’allais être capable d’apprendre le cor d’harmonie. J’ai donc contacté le coordinateur de l’orchestre et lui ai expliqué mes réticences à rejoindre le groupe.
Il m’a répondu : « Les jeunes apprennent vite à jouer d’un instrument. Aie confiance en toi. La fanfare est également un projet important de Dafa, et apprendre un instrument n’interférera avec rien. » Voyant que j’hésitais, il m’a encouragé à venir simplement apprendre un peu chaque jour. C’est ainsi que j’ai rejoint la fanfare et que j’ai commencé à apprendre à jouer.
J’ai trouvé les concertos pour cor sur le site web de Shen Yun Creations et j’ai réalisé à quel point le son du cor était magnifique : élégant, humble et harmonieux. Son apparence ressemble à une couronne magnifique et majestueuse. Après avoir appris à en jouer pendant un certain temps, j’ai senti que c’était un instrument sacré venu du ciel. J’ai commencé à l’aimer tellement que je voulais même l’emporter au travail et le garder à mes côtés pendant mon sommeil. J’étais complètement captivé par lui. Cela fait maintenant trois ans que je joue du cor d’harmonie et je l’aime toujours autant.
Je n’avais aucun talent musical et je devais travailler plus dur que les autres, alors je n’osais pas me relâcher. Quel que soit le temps, j’allais à la répétition après le travail. Même après l’étude collective du Fa le jeudi, je continuais à m’exercer au cor d’harmonie pendant un moment. Pendant la période de forte activité dans mon entreprise, je faisais des heures supplémentaires presque tous les jours. Pendant trois ou quatre mois chaque année, je travaillais jusqu’à 23 heures, et jusqu’à 21 heures pendant trois autres mois. Quand je finissais après 23 heures, j’étais triste de ne pas pouvoir m’exercer au cor d’harmonie.
Faire partie de la fanfare n’affectait pas mon travail, car j’accomplissais mes tâches aussi efficacement que possible. Je faisais rarement des erreurs au travail et recevais les éloges de mes supérieurs et de mes collègues. Mon patron était très satisfait de mon travail et me félicitait souvent. Dans notre entreprise, la journée de travail se termine normalement à 19 h, et j’arrivais à la répétition quarante minutes plus tard.
Pour gagner du temps, je mangeais des petits pains cuits à la vapeur ou des raviolis en chemin, ou des nouilles instantanées une fois sur place. Je m’entraînais d’abord au cor, puis je participais à une heure d’étude du Fa en ligne, et après l’étude du Fa, je continuais à m’entraîner jusqu’à près de minuit.
En Corée, l’heure prévue pour émettre la pensée droite est 0 h 55. Je me couchais donc après cette heure. Cela a également résolu mon problème de longue date : celui de ne pas me réveiller pour émettre la pensée droite. Si je me réveillais tôt le matin, je faisais les cinq séries d’exercices. Si je me réveillais tard, je faisais la méditation assise avant d’aller travailler et je trouvais le temps, pendant les pauses, de faire les premier, troisième et quatrième exercices. Si je manquais des exercices pendant la semaine, je les rattrapais le week-end. Les après-midi du week-end, j’allais à la répétition et j’y restais jusqu’après 22 h. Chaque jour était bien rempli et joyeux.
Je pouvais m’entraîner aussi tard parce que mon domicile était proche à la fois de mon entreprise et du lieu de répétition. Si l’un ou l’autre de ces endroits avait été plus éloigné, je n’aurais peut-être pas pu apprendre le cor d’harmonie. Tout cela avait été arrangé par le Maître, afin que je puisse bien l’apprendre dans les meilleures conditions. Je suis devenu encore plus certain que rejoindre le Tian Guo Marching Band était un chemin de cultivation arrangé pour moi. Merci, Maître !
Éliminer le karma des pensées
Au début, ce sont d’autres pratiquants qui m’ont appris à jouer du cor d’harmonie. J’ai d’abord appris toutes les notes, puis j’ai commencé à répéter des morceaux de Dafa. Mais j’avais toujours l’impression que mes bases étaient fragiles et que j’avais atteint un plateau où je ne progressais plus. J’ai donc trouvé un professeur particulier de cor d’harmonie et j’ai commencé à prendre des cours. Comme le professeur avait souvent des concerts et que je devais travailler, je ne pouvais suivre des cours que pendant la morte-saison. Au début, c’était une fois toutes les une ou deux semaines, puis une fois toutes les deux ou trois semaines. J’ai étudié avec ce professeur de cette manière pendant environ deux ans. Maintenant que j’ai déménagé, je ne peux aller en cours qu’occasionnellement.
À cette époque, je souffrais d’une douleur à l’épaule droite. Et comme la station de métro était un peu éloignée de la salle de répétition du professeur, porter mon lourd cor d’harmonie était difficile. Mais malgré tout, j’étais heureux à chaque fois que j’y allais. J’en revenais toujours en ayant beaucoup appris et je ne m’en lassais jamais. La première fois que j’y suis allé, beaucoup de gens partageaient la salle de répétition, et la pièce était sale. Un an plus tard, le professeur a déménagé dans un nouvel espace, où chacun disposait d’une petite salle privée. C’était beaucoup plus propre qu’avant.
Six mois plus tard, le professeur a de nouveau déménagé. La nouvelle salle de répétition était meilleure que la deuxième et bien plus spacieuse. Puis, quelques mois plus tard, il a emménagé dans un local récemment rénové, légèrement plus grand. Avec le recul, j’ai compris que l’amélioration des conditions des salles de répétition reflétait non seulement mon niveau de jeu, mais aussi l’état de mon propre champ dimensionnel.
Pendant les cours, je comprenais généralement ce que le professeur expliquait, mais lorsque j’essayais de mettre cela en pratique, c’était extrêmement difficile. De plus, lorsque je jouais seul dans la salle de répétition, les notes sonnaient bien, mais lorsque j’arrivais chez le professeur, le son sortait souvent à peine, ou était brouillé. Surtout lorsque je jouais les morceaux de musique de Dafa, mon esprit, mes mains, ma respiration et ma langue étaient complètement désynchronisés. Lorsque je corrigeais une erreur, une autre apparaissait.
Je me sentais frustré et gêné. J’avais l’impression d’être le pire élève que le professeur ait jamais eu. Au fil de mon apprentissage du cor d’harmonie, j’ai également réussi à me débarrasser de mon ego, de mon souci de sauver la face, de ma volonté de me mettre en avant pour bien jouer et recevoir des compliments, ainsi que de la jalousie que je ressentais lorsque je ne parvenais pas à jouer une note correctement. J’ai également réussi à me débarrasser de mon désir de résultats immédiats, ainsi que de mes sentiments de frustration, de déception, d’infériorité et de gêne.
Le professeur m’a dit un jour : « La plupart des élèves parviennent à produire le son après quelques leçons. Pourquoi pas toi ? Peut-être que je ne sais tout simplement pas enseigner. La compétence d’un professeur se mesure à sa capacité à faire comprendre les choses. » En entendant cela, je me suis senti coupable et même quelque peu en colère contre moi-même d’être si mauvais.
Un jour, alors que je n’arrivais pas à jouer correctement malgré tous mes efforts, le professeur a soudain levé les yeux vers le plafond et m’a demandé : « Est-ce que quelque chose te perturbe ? » J’ai alors réalisé que j’étais confronté à deux difficultés majeures dans l’apprentissage du cor d’harmonie. La première était mon sens musical extrêmement limité. La seconde était que mon esprit était constamment perturbé, ce qui me faisait réagir très lentement à la lecture des partitions. Mes doigts, mon articulation, mes liaisons et ma respiration ne parvenaient pas à s’accorder. Malgré tout, je n’ai jamais songé une seule fois à abandonner.
Au cours des dix années où j’avais abandonné la cultivation, je lisais de temps à autre les livres de Dafa. Chaque fois que je lisais pendant une heure, mon esprit s’éclaircissait immédiatement. Mais cette fois-ci, alors que j’étais déterminé à me remettre à cultiver, mon karma de pensée semblait mobiliser toutes ses forces pour résister. Il empêchait constamment ma conscience principale de rester alerte, me laissant étourdi toute la journée. J’ai essayé d’éliminer ces pensées en les rejetant avec force, mais j’avais l’impression que la pression dans ma tête augmentait. Des pensées étranges ne cessaient d’émerger. Je savais clairement que ces pensées n’étaient pas les miennes.
Lorsque j’étudiais le Fa, je me sentais somnolent, ou mon esprit vagabondait ailleurs, incapable de vraiment l’assimiler. Lorsque je faisais les exercices, des pensées distrayantes se succédaient. Parfois, cela devenait si intense que je ne pouvais même plus entendre la musique des exercices. Ces problèmes me troublaient profondément. Je me demandais : « Comment puis-je éliminer ce karma de pensée ? Quand mon esprit deviendra-t-il vraiment calme ? »
Alors que je me faisais du souci à propos de ces questions, l’idée de mémoriser le Fa m’est soudain venue à l’esprit. À peine quelques jours plus tard, un pratiquant m’a demandé si je voulais mémoriser le Fa avec lui en ligne. J’étais fou de joie. Le Maître savait que je souhaitais mémoriser le Fa et avait fait en sorte que d’autres pratiquants le fassent avec moi. J’avais déjà essayé de mémoriser le Fa auparavant, mais je n’arrivais jamais à persévérer. Au bout de quelques jours, j’abandonnais. Cette fois-ci, au sein d’un groupe où les pratiquants s’encourageaient mutuellement, j’ai enfin réussi à mémoriser le Zhuan Falun. Cela nous a pris un an et demi. Nous ne cherchions pas à aller vite ; nous nous concentrions simplement sur la mémorisation du Fa.
Dans notre groupe, il y avait une pratiquante coréenne. Elle lisait plus lentement et sa prononciation n’était pas parfaite, mais elle lisait chaque mot avec beaucoup de soin, ce qui m’a beaucoup aidé. Au cours de ce processus, sa prononciation du chinois s’est considérablement améliorée.
Parfois, je ne pouvais pas participer à cause d’heures supplémentaires au travail ou d’autres obligations, alors je rattrapais les parties manquées le week-end. À mesure que je continuais à mémoriser, mon karma de pensée s’est progressivement atténué et mon esprit a commencé à s’éclaircir.
Un jour, après la pratique, dès que je me suis allongé, mon esprit s’est soudain rempli du brouhaha d’une foule, comme sur un marché animé. J’ai eu un peu peur. J’ai utilisé la pensée droite la plus puissante pour rejeter et éliminer cela, mais cela n’a eu aucun effet. J’ai puisé dans toutes mes forces et, mot après mot, j’ai récité dans mon esprit : « Le Fa rectifie l’univers ; la perversité est complètement éliminée. » (« Les deux positions des mains pour émettre la pensée droite », Points essentiels pour avancer avec diligence II) J’ai également demandé au Maître de me fortifier. En l’espace de quelques secondes seulement, mon esprit s’est soudain apaisé. Je me suis alors endormi, ou peut-être ai-je perdu connaissance. Lorsque je me suis réveillé le lendemain, mon esprit était beaucoup plus clair.
Mémoriser le Fa, rejeter le karma de pensée avec la pensée droite, regarder à l’intérieur lorsque des problèmes surgissaient pour éliminer mes attachements, et pratiquer l’instrument pour renforcer ma concentration et ma conscience principale — grâce à cette routine quotidienne de cultivation, mon esprit est progressivement devenu plus clair.
Désormais, lorsque j’étudie le Fa, je ne me sens plus somnolent. Chaque fois que mes pensées vagabondent, je parviens à me recentrer rapidement. Lorsque je fais les exercices, je sens que la force du karma de pensée a considérablement diminué. Je n’ai plus besoin de forcer ma concentration au point d’en ressentir une pression dans la tête. Grâce à un esprit plus clair, j’ai également pu suivre ce que le professeur m’enseignait au cor. Nous nous sommes améliorés tous les deux.
Grandir en jouant
Pendant les répétitions par section, je n’ai rencontré aucun problème majeur ; je pensais donc que jouer avec toute la fanfare consistait simplement à suivre le rythme et à jouer ma propre partition. Mais dès que la répétition avec toute la fanfare a commencé, mon son s’est retrouvé noyé par ceux des autres instruments, et je ne m’entendais plus du tout. Que devais-je faire ? Lors de mon cours suivant, j’ai posé la question à mon professeur. Il m’a répondu : « Ta fanfare du Tian Guo Marching Band joue de la musique d’ensemble, tu dois donc travailler l’harmonie. »
L’exercice d’harmonie était simple : le professeur et moi commencions à jouer la même note ensemble, puis il changeait de note à mi-chemin. Je pensais que ce serait facile. Mais dès que le professeur changeait de note, la mienne déviait immédiatement. Je me suis senti assez gêné. Le professeur m’a dit de rester concentré et de m’en tenir fermement à la note que je jouais. Après m’être entraîné plusieurs fois, ma technique s’est considérablement améliorée. Pratiquer l’harmonie et jouer avec toute la fanfare m’a aidé à renforcer ma conscience principale et à éliminer le karma de pensée.
Au cours d’une répétition, le chef d’orchestre a demandé à la section des clarinettes de jouer un passage de « Retour triomphal ». En écoutant, j’ai eu l’impression de voir une jeune fille au visage serein courir lentement à travers un champ de fleurs, ses longs cheveux flottant au vent, jetant de temps à autre un regard en arrière avec un sourire. Son innocence m’a procuré un sentiment de grand bien-être. À ce moment-là, j’ai compris que c’était là le sentiment que dégageait la musique de « Retour triomphal ». J’avais toujours pensé qu’elle ne représentait que l’excitation de la victoire et une énergie débordante.
Une autre fois, j’ai demandé à mon professeur de jouer « Falun Dafa est bon ». La mélodie qu’il a jouée était si joyeuse et exaltante. J’ai senti que le message véhiculé par la musique était : « Avec le cœur le plus bienveillant et le plus sincère, je vous le dis du fond du cœur : Falun Dafa est bon ! Falun Dafa est vraiment très bon ! » J’ai été profondément ému. C’était donc cela que ce morceau exprimait véritablement ! J’ai soudain compris. Si une personne ordinaire peut le jouer avec un tel effet, alors quand les disciples de Falun Dafa le jouent, quelle puissance cela doit-il avoir !
Sept mois après avoir commencé à étudier le cor d’harmonie, j’ai réussi l’examen et j’ai commencé à participer à des défilés et à des activités avec le Tian Guo Marching Band. Lors de ma première manifestation, de nombreux problèmes sont apparus. En marchant et en jouant en même temps, je n’arrivais pas à bien contrôler ma respiration et je devais reprendre mon souffle fréquemment. De plus, l’embouchure bougeait sans cesse pendant que je marchais, ce qui empêchait l’air d’entrer correctement dans l’instrument et m’empêchait de jouer les notes avec précision. J’étais très inquiet. Après plusieurs activités, les problèmes persistaient. Je me suis dit : « Je dois m’améliorer. » J’ai donc pratiqué la marche tout en jouant pour m’entraîner à respirer et à maintenir l’embouchure fermement contre mes lèvres.
Un pratiquant m’a appelé et m’a dit : « Tu ne joues pas bien. Arrête de jouer. Les gens disent que ta justesse est mauvaise. Tu devrais quitter le Tian Guo Marching Band. Tu nuis à la performance globale et tu causes des interférences. »
J’ai répondu : « Je ne quitterai pas la fanfare. Le cor d’harmonie est un instrument sacré venu du ciel. C’est le Maître qui l’a prévu pour moi. »
Lorsque le pratiquant m’a dit ces choses, j’ai ressenti un peu de colère. De la rancœur, de la jalousie et un esprit de compétition ont surgi en moi. Mais je savais que le pratiquant avait raison. C’étaient bien mes propres lacunes, et je ne pouvais pas reprocher aux autres de me critiquer. Mais je ne me suis pas découragé. J’ai demandé au Maître de me fortifier, et j’étais déterminé à bien jouer du cor d’harmonie. Même si j’apprends lentement, je peux compter sur ma persévérance, ma pensée droite et ma détermination pour surmonter toutes les difficultés. J’ai aussi le soutien du Maître et du Dafa tout-puissant qui ouvre la sagesse. Qu’y a-t-il à craindre ?
Lors d’une activité organisée en 2024 sur l’île de Jeju, un pratiquant de ma section était assis à côté de moi. Je lui ai dit que mes problèmes de respiration et d’embouchure s’amélioraient très lentement. Le pratiquant m’a conseillé d’abaisser mon centre de gravité, d’essayer de ne pas laisser le haut de mon corps se balancer et de marcher comme si je glissais. De retour à Séoul, je me suis entraîné à marcher de cette façon et j’ai progressivement ajusté ma foulée et ma posture. Ma respiration s’est améliorée et l’embouchure a commencé à rester contre mes lèvres.
Alors que j’écris cet article de partage et que je repense à mon parcours de cultivation, je me rends compte que chacun de mes pas a été indissociable du soutien compatissant et des dispositions minutieuses du Maître. Merci, Maître, de m’avoir sauvé, moi qui suis chargé de karma.
Ce qui précède retrace mon processus de cultivation et mon évolution au sein du Tian Guo Marching Band. Si quelque chose n’est pas conforme au Fa, merci de bien vouloir me le signaler.
(Partage sélectionné pour la Conférence de partage d’expériences à l’occasion du 20e anniversaire du Tian Guo Marching Band)
Traduit de l’anglais
Copyright © 1999-2026 Minghui.org. Tous droits réservés.