(Minghui.org) Sous les ordres de la Commission des affaires politiques et juridiques de la ville de Longkou, province du Shandong, des agents de plusieurs postes de police ont illégalement arrêté au moins neuf pratiquants de Falun Gong relevant de leur juridiction entre la fin janvier et la mi-mars 2026. L’un d’entre eux est toujours en détention, tandis que les huit autres ont été libérés sous caution.

Trois autres pratiquants, qui avaient déjà été illégalement emprisonnés en raison de leur croyance, ont également été victimes de harcèlement en mars 2026.

Trois arrestations le 28 janvier

Selon un témoin, Mme Wang Meirong, une sexagénaire, aurait été conduite de force hors de son domicile le 28 janvier. Sa famille a dit que «  tout allait bien », mais a refusé de fournir plus de détails, probablement par crainte de représailles de la part des autorités. Mme Wang n’est toujours pas retournée chez elle.

Le 28 janvier, Mme Xing Ni, une sexagénaire, s’affairait à la lessive après les funérailles de son père, lorsque cinq personnes se sont présentées pour l’arrêter. Il s’agissait de Feng Xizhi, du village de Fengjia, du chef adjoint Wang du poste de police de Lutou, ainsi que de trois autres personnes, dont Wang Renchen, Wang Hengjun et une femme dont le nom est inconnu.

Le chef adjoint Wang lui a demandé si elle pratiquait toujours le Falun Gong. Lorsqu’elle a répondu par l’affirmative, ils ont confisqué ses livres de Falun Gong ainsi que 50 yuans en billets de banque sur lesquels étaient imprimés des messages relatifs au Falun Gong. Ils l’ont emmenée au poste de police pour l’interroger. Le capitaine Guo Fudui, du Département de police de la ville de Longkou, était également présent. Après le refus de Mme Xing de répondre à leurs questions, le secrétaire Shi Jianqiang, du Département de police de la ville de Longkou, a ordonné qu’elle soit placée en détention au centre de détention de la ville de Yantai. Elle a été libérée sous caution le 27 février 2026.

Mme Han Hui, une septuagénaire, a également été arrêtée le 28 janvier. Ce jour-là, quatre agents en civil ont fait irruption chez elle. Ils ont saisi ses livres de Falun Gong, une photo du fondateur du Falun Gong, ses notes sur les enseignements du Falun Gong, et même ses carnets contenant des astuces de ménage.

Au poste de police, une agente a fouillé Mme Han et a confisqué sa clé. Les policiers s’en sont servis pour fouiller à nouveau son domicile, emportant cette fois-ci son imprimante, son ordinateur portable, son lecteur de musique et d’autres objets de valeur. Elle a été libérée après 21 h ce jour-là. Le 24 février, un agent s’est présenté chez elle et lui a ordonné de signer son formulaire de libération sous caution. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’elle a compris qu’elle avait été placée en liberté sous caution.

Arrestation le 4 février

Dans la nuit du 4 février, un homme d’une trentaine d’années et une femme d’une cinquantaine d’années ont frappé à la porte de Mme Liu Yanrong. Ils ont prétendu appartenir au Bureau de gestion immobilière et être venus vérifier s’il y avait une fuite d’eau.

Mme Liu, une septuagénaire, les a laissés entrer. Ils n’ont constaté aucune fuite d’eau et sont repartis.

Le lendemain matin, vers 6 h, quelqu’un a frappé à sa porte pour se plaindre d’une fuite d’eau provenant de l’appartement de Mme Liu et affectant son voisin du dessous. Dès qu’elle a ouvert la porte, quatre hommes et une femme se sont précipités à l’intérieur et se sont dirigés directement vers la bibliothèque du salon. Ils ont saisi tous ses livres et autres documents sur le Falun Gong.

Le capitaine Guo, mentionné plus haut, était aussi présent lors de l’interrogatoire de Mme Liu au poste de police. Il a insisté pour savoir comment elle avait formé des groupes pour étudier les enseignements du Falun Gong dans une maison privée. Elle a répondu qu’elle n’avait rien fait de tel. Un autre agent a présenté plusieurs photos et lui a ordonné d’identifier toute personne qu’elle reconnaissait. Elle a répondu qu’elle ne voyait pas clairement. Ils l’ont libérée sous caution le soir même.

Trois arrestations le 5 février

Le matin du 5 février, vers 7 h, Mme Li Hongjun, une sexagénaire, a ouvert sa porte et a été surprise de trouver devant elle trois agents : deux hommes et une femme, tous vêtus en civil et équipés de caméras corporelles. Ils ont effectué une fouille de son domicile et saisi ses livres de Falun Gong, son lecteur de musique, ainsi que son ordinateur portable et son tout nouveau téléphone portable. Elle a été menottée et conduite au poste de police.

Les policiers lui ont demandé où elle se trouvait à 13 h 30 le 16 janvier 2026, sans toutefois lui expliquer pourquoi ils souhaitaient le savoir. Elle a refusé de répondre et a été libérée sous caution dans l’après-midi.

Mme Wang Liwen, une quinquagénaire, a également été arrêtée à peu près au même moment. Ce matin-là, alors qu’elle s’apprêtait à aller prendre son petit-déjeuner chez son père, qui habitait juste à côté, cinq agents (quatre hommes et une femme), tous vêtus en civil, du poste de police de Langao ont fait irruption chez elle. Ils ont saisi ses livres de Falun Gong et la photo du fondateur du Falun Gong. Lorsqu’elle a demandé à se changer, la policière a remarqué qu’elle semblait avoir des problèmes de santé, mais l’a tout de même arrêtée.

Mme Wang a refusé de répondre aux questions et a été libérée sous caution vers 15 h.

Mme Yuan Shufang, une septuagénaire, a également été arrêtée le même jour. Vers 8 h du matin, environ sept agents du poste de police de Dongjiang l’attendaient devant son garage indépendant. Dès qu’elle a ouvert la porte du garage, ils ont tenté d’y pénétrer de force, mais elle a rapidement refermé la porte. Ils ont alors demandé l’aide d’un serrurier pour forcer l’entrée du garage et l’ont arrêtée.

Les policiers lui ont montré un bout de papier, mais ne lui ont pas permis de le lire. Ils ont fouillé sa chambre et ont confisqué ses livres de Falun Gong, la photo du fondateur du Falun Gong et son lecteur de musique.

Elle a été menottée et conduite au poste de police de Dongjiang. Les policiers lui ont demandé où elle se trouvait entre 13 h et 18 h le 16 janvier 2026. Ensuite, ils ont saisi ses mains pour relever ses empreintes digitales. Elle a refusé de signer le procès-verbal d’interrogatoire. À 17 h, ils ont fait venir son enfant pour qu’il signe à sa place. Elle a été libérée sous caution à 18 h.

Arrestation le 7 février

Mme Liu Jiayun, âgée d’une soixantaine d’années, a été arrêtée vers 6 h du matin le 7 février par des agents du poste de police de la rue Donglai. Ceux-ci l’ont prise pour cible après que leurs caméras de surveillance l’ont filmée en train d’apposer des autocollants portant des messages sur le Falun Gong. Ils ont ensuite identifié Mme Liu grâce à la technologie de reconnaissance faciale.

Après l’avoir interrogée au poste de police, les agents ont conduit Mme Liu au centre de détention de la ville de Yantai vers 15 h. Elle a été libérée sous caution le lendemain matin. Les policiers ont ordonné à sa fille de signaler ses allées et venues chaque lundi. Le capitaine Guo et d’autres se sont présentés au domicile de Mme Liu à la mi-mars 2026 et ont exigé des explications sur la fabrication et l’application des autocollants. Ils ont également interrogé sa famille.

Arrestation le 23 mars

Mme Xiu Junhuan, une septuagénaire, a été arrêtée dans la matinée du 23 mars après avoir été signalée pour avoir parlé du Falun Gong à des personnes lors d’une foire. Le capitaine Guo et les agents chargés de l’arrestation, du poste de police de Shiliang, ont fouillé son domicile. Guo a même fouillé sous ses tables. Il a saisi deux calendriers du Falun Gong, un pendentif et un dépliant.

Après l’avoir conduite au poste de police, Guo a demandé à Mme Xiu quand elle avait commencé à pratiquer le Falun Gong et où elle s’était procuré les documents sur le Falun Gong qu’elle avait distribués à la foire. D’autres agents ont relevé ses empreintes palmaires et digitales contre son gré. Ils ont ensuite tenté de saisir ses données biométriques dans leur système informatique, mais n’y sont pas parvenus. Son neveu a été convoqué pour signer les documents de libération sous caution. Elle est rentrée chez elle après 18 h.

Cas de harcèlement

M. Guo Meixue a purgé une peine de prison de deux ans, qui s’est terminée le 27 février 2026, mais il a ensuite subi du harcèlement téléphonique les 2 et 24 mars.

À la mi-mars 2026, un agent de police a contacté la famille de Mme Yuan Yuqin, qui avait terminé une peine de quatre ans de prison en 2023, pour exiger de connaître le numéro d’immatriculation de leur véhicule personnel. La famille a été contrainte de divulguer cette information. En apprenant ce qui s’était passé, Mme Yuan s’est rendue au poste de police pour dénoncer l’atteinte à la vie privée de sa famille commise par la police. La police a finalement consenti à supprimer les informations relatives à la plaque d’immatriculation de sa base de données.

Mme Fu Qiurong, dont la peine de trois ans de prison a pris fin en juillet 2022, a surpris un policier en train de prendre des photos de son domicile à la mi-mars 2026. Elle l’a suivi jusqu’au poste de police et lui a demandé sur quelle base légale il s’était permis de porter atteinte à sa vie privée. Il a appelé le capitaine Guo, qui a répondu que l’ordre venait du ministère des Affaires civiles.

Mme Fu a répondu que le ministère en question n’était pas un organe législatif, et que la Constitution protégeait son droit à la liberté de croyance. Guo a alors ordonné au policier de la renvoyer.

Traduit de l’anglais