(Minghui.org) M. Di Jianchao, âgé de 61 ans et vivant à Kunming, dans la province du Yunnan, a comparu devant le tribunal le 24 avril 2026 pour sa pratique du Falun Gong, une discipline spirituelle persécutée par le Parti communiste chinois depuis juillet 1999.
L’avocat de M. Di a réfuté les accusations contre son client et a exigé qu’il soit acquitté. L’avocat a également souligné que le juge He Wen, présidant le tribunal du district de Wuhua, avait enfreint la loi en interdisant à l’épouse de M. Di de représenter son mari en tant qu’avocat non juriste. Celle-ci avait préparé sa plaidoirie, mais à la dernière minute, juste avant l’audience, elle a reçu un avis l’informant qu’elle pouvait seulement assister à l’audience en tant que spectatrice et non en tant que défendeur.
M. Di est resté silencieux en signe de protestation durant toute l’audience, soit de 10 h 30 à 13 h. Il a été ramené au centre de détention du district de Guandu où il est détenu depuis son arrestation le 15 juillet 2025.
M. Di a entamé une grève de la faim en signe de protestation et a été hospitalisé le 7 janvier 2026. Son épouse a demandé sa libération pour raisons médicales, mais sa requête a été rejetée. Le juge He avait initialement prévu une audience le 27 janvier, mais l’a reportée au 6 février en raison de l’état de santé de M. Di. L’audience a de nouveau été reportée au 24 avril, car l’état de santé de M. Di ne s’était pas amélioré.
Accusations sans fondement
Le procureur Huang Pengwen du parquet du district de Wuhua a accusé M. Di de « saper l’application de la loi avec une organisation sectaire. » Son avocat a souligné qu’aucune loi en Chine ne criminalise le Falun Gong ni ne le qualifie de secte. De plus, la possession de M. Di de livres de Falun Gong publiés par des éditeurs légitimes, ainsi que la distribution de documents d’information sur le Falun Gong, n’avaient causé aucun préjudice à quiconque ni à la société en général et encore moins entravé l’application de la loi.
Les livres et documents relatifs au Falun Gong confisqués au domicile de M. Di ont été « certifiés » comme étant de la « propagande sectaire » par la police locale. Or, selon la loi, seul un organisme d’expertise indépendant est habilité à vérifier et à authentifier les éléments de preuve présentés par l’accusation.
Surveillance policière illégale
La police avait surveillé M. Di pendant plus de deux mois (à compter du 13 mai 2025) avant de l’arrêter le 15 juillet 2025, alors qu’il distribuait des documents de Falun Gong. Son avocat a plaidé que cette surveillance prolongée constituait une enquête technique tel que défini par l’article 264 du « Règlement relatif aux procédures de traitement des affaires pénales par les organes de sécurité publique ». L’enquête technique dont M. Di a été victime violait les articles 150 et 152 du Code de procédure pénale, qui stipulent que l’enquête technique ne s’applique qu’à cinq catégories d’affaires : les crimes mettant en danger la sécurité nationale, les activités terroristes, le crime organisé, les infractions liées aux stupéfiants et les autres crimes graves mettant en danger la société. Or, M. Di n’a fait qu’exercer son droit constitutionnel à la liberté de croyance et n’a commis aucun crime relevant de ces cinq catégories.
« Identification du suspect » douteuse
Les policiers ont affirmé que M. Di était la personne qui distribuait des documents de Falun Gong à un certain endroit. Ils en sont venus à cette conclusion après avoir visionné les images d’une caméra de surveillance et identifié une personne qui lui ressemblait. Ils l’ont alors suivi et l’ont arrêté lorsqu’il était en train de distribuer des documents de Falun Gong à un autre endroit.
L’avocat de la défense a fait valoir que le policier qui avait conclu que l’homme qu’il avait vu sur les images était M. Di n’avait fourni aucune autre preuve à l’appui, notamment la présence d’empreinte digitale sur les documents. De plus, le nom du policier et son titre n’étaient pas inscrits dans le dossier comme l’exige la loi.
Descente illégale au domicile de Mr. Di
Quelques heures après l’arrestation de M. Di, le 15 juillet 2025, environ dix-huit policiers en civils et deux membres de l’équipe SWAT (Special Weapons and Tactics, une unité spéciale d’intervention) ont fait irruption à son domicile autour de 22 h. Ils ont immobilisé son épouse, Mme Luo Jiangqin, âgée de 58 ans, avant de saccager leur domicile.
Mme Luo a été citée comme témoin de la descente policière et a également été accusée de « proférer des insultes » à l’encontre des policiers. Elle affirmé avoir été retenue dans une pièce et n’avoir pas été témoin de la perquisition du domicile. Elle a également nié avoir insulté un quelconque agent.
Le procureur Huang a dit que les policiers avaient leur caméra embarquée ouverte lors de la descente, mais il a refusé de faire passer l’enregistrement au tribunal. Il a également refusé la demande de l’avocat de contre-interroger Mme Luo.
Requête en récusation rejetée
Pendant que son domicile était perquisitionné, M. Di était interrogé au poste de police de Zhonghua. Les policiers responsables de l’interrogatoire ont refusé de révéler leur identité ou de consigner les réponses exactes à leurs questions et ils l’ont également torturé.
Par la suite, M. Di a demandé la récusation des policiers, mais n’a jamais reçu de réponse. Son avocat a souligné que la loi oblige la police à répondre dans un délai de deux à cinq jours suivant la demande.
Les procès-verbaux d’interrogatoire falsifiés par les policiers ont néanmoins été inclus au dossier et utilisés comme preuves contre M. Di.
Menacé d’une troisième peine de prison
Le procureur Huang a allégué que M. Di était un récidiviste, ayant déjà été emprisonné à deux reprises pour un total de huit ans et demi pour sa pratique du Falun Gong. Son avocat a plaidé qu’il n’aurait jamais dû être incarcéré pour avoir exercé son droit constitutionnel à la liberté de croyance. Il a également été licencié de son poste des chantiers navals de Kunmingen raison de sa pratique du Falun Gong.
L’avocat a de nouveau plaidé pour l’acquittement de M. Di. Le juge a ajourné l’audience sans indiquer à quel moment il rendrait sa décision.
Voir aussi :
Ayant déjà été illégalement condamné pour un total de huit ans et demi, un homme de 61 ans est hospitalisé pendant qu’il est illégalement détenu pour sa croyance
La persécution des pratiquants de Falun Gong à la première prison de la province du Yunnan (1re partie)
Traduit de l’anglais
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