(Minghui.org) Dès 1994, j’avais déjà entendu parler du Falun Dafa et j’ai commencé à le pratiquer durant l’hiver 1995-1996. À cette époque, divers types de qigong étaient très en vogue. Je répare des appareils électroménagers et j’aidais les pratiquants de qigong à régler leur équipement audio et d’autres appareils. J’aidais également les pratiquants de Falun Dafa à régler leurs appareils pour visionner des vidéos. Initialement, je pensais que le Falun Dafa n’était qu’une autre forme de qigong. Cependant, les pratiquants de Falun Dafa avaient l’air gentils et calmes, et je me sentais bien en leur compagnie, mais je n’envisageais pas de le pratiquer.

Je commence la pratique

Au cours de l’hiver 1996, un pratiquant âgé de Falun Dafa est venu dans ma boutique pour faire réparer son téléviseur. Nous étions en train de déjeuner à ce moment-là. Il nous a regardés et nous a souri. Une fois que nous avons eu fini de manger, il m’a demandé : « Vous ne semblez pas apprécier votre repas. Êtes-vous malade ? » Il avait raison.

Depuis huit ans, je souffrais d’une inflammation des sinus et j’avais fait une légère dépression nerveuse. Mon nez était bouché, ce qui m’empêchait de parler, de manger et de dormir. J’avais le teint terne. J’avais pris des médicaments et essayé de nombreux traitements non conventionnels, mais rien ne fonctionnait. J’avais finalement trouvé un remède qui soulageait mes symptômes. Je devais appliquer ce remède avant chaque repas et avant de me coucher. Comme mon nez était bouché, j’avais du mal à avaler et je me réveillais souvent en suffoquant. Je devais même appliquer le remède avant d’avoir une longue conversation avec quelqu’un, sinon je ne pouvais pas parler. Je suis devenu dépendant de ce remède et je l’avais toujours sur moi.

Quand j’en ai parlé au pratiquant, il m’a dit : « Pourquoi ne pratiquez-vous pas le Falun Dafa ? » Je pensais qu’il s’agissait simplement d’une forme de qigong très répandue dans la société. J’avais déjà essayé d’autres formes de qigong, mais cela n’avait servi à rien. Je ne pensais pas que le Falun Dafa pourrait m’aider, mais j’étais intrigué par l’attitude des pratiquants.

J’ai dit : « Un secrétaire du Parti au niveau du village, très respecté, pratique le Falun Dafa. Comme les autres pratiquants, il a l’air bienveillant et serein, et il n’est pas arrogant. Comment le Falun Dafa fait-il pour rendre les gens bienveillants ? » Il a répondu : « Le Falun Dafa n’est pas n’importe quel qigong. Il ne s’agit pas seulement d’effectuer des mouvements. Il y a aussi des livres qui parlent de comment être une bonne personne, des choses les plus simples aux principes les plus profonds. Ils expliquent pourquoi les gens tombent malades, souffrent et rencontrent des problèmes. Ils parlent de la structure de l’Univers et de bien d’autres choses. Pratiquer le Falun Dafa peut changer votre vision de la vie et du monde. » J’ai écouté attentivement.

Cela m’a beaucoup intéressé : « Incroyable ! Je ne savais pas que le Falun Dafa était aussi profond ! Il faut absolument que je lise ces livres. » Il m’a répondu : « Je vous les apporterai quand je repasserai, ou bien vous pouvez demander au secrétaire du Parti du village de vous en prêter un. » Nous avons bavardé tout l’après-midi. Il m’a dit : « Je vous laisse cette télévision et je viendrai la récupérer quand je vous apporterai le livre. »

Je ne voulais pas attendre qu’il m’apporte le livre, alors je suis allé directement chez le secrétaire du Parti du village. Je lui ai dit que je voulais emprunter un livre sur le Falun Dafa et il a accepté de m’en prêter un.

Dès mon retour chez moi, ma femme et moi avons commencé à lire le livre. Ma femme était très désireuse d’apprendre. Nous avons lu le livre pendant deux jours. Mais, comme j’étais très occupé par mon travail, j’ai arrêté de lire. Ma femme a continué à lire le livre. Un jour, elle m’a dit : « Je vais chez le secrétaire du Parti du village pour faire les exercices. Une fois que j’aurai appris les mouvements, je te les apprendrai. » Elle se rendait tous les jours au point de pratique et, à son retour chez nous, elle m’enseignait les exercices. C’est ainsi que nous avons tous deux commencé sur notre chemin de cultivation.

Les bienfaits de pratiquer le Falun Dafa

J’ai rapidement appris les cinq exercices de Falun Dafa. Un jour, ma femme m’a dit : « Les pratiquants savent pourquoi on est malade. C’est à cause de ce qu’on appelle le karma, causé par de mauvaises actions commises dans le passé. Ils comprennent que prendre des médicaments et recevoir des injections n’est pas le seul moyen de guérir les maladies. Si nous suivons les exigences du Falun Dafa et cultivons notre caractère, nous éliminerons le karma. De plus, si tu es sincère, les êtres divins t’aideront et tu te remettras bientôt de ta maladie. »

Grâce à mon travail, j’étais au courant de certaines des avancées scientifiques les plus pointues. Je pensais donc que la science était toute-puissante. Je ne croyais pas vraiment aux êtres divins de haut rang, qu’il s’agisse de divinités ou de bouddhas. J’étais sceptique face à ce que disait ma femme. Mais je me suis dit : « Quand on fait les exercices, il faut garder la bouche fermée. Je ne peux pas respirer par le nez et je dois souvent ouvrir la bouche. Ne serait-ce pas contraire aux exigences ? Ce serait formidable si mon nez n’était pas bouché. »

J’ai fait part de mes réflexions à ma femme et elle m’a dit : « Pourquoi ne jettes-tu pas tes médicaments ? » J’ai rassemblé tous mes médicaments et les ai mis dans le brûleur. Cependant, pendant la nuit, alors que je dormais, mon nez était tellement bouché que je ne pouvais vraiment pas bien dormir.

Le lendemain, j’ai dit : « Je dois acheter des médicaments, sinon je ne peux pas dormir. »

Ce jour-là, la météo était exécrable. Ma femme m’a dit : « Il fait tellement mauvais, tu ferais mieux de ne pas sortir. Pourquoi n’essaies-tu pas de tenir encore un jour ? »

Je l’ai écoutée. Miraculeusement, dès la deuxième nuit, mon nez était moins bouché et j’ai pu dormir. Je me suis dit : « Ça marche vraiment. » Le troisième jour, mon nez allait parfaitement bien. Depuis lors, et jusqu’à aujourd’hui, mon nez n’a plus jamais été infecté.

Cette expérience extraordinaire a ébranlé ma conviction tenace selon laquelle la science est toute-puissante : se pourrait-il qu’il existe dans cet Univers des êtres d’un niveau supérieur à celui des êtres humains ? C’est ainsi que j’ai commencé à étudier sérieusement les livres de Falun Dafa. J’ai réalisé que le Zhuan Falun était extraordinaire. Il répondait à de nombreuses questions que je me posais et je le lisais tous les jours. J’ai lu le Zhuan Falun plus de 1000 fois. Quand je le lis, je ressens aujourd’hui encore une grande joie.

Avant de commencer la pratique du Falun Dafa, chaque été, j’attrapais une grippe assez grave suivie de maux d’estomac. Le médecin disait qu’il s’agissait d’une forme de gastro-entérite. Chaque été, je devais prendre des comprimés et recevoir des injections, et il me fallait plusieurs jours pour me remettre. L’été de la deuxième année après avoir commencé la cultivation et pratique, j’ai de nouveau eu des symptômes similaires et j’ai vomi. Cependant, ce que j’ai vomi n’était pas de la nourriture, mais beaucoup de pus fibreux brun-noir. Cela avait même une odeur de poisson. Depuis, je n’ai plus jamais eu la grippe.

Je sais que le Maître a purifié mon corps. Non seulement je me suis remis de ces deux types de maladies, mais d’autres maux, comme la fatigue mentale, ont également disparu. J’ai véritablement fait l’expérience de ce que signifie être libéré de la maladie. Au cours des trente années qui ont suivi, je n’ai pris aucun médicament.

Outre les bienfaits physiques, j’ai également pu constater comme le Maître protège les pratiquants. Je vais vous raconter deux anecdotes.

Une fois, alors que je réparais un réfrigérateur, je devais débrancher le tuyau, vidanger le système et ajouter du réfrigérant. Comme j’étais très occupé ce jour-là, j’avais oublié que je venais de couper l’électricité. Le tuyau était rempli de gaz sous haute pression et je me suis empressé d’utiliser un chalumeau oxyacétylénique pour chauffer directement l’interface du filtre d’évaporation afin d’essayer de débrancher le tuyau à cet endroit. Au moment où la soudure était sur le point de fondre, le filtre d’évaporation a soudain explosé juste devant mon visage.

Le filtre d’évaporation est un tube de cuivre de 10 cm de long et 2 cm de diamètre, rempli d’un matériau dessiccant (des particules comme du sable, plus grosses que des grains de millet). J’ai entendu un bruit sec et très fort, puis plus rien. J’étais sous le choc et je suis resté abasourdi pendant 30 secondes avant de reprendre mes esprits. J’ai instinctivement porté mes deux mains à mon visage. Il n’y avait pas de sang et je n’avais pas mal. J’ai cligné des yeux.

À ce moment-là, un pratiquant venait juste d’arriver chez moi. Il a entendu un grand bruit juste au moment où il franchissait le seuil et s’est précipité vers moi, effrayé. Il a crié : « Que s’est-il passé ? Que s’est-il passé ? Ça va ?! »

J’ai tourné la tête pour le regarder. C’est seulement lorsque mon globe oculaire s’est tourné vers lui que j’ai senti quelque chose dans mon œil gauche. J’ai ressenti une légère douleur. Je me suis précipité chez moi et je me suis regardé dans le miroir pour voir ce qui s’était passé. C’est seulement là que j’ai réalisé qu’une particule de dessiccant avait pénétré dans mon globe oculaire, mais pas entièrement, car la moitié était visible. J’ai essayé de l’enlever avec une serviette, mais elle ne partait pas. Que devais-je faire ?

Il y avait une clinique où travaillait un chirurgien. Je suis allé le voir tout de suite. Il a examiné mon œil et m’a dit : « Va vite à l’hôpital. Tu ne dois pas bouger. Sinon, tu vas endommager ta cornée. On bouge l’œil involontairement ; si tu essaies d’enlever le corps étranger, tu vas endommager la cornée et tu deviendras aveugle. Tu ne peux qu’aller à l’hôpital. Ils ont une sorte de solution ; une fois appliquée sur l’œil, le globe oculaire ne bougera plus et la particule pourra alors être retirée. » Quand j’ai entendu que je devais aller à l’hôpital, je me suis dit : « Qu’importe. Le Maître me protège, tout ira bien. » J’ai décidé de rentrer chez moi pour émettre la pensée droite.

Pendant un moment, plusieurs pratiquants et moi avons émis la pensée droite. À ce moment-là, une pratiquante est venue me demander de faire quelque chose. Sans déranger les autres pratiquants, je suis sorti et j’ai discuté un moment avec elle. Pendant que nous parlions, j’ai eu l’impression qu’on me piquait le globe oculaire gauche avec une aiguille, puis la douleur a cessé. J’ai bougé mon globe oculaire et je n’ai rien senti qui frottait contre. Après le départ de la pratiquante, je suis rapidement rentré chez moi et je me suis regardé dans le miroir. Il n’y avait absolument plus rien, pas la moindre trace. J’ai regardé partout, du coin de l’œil jusqu’à l’orbite, mais je ne voyais plus la particule. Je ne savais pas où elle avait pu passer.

Une fois, je me suis rendu à moto dans une autre ville. Avant, quand je roulais à moto, je ne portais jamais de casque. Ce jour-là, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai décidé d’en mettre un. Alors que j’arrivais en ville, ma moto a heurté une brique. Comme j’allais assez vite, la moto a rebondi puis s’est écrasée au sol avant de glisser sur six ou sept mètres. C’était au début du printemps, je portais donc encore des vêtements assez épais. Le frottement a abrasé le genou de la jambe gauche de mon pantalon et un gros morceau du côté gauche de mon casque s’est cassé. Je l’avais échappé belle ! Si je n’avais pas porté de casque ce jour-là, je serais probablement mort dans cet accident.

Je me suis rapidement relevé, mais ma jambe gauche s’est pliée vers l’arrière lorsque j’ai forcé. Comme tout le monde le sait, une jambe ne peut se plier que vers l’avant, pas vers l’arrière, mais la mienne s’est pliée vers l’arrière. J’ai tout de suite compris que ma jambe était probablement cassée ou luxée. Au prix d’un effort considérable, j’ai utilisé ma jambe droite pour me soutenir et j’ai soulevé la moto. J’ai hissé ma jambe gauche sur la moto avec l’aide de ma main, je suis monté sur la moto, j’ai changé les vitesses avec ma main gauche et je suis rentré chez moi.

Ma femme m’a aidé à entrer dans la maison. J’ai enduré une douleur intense et j’ai pratiqué la méditation assise. Ma jambe gauche me faisait tellement mal que je ne pouvais pas m’asseoir en position du lotus ; je l’ai donc simplement laissée tendue et je me suis assis en position du lotus avec seulement ma jambe droite. Je n’avais pas songé à aller à l’hôpital. Chaque jour, je faisais les exercices debout en m’appuyant contre le mur et j’allongeais ma jambe gauche pendant la méditation assise.

Deux semaines plus tard, j’ai pu sortir à l’aide d’une béquille. Plus de vingt jours plus tard, j’ai pu marcher sans béquille. Un mois plus tard, j’étais complètement rétabli. Il y a un dicton qui dit : « Il faut cent jours pour guérir les muscles blessés et les os cassés. » Même en allant à l’hôpital, il faudrait trois mois pour se rétablir. Pourtant, après avoir fait les exercices pendant un mois, j’étais capable de marcher d’un pas alerte. De plus, je pouvais porter des sacs de céréales de 40 à 45 kg.

Comment Dafa m’a transformé

Avant de commencer à pratiquer le Falun Dafa, comme je tenais une boutique dans la rue, j’ai côtoyé toutes sortes de gens. À l’époque, je n’avais pas de critère pour juger qui était bon ou mauvais. J’acceptais aussi implicitement la définition courante des « bonnes » et des « mauvaises » personnes : parfois, quand je jugeais une personne incompétente ou pas très intelligente, je disais « c’est une bonne personne ». C’est aussi une sorte de langage détourné que les gens utilisent de nos jours, car qualifier quelqu’un d’« incompétent » le blesserait. J’utilisais plutôt « bonne personne », c’est pourquoi, quand quelqu’un me disait que j’étais une bonne personne, je me sentais humilié ; je qualifiais ceux qui commettaient l’adultère, trichaient ou flattaient les autres de « tout à fait compétents », et j’appelais ceux qui faisaient toutes sortes de mauvaises choses « un homme bon ».

De nombreux « hommes compétents et bons » ont également rejoint mon cercle social. La nuit, ils volaient les poulets des gens et les apportaient chez moi pour les cuisiner ; à l’automne, ils volaient des haricots dans les champs et venaient chez moi pour les cuisiner. Je pensais qu’ils étaient doués.

Les clients qui viennent dans mon magasin ne connaissent rien à la réparation d’appareils électroménagers. J’enlevais des pièces qui fonctionnaient très bien et je les remplaçais par des pièces neuves, puis je facturais des prix élevés aux clients. Qui sait combien de karma j’ai accumulé pour que ma santé se détériore à ce point. Outre l’inflammation des sinus, je souffrais également de fatigue mentale. J’avais souvent des maux de tête, des bourdonnements dans les oreilles, et l’arrière de ma nuque était fréquemment tendu, raide, douloureux et fatigué.

Dès que je mettais les pieds dans ma boutique, mon mal de tête commençait. Pour me changer les idées et me sentir mieux, je jouais aux jeux avec les voisins. J’ai pris l’habitude de jouer chaque jour aux cartes. Un soir, après avoir couché notre petite fille de cinq ans, ma femme et moi sommes sortis jouer aux cartes. Nous sommes rentrés tard. Quand nous avons ouvert la porte, notre petite fille pleurait. Elle avait le visage rouge et la voix enrouée. Nous l’avons prise dans nos bras et nous avions envie de pleurer. J’ai pensé, le cœur serré : « Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? Est-ce que je vis encore comme un être humain ?! » Je me sentais comme un bateau à la dérive, flottant au gré des vagues dans un océan sans fin.

Au cours de l’hiver 1995-1996, j’ai enfin obtenu le Fa ! J’ai commencé la cultivation et pratique ! Le Falun Dafa m’a complètement transformé. Non seulement j’ai été libéré de la maladie, mais j’étais heureux. Chaque matin, ma femme et moi nous levions pour nous rendre au point de pratique et faire les exercices. Nous étions comme deux oiseaux insouciants volant dans le ciel infini. Le soir, nous lisions le Zhuan Falun. Après avoir étudié le Fa, nous discutions de nos expériences de cultivation et de la manière d’améliorer notre caractère.

Ma santé s’est améliorée, je me sentais heureux et je suis devenu plus serein dans mes relations avec les gens et dans ma façon de gérer les choses. Lorsque je réparais les appareils électroménagers des gens, j’ai cessé de les arnaquer. Un jour, je me suis rendu chez un homme âgé pour réparer sa télévision. Comme je ne parvenais pas à déterminer immédiatement quel était le problème, j’ai demandé à l’homme de chercher le schéma électrique dans le mode d’emploi. Le vieil homme était un enseignant à la retraite, direct mais pointilleux. Il lui arrivait parfois de parler de manière grossière. Lorsque je lui ai demandé de me passer le schéma électrique, il m’a répondu sèchement : « Ne me raconte pas de conneries ! Je connais les gens de ton milieu. Tu trouveras le problème dès que je serai parti et tu voudras que je paie les pièces de rechange, c’est ça ? Aujourd’hui, je vais te regarder faire la réparation. »

En voyant son attitude, je ne lui ai plus demandé d’aide. J’ai trouvé un schéma similaire parmi les documents que j’avais apportés avec moi. Pendant que je réparais la télévision, je lui ai dit : « Je pratique le Falun Dafa. Je ne ferais jamais de telles choses. » Il a été un peu surpris et a répondu : « Le Falun Dafa peut-il rendre quelqu’un meilleur ? C’est incroyable. » Il m’a posé de nombreuses questions sur le Falun Dafa et j’y ai répondu l’une après l’autre.

J’ai réparé la télévision et je ne lui ai demandé qu’une somme modique. Lorsque nous nous sommes quittés, il m’a souri. Depuis lors, cet homme âgé de près de 90 ans et moi sommes devenus les meilleurs amis du monde. Chaque fois qu’il sort, il vient me voir dans ma boutique.

Rapidement, beaucoup de gens ont eu vent de ma transformation. La plupart ne connaissaient pas mon nom. Ils m’appelaient simplement « Falun Dafa ». Il suffisait de parler de réparation d’appareils électroménagers pour qu’ils disent : « Appelez donc “Falun Dafa”, il est compétent et ne demande pas de prix exorbitants. » À mesure que les gens apprenaient à me connaître, à connaître ma façon de faire et mon état d’esprit serein, chaque fois que je sortais dans la rue, beaucoup de gens me saluaient chaleureusement.

La persécution

La persécution du Falun Dafa a commencé en juillet 1999 et nous avons perdu la possibilité de pratiquer librement notre croyance. Les précieux livres que nous lisions chaque jour nous ont également été confisqués. Nous avons été surveillés, harcelés et contraints de rédiger des déclarations dans lesquelles nous nous engagions à ne plus pratiquer.

En janvier 2000, six pratiquants de notre ville se sont rendus à Pékin pour y faire appel, ils ont été arrêtés et renvoyés chez eux. Les autorités municipales les ont arrêtés ainsi que plus de 20 autres pratiquants de notre région et nous ont tous enfermés dans le dortoir pour lycéens d’un établissement secondaire. Le dortoir comportait une grande salle commune où dormir. Il n’y avait pas de couvertures, seulement des planches de bois dures. On a donné à chacun un rouleau de papier toilette à utiliser comme oreiller et nous avons été détenus pendant près d’un mois. On nous donnait chaque jour un bol avec très peu de bouillie de maïs très fine, un petit pain et un peu de cornichons. En plus de frapper les six pratiquants qui s’étaient rendus à Pékin, les gardes ont torturé les pratiquants qui refusaient d’abandonner la pratique, notamment en les choquant avec des matraques électriques.

Un jour, un fonctionnaire est venu avec des feuilles de papier et des stylos et a ordonné à tout le monde d’écrire une déclaration exprimant des regrets d’avoir pratiqué le Falun Dafa. Personne ne l’a fait. J’ai rédigé une longue déclaration. J’y ai décrit les changements positifs que j’avais constatés depuis que j’avais commencé à pratiquer, ainsi que ma détermination à poursuivre ma cultivation. Lorsque le fonctionnaire est revenu pour récupérer les déclarations et a vu que personne n’avait rien écrit, il était furieux. Quand il a vu que j’avais écrit quelque chose, il a souri et a dit : « Vous voyez, untel a bien fait, il a écrit quelque chose. »

Quand il a pris le papier et lu ce que j’avais écrit, son expression s’est figée. Il m’a crié : « Qu’est-ce que tu as écrit là ? Lis ça aux supérieurs ! »

Il m’a traîné dans une autre pièce. Il y avait le maire de la ville, le secrétaire du Parti, le chef du poste de police et plusieurs subordonnés. Il m’a tendu ma feuille de papier et m’a dit : « Pourquoi ne le lis-tu pas aux dirigeants ? » J’ai hésité, un peu effrayé, mais je me suis dit que c’était bien là mon expérience réelle et que je devais la rapporter aux dirigeants. J’ai pris le papier et l’ai lu du début à la fin à haute voix. Personne ne m’a interrompu. Tout le monde écoutait en silence.

Quand j’ai eu fini, le chef du poste de police a levé la tête. D’un simple regard, il a fait signe aux gardes et on m’a emmené dehors. On m’a poussé à terre et plusieurs personnes m’ont donné des coups de pied violents, me choquant avec des matraques électriques. L’un d’eux m’a insulté tout en me frappant : « Tu te crois plus puissant que le maire de la ville ? Personne ne le salue quand il marche dans la rue ! Comment se fait-il que tout le monde te salue quand tu passes dans la rue ?! »

Après plus de vingt jours de détention, lorsque nous avons été libérés, chacun a dû payer 300 yuans pour couvrir les frais de repas. Ma femme et moi avons dû payer 6000 yuans supplémentaires. Quant aux autres pratiquants, certains se sont fait extorquer 2000 yuans, d’autres 4000 yuans ou même 6000 yuans. Des pratiquants de plus de 20 villages relevant de la juridiction de la ville ont également été illégalement détenus. Eux aussi ont été contraints de payer des amendes pour un montant total de plus de 200 000 yuans. Nous avons été surveillés, harcelés et contraints de nous présenter aux autorités tous les jours, même après notre libération.

À la fin de l’automne 2001, ma femme a décidé de se rendre à Pékin pour faire appel pour le Falun Dafa. Pour échapper à la persécution, j’ai été contraint de quitter notre domicile. J’ai demandé à la tante de ma fille de s’occuper d’elle. Après avoir été arrêtée à Pékin, ma femme a été illégalement condamnée à un an et six mois de camp de travail. Alors que je me déplaçais d’un endroit à l’autre, j’ai moi-même été arrêté et emprisonné pendant onze mois. Pendant mon absence, le poste de police a émis un mandat d’arrêt. Pour me forcer à rentrer chez moi, le maire de la ville a ordonné à l’école d’expulser ma fille, qui était alors en primaire. Cela a suscité la colère des enseignants, du directeur et des autres pratiquants. De nombreux pratiquants ont écrit au maire du canton et au maire de la ville, ils ont affiché des informations sur le Falun Dafa dans les rues principales et ont dénoncé la manière dont le gouvernement municipal persécutait les pratiquants.

Lorsque le secrétaire du Parti du canton a appris la nouvelle, il a crié au maire de la ville au téléphone : « Ces dernières années, la politique met l’accent sur les neuf années d’enseignement obligatoire, et pourtant vous avez renvoyé une élève du primaire chez elle ?! Vous feriez mieux de la ramener ! » Le maire de la ville a envoyé un secrétaire adjoint du Parti pour ramener personnellement ma fille à l’école.

Deux décennies plus tard, ma fille, qui est aujourd’hui mariée, est revenue à la maison pour nous rendre visite. Ma femme l’a regardée et lui a demandé : « Après toutes ces années où nous t’avons laissée chez ta tante, est-ce que tu en veux à tes parents ? » Elle a répondu fermement : « Non. » Puis elle a ajouté : « Maman, tu sais pourquoi j’ai failli perdre la vue ? Ce n’était pas à cause des études, mais parce que je pleurais. Après ton départ, tu m’as terriblement manqué. Je pleurais tous les soirs, mais je ne voulais pas que ma tante me voie, alors je pleurais sous la couverture. Tu me manquais terriblement, toi et mon père, mais je ne vous déteste pas. Je sais que ce n’était pas votre faute. C’était la faute du gouvernement. C’est le PCC qui nous a fait souffrir. Je suis très reconnaissante envers ma tante et sa famille de s’être occupées de moi. Il y avait aussi mes grands-parents, ainsi que la directrice de ma classe qui ont toujours pris soin de moi. »

Ma fille m’a raconté que cette année-là, après avoir pris connaissance de notre situation familiale, la maîtresse principale s’était montrée bienveillante envers elle et lui donnait souvent de l’argent de poche ainsi que des friandises. Elle s’enquérait aussi fréquemment de son bien-être. Ma fille a aujourd’hui la trentaine, mais lorsque la maîtresse principale me voit, elle me demande toujours comment va ma fille. Nous sommes très reconnaissants de sa gentillesse.

Le PCC persécute le Falun Dafa depuis vingt-sept ans et je cultive et pratique depuis près de trente ans. Chaque fois que quelqu’un me dit : « N’es-tu pas stupide ? Pourquoi t’obstines-tu à suivre cette voie sous une pression aussi énorme ? Qu’est-ce qui te pousse à le faire ? », je leur réponds : « C’est ma croyance en Dafa qui m’a aidé à traverser tout cela. »

(Partage sélectionné pour célébrer la Journée mondiale du Falun Dafa 2026 sur Minghui.org)

Traduit de l’anglais