(Minghui.org) Une pratiquante de 65 ans de la ville de Dandong, dans la province du Liaoning, a récemment été condamnée à vingt-deux mois de prison et à une amende de 3000 yuans pour sa pratique du Falun Gong, une discipline méditative et spirituelle ancestrale que le régime communiste chinois persécute depuis 1999.
Mme Wei Liming a été arrêtée à son domicile aux premières heures du 23 janvier 2026 par sept policiers en civil du poste de police de Zhenxing. Un seul d’entre eux a présenté sa pièce d’identité. Ils ont fait une descente à son domicile sans mandat de perquisition et ont confisqué ses livres de Falun Gong ainsi qu’un lecteur multimédia. Elle a été détenue au centre de détention de la ville de Dandong.
Le tribunal du district de Zhen’an a tenu une audience le 28 mai 2026. Le témoin à charge, qui ne connaissait pas Mme Wei Liming, a déclaré avoir reçu des documents d’information sur le Falun Gong d’une personne nommée « Wei Liming ».
Le procureur a également présenté une vidéo montrant une femme vêtue de noir, avec un sac à dos noir, et il a affirmé qu’il s’agissait de Mme Wei en train de distribuer des documents d’information sur le Falun Gong. Mme Wei a dit qu’elle n’avait jamais eu de sac à dos noir et que celui qu’elle utilisait habituellement était orange.
Mme Wei a été informée de sa condamnation à une peine de vingt-deux mois de prison le 28 juin 2026. Elle a fait appel du jugement.
Persécution antérieure
Ce n’est pas la première fois que Mme Wei est prise pour cible en raison de sa croyance. Elle a été illégalement condamnée à deux reprises aux travaux forcés, pour un total de cinq ans. Elle a été brutalement torturée dans le tristement célèbre camp de travail de Masanjia.
Battue au centre de détention
Mme Wei a été arrêtée avec plusieurs autres pratiquantes le matin du 30 novembre 1999, pour avoir fait les exercices de Falun Gong sur une place publique, afin de dénoncer la persécution. Elles ont toutes été emmenées au centre de détention de la ville de Dandong.
Les gardiens ont retiré le pantalon des pratiquantes et leur ont donné des coups sur les fesses avec des planches de bambou. Lorsque les planches se sont brisées, ils les ont fouettées avec des ceintures de cuir. Toutes avaient les fesses meurtries. Certaines se sont évanouies à cause de la douleur. Malgré leurs blessures, les gardiens les ont tout de même contraintes à effectuer des travaux non rémunérés. Celles qui ne parvenaient pas à accomplir le quota quotidien étaient privées de nourriture et d’eau, et on les privait de sommeil.
Une pratiquante, Mme Zhou Yushuang, est tombée malade peu après sa libération. On lui a diagnostiqué une septicémie et elle est décédée moins d’un an plus tard.
Torturée pendant qu’elle purgeait une peine de quatre ans dans un camp de travail
Peu de temps après son arrestation, Mme Wei a été emmenée au camp de travail de Masanjia pour y purger une peine de quatre ans.
Le 17 octobre 2002, Mme Wei a été battue et sa peine a été prolongée de trois mois, parce qu’elle refusait de regarder des vidéos diffamant le Falun Gong.
En novembre 2002, les gardiennes ont privé Mme Wei de sommeil. Parce qu’elle refusait de porter le badge d’identification des détenues, elles l’ont attachée à un lit pendant trois jours, puis l’ont placée en cellule d’isolement pendant une semaine. Ses mains sont devenues très enflées à cause des mauvais traitements qu’elle a subis.
Une séance de lavage de cerveau a commencé en décembre 2002. Mme Wei a été maintenue en isolement pendant plus de trois semaines, durant lesquelles elle a été surveillée en permanence par des détenues. Elle était contrainte de rester debout et n’était pas autorisée à dormir. Il lui était également interdit de changer de sous-vêtements, même pendant ses menstruations.
Le 19 février 2003, Mme Wei a de nouveau été placée en isolement, parce qu’elle a tenté de clarifier la vérité au sujet du Falun Gong lors d’une séance de lavage de cerveau. Elle a été forcée de rester assise pendant de longues heures en position du double lotus, privée de sommeil et elle n’était pas autorisée à utiliser les toilettes.
Entre août et septembre 2003, Mme Wei a été forcée de rester debout pendant de longues heures chaque jour et elle a de nouveau été privée de sommeil parce qu’elle refusait de réciter le règlement des détenus. Si elle fermait les yeux, les détenues la piquaient. Ses jambes et ses pieds sont devenus extrêmement enflés et ses chaussures ne lui allaient plus.
En novembre 2003, Mme Wei a été placée sous surveillance stricte. Elle a été forcée de rester assise sans bouger sur un petit tabouret de 5 heures du matin à 23 heures. On ne lui donnait que des petits pains cuits à la vapeur, et elle n’était pas autorisée à appeler sa famille, ni à acheter des produits de première nécessité. C’est seulement quand toutes les autres personnes de sa cellule étaient endormies qu’elle pouvait aller se coucher.
Mme Wei devait être libérée en septembre 2003, mais les gardiens ne l’ont relâchée qu’en janvier 2004. Ses parents, âgés de plus de 70 ans, se sont rendus au camp de travail pour lui rendre visite vers décembre 2003, mais les gardiens les ont refoulés, prétextant que Mme Wei n’avait pas renoncé au Falun Gong.
Condamnée à un an de prison
Mme Wei a de nouveau été arrêtée dans la soirée du 19 décembre 2007 pour avoir distribué des documents d’information sur le Falun Gong. Les policiers ont saccagé son domicile et confisqué ses livres de Falun Gong. Elle a été détenue au centre de détention de la ville de Dandong, puis condamnée à un an de prison dans la prison pour femmes de la province du Liaoning.
Harcèlement continu
En 2014, l’agent Xu Jun du poste de police de Liudaogou a fait irruption au domicile de Mme Wei et a tenté de lui prélever des échantillons de sang et d’ADN. Elle a refusé de se soumettre, des policiers sont revenus quelques jours plus tard. Ils lui ont dit : « Vous faites partie du premier groupe pour les prélèvements. Tout le monde devra passer par là. »
En 2015, Mme Wei a une fois de plus été harcelée et contrainte de signer certains documents, parce qu’elle avait déposé une plainte pénale contre Jiang Zemin, l’ancien dirigeant du Parti communiste chinois qui a ordonné la persécution.
En 2017, les policiers ont harcelé Mme Wei une nouvelle fois et ont tenté de la prendre en photo. Elle a refusé d’obtempérer.
En 2020, Mme Wei a reçu un appel de son comité résidentiel local lui ordonnant de se rendre à leur bureau. Elle a insisté sur le fait qu’elle n’avait rien fait de mal et a refusé d’y aller.
Mme Wei a de nouveau été arrêtée en 2024 pour avoir parlé du Falun Gong à des gens. Elle a été placée en détention administrative pendant quinze jours, et sa famille a été condamnée par la police à une amende de plusieurs milliers de yuans.
Traduit de l’anglais
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