(Minghui.org) Une femme de 66 ans du district de Gaoyang, province du Hebei, a été jugée à la mi-2026 pour sa croyance dans le Falun Gong, une discipline du corps et de l’esprit que le Parti communiste chinois persécute depuis juillet 1999. Elle avait demandé un procès avec jury, mais aucun n’était présent lors des deux audiences.

Arrestation

Le matin du 4 novembre 2025, Mme Guo Zhiping a été illégalement arrêtée alors qu’elle quittait son immeuble. Des policiers du poste de police de Hepingli dans la ville de Baoding (qui supervise le district de Gaoyang) ont mis à sac son domicile et ont saisi ses livres de Falun Gong, son imprimante ainsi que des billets de banque contenant des messages imprimés sur le Falun Gong.

Les policiers ont pris pour cible Mme Guo après qu’un témoin a signalé la présence d’autocollants avec des messages de Falun Gong à un endroit précis le 1er novembre. Après avoir visionné les images de caméras de surveillance, les policiers l’ont repérée sur place et l’ont suivi pendant deux jours avant de procéder à son arrestation.

Mme Guo a été emmenée au centre de détention de la ville de Baoding, qui a refusé son admission après que les examens médicaux ont révélé la présence d’un kyste gastrique. Elle a été ramenée au poste de police, mais grâce à l’intervention de leurs contacts, les policiers ont finalement obtenu son admission au centre de détention.

Le parquet du district de Gaoyang a renvoyé le dossier à la police en citant l’insuffisance de preuves. Afin de fabriquer des preuves supplémentaires contre elle, les policiers l’ont intimidé lors de l’interrogatoire. L’un des policiers a frappé sur le bureau et lui a ordonné d’admettre qu’elle avait collé les autocollants.

Après que les policiers ont renvoyé l’affaire à nouveau, le parquet l’a inculpé le 2 mai 2026.

Procès

Selon la loi sur les jurés du peuple promulgué en 2018, les affaires qui remplissent certaines conditions nécessitent un procès devant jury et un plaignant peut également demander un procès devant jury.

Un procès devant jury peut être instruit par un jury collégial de trois ou sept membres (fonctionnant comme un tribunal mixte et composé de juges professionnels et de jurés citoyens). Les droits des jurés siégeant dans un jury de trois membres sont identiques à ceux des juges en ce qui concerne le vote sur les décisions de justice. Les jurés siégeant dans un jury de sept membres ont le droit d’établir les faits, mais pas le droit de vote.

Mme Guo a demandé un procès devant jury, mais aucun juré n’était présent lors de la première audience qui a été tenue au centre de détention le 18 juin 2016. Elle a seulement vu le juge président Li Zhiyong et les juges Zheng Fei et Chen Hongqiang du tribunal du district de Gaoyang. Lorsque son avocat a demandé pourquoi la requête de sa cliente n’avait pas été honorée, le juge Li a répondu que le mandat de cinq ans des jurés en fonction avait expiré et que le tribunal était toujours en processus de sélection de nouveaux jurés.

L’avocat a ensuite demandé pourquoi la sœur aînée de Mme Guo, octogénaire, n’avait pas été autorisée à assister au procès. Le juge Li a dit que c’était parce qu’ils ne voulaient pas risquer qu’une femme âgée ait besoin d’une urgence médicale lors du procès.

L’avocat et le défenseur non-avocat de Mme Li n’ont jamais reçu de copie de son acte d’accusation dans les délais légaux. Le juge Li a reconnu ce problème de « procédure » et a ajourné l’audience.

Le 9 juillet 2026, une deuxième audience a été tenue au centre de détention. Les trois mêmes juges étaient présents, mais toujours aucun juré. L’explication donnée était à nouveau : « La sélection des jurés est en cours. »

La sœur de Mme Guo n’a pas été autorisée à assister au procès. Le juge Li a mentionné qu’il s’agissait d’un ordre de ses supérieurs. Seul un autre proche de Mme Guo a été autorisé à y assister.

Mme Guo a expliqué comment, malgré le rétablissement de sa santé grâce au Falun Gong, elle a été prise pour cible à maintes reprises en raison de sa croyance. Elle a commencé à pratiquer le Falun Gong le 3 mars 1999 et s’est rapidement remise d’une hyperplasie mammaire, d’une sensation d’oppression thoracique et de problèmes gynécologiques. Quatre mois plus tard, lorsque le régime communiste a commencé à persécuter le Falun Gong, elle a été arrêtée à plusieurs reprises. Elle a été illégalement condamnée à un an et trois mois de prison le 31 décembre 2020. Son mari est décédé en 2021, alors qu’elle était incarcérée.

Son avocat a souligné qu’aucune vidéo de police ne montrait sa cliente en train de coller des autocollants à l’endroit en question. Le fait qu’elle apparaisse à cet endroit sur certaines images ne devrait pas constituer une preuve recevable. De plus, aucun autocollant ne figurait parmi les objets saisis à son domicile.

Le procureur a accusé Mme Guo « d’utiliser une organisation sectaire pour entraver l’application de la loi », un prétexte standard pour condamner les pratiquants de Falun Gong. Son avocat a plaidé que les livres de Falun Gong confisqués à son domicile lui appartenaient légitimement, car aucune loi en Chine ne criminalise le Falun Gong ni ne le qualifie de secte.

L’avocat a également demandé que l’informateur comparaisse devant le tribunal pour être contre-interrogé. Le juge Li a répondu en mettant fin à l’audience, faute de temps, car l’heure du déjeuner approchait.

Voir aussi :

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(Un autre article connexe est disponible dans la version anglaise)

Traduit de l’anglais