(Minghui.org) Une femme de 79 ans de la ville de Shenyang, dans la province du Liaoning, fait face à une mise en accusation en raison de sa croyance dans le Falun Dafa, une discipline spirituelle et méditative ancestrale, basée sur le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance, que le Parti communiste chinois persécute depuis juillet 1999.

Le 17 juillet 2026, vers 10 h du matin, Mme Lou A’mei a été illégalement arrêtée près de la Banque de Construction de Chine, dans la rue Xiaonan, district de Shenhe. Dong Tao et un autre policier l’ont emmenée au poste de police de Da’nan. Cet après-midi-là, trois autres policiers et deux employés communautaires ont perquisitionné son domicile. Ils ont saisi tous ses livres de Falun Gong ainsi que d’autres objets personnels de valeur.

Les policiers ont conduit, Mme Lou, dans la rue Xiaonan, où elle avait été arrêtée. Les policiers ont tenté de la photographier près de la Banque de Construction de Chine, mais elle a refusé de les laisser faire.

Mme Lou a été ramenée au poste de police à 16 h. Wang Yingchi et un autre policier lui ont fait subir un interrogatoire. Ils l’ont ensuite placée au premier centre de détention de la ville de Shenyang.

Le 28 juillet 2026, au centre de détention, deux personnes du parquet du district de Dadong ont fait subir un interrogatoire à Mme Lou. Elles l’ont insultée lorsqu’elle a exigé de connaître leurs noms. Elle a refusé de répondre à leurs questions. Elles lui ont remis un avis indiquant qu’un mandat d’arrêt officiel avait été délivré contre elle. Elle fait maintenant face à une mise en accusation.

Déjà emprisonnée pendant trois ans, pension suspendue de 2017 à 2020

Mme Lou est née avec une affection chronique et incurable à la jambe qui la faisait boiter. Plus tard, elle a développé une nécrose de la tête du fémur, ce qui l’a laissée alitée et incapable de prendre soin d’elle-même. Elle vivait dans la douleur et avec une faible estime d’elle-même. Après avoir commencé à pratiquer le Falun Gong, elle a retrouvé sa mobilité et a repris une vie normale.

Le 3 novembre 2015, elle a été arrêtée et condamnée par la suite à trois ans de prison. Vous trouverez plus de détails sur son arrestation dans l’article connexe.

En avril 2017, alors qu’elle purgeait sa peine à la prison de Dabei, le Bureau de la sécurité sociale de la ville de Shenyang a suspendu sa pension, d’un montant de 2166,23 yuans par mois.

En novembre 2018, Mme Lou a été libérée. En 2019, elle a intenté une action en justice contre le Bureau de la sécurité sociale de la ville de Shenyang. Le tribunal du district de Heping a refusé d’accepter d’entendre sa cause. Elle a alors déposé à nouveau sa plainte auprès du tribunal des transports ferroviaires de Shenyang, qui, en décembre 2021, a tenu une audience et annoncé que sa cause était rejetée.

Mme Lou a fait appel auprès de la cour intermédiaire des transports ferroviaires de Shenyang, qui a tenu une audience le 17 octobre 2022. Le juge présidant l’audience, trois membres du collège de juges et un greffier étaient présents.

Le directeur et le directeur adjoint du Bureau de la sécurité sociale de la ville de Shenyang, accompagnés de leurs avocats, ont assisté à l’audience en appel.

Mme Lou s’est représentée elle-même. Elle a commencé par déclarer qu’aucune loi en Chine n’avait criminalisé le Falun Gong. Le juge l’a interrompue et l’a avertie qu’elle devait uniquement parler des questions relatives à sa pension. Elle a alors expliqué que le Bureau de la sécurité sociale de la ville de Shenyang était seulement habilité à verser les prestations de retraite et n’avait pas le pouvoir de suspendre le versement des pensions.

La défense a affirmé que Mme Lou n’avait droit à aucune prestation de retraite pendant son incarcération. En avril 2017, les défenseurs avaient effectué un contrôle et découvert qu’elle continuait à percevoir sa pension alors qu’elle était en prison. Ils ont donc suspendu sa pension ce mois-là, mais en avril 2020 ils l’ont rétablie. Au total, sa pension a été suspendue pendant trois ans, soit la même durée que sa peine d’emprisonnement.

Le juge a demandé sur quelle base juridique les défendeurs s’appuyaient. Ils ont cité deux documents internes émis par le ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale. Mme Lou a déclaré qu’il ne s’agissait pas de lois promulguées et qu’ils ne pouvaient pas être utilisés pour la priver de ses prestations de retraite. Elle a exigé que le Bureau de la sécurité sociale lui verse les 77 984,20 yuans qui lui sont dus (2166,23 yuans pour trente-six mois).

Le juge a ajourné l’audience. À ce jour, il n’a toujours pas rendu de décision.

Voir aussi :

Une dame âgée de 70ans condamnée à trois ans de prison en raison de sa poursuite en justice de lancien dictateur chinois

(Un article connexe est disponible dans la version chinoise.)

Traduit de l’anglais