(Minghui.org) Je suis née dans un village rural du nord-est de la Chine. J’étais la troisième de six filles. Ma famille était pauvre et la vie était une lutte constante. Après mon mariage, j’ai eu une grossesse extra-utérine lorsque mon premier enfant avait trois ans, mais le médecin ne l’a pas découverte immédiatement. J’ai fait une grave hémorragie et j’ai été transportée d’urgence à l’hôpital, où j’ai passé trois heures au bloc opératoire. Le médecin a dit que je serais morte si nous avions attendu trente minutes de plus. Par la suite, j’ai souffert de mastite, d’entérite et de maux de tête, qui me causaient tous de grandes souffrances.
En 1999, j’ai loué notre maison à un cousin qui pratiquait le Falun Dafa. Il m’a expliqué que de nombreuses personnes avaient vu leurs maladies disparaître après avoir fait les exercices de Falun Dafa. J’ai donc décidé en avril de me rendre sur un point de pratique près de chez moi. J’ai été stupéfaite : toutes mes maladies avaient disparu en l’espace de deux semaines. La première fois que j’ai fait le deuxième exercice, j’ai eu mal au ventre. Après m’être précipitée aux toilettes, j’ai pu continuer à faire les exercices. Les pratiquants m’ont assuré que le Maître était en train de purifier mon corps. Peu après, j’ai pu sentir le Falun (roue de la Loi) tourner dans mon bas-ventre, et j’ai fait les exercices avec diligence.
Prendre la défense de Dafa
Le 20 juillet 1999, le Parti communiste chinois (PCC) a commencé à persécuter le Falun Dafa. De nombreux nouveaux pratiquants étaient trop effrayés pour continuer à pratiquer et ma famille m’a également exhortée à arrêter. Les agents du gouvernement du district et du poste de police local sont allés dans chaque maison, faisant pression sur les pratiquants pour qu’ils remettent leurs livres et signent un engagement à ne plus pratiquer. Alors que beaucoup ont obtempéré, j’ai refusé de remettre mes livres.
En 2000, nous étions neuf pratiquants à avoir prévu d’aller à Pékin pour faire appel contre la persécution. Nous étions quatre à monter dans le train, mais nous avons été interceptés par la police, un événement qui a provoqué une onde de choc dans tout le village. Tous les membres de nos familles se sont précipités au poste de police, désespérés et inquiets. La police a exigé que nous écrivions une déclaration de garantie que nous ne pratiquerions plus, en échange de notre libération. Mon enfant s’est accroché à mes jambes en sanglotant : « Maman, arrête de pratiquer. » Ma sœur, submergée par la peur, m’a giflée deux fois et a dit que j’étais sans cœur. Même mon mari m’a suppliée en pleurant et m’a demandé de signer. Cependant, j’ai refusé et je lui ai rappelé que le Maître avait éliminé toutes mes maladies et que j’en étais très reconnaissante. La police nous a alors emmenés tous les quatre au centre de détention.
La plupart des détenus étaient des pratiquants. Je savais que je n’avais pas ma place là et j’ai décidé de rentrer chez moi. Deux semaines plus tard, la police, le secrétaire du PCC du village, mon mari et mon beau-père sont venus pour me ramener à la maison. Ils m’ont suppliée d’écrire la déclaration, qui était la condition à ma libération. Mon mari s’est mis à genoux et m’a suppliée, et mon beau-père a menacé que son fils divorcerait de moi si je ne signais pas. J’ai répondu calmement : « Qu’il en soit ainsi. » Peu importe ce qu’ils disaient, je suis restée ferme. Lorsque le chef de la police s’est rendu compte qu’il ne pouvait pas me forcer, il m’a permis de rentrer chez moi sous étroite surveillance. Ils ont extorqué 2500 yuans à ma famille.
Après ma libération, j’ai vu un Falun (roue de la Loi) tourner dans le Zhuan Falun lorsque je lisais, et depuis, je le vois tourner chaque jour. Le Falun est avec moi où que je sois. Même lorsque je fais du vélo, un Falun semblable à une balle ouvre le chemin.
Parler du Falun Dafa aux gens
Lorsque je me suis rendue dans un village voisin pour parler du Falun Dafa aux gens, j’ai remarqué une femme âgée assise devant sa porte et je lui ai demandé quel âge elle avait. Elle a dit qu’elle avait plus de 80 ans. Lorsque je lui ai demandé si elle avait entendu parler du Falun Dafa, elle a dit que non. J’ai expliqué que le Falun Dafa était là pour sauver les gens et je lui ai demandé de se souvenir que « Falun Dafa est bon, Authenticité-Bienveillance-Tolérance est bon ». Elle a accepté.
J’ai distribué des dépliants dans chaque maison. J’ai rencontré une femme qui semblait éduquée. Je lui ai parlé de la beauté de Dafa et du fait que Dafa nous demande d’être de bonnes personnes où que nous soyons. Elle a approuvé et a dit que le Maître était vraiment formidable.
Des pratiquants locaux et moi sommes allés dans chaque maison et avons parlé aux gens. Il y a douze villages dans notre district et cela nous a pris plus d’un mois. Beaucoup de gens avaient des chiens et ils aboyaient dès que nous entrions dans le village. Au début, nous avions peur, mais ensuite nous disions aux chiens : « Souvenez-vous : “Falun Dafa est bon, Authenticité-Bienveillance-Tolérance est bon.” Nous sommes ici pour aider votre maître. » Les chiens se calmaient.
Nous demandions aux autres pratiquants d’émettre la pensée droite en direction du village que nous allions visiter afin d’éliminer toute interférence, et nous demandions au Maître de nous protéger. Lorsque les autres pratiquants expliquaient les faits aux gens, je restais sur le côté et j’émettais la pensée droite. Nos intentions étaient pures et nous engagions la conversation avec toute personne que nous rencontrions. Nous transportions avec nous un grand sac de documents clarifiant la vérité. Lorsqu’un homme a dit : « N’avez-vous pas peur de la police ? », j’ai répondu que nous faisions de bonnes actions ; la police s’occupe des mauvaises personnes, pas des bonnes. Mais parfois, nous rencontrions des gens qui menaçaient de nous signaler.
En face de chez moi se trouvent une école primaire et un collège, le quartier est donc assez fréquenté. Je me tiens parfois devant la porte et j’explique les faits concernant le Falun Dafa aux personnes qui attendent le bus. Certaines choisissent rapidement de démissionner du PCC et de ses organisations affiliées. Une dame âgée était fatiguée, alors je lui ai apporté un tabouret. Elle m’a remerciée et, après que je lui ai expliqué les faits, elle a accepté de se retirer du PCC et elle a dit que j’étais une gentille personne.
Faire confiance au Maître et à Dafa
Mon parcours de cultivation a été rempli de joies et d’épreuves. Au cours de ces vingt-cinq années, j’ai été arrêtée et emmenée au centre de détention quatre fois, et j’ai été envoyée une fois dans un camp de travaux forcés. Malgré ces épreuves, je n’ai jamais vacillé dans ma croyance. Mon mari disait souvent que j’étais courageuse et que j’étais une pratiquante authentique. Il a dit qu’il admirait les pratiquants parce que nous ne nous trahissions jamais. Mon frère a également dit que le Falun Dafa était remarquable.
Deux compagnons de cultivation et moi étudiions le Fa chez moi, mais quelqu’un nous a signalés. Ils ont été envoyés en prison et j’ai été emmenée au centre de détention. J’ai pris conscience qu’il y avait des lacunes dans ma cultivation. J’ai mémorisé le Zhuan Falun pendant trois mois et, pendant ma détention, je me suis souvent rappelé les paroles du Maître et j’ai cherché à l’intérieur. J’ai réalisé que mes pensées négatives avaient permis aux forces anciennes d’exploiter mes faiblesses. Pendant que je nettoyais les sanitaires, la responsable de la cellule me rappelait toujours de brosser le sol le long du mur. J’ai pensé que c’était peut-être le Maître qui me faisait comprendre d’éliminer les forces anciennes à leur racine.
Je regardais constamment à l’intérieur et je cherchais mes attachements. J’ai réalisé que tous les attachements sont égoïstes par nature et nous sont imposés par les forces anciennes. Chaque fois que j’en identifiais un, je l’éliminais. Je demandais sincèrement au Maître de m’aider à rentrer chez moi afin que je puisse parler aux gens de la persécution. Une nuit, j’ai fait un rêve dans lequel le Maître m’a éveillée : aucun test n’est trop difficile à passer tant que je crois fermement dans le Maître et dans Dafa.
La police a cherché partout pour tenter de recueillir des « preuves » contre moi. Ils ont fait pression sur moi pour que je signe une déclaration de garantie et ont promis de me libérer si j’obtempérais. Ils m’ont aussi menacée et ont dit que si je refusais, je serais détenue pendant au moins trois ans. Je suis restée ferme, croyant que seul ce que dit le Maître compte vraiment. Lors de l’audience en visioconférence, je leur ai clarifié la vérité et j’ai déclaré qu’il n’y avait rien de mal à suivre le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance et à s’efforcer d’être une bonne personne. Ils m’ont condamnée à un an de prison et, lorsque j’ai demandé une peine plus courte, le juge a dit que c’était impossible puisque je ne montrais aucun remords.
J’ai émis la pensée droite pendant que j’étais au centre de détention et j’ai demandé au Maître de me laisser rentrer chez moi, puisque je n’avais rien à faire là. La responsable de la cellule a dit que je rejoindrais les autres pratiquants lorsque je serais transférée en prison, et j’ai répondu que je n’irais nulle part, sauf chez moi. Lorsque la peine officielle a été annoncée — huit mois — tout le monde au centre de détention a été content pour moi et a dit que j’étais douée pour la négociation. Cependant, je savais que ce n’était pas ma capacité à négocier, c’était le Maître qui me protégeait.
Éliminer le ressentiment
Trois générations de ma famille vivent ensemble et, parfois, ma belle-mère reste chez nous pendant plusieurs mois. Elle a 83 ans, elle est sourde, voit mal, elle a les mains qui tremblent et souffre de douleurs persistantes au dos et aux jambes. Elle fait ce qu’elle veut et insiste pour tout diriger. Mon mari est souvent contrarié. La nuit, elle ronfle et, lorsqu’elle a la diarrhée, elle en met souvent partout, mais elle le nie quand je lui pose la question. Cela me contrariait, mais je me suis ensuite rappelé que j’étais une pratiquante et que je devais penser aux autres. J’ai préparé un seau pour qu’elle l’utilise dans les toilettes, ce qui a résolu le problème.
Parfois, je dis des choses que les autres ne veulent peut-être pas entendre et ma belle-fille me répond sèchement. Je regarde rapidement à l’intérieur pour me rectifier. Parfois, les cinq personnes qui vivent à la maison déchargent toutes leurs frustrations sur moi. Mon mari fume et boit, et il me crie souvent après. C’était difficile, mais maintenant je suis capable d’endurer et de ne pas le prendre à cœur.
Ma famille entière a bénéficié du fait que je cultive et pratique. Mon mari récite rapidement : « Falun Dafa est bon, Authenticité-Bienveillance-Tolérance est bon » lorsqu’il a mal à la tête ou lorsqu’il a de la fièvre, et il se rétablit rapidement. Sur le lieu de travail de ma sœur, un rayonnage métallique est tombé sur le sol de l’usine et l’a frappée à la tête. Son cuir chevelu a été entaillé, mais son crâne n’a pas été fracturé, et le médecin a dit que c’était un miracle. Mon beau-frère lit toutes les informations sur la persécution que je lui donne et il déteste le PCC.
L’année dernière, je suis allée chez ma belle-sœur. Le village faisait établir collectivement les titres de propriété et le nôtre était au nom de mon beau-père. Ma belle-sœur l’a conservé après son décès et elle voulait que je paie 500 yuans pour diviser le titre de propriété. Lorsque je lui ai posé la question à ce sujet plus tard, elle a frappé la table avec colère et a insisté sur le fait que je ne lui avais pas donné d’argent, alors même que ses deux filles étaient présentes lorsque je le lui avais donné. Je me suis brièvement disputée avec elle, mais elle a refusé de l’admettre et je me suis sentie contrariée.
Après être rentrée chez moi, j’ai réfléchi à la façon dont je m’étais comportée. « Je suis une pratiquante. Ce comportement est mauvais. N’est-ce pas un attachement à l’esprit de compétition et au gain personnel ? » Quelques jours plus tard, j’ai appelé ma belle-sœur et je lui ai dit que ce n’était pas important qu’elle ait reçu l’argent ou non. « Ne sois pas contrariée. » J’ai dit que c’était ma faute. Elle a répondu qu’elle n’était plus contrariée.
Avant de commencer à pratiquer le Falun Dafa, mon mari et moi nous disputions beaucoup. Je m’emportais facilement et je lançais tout ce qui me tombait sous la main. Mon caractère ressemblait beaucoup à celui de mon père, qui avait la réputation d’être un bagarreur. Une fois, après le repas, mon mari m’a frappée à la tête avec des baguettes, laissant deux marques rouges. Ma belle-mère en a été témoin, mais elle n’a rien dit.
Dans ma colère, j’ai renversé la table du repas, j’ai attrapé une pelle et j’ai porté un coup à mon mari. Ma belle-mère a essayé d’intervenir et s’est blessé la main, ce qui l’a laissée dans l’incapacité de cuisiner pendant quelques semaines. Lorsque ma belle-sœur a demandé ce qui s’était passé, j’ai reconnu que je l’avais frappée alors que je me disputais avec mon mari. La police a dit que j’avais la réputation d’élever la voix, que j’aie raison ou tort. C’était le genre de personne que j’étais autrefois, mais tout a changé quand j’ai commencé à pratiquer le Falun Dafa.
Dafa m’a transformée en une personne complètement différente. Je n’ai pris aucun médicament au cours des vingt-cinq dernières années et, lorsque je fais quelque chose, je pense d’abord aux autres. Je ne saurais exprimer suffisamment ma gratitude envers le Maître. Je suis déterminée à travailler dur pour clarifier la vérité et à aider le Maître à sauver les gens.
Traduit de l’anglais
Copyright © 1999-2026 Minghui.org. Tous droits réservés.