(Minghui.org)

Les autorités chinoises utilisent les hôpitaux psychiatriques comme un outil pour persécuter les citoyens chinois. Le 28 mai 2010, une nouvelle a été publiée sur un site Internet de la police chinoise intitulé: «Département de Police: les hôpitaux psychiatriques ne devrait pas admettre les gens normaux sans le consentement de la Police.» La nouvelle a provoqué un certain émoi parmi le public. Les gens ont commencé à penser: cela veut-il dire que les hôpitaux psychiatriques peuvent admettre des gens tout à fait normales, simplement avec le consentement du département de la police? Après leur admission, ces gens resteront normaux ou seront-ils abusés par des médicaments? Ces hôpitaux sont-ils des hôpitaux ou des prisons psychiatriques?


Le 18 mars 2009, le China New Journal, un magazine qui fait autorité, a publié un article rédigé par Sun Dongdong, un ancien professeur de l'Université de Pékin et directeur du Bureau d'évaluation juridique, intitulé «La façon la plus sécuritaire est d'envoyer les malades mentaux dans un hôpital psychiatrique». Il a indiqué dans l'article: «Comme pour ceux qui font appel au gouvernement, je dirais, honnêtement, si ce n'est pas 100%, alors 99% ont des problèmes mentaux – ils sont tous paranoïaques.... C'est protéger leurs droits que de les envoyer dans des hôpitaux psychiatriques.»



Zhang Honglin de l'Institut de Recherche Chinoise de Médicaments fut l'un des premiers à recommander l'utilisation des hôpitaux psychiatriques comme outil afin de persécuter les pratiquants. Il a recommandé: premièrement, à ce que les ministères du PCC engagent des psychiatres pour diagnostiquer les pratiquants de Falun Gong comme étant des malades mentaux; ensuite, à effectuer un traitement «anti-psychiatrique» sur eux; et finalement, à mener des activités de «lavage de cerveau» sur eux. Du 10 au 29 septembre 2001, il était dans le canton de Jiuqu dans la Province de Fujian pour une cinquième fois afin d'aider le bureau 610 local à persécuter les pratiquants de Falun Gong.


Les résultats des pratiquants de Falun Gong en bonne santé ayant reçu une injection de substances inconnues dans les hôpitaux psychiatriques ont été dévastateurs. Parmi les résultats ont y retrouve:


  • Destruction du système nerveux central


  • Paralysie partielle ou totale


  • Infections et dommages aux muscles et aux organes


  • Perte de mémoire partielle ou totale


  • Déficience mentale


  • Folie


  • Mort


Voici quelques cas d'abus psychiatriques sur des pratiquants dans la province de Fujian:


Cas n°1: Mme Guan Yujing, un juge servant à la Cour suprême dans la province de Fujian, a été détenue pendant plus de quatre mois


Au cours du Congrès public en mars 2000, parce qu'elle a voulu faire appel à des représentants, Mme Guan Yujing, un juge servant à la Cour suprême de la province de Fujian, a été emmenée dans un hôpital psychiatrique pour la deuxième fois. Aucun des membres de sa famille n'a été d'accord pour l'envoyer dans un hôpital psychiatrique et pourtant les magistrats ont menacé sa famille afin qu'ils signent un accord: sans le consentement de la Cour provinciale et du service de police, elle n'allait pas être libérée. Durant cette période, on lui a injecté des substances inconnues. Elle a résisté, alors le médecin a demandé l'aide de quatre patients pour l'attacher au lit pour lui faire une injection de force. Les représentants du PCC lui ont dit qu'elle devait écrire une déclaration de garantie avant qu'elle puisse sortir. Mme Guan a été détenue à l'hôpital psychiatrique pendant plus de quatre mois.


Cas n°2: un procureur, M. Zheng Xinqiang a été détenu dans un hôpital psychiatrique trois fois


Le 31 mai 2004, le site Minghui a publié un rapport concernant M. Zheng Xinqiang, un jeune procureur de la ville de Ningde, qui avait été détenu dans un hôpital psychiatrique trois fois. Le rapport de M. Zheng est le suivant:


«J'étais l'inspecteur adjoint et le chef d'équipe des procureurs dans le canton de Pingnan. En 1998, j'ai commencé la pratique du Falun Gong et peu après mon hyperthyroïdie a guéri. En outre, j'en ai beaucoup bénéficié mentalement. Après que la persécution du Falun Gong ait commencé en juillet 1999, le procureur général Tian Zhiqiang a confisqué mon permis de procureur, m'a interdit de me présenter au travail et m'a forcé de me retirer du PCC. À la fin 2000, les procureurs ont utilisé l'excuse que pour arriver à leur quota, ils devaient me renvoyer. Deux procureurs adjoints ont exigé que le comité du PCC du canton me renvoie. À la mi-décembre, j'ai été renvoyé et n'avais aucune source de revenu.


«J'ai été arrêté et envoyé dans l'hôpital psychiatrique du canton trois fois depuis. En 1999, quand j'ai été détenu pour la première fois, devant ma famille, le médecin m'a «calmé» à l'aide d'un sédatif, puis m'a fait des injections. Après cela, je suis devenu inconscient pendant plusieurs jours. Après m'être réveillé, ils m'ont attaché à un lit, puis ont utilisé une aiguille électrique pour m'électrocuter. Ils m'ont demandé si je continuerais de pratiquer ou non. Je leur ai dit oui, alors ils ont continué de m'électrocuter. Ils ont continué de me torturer jusqu'à ce qu'ils réalisent que je n'allais pas changer.


«Pendant les vacances d'octobre, je suis allé à Pékin pour faire appel au gouvernement à propos du Falun Gong. Quand je suis revenu, j'ai été condamné à 15 mois d'emprisonnement. Le 14 octobre 2002, mon mandat a été prolongé. Après avoir été avisé par le camp de travaux forcés le 26 octobre, des procureurs, le département politique, le département de la sécurité ainsi que le bureau 610 sont venus me chercher. Ils m'ont conduit à l'hôpital psychiatrique du pays, ayant comme excuse que le 16ème Congrès était sur le point d'être tenu, et ils m'ont envoyé dans un camp de travaux forcés en détention. J'ai résisté mais quelques-uns d'entre eux m'ont emmené dans le camp de travaux forcés et m'ont attaché à un lit. J'ai essayé de leur clarifier les faits, mais ils ont fini par m'injecter un sédatif. Quelques jours plus tard, j'ai eu l'occasion de m'enfuir de l'immeuble, mais des médecins m'ont intercepté et m'ont ramené. Quand j'ai fait une grève de la faim, ils m'ont fait une injection de force. Après cela, j'ai eu très mal, comme si ma tête allait s'ouvrir en deux. Je me suis senti étourdi. Dès que je me levais, je sentais que j'allais tomber. Chacune des fois où j'ai été détenu dans un hôpital psychiatrique, ils m'ont injecté la même substance, me causant des pertes de conscience.»


Cas n°3: M. Huang Zejin et M. Qiu Baosen ont été détenus dans un hôpital psychiatrique pendant six mois


Quand la persécution a commencé, M. Huang Zejin du canton de Huaitu, canton de Ninghua, ville de Sanming et M. Qiu Baosen du canton d'Heshuixi ont refusé d'écrire une déclaration de garantie. De ce fait, He Zhenhuai, la personne en charge de la Division n°1 du Département de Police de Ninghua, a affirmé qu'ils avaient une maladie mentale et qu'ils devaient être détenus dans un hôpital psychiatrique. Il a ordonné aux médecins de l'hôpital d'injecter des substances dans le but d'endommager leur système nerveux central. Les médecins ont répondu en lui disant: «Après avoir fait un examen, nous avons constaté qu'aucun d'entre eux n'a une maladie mentale. Par conséquent, nous ne pouvons pas leur injecter ce genre de substances.» Par la suite, leurs patrons les ont réprimandés.


Les deux pratiquants ont été détenus à l'hôpital psychiatrique pendant six mois. En 2002, M. Huang s'est échappé de l'hôpital, mais He Zhenhuai a réussi à l'arrêter de nouveau.


Cas n°4: une employé de la banque détenue à l'hôpital psychiatrique


Mme Chen Yuxian était une employée de la banque Jianshe dans la ville de Zhangzhou, province de Fujian. Parce qu'elle pratique le Falun Gong, elle a été mise en résidence surveillée et détenue dans des centres de lavage de cerveau, des centres de détention et des camps de travaux forcés plusieurs fois. Le 15 mai 2011, elle a été arrêtée à nouveau. Au début juillet, elle a été secrètement détenue au camp de travaux forcés pour femmes de la province de Fujian et devait y être détenue pendant deux ans. Il s'agissait de la quatrième fois qu'elle était envoyée dans un camp de travaux forcés pour détention. Au cours des cinq dernières années, Mme Chen a été arrêtée trois fois; elle a également été détenue dans un hôpital psychiatrique pour être soumise à davantage de torture. À l'hôpital psychiatrique, ils l'ont forcée à prendre des substances inconnues et on lui a fait des injections de médicaments de type hormonal pour tenter de lui faire perdre la mémoire.


Cas n°5: une femme du canton de Jinhan, ville de Ningde, soumise à la torture dans un hôpital psychiatrique


Mme Ruan Aiyin est du canton de Jinhan, ville de Ningde. Elle a été condamnée illégalement et envoyée dans la prison pour femmes de la province de Fujian pendant dix mois, où elle a été torturée. Le 25 février 2008, elle était en mauvais état et c'est seulement à ce moment-là que les responsables de la prison ont avisé les membres de sa famille pour la libérer sous caution. Cependant, la division de la sécurité a utilisé le prétexte que Mme Ruan avait crié «Falun Dafa est bon» durant sa détention afin de «prouver» qu'elle avait une maladie mentale. Ils l'ont alors emmenée à l'hôpital psychiatrique de la ville de Ningde. Là, on lui a injecté de force des médicaments, elle a été électrocutée à l'aide d'un appareil électrique et gavée. C'est seulement lorsqu'elle a perdu conscience et que son état était critique que l'hôpital a informé la division de la sécurité intérieure. Ils ont extorqué 6'000 yuans à sa famille pour sa libération mais 15 jours plus tard, elle a été ramenée à l'hôpital.


Cas n°6: Mme Chen Biyu a été détenue dans un hôpital psychiatrique quatre fois


Mme Chen Biyu, employée d'une branche de la banque de Taijiang dans la ville de Fuzhou, province de Fujiang, a été détenue au centre de détention trois fois et détenue dans un hôpital psychiatrique quatre fois, où elle a été torturée. Elle a également été renvoyée de son emploi. En octobre 2001, Mme Chen est décédée à la suite des mauvais traitements.


En novembre 1999, elle a fait appel au gouvernement à propos du Falun Gong et a été détenue au poste de police de Fuyou à Pékin. Au poste de police, elle a reçu une amende de 1'400 yuans. Plus tard, Mme Chen a été emmenée à Fuzhou et détenue au centre de détention de Shuitou, également connu sous le nom de centre de détention n°1 de Fuzhou, où elle a fait des travaux forcés.


En décembre 1999, Mme Chen a été détenue au Centre de prétraitement affilié à l'hôpital psychiatrique de Fuzhou. Un certain nombre de pratiquants sont morts dans ce centre. Plus tard et seulement après que ses proches aient soudoyé les agents de la police en leur donnant 55'000 yuans, ils l'ont transférée à l'hôpital psychiatrique. En décembre 1999, elle s'est échappée de l'hôpital et s'est rendu à nouveau à Pékin faire appel au gouvernement. Elle a été de nouveau arrêtée et emmenée.


En novembre 2000, quand Mme Chen distribuait des documents de clarification de la vérité, elle a été signalée. Elle a alors été arrêtée et détenue au Centre de détention de Jianyang. Elle a été libérée, mais le service de police local a refusé de l'aider à obtenir une carte d'identité.


Le 7 janvier 2001, Mme Chen fut directement emmenée à l'hôpital psychiatrique. Même si le médecin responsable, Lin Yaoping du district n°2, savait clairement que Mme Chen était une personne normale, il l'a quand même électrocutée avec des aiguilles électriques et lui a donné des médicaments qui lui ont endommagé le système nerveux. En conséquence, elle a perdu le contrôle de ses intestins et de sa vessie. Lorsque les membres de sa famille ont interrogé Lin pour savoir pourquoi il avait torturé Mme Chen, il leur a répondu en disant que c'était ce que sa compagnie lui avait demandé de faire.


Plus tard, elle a été transférée dans un autre hôpital. C'est seulement parce qu'elle ne pouvait plus payer qu'ils lui ont permis de quitter l'hôpital et de retourner au travail. Mais puisqu'elle avait perdu sa mobilité d'origine, elle a dû travailler comme gardienne. Plus tard, elle fut contrainte de quitter cet emploi. Parce qu'elle a refusé d'écrire un rapport stipulant qu'elle quittait volontairement, elle a été renvoyée en détention à l'hôpital psychiatrique de Fuzhou. Plus tard, elle a été forcée d'écrire: «Parce que je ne me trouve pas apte à ce travail à la banque, je suis prête à démissionner.»


Le 26 septembre 2001, les agents de police sont venus chercher Mme Chen à son domicile pour l'emmener en détention. Durant sa détention, elle a été torturée et a été par la suite transférée de nouveau à l'hôpital psychiatrique pour davantage de torture. À la fin octobre, Mme Chen est morte en raison des mauvais traitements.



Traduit de l'anglais au Canada