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Rapport de Minghui : 636 pratiquants de Falun Gong arrêtés en septembre 2019

Jeudi 7 novembre 2019 |   Écrit par un correspondant de Minghui en Chine

(Minghui.org) Selon les informations rassemblées par Minghui.org, en septembre 2019, 636 pratiquants de Falun Gong ont été arrêtés en Chine et 347 ont été harcelés pour avoir refusé d'abandonner leur croyance. Parmi les personnes visées, 251 ont eu leur domicile saccagé et au moins 500 de ces personnes étaient encore en détention au moment de la rédaction du présent rapport.

Le Falun Gong, aussi connu sous le nom de Falun Dafa, est une pratique spirituelle basée sur le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance. Depuis que le régime communiste chinois a commencé à persécuter cette pratique en juillet 1999, nombre de ses pratiquants ont été arrêtés, emprisonnés, torturés, soumis au travail forcé et ont même été victimes de prélèvements d'organes.

Beaucoup d'arrestations et de cas de harcèlement ont eu lieu sous prétexte « d'assurer la stabilité sociale » lors des célébrations du 70e anniversaire du Parti communiste chinois, fondé le 1er octobre 1949. En septembre 2019, des brutalités policières ont également été signalées. Certains pratiquants ont été agressés lors des arrestations et des membres de leur famille ont été passés à tabac lorsqu'ils ont tenté d'obtenir leur libération.

Les arrestations ont eu lieu dans 29 provinces et municipalités sous contrôle central. Les régions signalant le plus grand nombre d'arrestations sont la province du Jilin avec 89 arrestations, suivie de la province du Hubei avec 79 et de la province du Liaoning avec 68.

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Il faut noter que parmi les pratiquants ciblés, 73 sont âgés de 65 à 86 ans. 51 de ces pratiquants âgés ont été arrêtés et 22 ont été harcelés.

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Vingt pratiquants se sont également fait confisquer ou extorquer de l'argent par la police. Le montant total s'élève à 852 928 yuans, soit en moyenne 42 646 yuans par personne.

M. Xu Zhangqing et son épouse, Mme Tu Ailian, ont été arrêtés le 26 septembre 2019 à Xiaogan, province du Hubei, pour leur pratique du Falun Gong. La police a confisqué leurs biens personnels, y compris leurs économies de 300 000 yuans en espèces. Leur fils, qui ne pratique pas le Falun Gong, a également été arrêté et détenu. Après l'arrestation de son mari et de ses beaux-parents, la belle-fille du couple, Mme Chen Chunyan, a été fréquemment harcelée par la police. Pour éviter d'être arrêtée, elle a ensuite dû vivre loin de chez elle avec sa petite fille âgée d'un an.

Voici des exemples d'arrestations et des cas de harcèlement. En raison du blocus de l'information imposé par le gouvernement, le nombre de pratiquants de Falun Gong qui sont arrêtés et harcelés ne peut pas toujours être signalé en temps opportun, de même, toutes les informations ne sont pas facilement accessibles.

Arrestations collectives

Ville de Shenyang, province du Liaoning : 18 pratiquants de Falun Gong arrêtés quelques semaines avant la fête nationale chinoise du 1er octobre

En septembre 2019, la police de la ville de Shenyang a arrêté 18 pratiquants locaux. Parmi eux, Mme Zhao Guiqin, la soixantaine, a été arrêtée avec son enfant adulte handicapé. Ce n'est que lorsque son enfant est tombé malade au poste de police qu'ils ont été libérés.

Ville de Songyuan, province du Jilin : 13 pratiquants de Falun Gong arrêtés en une journée

Le 10 septembre 2019, la police a arrêté 13 pratiquants dans la ville de Songyuan. La plupart d'entre eux ont vu leurs ordinateurs et leurs livres de Falun Gong confisqués. Un membre de la famille de l'un des pratiquants, qui ne pratique pas le Falun Gong, a également été kidnappé.

Ville de Luzhou, province du Sichuan : Quatre pratiquantes de Falun Gong arrêtées en deux heures

Le 10 septembre 2019, la police de la ville de Luzhou a arrêté quatre femmes parce qu'elles refusent de renoncer à leur croyance dans le Falun Gong et les a détenues au centre de détention de Naxi. La police a affirmé que les pratiquantes ont été prises par des caméras de surveillance en train d'afficher des banderoles avec des messages sur le Falun Gong.

Les domiciles de ces quatre femmes ont été saccagés et leurs biens personnels liés au Falun Gong ont été confisqués.

Ville de Harbin, province du Heilongjiang : 17 pratiquants de Falun Gong arrêtés le même jour

Le 11 septembre 2019, dix­-sept habitants de la ville de Harbin ont été arrêtés pour leur pratique du Falun Gong. Il a été signalé que la police avait surveillé la vie quotidienne des pratiquants pendant des mois avant d'effectuer les arrestations. La police a saccagé les domiciles de la plupart des pratiquants et confisqué leurs livres de Falun Gong, leurs ordinateurs, leurs téléphones portables et d'autres biens personnels.

Ville de Taiyuan, province du Shanxi : Onze pratiquants de Falun Gong arrêtés en cinq jours

Entre le 4 et le 8 septembre 2019, la police de la ville de Taiyuan a arrêté 11 pratiquants. Il a été signalé que le Bureau de la sécurité publique de la province du Shanxi et le Département de police de la ville de Taiyuan étaient à l'origine des récentes arrestations et que des agents des postes de police de Yingze, Wanbolin et Jiancaoping se sont chargés de ces tâches spécifiques.

Avant d'arrêter les pratiquants, la police les avait surveillés pendant des mois. Ils avaient installé des caméras de surveillance dans l'immeuble où habite Mme Tian Huiling et où plusieurs pratiquants venaient souvent pour étudier ensemble les enseignements du Falun Gong. Son arrestation a été approuvée.

La police a saccagé les domiciles des 11 pratiquants et confisqué leurs ordinateurs, leurs imprimantes et leurs livres de Falun Gong. Les policiers ont presque tout pris chez M. Zhao Jinzhong. Depuis, sa famille a été tenue dans l'ignorance de l'endroit où il se trouve.

Ville de Wuhan, province du Hubei : 40 pratiquants de Falun Gong arrêtés en une journée

Durant la matinée du 23 septembre 2019, la police de la ville de Wuhan a procédé à l'arrestation massive de 40 pratiquants. Ils avaient surveillé les pratiquants pendant six mois avant de procéder aux arrestations. Parmi les personnes arrêtées figure Mme Yu, âgée de 89 ans. Un grand nombre de pratiquants ont été placés en détention administrative pendant quinze jours.

La police de Wuhan intensifie la persécution des pratiquants de Falun Gong avant les Jeux mondiaux militaires

Avant les Jeux mondiaux militaires prévus en octobre 2019 dans la ville de Wuhan, province du Hubei, des pratiquants de Falun Gong ont été arrêtés ou harcelés par la police.

Le 3 septembre, la police et des membres du comité résidentiel se sont rendus au magasin de Mme Li Sanyuan et l'ont filmée en train de mener ses activités commerciales.

Le 30 septembre 2019, Mme Xia Yuexian, âgée de 70 ans, marchait dans la rue avec son petit-fils lorsque la police les a arrêtés et a saccagé son domicile. La police a ensuite appelé son fils pour qu'il vienne chercher son enfant. La famille de Mme Xia n'a pas été informée de l'endroit où elle se trouve.

Le 16 septembre 2019, une autre pratiquante, Mme Ming Guizhen, a été arrêtée pour avoir parlé du Falun Gong à des gens. Elle a été emmenée au centre de lavage de cerveau du district de Jianghan.

Le 17 septembre 2019, un policier s'est rendu chez Mme Li Fang et lui a dit qu'en raison des Jeux mondiaux militaires, ses supérieurs lui avaient demandé de photographier et d'enregistrer les pratiquants de Falun Gong. Le policier a dit qu'il reviendrait s'il le devait.

Démolition d'une domicile par les autorités sans le consentement du propriétaire

M. Gong Xiaohong, âgé de 59 ans, travaillait auparavant pour la Bashan Town Food Company dans le canton de Chongren, province du Jiangxi. Il a été signalé aux autorités pour avoir envoyé des messages d'information sur le Falun Gong via WeChat, une application populaire de médias sociaux chinois. Le 4 septembre 2019, il a été arrêté par des policiers du poste de Yongsheng. Ses livres de Falun Gong ont été confisqués.

M. Gong a été détenu au centre de détention du canton pendant sept jours.

Pendant que M. Gong était détenu et qu'il n'y avait personne chez lui, les autorités ont démoli son domicile sans son autorisation. Il a été libéré le 11 septembre, mais il n'avait plus de domicile.

Brutalité policière

Une femme arrachée de sa bicyclette par la police s'évanouit quand sa tête heurte le sol

Le 17 septembre 2019, Mme Liu Bohui, du canton de Xiong, province du Hebei, a été arrêtée par un agent en civil après lui avoir parlé du Falun Gong.

L'agent a arraché Mme Liu de son vélo électrique et sa tête a heurté le sol, l'assommant. Elle s'est évanouie immédiatement.

En reprenant conscience, Mme Liu avait une douleur intense à l'épaule et ne pouvait pas lever le bras. Au lieu de lui faire recevoir des soins médicaux, la police l'a emmenée au centre de détention de la ville de Bazhou, où elle est détenue depuis.

Les gardiens du centre de détention ont plus tard emmené Mme Liu à l'hôpital pour un examen. Malgré un diagnostic de tension artérielle élevée et de problèmes cardiaques, ils l'ont maintenue en détention.

Vers 23 heures, le jour de l'arrestation de Mme Liu, la police a escaladé la clôture de son domicile et a saccagé son domicile. Ses documents de Falun Gong ont été confisqués.

La police a soumis le cas de Mme Liu au procureur. Son avocat lui a rendu visite le 18 octobre et a demandé au parquet de la libérer.

Une femme souffre de maux de tête, de malaise cardiaque et d'hypertension artérielle après avoir été giflée par la police

Après avoir été giflée des dizaines de fois par des policiers après son arrestation pour sa pratique du Falun Gong, Mme Ma Fengju, du canton de Qingyuan, province du Liaoning, a eu des problèmes médicaux.

Mme Ma est détenue au centre de détention de la ville de Fushun. Selon sa famille, elle souffre de maux de tête persistants, de malaise cardiaque et d'hypertension artérielle. Sa famille condamne les autorités de la maintenir en détention parce qu'elle a exercé son droit constitutionnel à la liberté de croyance. Ils demandent sa libération immédiate.

Le 25 septembre 2019, Mme Ma a été arrêtée pour avoir diffusé des informations sur le Falun Gong dans un quartier résidentiel. Elle a été emmenée à la Division de la sécurité intérieure du canton de Qingyuan et son domicile a ensuite été saccagé.

Wang Dong, le chef du poste de police de Yaozhan, a tenté de relever les empreintes digitales de Mme Ma. Elle a refusé d'obtempérer. Wang et un autre policier l'ont giflée des dizaines de fois.

Le lendemain, les policiers ont transféré Mme Ma au centre de détention de la ville de Fushun. Au cours d'un examen médical, un troisième policier a giflé Mme Ma au visage.

Trois femmes maltraitées en détention après avoir été arrêtées pour avoir étudié les enseignements du Falun Gong

Cinq habitants du canton de Hong'an, province du Hubei, ont été arrêtés pour avoir étudié les enseignements du Falun Gong chez quelqu'un. Trois de ces personnes sont toujours en détention et ont été maltraitées dans un centre de détention local.

Durant l'après-midi du 19 septembre, Mme Liu Youxiang, Mme Wang You'e, Mme Wu Liheng et Mme Ma Yumei, quinquagénaires et sexagénaires, étudiaient les enseignements du Falun Gong dans l'appartement de M. Li Changrong, âgé de 78 ans, lorsque deux membres du comité résidentiel ont frappé à la porte.

Voyant que M. Li et ses invitées étudiaient les livres de Falun Gong, les deux membres du personnel sont partis après une courte conversation avec M. Li. La police est arrivée et a saccagé le domicile de M. Li, confisquant ses douze livres de Falun Gong.

Les cinq pratiquants ont été emmenés au poste de police de la ville de Chengguan et interrogés.

M. Li a été libéré vers 19 heures et les quatre femmes ont été transférées au centre de détention de Huolianfan.

Mme Ma a été libérée quelques heures plus tard pour des raisons médicales. Il n'est pas certain qu'elle ait été maltraitée pendant sa détention, mais elle a subi un traumatisme pendant cette période.

Les trois autres femmes, qui sont restées en détention, ont été contraintes de courir au soleil et ont été choquées avec des matraques électriques parce qu'elles refusaient de porter l'uniforme des prisonniers.

Lorsque la famille de Mme Wang a apporté ses vêtements au centre de détention, ils ont vu que son visage était enflé et meurtri. Elle avait aussi des blessures sur le corps causées par des chocs électriques.

Selon la famille de Mme Wu, elle a été hospitalisée après avoir fait de l'hypertension artérielle et s'est évanouie après une trop longue exposition au soleil.

Cinq habitantes du Shandong arrêtées pour leur pratique du Falun Gong

Cinq femmes de la ville de Pingdu, province du Shandong, sont détenues depuis leur arrestation le 24 septembre 2019, il y a plus d'un mois.

Mme Zhou Jun et Mme Zhan Zhongxiang étaient assises dans la voiture de Mme Zhou après avoir fait leurs courses au marché. Elles attendaient la tante de Mme Zhou, Mme Zhou Yuxiang, lorsqu'une voiture de police s'est arrêtée à côté d'elles et que les policiers leur ont ordonné de descendre de voiture.

Après une discussion sans issue de dix minutes, la police a traîné Mme Zhou Jun et Mme Zhan hors de la voiture et leur a confisqué leur sac à main et la clé du véhicule.

Quand Mme Zhou Yuxiang est arrivée, ils l'ont également arrêtée. Ils ont verbalement agressé les femmes pendant les arrestations.

Deux autres voitures de police sont venues et ont emmené les trois pratiquantes séparément au poste de police de Renzhao.

La police a saccagé le domicile de Mme Zhou Jun. Ne trouvant aucun document de Falun Gong chez la professeure d'anglais âgée de 33 ans, ils se sont tournés vers sa belle-mère, Mme Zhang Junying, qui pratique également le Falun Gong, et ont saccagé son domicile.

Une cinquième pratiquante, Mme Wang Zengmei, qui rendait visite à Mme Zhang, a également été arrêtée.

La police a prélevé des échantillons de sang sur les femmes contre leur gré et ne leur a rien donné à manger avant le lendemain midi. Ils ont ensuite emmené les femmes au centre de détention de Pudong, où elles sont détenues depuis.

Le personnel des centres de détention était réticent à admettre les femmes, mais a cédé à la pression de la police.

La police est revenue le 28 septembre pour interroger la plus jeune Mme Zhou. Elle a de nouveau refusé de répondre à leurs questions. Son avocat lui a rendu visite le 29 septembre et a ensuite remis son document de représentation à la police.

À la demande de la famille de Mme Zhou, la police a rendu sa voiture.

Après l'arrestation, le fils et la belle-fille de Mme Zhan se sont rendus au poste de police de Renzhao pour savoir pourquoi elle avait été arrêtée. Ils ont ensuite vu une fourgonnette de police s'éloigner du poste de police avec Mme Zhan et deux autres pratiquantes à l'intérieur.

Quand ils ont protesté, la police les a attaqués. L'agent Wan a tenu le fils de Mme Zhan par le cou et l'a traîné en arrière, tandis qu'un autre policier le frappait à la tête, visant particulièrement les yeux, le nez et le cou.

Lorsque d'autres membres de la famille ont essayé d'intervenir, ils ont également été battus. Un policier a frappé la sœur du mari de Mme Zhan, tandis qu'un autre a blessé la sœur de Mme Zhan. Aucun membre de la famille ne s'est défendu.

Le fils de Mme Zhan avait les yeux et le nez qui saignaient. Il était blessé aux côtes et il avait des hématomes partout. Il avait de la difficulté à se pencher, même légèrement. De plus, son œil droit a été blessé et sa vue a été endommagée.

Le fils de Mme Zhan

Arrestation de la mère d'une résidente américaine

Le 10 septembre 2019, Mme Song Jiling, de la ville de Qingdao, province du Shandong, et mère d'une résidente de San Francisco, a été saisie par quatre agents en civil alors qu'elle rentrait chez elle après avoir fait ses courses. La police l'a emmenée au centre de détention de Pudong alors qu'elle souffrait d'hypertension artérielle et d'autres problèmes médicaux.

Lorsque l'avocat de Mme Song lui a rendu visite dans le centre de détention, elle avait l'air hagard et semblait émaciée et épuisée. Elle a dit à l'avocat que tous les jours, les gardiens et les médecins du centre de détention l'obligeait à prendre des médicaments pour sa tension artérielle, mais que sa tension artérielle était toujours élevée. Elle avait des maux de tête intenses et avait de forts étourdissements.

Le 10 octobre 2019, les agents du poste de police du district de Kaifa ont soumis le cas de Mme Song au parquet du district de Huangdao, qui a refusé de délivrer un mandat d'arrêt.

Mme Song est rentrée chez elle le 17 octobre.

Violation de procédure judiciaire

Un couple marié arrêté pour sa croyance dans le Falun Gong – Les rencontres avec l'avocat sont refusées

Un couple marié de la ville de Wuhan, province du Hubei, a été contraint de vivre loin de leur domicile pour éviter d'être persécutés pour leur pratique du Falun Gong. Le 4 septembre 2019, ils ont été arrêtés à Jingzhou, une ville du Hubei située à environ 220 km de leur ville natale. Leur avocat n'a pas eu le droit de les voir.

Ayant entendu parler de leur arrestation, le frère de M. Liu s'est rendu à Jingzhou pour leur livrer des vêtements. Il s'est rendu à la Division de la sécurité intérieure de Jingzhou pour s'enquérir de leurs cas. Un policier l'a averti de ne pas engager d'avocat pour le couple. L'agent a également refusé de restituer la voiture du couple et les autres biens personnels qui leur avaient été confisqués.

Malgré sa situation financière difficile, le frère de M. Liu a tout de même engagé un avocat.

Le 26 septembre 2019, l'avocat s'est rendu au centre de détention, mais les gardiens ont refusé sa demande de voir ses clients.

Le chef du centre de détention a dit : « Les autorités ont décidé que les avocats ne peuvent pas rencontrer leurs clients du Falun Gong. »

L'avocat a ensuite trouvé le directeur de la Division de la sécurité intérieure de Jingzhou, qui a révélé que le parquet avait déjà approuvé les arrestations du couple et déclaré que son avocat n'était pas autorisé à les rencontrer. L'avocat s'est ensuite rendu au parquet et a tenté de parler au procureur, mais on lui a dit de revenir dans une semaine.

Plus tard, lorsque l'avocat est retourné au centre de détention, les gardiens ont de nouveau rejeté sa demande de visite.

Une femme est détenue pour sa pratique du Falun Gong, son mari est averti qu'engager un avocat ne serait d'aucune utilité

Le matin du 6 septembre, des agents de police de la ville de Pingdu, province du Shandong, ont escaladé la clôture de la maison de Mme Liu Yaqi, ils ont ouvert la porte et l'ont mise en garde à vue.

Il était déjà 16 h quand le mari de Mme Liu, qui travaille dans une autre ville, s'est précipité à son domicile en apprenant l'arrestation récente de son épouse.

L'agent du village l'a informé de l'arrestation de Mme Liu, et ils se sont rendus ensemble au poste de police local pour prendre de ses nouvelles. Un agent leur a dit que Mme Liu était une fugitive et qu'elle ne pouvait pas être libérée. L'agent a ordonné au mari de Mme Liu de signer son avis de détention criminelle, mais il a refusé.

La police recherchait Mme Liu depuis juillet 2018. Le 27 mai 2018, avant sa dernière arrestation, la police l'avait kidnappée chez elle. Ils ont soumis son cas au parquet le 31 juillet après l'avoir libérée sous caution le 4 juillet 2018, ce qui l'a forcée à vivre loin de son domicile pour éviter une nouvelle persécution.

Le mari de Mme Liu est retourné plusieurs fois au poste de police pour demander sa libération, mais en vain. Il a soutenu que sa femme n'avait enfreint aucune loi et que c'était la police qui avait enfreint la loi en l'arrêtant et la détenant arbitrairement.

Un agent lui a dit : « Le département de police nous a ordonné de l'arrêter. Si vous pensez que nous avons violé la loi, engagez un avocat et poursuivez-nous en justice ! »

Incapable de progresser en rendant visite aux agents pendant les heures normales de travail, le mari de Mme Liu a trouvé l'adresse du domicile de Liu Jie, chef de la Division locale de la sécurité intérieure, et il est allé chez lui dans la soirée.

Liu était choqué de le voir à la porte. « Pourquoi êtes-vous ici ? Comment savez-vous où j'habite ? Qui vous a amené ici ? » Il a posé une série de questions et semblait très mal à l'aise. Le mari de Mme Liu a dit qu'il n'avait pas pu le trouver au poste de police, alors il l'a finalement trouvé chez lui pour demander la libération de sa femme.

Liu a répondu : « Le cas a déjà été soumis au parquet. Je ne peux rien faire pour vous aider. Ce que vous pouvez faire, maintenant, c'est engager un avocat, mais je dois vous avertir que ce ne sera pas très utile. »

Cas de harcèlement

Harcelée pour sa croyance, une femme de 87 ans est victime d'un accident vasculaire cérébral

Une femme âgée de 87 ans a été victime d'un accident vasculaire cérébral après que la police l'a harcelée pour sa croyance dans le Falun Gong.

Au début du mois de septembre 2019, Mme Ma Jinglan et son mari, tous deux de la ville de Qixia, province du Shandong, se sont rendus au marché. La police les a arrêtés après avoir trouvé une brochure de Falun Gong sur leur tricycle. Elle les a interrogés et pris en photo. Un agent leur a dit : « Si vous continuez à pratiquer le Falun Gong, nous arrêterons votre fille. »

Terrifiée par cette menace, Mme Ma a commencé à avoir des étourdissements à son domicile. Trois jours plus tard, elle a eu un accident vasculaire cérébral et a été hospitalisée. Sa situation a aussi laissé son mari dans une profonde détresse. Il n'arrivait pas à s'endormir et était épuisé.

Une femme de 87 ans incapable de prendre soin d'elle-même après son arrestation

Mme Chen Fuzhen, âgée de 87 ans, de la ville de Mianyang, province du Sichuan, a été arrêtée à plusieurs reprises dans le passé pour son refus de renoncer à sa croyance dans le Falun Gong et elle a été condamnée une fois à trois ans et demi de probation.

Le 17 septembre 2019, la police est allée dans la maison de thé du filleul de Mme Chen et a arrêté Mme Chen qui se reposait au magasin. La police a dit que c'était pour compléter les formalités d'une sentence prononcée quelques années auparavant.

Finalement, Mme Chen et son filleul sont rentrés chez eux le soir. Angoissée et bouleversée par les événements de la journée, elle est tombée et s'est blessée à la jambe. Maintenant, elle ne peut plus marcher et a besoin de quelqu'un pour s'occuper d'elle.

Une femme du Yunnan harcelée, son domicile est saccagé

Le 7 septembre 2019, la police a harcelé Mme Hou Wanli de la ville de Kunming, province du Yunnan, pendant qu'elle était chez son fils.

Trois agents de police ont demandé au fils de Mme Hou, un enseignant, où il travaillait. Ils l'avaient harcelé à son ancien lieu de travail, ce qui lui avait fait perdre son emploi. Son mari est décédé le 1er juin 2018, après avoir eu une dépression quand leur fils avait perdu son emploi suite au harcèlement.

Quand les agents ont vu les documents sur le Falun Gong sur la table, l'un d'eux a sorti un mandat de perquisition et a commencé à le remplir.

Pendant plus d'une heure, la police a essayé de confisquer les documents mais ils ont renoncé quand le fils de Mme Hou a discuté avec eux. Ils ont aussi menacé d'arrêter Mme Hou si elle sortait pour distribuer des informations pendant le 70anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois. Ils ont dit à son fils d'empêcher sa mère de contacter d'autres pratiquants, sinon il serait impliqué.

Des pratiquants de Shanghai harcelés avant l'exposition China International Import

Le 5 novembre 2019, avant l'exposition China International Import, la police de Shanghai a harcelé plusieurs pratiquants de Falun Gong

De mi-septembre au 8 octobre, la police a surveillé de très près Mme Wu Koudi. Ils ont même marché derrière elle quand elle quittait son domicile, ce qui a perturbé sa vie quotidienne.

Une autre pratiquante Mme Rong Meiying a été surveillée 24 h sur 24 pendant un mois. Le harcèlement s'est arrêté après le 7 octobre.

À partir du 16 septembre, quatre agents, deux le matin et deux l'après-midi étaient assignés à surveiller M. Cong Peixi quand il quittait son domicile. Les agents l'ont pris en photo quand il quittait son domicile et quand il parlait aux gens. Ils ont aussi pris des photos des endroits où il faisait ses courses et de ce qu'il achetait.

De plus, chaque jour, les membres du comité résidentiel ont rendu visite à M. Cong pour être sûr qu'il était bien chez lui et l'ont pris en photo comme preuve. Chaque jour, M. Cong devait rapporter à la police toutes ses allées et venues. Les visites des membres du comité ont cessé quand il a abordé ce sujet à la Division de la sécurité intérieure, mais la police a continué à le surveiller.

Une femme de Tianjin est harcelée le jour anniversaire du décès de son mari

Mme Zhang Liqin, une pratiquante de Falun Gong de Tianjin, a été harcelée le 12 septembre 2019, le premier anniversaire du décès de son mari, M, Ren Dongsheng. Après son décès, Mme Zhang et sa famille ont été continuellement harcelées par la police. Elle et son fils ont aussi été surveillés par la police quand ils sortaient de chez eux.

Le 8 mars 2006, la police avait arrêté M. Ren pour son refus de renoncer à sa croyance dans le Falun Gong. Il avait été condamné à cinq ans et a subi d'inimaginables tortures à la prison de Gangbei dans la ville de Tianjin.

À la fin de sa peine de cinq ans de prison, il a été emmené directement dans un centre de lavage de cerveau où il a été forcé à prendre une poudre blanche inconnue. Lorsqu'il a été libéré une semaine plus tard, sa famille a remarqué qu'il n'était plus la personne dont ils se souvenaient. Sa mère, qui était dans ses quatre-vingts ans était si traumatisée de voir son fils tant touché mentalement après cinq longues années, qu'elle s'est effondrée.

En 2006, Mme Zhang a perdu son emploi un mois après l'arrestation de M. Ren. Le 12 février 2009, la police l'a arrêtée et condamnée à sept ans de prison. Après sa libération, elle a déposé une plainte contre les huit gardes qui étaient les principaux responsables des tortures infligées à son mari et des troubles mentaux qui en ont résulté.

On l'a détenue ensuite pendant 35 jours et elle a dû vivre loin de son domicile pendant un certain temps pour éviter d'être harcelée. Néanmoins, elle a poursuivi ses efforts pour obtenir justice et une compensation pour son mari.

Le 4 septembre 2018, elle a accepté d'être interrogée par la cour supérieure de la ville de Tianjin et a expliqué comment son mari avait été torturé en prison.

En attendant la décision de la cour supérieure, Mme Zhang a eu le cœur brisé de perdre son mari huit jours plus tard, le 12 septembre 2018.

Après sa mort, les agents de la Division de la sécurité intérieure ont menacé Mme Zhang en lui disant qu'on ne l'autorisait pas à poursuivre les autorités en justice ou à dénoncer la persécution de son mari.

Voir aussi :

Un mari meurt sept ans après avoir été rendu fou en détention, son épouse continue de se battre pour obtenir justice

Une femme du Shanxi stoppée dans son voyage pour rendre visite à son beau-frère malade

Le 19 septembre 2019, Mme Zhu Shengxiao, âgée de 74 ans, de la ville de Yangquan, province du Shanxi, a acheté un billet de bus pour la ville de Shijiazhuang, province du Hebei, pour rendre visite à son beau-frère malade, âgé de 96 ans, qui était dans un état critique.

Un agent de police a vérifié son identité et lui a dit de descendre du bus. L'agent lui a dit qu'elle était sur une liste noire parce qu'elle pratiquait le Falun Gong et qu'elle n'avait pas le droit de quitter la ville avant le 1octobre. L'agent lui a remboursé son billet et l'a ramenée chez elle.

Quelques jours avant le 1octobre, deux femmes sont allées chez Mme Zhu et lui ont dit qu'elle n'avait pas le droit de voyager sinon elle serait arrêtée. Elles l'ont prise en photo et sont parties.

Une femme menacée dans son atelier de couture

Le 21 septembre 2019, Mme Cheng Guifang, âgée de 52 ans, de la ville de Yangquan, province du Shanxi, était dans son atelier de couture quand un agent en civil est entré et a essayé de la forcer à visiter le site web du département de police.

Il l'a menacée de l'empêcher d'ouvrir son atelier si elle refusait, mais il est parti quand Mme Cheng a refusé de le faire. Le 28 septembre, trois agents en civil et une femme du comité résidentiel sont allés dans son atelier et ont commencé à prendre des photos. Ils lui ont aussi demandé son numéro de téléphone portable, ce qu'elle a refusé de donner. Elle leur a dit qu'elle avait tous les documents légaux pour exploiter son entreprise.

Voir aussi :

Rapport de Minghui : 548 pratiquants de Falun Gong arrêtés en août 2019

Rapport de Minghui : 922 pratiquants de Falun Gong arrêtés en juillet 2019

Rapport de Minghui : 2014 pratiquants de Falun Gong arrêtés pour leur croyance dans le premier semestre de 2019

Rapport de Minghui : 341 pratiquants de Falun Gong arrêtés en mai 2019

Rapport de Minghui : 688 pratiquants de Falun Gong en Chine arrêtés en avril 2019

Rapport de Minghui : 245 pratiquants de Falun Gong arrêtés en mars 2019

Rapport de Minghui : 101 pratiquants de Falun Gong arrêtés en février 2019

Rapport de Minghui : 181 pratiquants de Falun Gong arrêtés en janvier 2019

Traduit de l’anglais