(Minghui.org) La récente accusation d’agression sexuelle par une vedette du tennis chinois à l’endroit un ancien vice-premier ministre a attiré l’attention du monde entier. Nombreux sont ceux qui ont vu dans ce scandale une rétribution pour d’autres crimes encore plus graves commis par ce haut fonctionnaire.

Peng Shuai, 35 ans, est l’une des grandes vedettes du tennis chinois. Elle a remporté le championnat de double féminin à Wimbledon en 2013 et à Roland-Garros en 2014. Elle a publié le 2 novembre un long article sur son compte vérifié Weibo, la version chinoise de Twitter, accusant Zhang Gaoli de l’avoir agressée sexuellement.

Zhang, 75 ans, a été membre du Comité permanent du Politburo du Parti communiste chinois (PCC) – le plus haut organe décisionnel du PCC – et vice-premier ministre supérieur, de 2012 à 2017.

Peng a accusé Zhang de l’avoir agressée sexuellement pour la première fois il y a de nombreuses années, entre 2007 et 2012, lorsque Zhang était secrétaire du Parti de la ville de Tianjin. Zhang a utilisé son pouvoir pour la forcer à avoir des rapports sexuels occasionnels avec lui contre sa volonté. Les agressions ont été interrompues après que Zhang a déménagé à Pékin en 2013 pour devenir vice-premier ministre chinois. Zhang l’a ensuite recontactée en 2018 après sa retraite. Un jour, Zhang et sa femme l’ont emmenée chez eux. Zhang, devant sa femme, a exigé à avoir un rapport sexuel avec elle. Zhang l’a emmenée dans une pièce pendant que sa femme montait la garde à l’extérieur de la pièce.

« J’ai eu peur cet après-midi-là, a écrit Peng, je n’avais jamais pensé que ce serait comme ça. [La femme de Zhang] montait la garde à l’extérieur [pendant qu’il m’agressait sexuellement à l’intérieur de la pièce]. Je pensais que personne ne pourrait croire qu’une épouse soit prête à faire quelque chose comme ça. »

Son message a été publié pendant 20 minutes avant d’être supprimé. Toutes les republications et les commentaires associés ont été supprimés. Mais l’affaire avait déjà provoqué une onde de choc au sein du peuple chinois et dans le monde. De nombreux médias anglais, dont le New York Times, la CBC et la BBC, ont rapporté l’affaire.

Les autorités chinoises n’ont ni nié ni mentionné cette accusation. Elles ont juste continué à supprimer les messages. C’est depuis longtemps un secret de polichinelle que les fonctionnaires du PCC ont une vie sexuelle dépravée.

Zhang est maintenant une « ordure » aux yeux du peuple chinois, en faisant garder par sa femme la pièce où il a violé une femme 40 plus jeune que lui.

Pour beaucoup de gens, cela pourrait être le début de la rétribution de Zhang pour ses autres crimes. Le plus grand étant son implication dans la persécution des pratiquants de Falun Gong.

Le Falun Gong est une pratique ancestrale de l’esprit et du corps de l’école bouddhiste. L’ancien chef du PCC Jiang Zemin a lancé la persécution de la pratique en juillet 1999.

Zhang a exécuté la politique de persécution de Jiang de façon active pendant son mandat dans les provinces du Guangdong, du Shandong et du Tianjin. Il a activement mis en œuvre la politique de persécution, ce qui a entraîné l’arrestation, la détention et la condamnation de milliers de pratiquants de Falun Gong dans ces régions. Il a été l’un des responsables des tortures qui ont causé un grand nombre de décès et d’invalidités chez les pratiquants de Falun Gong.

Les pratiquants de Falun Gong ont protesté contre Zhang Gaoli devant le siège des Nations Unies (ONU) à New York lorsque Zhang a participé au Sommet des Nations Unies sur le climat le 23 septembre 2014.

Mladá Fronta Dnes (Front de la jeunesse d’aujourd’hui), le deuxième plus grand journal de Tchéquie, a rapporté que Zhang Gaoli était responsable de la torture et de la persécution du Falun Gong, lorsque Zhang a mené la délégation chinoise pour assister à la conférence du Forum chinois sur l’investissement à Prague, en République tchèque, les 28 et 29 août 2014.

L’avancement de carrière de Zhang est dû au fait qu’il a léché les bottes de Jiang Zemin. En mai 2006, Jiang s’est rendu au mont Tai, l’une des montagnes les plus connues de Chine. En tant que secrétaire du Parti du PCC de la province du Shandong, là où se trouve la montagne, Zhang a ordonné la fermeture de la montagne au public pendant deux jours, alors que c’était la haute saison touristique. Il a reçu Jiang dans un palanquin porté par huit personnes, l’a monté sur la montagne et a ordonné aux responsables locaux de s’aligner le long de la route pour accueillir Jiang. Zhang lui-même marchait juste derrière le palanquin pour servir Jiang.

Bien sûr, simplement flatter Jiang n’était pas suffisant. Zhang a travaillé férocement pour persécuter les pratiquants de Falun Gong, afin de poursuivre l’héritage de Jiang. Il y a au moins 90 articles sur le site Minghui mentionnant Zhang comme étant responsable de la persécution.

Une banderole déclarant « Poursuivons Jiang Zemin en justice » est apparue à la montagne Meng dans le Shandong en janvier 2004. Zhang, alors gouverneur du Shandong, a ordonné aux autorités locales d’arrêter de nombreux pratiquants de Falun Gong et de les placer dans des centres de lavage de cerveau.

Pendant les Jeux olympiques de Pékin en 2008, Zhang, alors secrétaire du Parti de la ville de Tianjin, s’est rendu dans le district de Dagang pour mobiliser la police afin de forcer les pratiquants de Falun Gong, leurs familles et leurs unités de travail à écrire des promesses qu’ils ne rejoindraient aucune activité de groupe et n’iraient pas faire appel pour la justice au nom du Falun Gong.

Même lorsque Zhang a pris le siège du Comité permanent du Politburo du PCC, il a continué à surveiller la persécution du Falun Gong à Tianjin. Lorsque des milliers de pratiquants de Tianjin ont envoyé des documents de poursuite contre Jiang à la Cour suprême et au Parquet suprême, Zhang et le chef de la police de Tianjin ont ordonné des représailles massives. Ils ont arrêté, détenu et condamné les pratiquants et les membres de leur famille qui avaient poursuivi Jiang en justice.

Zhang n’a peut-être pas été beaucoup impliqué dans des cas individuels de persécution, mais il a exécuté les politiques de persécution qui ont causé les mauvais traitements à grande échelle de personnes innocentes dans les provinces et les villes dont il était responsable.

En tant que complice de Jiang, Zhang devra faire face, lorsqu’il sera jugé, à des accusations de génocide, de torture et de crimes contre l’humanité.

Certaines personnes ont discuté des raisons pour lesquelles l’affaire d’agression sexuelle de Zhang a été exposée à ce moment-là et pourquoi le message a été autorisé à rester pendant 20 minutes avant d’être supprimé. Mais sous un autre angle, cela pourrait être le début de la rétribution que Zhang recevra pour le mal qu’il a causé.

Tous les articles, graphiques et contenus publiés sur Minghui.org sont protégés par les droits d’auteur. La reproduction non commerciale est autorisée, mais doit être accompagnée du titre de l’article et d’un lien vers l’article original.

Traduit de l’anglais