(Minghui.org)

Nom : Zhang Fengxia

Nom chinois : 张凤霞

Sexe : Féminin

Âge : 52 ans

Ville : Daqing

Province : Heilongjiang

Profession : Inconnu

Date du décès : 17 août 2025

Date de la dernière arrestation : 11 août 2025

Dernier lieu de détention : Deuxième centre de détention de la ville de Daqing

Une femme de la ville de Daqing, province du Heilongjiang, est décédée en détention sept jours après avoir été arrêtée pour sa croyance dans le Falun Gong, une discipline spirituelle que le régime communiste chinois persécute depuis 1999. Elle avait 52 ans.

Mme Zhang Fengxia

Dernière arrestation et décès

Dès que Mme Zhang et son mari sont rentrés chez eux vers 14 heures le 11 août 2025, après une réunion avec sa famille, leur maison a eu une coupure de courant (la famille a appris plus tard qu’il s’agissait d’un piège tendu par la police). Peu de temps après, quelqu’un a appelé le mari de Mme Zhang pour lui dire qu’il avait éraflé sa voiture. Lorsque le mari de Mme Zhang a ouvert la porte pour descendre vérifier sa voiture, le chef Xue et deux agents du poste de police de Huizhan ont fait irruption et ont emmené Mme Zhang. Elle a été envoyée au deuxième centre de détention de la ville de Daqing dans la soirée, accusée d’« atteinte à l’application de la loi », prétexte standard utilisé pour criminaliser les pratiquants de Falun Gong en Chine.

Sept jours plus tard, à 14 heures, le 17 août, la famille de Mme Zhang a reçu un appel de Hou, le directeur du centre de détention. Hou leur a demandé de se rendre immédiatement à l’hôpital, car Mme Zhang était au seuil de la mort. Il leur a dit : « Vous feriez mieux de venir rapidement aux urgences. Si vous tardez, vous risquez de ne plus la revoir ! »

La famille s’est précipitée à l’hôpital et a vu que Mme Zhang avait plusieurs tubes insérés dans le corps et qu’elle portait un masque à oxygène. Le médecin a dit qu’elle avait subi une rupture d’anévrisme cérébral, avec un volume de sang de 200 cc, et qu’ils ne pouvaient pas pratiquer de craniotomie ni faire quoi que ce soit d’autre pour la sauver. La famille a accepté de la transférer dans une unité de soins intensifs (USI) et de la mettre sous respirateur artificiel.

Plus de 20 agents du poste de police local et du centre de détention se trouvaient à l’hôpital. Hou, le directeur du centre de détention, a ordonné à la famille de signer un formulaire pour la mettre en liberté sous caution. « Nous sommes tellement nombreux ici. Si vous ne signez pas, aucun d’entre nous ne pourra partir. »

Hou a aussi demandé à la famille de signer un autre formulaire stipulant qu’elle avait déjà été libérée. Cette fois-ci, la famille a refusé d’obtempérer. Elle a interrogé la police : « De quelle libération s’agit-il ? Vous la libérez pour l’envoyer aux soins intensifs ? »

Sans insister davantage auprès de la famille pour qu’elle signe le formulaire de décharge, les policiers et les agents du centre de détention sont partis. La famille a dû payer les frais liés au traitement d’urgence et à l’hospitalisation aux soins intensifs de Mme Zhang. Elle est décédée peu après et son corps a été incinéré trois jours plus tard.

La famille a contacté la police et exigé des explications sur son arrestation et son décès, ainsi qu’une indemnisation pour le préjudice moral subi. La police et le centre de détention ont refusé d’assumer toute responsabilité, affirmant qu’elle était décédée des suites d’une maladie aiguë.

Xue, le chef de la police, a dit qu’ils avaient reçu l’ordre de clore toutes les affaires liées au Falun Gong dans un délai de trois ans. « Notre travail consiste à arrêter des gens, rien d’autre. »

Hou, le directeur du centre de détention, a dit : « Nous ne sommes responsables que de la détention des personnes. Nous ne toucherions même pas un cheveu de sa tête. Nous ne nous soucions pas de la manière dont l’enquête sur son cas s’est déroulée. » Hou a également affirmé que Mme Zhang avait subi un examen physique avant d’être incarcérée et qu’elle répondait aux critères exigés.

La famille de Mme Zhang a également visionné la vidéo de surveillance de ses derniers instants au centre de détention. Selon la vidéo prise vers midi, elle faisait une sieste après le déjeuner, allongée sur le dos, les mains croisées sur le ventre. Peu après midi, elle a soudain levé les mains et les jambes et les a maintenues en l’air, les mains toujours croisées. Quelques minutes plus tard, un médecin est arrivé et lui a administré une réanimation cardio-pulmonaire (RCP). Vingt minutes plus tard, elle a été transportée dans une ambulance et emmenée à l’hôpital. Sa famille soupçonne qu’elle avait cessé de respirer au centre de détention, sinon le médecin ne lui aurait pas administré de RCP.

Arrestation antérieure

Une autre fois, le matin du 12 juillet 2022, huit agents en civil du poste de police de Huizhan ont arrêté Mme Zhang. Ils ont confisqué des dizaines de livres de Falun Gong, une photo du fondateur du Falun Gong et un ordinateur de bureau. Ils ont dit qu’elle avait été filmée par des caméras de surveillance alors qu’elle distribuait des documents sur le Falun Gong à chaque étage d’un immeuble résidentiel, et qu’ils prévoyaient de l’arrêter depuis avril de cette année-là. Mme Zhang et son mari ont tous deux été emmenés au poste de police pour être interrogés. En raison de la pandémie de COVID-19, ils ont été refusés par le centre de détention et libérés sous caution.

À la suite de son arrestation, Mme Zhang a été licenciée de son emploi à la cafétéria du collège Dongfeng. Elle a ensuite trouvé un autre emploi dans une école maternelle locale.

Un an plus tard, l’agent de police Li Zhicai l’a retrouvée et lui a ordonné de signer un formulaire de surveillance résidentielle, car sa période de liberté sous caution avait pris fin. Li lui a également demandé de l’accompagner au parquet pour répondre à quelques questions. Elle a refusé d’obtempérer et a été harcelée à répétition.

Pour éviter d’autres persécutions, Mme Zhang a été contrainte de vivre loin de chez elle. La police a alors suivi et harcelé son mari, l’empêchant ainsi de mener une vie normale.

Après un an, Li a réduit la fréquence des harcèlements et a dit à la famille de Mme Zhang : « Demandez-lui de revenir. Elle peut désormais mener une vie normale. Nous n’avons pas suffisamment de preuves pour la condamner. »

Mme Zhang est rentrée chez elle début 2025, mais elle a été arrêtée le 11 août 2025. La police a soumis son dossier au parquet du district de Gaoxin le lendemain et a tenté d’obtenir une lourde peine de prison à son encontre, à moins qu’elle ne rédige une déclaration de renoncement au Falun Gong. Elle a insisté sur le fait qu’elle n’avait rien fait de mal en pratiquant le Falun Gong, mais elle a été persécutée à mort sept jours plus tard.

Commencer à pratiquer le Falun Gong

Il y a plusieurs années, Mme Zhang a été admise à l’université de Qiqihar lors des examens d’entrée à l’université et sa sœur a été admise dans une école technique secondaire. Comme la famille n’avait pas les moyens de payer les frais de scolarité pour les deux, elle a renoncé à aller à l’université, mais a laissé la place à sa sœur.

En 1998, alors que son fils n’avait que trois mois, Mme Zhang a développé des kystes autour du cou. Quels que soient les traitements proposés, elle allait devoir arrêter d’allaiter son bébé. Après avoir entendu parler de sa situation, un voisin lui a présenté le Falun Gong et elle a immédiatement appris les exercices. Cette nuit-là, elle a eu de la fièvre, et les kystes avaient disparu lorsqu’elle s’est réveillée le lendemain matin. Elle était folle de joie. Depuis, elle pratiquait le Falun Gong. Elle vivait selon le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance, et faisait de son mieux pour aider les autres.

En 2022, au plus fort de la pandémie de COVID-19, elle a risqué sa vie pour distribuer des documents d’information sur le Falun Gong, dans l’espoir que davantage de personnes puissent en bénéficier comme elle l’avait fait. En raison de ses efforts courageux, elle a été arrêtée et finalement torturée à mort alors qu’elle était encore en détention.

Voir aussi :

Trois arrestations collectives de pratiquants de Falun Gong en trois mois sous les directives du nouveau chef de police de la ville de Daqing

Traduit de l’anglais