(Minghui.org) J’ai observé de nombreux pratiquants de Falun Dafa confrontés à l’élimination du karma sous forme de maladie. Certains ont surmonté ces épreuves, mais d’autres n’y sont pas parvenus et y ont laissé leur vie. Yan a elle aussi vécu cela. Chaque fois que j’entends parler d’un pratiquant souffrant d’une grave maladie liée à l’élimination du karma, je pense à elle et j’aimerais vous raconter son histoire.

Avant le début de la persécution, Yan était anéantie par le décès de son mari et de son fils. Elle s’est ensuite mariée avec un pratiquant de Falun Dafa, a réorganisé sa vie et s’est consacrée à la pratique avec diligence.

Il y a plusieurs années, un autre pratiquant, Jin, m’a dit avoir vu Yan la veille. Elle souffrait de graves problèmes de santé. Elle avait des saignements abondants depuis plus de trois semaines et était très faible et pâle. Incapable de se tenir debout, elle devait ramper jusqu’aux toilettes. Son mari partait travailler tôt le matin et rentrait tard le soir. Yan était trop faible pour cuisiner et ne mangeait rien jusqu’au retour de son mari. Elle ne buvait qu’un peu d’eau froide.

Jin a dit qu’il s’inquiétait pour Yan. En apprenant cela, j’ai été bouleversée et inquiète. J’étais aussi en colère contre le mari de Yan, qui ne lui prodiguait pas les soins nécessaires.

Quelques jours plus tard, Jin a rendu visite à Yan et est revenu avec la bonne nouvelle : Yan allait bien. « On l’a échappé belle. Je n’ose imaginer ce qui aurait pu arriver si le Maître ne l’avait pas protégée ! » s’est exclamé Jin. Bien que nous ignorions les détails de l’épreuve qu’avait traversée Yan, nous avons poussé un soupir de soulagement.

Quelques années plus tard, l’épouse de Jin a traversé une période difficile. Je me suis rendue chez eux avec plusieurs autres pratiquants pour étudier les enseignements du Fa et émettre la pensée droite et j’y ai vu Yan et son mari.

Après avoir étudié le Fa, le mari de Yan a dit : « Lorsque Yan était aux prises avec cette maladie cette année-là, je ne me suis pas occupé d’elle pendant plus de quarante jours. J’ai continué ma vie comme si de rien n’était et elle s’en est sortie seule. » En entendant cela, mon ressentiment envers le mari de Yan est aussitôt revenu.

« Si Yan s’en est sortie, c’est qu’elle avait un xinxing élevé, mais cela ne signifie pas que ce que tu as fait était juste. En tant que son mari, pourquoi ne l’as-tu pas aidée dans une période aussi difficile ? » Je n’ai pas pu me retenir et j’ai laissé transparaître mon agacement.

« S’il advenait que je ne me sente pas bien, mon mari me préparerait tout ce que je veux et prendrait soin de moi. Mais toi, tu as agi comme si cela ne te regardait pas. Si j’avais habité plus près, j’aurais conseillé à Yan de demander le divorce ou je l’aurais aidée à te remettre sur le droit chemin ! »

J’ai dit tout haut ce que je retenais depuis des années. J’avais enfin l’impression d’avoir l’occasion de laisser libre cours à ma colère envers le mari de Yan. Environ sept pratiquants étaient présents, dont Yan et son mari, ainsi que Jin et sa femme. Tout le monde était stupéfait, car aucun ne s’attendait à ce que je dise de telles choses. Je n’avais rencontré le mari de Yan que quelques fois et nous n’étions pas si proches.

Jin a rompu le silence gênant en invitant tout le monde à déjeuner. Nous avons mangé en silence. Toujours indignée, j’ai demandé à Yan : « Qui dans votre famille fait les tâches ménagères ? » Je ne pouvais plus me retenir.

« Mon mari fait toute la lessive et la cuisine maintenant. Je n’ai plus grand-chose à faire », a-t-elle répondu.

« C’est mieux », ai-je ajouté. Pourtant, j’avais encore la gorge serrée, quelque chose que je devais dire.

J’ai regardé son mari et j’ai dit : « Quand Yan n’arrivait pas à se lever, tu n’as même pas pris la peine de lui préparer à manger ni de t’occuper d’elle. Tu t’es contenté d’acheter des beignets et du pain. Si tu n’es pas là pour ta famille dans les moments les plus difficiles, à quoi sers-tu ? » J’étais tellement bouleversée pour Yan que je pouvais à peine contenir mes émotions.

Jin est intervenu : « Ça risque de te mettre encore plus en colère. Quand je suis allé voir Yan à l’époque, je n’ai rien trouvé à manger à la maison, alors je suis allé dans une petite épicerie du coin et j’ai acheté ces beignets et ce pain. »

Tout le monde a ri, moi aussi. J’étais partagée entre la colère et l’amusement et je ne savais plus quoi dire.

Yan a alors ajouté : « Laissez-moi vous raconter quelque chose qui va vous mettre encore plus en colère. Ma mère a entendu dire que je saignais abondamment, alors elle m’a acheté un kilo de sucre roux, en me disant que c’était un fortifiant pour le sang. Ce jour-là, mon mari était à la maison. Le matin, il a préparé deux bols d’eau sucrée au sucre roux, un pour lui et un pour moi. Après avoir bu le sien, il a dit que c’était tellement bon qu’il en a bu un bol après l’autre jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sucre. Il m’a dit de ne pas m’inquiéter, qu’il m’en rachèterait, mais il ne m’en a toujours pas racheté ! »

Pendant que Yan nous racontait cela, je voyais bien qu’elle n’était pas du tout contrariée, comme si elle nous racontait une histoire drôle. Elle ne reprochait pas à son mari de ne pas s’être occupé d’elle pendant sa maladie. Mais j’ai passé toute la journée à être indignée pour elle.

Plus tard, j’ai partagé l’histoire de Yan avec une autre pratiquante. Ce que la pratiquante a dit m’a bouleversée :

« Alors qu’elle traversait une épreuve de vie ou de mort, Yan n’a éprouvé aucun attachement, aucun ressentiment, ni le moindre désir de se soigner. Elle a su surmonter les obstacles grâce à sa croyance inébranlable dans le Maître et Dafa, et elle s’est cultivée elle-même. Même le fait que son mari ait bu toute cette eau sucrée a pu être orchestré par le Maître, ce qui explique pourquoi elle n’a même pas songé à utiliser du sucre brun pour se régénérer ! »

En m’examinant, j’ai réalisé que je n’avais pas agi comme une pratiquante de Falun Dafa lorsque j’ai pris la défense de Yan. J’étais guidée par mes sentiments et mon raisonnement humains. Si la situation avait été gérée selon ma propre conception du « bien », si Yan avait été traitée comme une patiente et qu’on lui avait apporté de bons repas, cela aurait-il été préférable ? La pensée divine est à l’opposé de la pensée humaine !

Lorsque j’ai parlé à plusieurs reprises de manière impolie au mari de Yan, il n’a jamais répliqué, n’a pas dit un mot et ne s’est pas énervé. Il s’est contenté d’écouter et de supporter la situation en silence. Je me suis alors rendu compte que son xinxing était bien supérieur au mien ! Il ne m’a ni accusée ni ne s’est-il plaint de moi ; il était vraiment tolérant envers moi.

De plus, le mari de Yan n’a pas été troublé lorsqu’il a vu Yan éliminer du karma. Il a su se détacher complètement des conceptions humaines et poursuivre sa mission. N’était-ce pas là la preuve de sa foi inébranlable dans le Maître et Dafa ?

Après mûre réflexion, j’ai réalisé que c’était moi qui n’étais pas en phase avec le Fa. Tout au long du processus, je suis restée superficielle, abordant le problème avec un regard de personne ordinaire. Cela a également révélé mon esprit de contradiction, mon ressentiment et mes sentiments humains pour les pratiquants. C’est moi qui ai échoué ! Cela a été une grande leçon pour moi.

Je me souviens aussi d’une pratiquante âgée, veuve et sans enfant. Victime d’un AVC, elle était paralysée de la moitié du corps. C’était l’hiver et elle vivait seule dans une maison de plain-pied. Il lui fallait deux heures rien que pour s’habiller le matin. Elle devait ensuite aller chercher du bois et du charbon, stockés dehors, pour le poêle afin que la maison ne soit pas glaciale. Si elle ne cuisinait pas, elle n’aurait rien à manger. Incapable de lever un bras pour faire les exercices, elle a demandé à un autre pratiquant de planter un clou dans le mur et d’y attacher une corde. Ainsi, elle a pu effectuer le deuxième exercice en utilisant son bras valide pour enrouler la corde autour de son autre bras. Elle était seule. Grâce à sa foi inébranlable dans le Fa, son état a continué de s’améliorer et elle a guéri en deux semaines.

Il y a plusieurs années, j’ai souffert de saignements prolongés. Bien que peu abondants, ils étaient constants. Je connaissais une personne non pratiquante qui souffrait de fibromes utérins et présentait les mêmes symptômes et je me demandais si j’avais le même problème. Parfois, la nuit, je vérifiais mon abdomen à la recherche de grosseurs. Un jour, j’ai soudain réalisé l’absurdité de mes pensées : même lorsqu’une personne ordinaire récite assidûment « Falun Dafa est bon », sa tumeur peut disparaître. Comment, en tant que pratiquante de Falun Dafa, une tumeur pourrait-elle apparaître soudainement ? Les maladies des gens ordinaires ne devraient pas me concerner ! Lorsque cette pensée m’est venue, les saignements ont cessé le lendemain. Dafa est miraculeux !

Je connais de nombreux pratiquants qui ont été confrontés à l’élimination du karma sous la forme de symptômes de maladies graves. J’ai remarqué que ceux qui réussissent cette épreuve croient fermement dans le Maître et le Fa. Ils parviennent à se concentrer sur regarder à l’intérieur, à se libérer des conceptions humaines de la maladie et ils ne se considèrent pas comme des patients. En revanche, ceux qui se considèrent comme des patients, même s’ils prétendent « nier la persécution des forces anciennes » et « refuser de la reconnaître comme une maladie », sont en réalité incapables de s’en détacher. C’est particulièrement vrai pour ceux qui demandent à leurs proches de prendre soin d’eux. Il leur est généralement très difficile de réussir cette épreuve, surtout dans les situations de vie ou de mort.

Nier la persécution des forces anciennes exige de regarder à l’intérieur et de se détacher des conceptions humaines et des paroles futiles. Seule une véritable cultivation permet de réussir l’élimination du karma.

Traduit de l’anglais