(Minghui.org) J’ai été choqué lorsque j’ai lu l’article de Minghui intitulé « L’ancien dirigeant du PCC, Jiang Zemin, a ordonné l’exécution de cinq officiers de l’armée qui pratiquaient le Falun Gong ». J’ai réalisé qu’en plus des récits de persécution rapportés chaque jour par Minghui, il y en a très probablement d’autres qui ont été dissimulés par le Parti communiste chinois (PCC).

C’est difficile à concevoir, car les pratiquants veulent simplement devenir de meilleures personnes en suivant le principe du Falun Gong : Authenticité-Bienveillance-Tolérance. Cependant, l’ancien dirigeant du PCC, Jiang Zemin, a lancé une campagne nationale de persécution du Falun Gong en juillet 1999, une campagne qui se poursuit encore aujourd’hui.

Dans l’article mentionné ci-dessus, « Tous ceux qui y ont participé ont dû signer un accord de confidentialité qui leur interdisait de parler de ce qui s’était passé. »

Je me suis demandé : si ces cinq officiers militaires avaient commis des actes répréhensibles et méritaient d’être exécutés, pourquoi le PCC gardait-il cela si secret ? Ou peut-être que ces officiers étaient effectivement innocents, et que c’est pour cette raison que l’incident a été étouffé.

Pour comprendre cela, j’ai recherché des rapports antérieurs sur Minghui.org et j’ai découvert que le secret est une pratique courante du PCC dans sa persécution du Falun Gong. Que ce soit sous Jiang Zemin ou sous d’autres hauts fonctionnaires, la plupart des ordres étaient donnés verbalement. Des directives étaient parfois publiées, mais elles restaient confidentielles. Vous trouverez ci-dessous quelques exemples.

Un document datant de 2000

Le premier est un document divulgué intitulé « La fuite dun document du PCC montre la directive du Parti à lencontre du Falun Gong ». Il a été publié le 30 novembre 2000 par cinq agences, dont la Cour populaire suprême, le Parquet populaire suprême, le ministère de la Sécurité publique, le ministère de la Sécurité d’État et le ministère de la Justice.

Classé « top secret », ce document exigeait des fonctionnaires qu’ils poursuivent pénalement les pratiquants de Falun Gong pour « incitation à la subversion du pouvoir de l’État » ou « diffamation des dirigeants du Parti et de l’État ». Chen Jiangang, un avocat qui a défendu des pratiquants de Falun Gong, a dit que ce document n’avait aucune valeur juridique ni aucune validité.

« Il s’agit d’un autre document top secret, qui montre que les cinq Départements sont engagés dans des activités illégales et criminelles qui ne peuvent être vues », a-t-il expliqué.

Un document de 2016

En 2016, le Bureau général du Comité central du PCC a publié un document confidentiel reconnaissant les mauvais traitements infligés aux pratiquants de Falun Gong en raison de leur croyance. Il s’agissait notamment de la privation de promotions au travail et de la discrimination qui empêchait leurs enfants de s’engager dans l’armée ou de recevoir une éducation.

Le document mentionnait certes un assouplissement de ces pressions sur les pratiquants, mais ceux-ci devaient d’abord renoncer à leur croyance et « renoncer au Falun Gong. »

Conséquences des documents secrets

Ces documents secrets ont encouragé les fonctionnaires à maltraiter les pratiquants de manière imprudente. Lorsque Wang Shanquan, secrétaire du Parti communiste chinois de la ville de Golmud, dans la province du Qinghai, a exigé en juillet 2023 que la pratiquante Kang Jinying cesse de pratiquer le Falun Gong, celle-ci a répondu que la Constitution chinoise garantissait la liberté de croyance. Wang a répliqué : « J’ai des documents de la Commission des affaires politiques et juridiques (PLAC). Ils sont confidentiels et vous n’êtes pas autorisée à les voir. » On peut se demander comment des citoyens ordinaires peuvent respecter des lois supposées auxquelles ils n’ont pas accès.

Wang s’est également rendu sur le lieu de travail du fils de Kang et a menacé les fonctionnaires qui s’y trouvaient. « Les pratiquants de Falun Gong sont des ennemis de classe », leur a-t-il rappelé. « Ennemis de classe » était un terme souvent utilisé pendant la Révolution culturelle. Il a également dit au fils que toute la famille était soumise à des restrictions de déplacement ; s’ils ne respectaient pas ces restrictions, il appellerait la police pour les arrêter.

Wang Mingyu, secrétaire du Parti communiste de la ville de Chaoyang, dans la province du Liaoning, a publié en septembre 2013 une directive ordonnant à un millier de policiers d’intensifier la persécution du Falun Gong. Dans cette directive, il exigeait des fonctionnaires qu’ils « battent et maltraitent les pratiquants sans en parler ni le dire à personne ». Lorsque le pratiquant Yan Xuguang a signalé que cela était inacceptable et a poursuivi Jiang en justice pour persécution du Falun Gong, il a été illégalement arrêté en 2015 et est décédé à la première prison de Shenyang en octobre 2024, à l’âge de 66 ans.

Dans un autre exemple illustrant le fait que les policiers suivent des ordres secrets, après l’arrestation d’une pratiquante en 2002 pour sa croyance en Falun Gong, sa fille s’est rendue au poste de police pour demander la libération de sa mère. Mais un policier l’a frappée. Lorsque la fille a demandé la base juridique de la persécution, un autre policier lui a montré un document confidentiel du Département provincial de police qui stipulait : « Quiconque distribue plus de trente dépliants peut être envoyé dans un camp de travail ; quiconque participe à une pratique de groupe réunissant trois personnes ou plus peut être envoyé dans un camp de travail. »

Répression systématique

En avril 2023, Minghui a reçu un manuel publié par le Bureau 610 de Shanghai sur la manière de « transformer » les pratiquants de Falun Gong (les forcer à renoncer à leur croyance, souvent par la torture). Publié entre 2000 et 2010 et classé confidentiel, ce manuel semble viser tous les pratiquants de la région, d’après la description imprimée sur le manuel : « tout le monde en aura un exemplaire ».

Les instructions étaient très détaillées et comprenaient un « plan de transformation », un « rapport d’étape », une « mise à jour trimestrielle », une « revue annuelle », un « plan de suivi après la libération », un « dossier de suivi après la libération », etc. Cela montre que le PCC a non seulement un plan détaillé pour les séances de lavage de cerveau, mais qu’il continue également à surveiller et à contrôler les pratiquants après leur libération.

Outre les directives reçues de la hiérarchie, les responsables locaux informent régulièrement les autorités supérieures. Un document reçu par Minghui provenait du Bureau no 26 du ministère de la Sécurité publique, une unité chargée de la répression du Falun Gong. Également classé confidentiel, ce document avait été transmis par l’Équipe de reconnaissance no 1 de la ville de Tianjin en janvier 2005.

Ce document analysait des articles publiés sur Minghui.org en 2004 qui concernaient la ville de Tianjin. Il examinait également toutes les affaires de persécution mentionnées dans ces articles et analysait la manière dont les informations avaient été recueillies par les pratiquants.

En apparence, le PCC a récemment promu la transparence et la gouvernance du pays par l’État de droit. En réalité, il continue de réprimer les pratiquants de Falun Gong par le biais d’ordres secrets. Cela montre que le PCC sait que la persécution de la croyance est mauvaise, mais il continue de commettre ces violations des droits de l’homme et tente de les dissimuler.

(Un article connexe est disponible dans la version chinoise.)

Traduit de l’anglais