(Minghui.org) Le 23 décembre 2025, une femme de 58 ans de la ville de Dalian, dans la province du Liaoning, a été jugée pour sa croyance dans le Falun Gong, une discipline spirituelle du corps et de l’esprit basée sur le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance et qui est persécutée par le Parti communiste chinois depuis 1999.

Le 23 juin 2025, Mme Fang Caixia a été illégalement arrêtée alors qu’elle travaillait comme employée de maison au domicile de son employeur. Plus de dix agents des postes de police de Qingniwaqiao et du district de Zhongshan, ainsi que Cao Xunbing (chef adjoint du bureau de la Sécurité intérieure) et un chef de police (d’un poste inconnu), étaient présents lors de son arrestation. Une caméra de surveillance l’avait filmée en train de poser des affiches de Falun Gong, ce qui avait permis à la police de l’identifier et de la prendre pour cible. Depuis, elle est illégalement détenue au centre de détention de la ville de Dalian (aussi appelé centre de détention de Yaojia par les habitants).

Le 16 juillet 2025, le fils de Mme Fang, M. Wu Qi, s’est rendu au poste de police de Qingniwaqiao pour demander une copie de l’avis de détention de sa mère ainsi que la liste des objets saisis, mais il a été illégalement arrêté par l’agent Zhou Zheng et détenu pendant près de deux heures. La police l’a injustement accusé de « collusion avec des forces étrangères ». Les agents Zhou et Cao l’ont intimidé et ont fouillé son téléphone portable ainsi que le dossier qu’il avait apporté. Ils ont aussi menacé de le mettre en détention pendant quinze jours s’il signalait cet acte de persécution à Minghui.org. Avant de le relâcher, Zhou lui a remis une copie de l’avis de détention illégale de Mme Fang, mais pas la liste des objets saisis.

Le lendemain, M. Wu et l’avocat qu’il avait engagé pour la défense de sa mère ont rendu visite à l’agent Cao. Cao a menacé d’arrêter et de détenir l’avocat, tout comme Wang Quanzhang (un avocat des droits de l’homme qui a été détenu pendant un certain temps pour avoir représenté des pratiquants de Falun Gong). Cao a aussi donné des coups de doigt dans la poitrine de M. Wu et a menacé de le « remettre à sa place ».

Cet après-midi-là, l’avocat a rendu visite à Mme Fang. Elle lui a dit que Cao l’avait insultée à de nombreuses reprises et avait failli la battre. Il a aussi menacé de la condamner à plusieurs années de prison et lui a affirmé qu’il était inutile d’engager un avocat.

Le 30 juillet, le parquet du district de Zhongshan a validé l’arrestation de Mme Fang. Vers le 29 septembre, l’agent Cao lui a fait subir un interrogatoire et a tenté de la tromper afin qu’elle plaide coupable, en lui promettant une peine plus légère si elle obtempérait.

Le 30 septembre, le Département de police du district de Zhongshan a officiellement transmis le dossier de Mme Fang au parquet du district de Zhongshan. Le 17 octobre, le procureur Chen Fang a transféré le dossier au parquet du district de Ganjingzi. Le procureur de ce parquet, Zhuang Ning, l’a rapidement inculpée et a transmis son dossier au tribunal du district de Ganjingzi.

Le parquet et le tribunal du district de Ganjingzi sont désignés pour traiter les affaires liées au Falun Gong dans l’agglomération de Dalian.

M. Wu a demandé à représenter sa mère en tant que défenseur familial. Bien que sa demande ait été approuvée par le procureur Zhuang le 22 octobre, la juge Liu Lina a exigé à plusieurs reprises des preuves de son lien de parenté avec Mme Fang, même après qu’il ait fourni sa carte d’identité et son livret de résidence. Il a dû se rendre à trois reprises au service des affaires civiles ou au poste de police local pour obtenir les documents demandés par Liu. Même le personnel de ce service était confus quant aux documents à fournir. On ne sait pas clairement si la demande de M. Wu a finalement été approuvée.

Le 23 décembre 2025, la juge Liu a tenu une audience dans l’affaire de Mme Fang. Les détails de cette audience ne sont pas disponibles au moment où cet article est écrit.

Persécution passée

Mme Fang a commencé à pratiquer le Falun Gong en 1998. Après que le Parti communiste chinois a ordonné la persécution de cette discipline en 1999, elle a été prise pour cible à plusieurs reprises car elle est restée ferme dans sa croyance. Elle a été enfermée deux fois dans des camps de travaux forcés ainsi qu’une fois en prison, pour un total de près de neuf ans.

Fin octobre 1999, Mme Fang s’est rendue à Pékin pour faire appel en faveur du Falun Gong, et elle a été illégalement arrêtée. Après sa libération du centre de détention de la ville de Dalian, son mari ne l’a pas autorisée à rentrer chez elle ni à voir leur fils. Il a aussi cessé tout soutien financier. Elle a loué un petit appartement et trouvé un emploi pour subvenir à ses besoins. Bien que son mari lui ait permis de rentrer chez elle plus tard, il a fini par demander le divorce des années après, afin d’éviter d’être impacté par la persécution.

Première peine de trois ans dans un camp de travaux forcés

Mme Fang a de nouveau été arrêtée en janvier 2000, car elle avait posé des affiches de Falun Gong. Elle a d’abord été détenue au centre de détention de la ville de Dalian, puis transférée au camp de travaux forcés de Masanjia pour y purger une peine de trois ans. Parce qu’elle refusait de renier le Falun Gong, elle a été soumise à diverses formes de torture. Elle n’était autorisée à aller aux toilettes que deux fois par jour ; une fois, elle a été placée à l’isolement pendant treize jours ; elle a également été attachée à une chaise de fer pendant plusieurs jours d’affilée, ses vêtements collant à ses blessures. Sa peine a ensuite été prolongée de trois mois.

Deuxième peine d’un an et demi dans un camp de travaux forcés

Le 3 avril 2010, Mme Fang a de nouveau été arrêtée après avoir été signalée alors qu’elle parlait du Falun Gong à des personnes dans une gare routière. Comme elle ne voulait pas que les policiers la prennent en photo, ils l’ont battue, l’ont frappée au visage à l’aide de matraques électriques et lui ont injecté des substances inconnues.

Le 25 avril, lorsqu’ils l’ont emmenée au centre de détention de la ville de Dalian, les policiers l’ont traînée au sol par les cheveux. Ses vêtements, son pantalon et ses chaussures ont été déchirés. Elle a entamé une grève de la faim pour protester et a été gavée de force. Une fois, des détenues ont inséré le tube d’alimentation dans sa trachée, et le tube était couvert de sang lorsqu’elles l’ont retiré. Sans lui laisser de répit, elles ont réinséré le tube pour poursuivre l’alimentation forcée. Elle a suffoqué et a été transportée à l’hôpital pour être réanimée.

Le 26 avril 2010, Mme Fang a été envoyée au camp de travaux forcés de Masanjia pour y purger une peine d’un an et demi. Elle a été contrainte d’effectuer un travail pénible et intensif sans rémunération. Elle a été libérée le 2 octobre 2011.

Première peine de prison de quatre ans

Le 28 juin 2016, l’arrestation suivante de Mme Fang a eu lieu par des agents du poste de police de Hongqi. Elle a d’abord été détenue au centre de détention de la ville de Dalian, puis transférée au centre de détention de Dalian. Les 15 mars et 12 avril 2017, elle a comparu devant le tribunal du district de Ganjingzi avant d’être condamnée à quatre ans de prison. Elle a déposé un appel auprès de la cour intermédiaire de la ville de Dalian, qui a confirmé le verdict initial. Le 2 septembre 2017, elle a été incarcérée à la prison pour femmes de la province du Liaoning, où elle a subi des tortures brutales jusqu’au 27 juin 2020, date à laquelle elle a été libérée.

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Traduit de l’anglais