(Minghui.org) À l’occasion de la Journée des droits de l’homme, le 10 décembre 2025, les pratiquants de Falun Gong de 48 pays ont soumis à leur gouvernement une nouvelle liste de responsables du Parti communiste chinois (PCC) impliqués dans la persécution du Falun Gong en Chine. Les pratiquants ont également demandé que ces responsables et les membres de leur famille soient interdits d’entrée dans leurs pays respectifs et que leurs avoirs soient gelés.

Vous trouverez ci-dessous les détails de la persécution perpétrée par He Hengyang, ancien président du parquet de la ville de Chongqing.

Informations sur le responsable de la persécution

Nom complet du responsable : He (nom de famille) Hengyang (prénom) (贺恒扬)

Sexe : Masculin

Pays : Chine

Date et année de naissance : Juillet 1960

Lieu de naissance : Nanzhao, province du Henan

Titre et fonction

Janvier 2017 ‒ janvier 2023 : secrétaire du Parti et président du parquet de la ville de Chongqing

Février 2023 à aujourd’hui : membre du Comité consultatif du Parquet populaire suprême ; directeur du Comité professionnel des poursuites pénales de l’Association de recherche en études sur le parquet de la société juridique de Chine ; vice-président de la Société juridique de Chongqing ; et directeur du Centre de recherche sur les poursuites pénales de l’université de sciences politiques et de droit du Sud-Ouest

Principaux crimes

Depuis que le Parti communiste chinois (PCC) a commencé à persécuter le Falun Gong en 1999, He Hengyang a travaillé au sein du parquet chargé de cette répression. Après sa nomination à la tête du parquet de la ville de Chongqing en 2017, il a appliqué avec vigueur la politique de persécution orchestrée par le PCC à l’encontre du Falun Gong, ce qui a conduit à l’emprisonnement de centaines de pratiquants.

Lors de la Conférence centrale sur le travail politique et juridique de janvier 2019, il a souligné la nécessité de « combattre résolument toutes les formes d’infiltration, de subversion et de sabotage », « d’intensifier la lutte contre les rumeurs politiques et les informations nuisibles » et de « réprimer le Falun Gong ». En 2021 et 2022, il a réitéré, dans les rapports du parquet, la nécessité de « combattre résolument le Falun Gong » et de « réprimer sévèrement les sectes ».

I. Sélection de cas de décès

Cas 1 : Une femme âgée de Chongqing décède en prison pour sa croyance

Mme Jiang Yourong est décédée en prison pour sa pratique du Falun Gong. Elle était âgée de 73 ans.

En décembre 2020, la famille de Mme Jiang a reçu un appel de la prison pour femmes de Chongqing l’informant que Mme Jiang était en insuffisance respiratoire et qu’on tentait de la réanimer. Son mari s’est précipité à la prison, mais on lui a refusé l’accès. Peu après, il a appris son décès. La prison l’a autorisé à voir son corps, mais celui-ci était recouvert d’un grand drap, de sorte qu’il n’a pas pu voir s’il avait des blessures.

Mme Jiang a été arrêtée le 14 août 2018 et condamnée à une peine de prison (dont on ignore la durée) par le tribunal de district de Jiulongpo. Elle a été incarcérée à la prison pour femmes de Chongqing en juin 2019. Pendant les dix-huit mois de sa détention, les membres de sa famille n’ont jamais été autorisés à lui rendre visite. On leur a expliqué que c’était parce qu’elle refusait de renoncer au Falun Gong.

Avant cette incarcération, elle avait été arrêtée à deux reprises, en 2009 et en 2015.

Cas 2 : Un homme âgé de 81 ans, malade et emprisonné, décède deux mois après sa libération

M. Zhu Zhihe a été arrêté début février 2018 après avoir été signalé pour distribution de documents de Falun Gong. La police l’a accusé de « porter atteinte à la société » en raison de la présence de documents de Falun Gong à son domicile. Son dossier a été transmis au parquet du district de Jiangbei.

M. Zhu a comparu devant le tribunal de district de Jiangbei le 10 octobre 2019. Peu après son retour chez lui, il est tombé malade et a dû rester alité pendant plusieurs jours. Son audition s’est considérablement détériorée et son élocution est devenue confuse.

La police est retournée à son domicile le 7 décembre 2019 et a tenté de le conduire devant le tribunal de district de Jiangbei pour une nouvelle audience. M. Zhu et sa famille ont refusé de coopérer. L’agent de police Che Yao l’a mis en garde : « Si vous vous opposez à cette [persécution], vous pouvez me poursuivre en justice. »

Trois jours plus tard, Che est revenu accompagné de trois agents et a arrêté M. Zhu. Ce dernier est rentré chez lui vers 22 h ce jour-là. Il a annoncé à sa famille qu’il avait été condamné à un an et demi de prison et à une amende de 3000 yuans. Le juge l’a autorisé à purger sa peine hors de prison.

Début mars 2020, M. Zhu a été victime d’un grave malaise et a été hospitalisé pendant deux semaines, dont une en soins intensifs.

Avant même sa guérison complète, l’agent Che a conduit M. Zhu devant le tribunal du district de Jiangbei le 7 mai 2020. Le lendemain, sa famille a appris que le juge avait annulé sa décision et avait ordonné que M. Zhu purge sa peine à la prison de Yongchuan.

Lors de sa libération le 6 septembre 2020, M. Zhu souffrait de graves pertes de mémoire. Il répétait les mêmes gestes et son élocution était devenue encore plus confuse et incohérente.

Les autorités ont également suspendu sa pension, invoquant une politique selon laquelle les pratiquants de Falun Gong emprisonnés en raison de leur croyance n’ont pas droit aux prestations de retraite.

Pendant les deux mois suivants, M. Zhu a été harcelé par la police et les membres du comité de quartier. Cette pression psychologique a aggravé son état de santé. Il est décédé le 11 novembre 2020, à l’âge de 81 ans.

Cas 3 : Un homme de Chongqing décède en détention, quatre mois après son arrestation pour sa pratique du Falun Gong

M. Lai Yuanchang a été signalé en 2020 alors qu’il distribuait des documents d’information sur le Falun Gong. Bien qu’il ait échappé à l’arrestation, il a été contraint de vivre loin de son domicile pour se cacher de la police. Ne parvenant pas à le retrouver, la police a fréquemment harcelé sa fille.

Le 7 septembre 2022, un mois avant le XXe Congrès du PCC, un groupe d’agents a fait irruption au domicile de la fille de M. Lai. Ils ont enfoncé la porte, pénétré de force et arrêté M. Lai.

Au centre de détention du district de Jiangjin, l’état de santé de M. Lai s’est rapidement dégradé, probablement en raison de la torture subie pour avoir refusé de renoncer à sa croyance. Il a été transféré d’urgence à l’hôpital populaire du district de Jiangjin le 31 décembre 2022, où il est décédé le lendemain. Il était âgé de 74 ans.

Cas 4 : Un homme âgé de 71 ans, torturé et grièvement blessé en prison pour sa croyance, décède à l’hôpital.

M. Tang Fenghua a été torturé et grièvement blessé à la prison de Yongchuan en raison de sa pratique du Falun Gong. Transféré à l’hôpital no 2 de Chongqing, il y est décédé le 17 avril 2025. Il était âgé de 71 ans.

En raison de la censure stricte de l’information et de la dissimulation de la persécution par le PCC, on ignore la date d’arrestation de M. Tang (probablement fin 2021 ou début 2022) et celle de sa condamnation. Il a été rapporté qu’il purge une peine de prison de quatre ou quatre ans et demi et qu’il devrait la terminer en 2025.

M. Tang, propriétaire d’un magasin de meubles, a été la cible d’une persécution répétée depuis le début de la répression en 1999. Il a déjà purgé deux peines de prison, pour un total de cinq ans.

Cas 5 : Un homme âgé de 73 ans, originaire de Chongqing, développe de graves problèmes de santé en prison et décède huit mois après sa libération

L’état de santé de M. Dai Xianming s’est gravement détérioré et il a été hospitalisé d’urgence dix jours après son incarcération à la prison de Yongchuan, le 27 avril 2023, pour y purger une peine de deux ans et demi.

Son épouse, Mme Xu Keqin, s’est rendue à la prison à neuf reprises pour lui rendre visite, mais l’accès lui a été refusé à chaque fois. Le 22 mai 2023, elle a reçu une lettre de la prison indiquant que M. Dai souffrait d’hyperglycémie, mais qu’il s’était rétabli après une hospitalisation. On lui a demandé de virer 2000 yuans à la prison afin que son mari puisse acheter des produits de première nécessité et des compléments alimentaires.

Le 7 juillet 2023, Mme Xu a reçu une autre lettre de M. Dai. Il y écrivait : « J’ai failli mourir dix jours seulement après mon incarcération. J’ai été hospitalisé pendant plus de dix jours, puis transféré à la division 10. Depuis, je prends des médicaments et je reçois des injections intraveineuses. »

M. Dai a ensuite développé un diabète et a été de nouveau hospitalisé. Il était contraint de recevoir quotidiennement deux injections d’une substance inconnue.

M. Dai a continué à souffrir de problèmes de santé après sa sortie de l’hôpital en août 2024. Il est décédé le 19 avril 2025 à l’hôpital, à l’âge de 73 ans.

II. Sélection de cas de condamnation et de torture

Cas 1 : Une femme qui a refusé de renoncer à sa croyance est libérée de prison avec des plaies purulentes et six dents manquantes

Après avoir purgé quatre ans de sa peine à la prison pour femmes de Chongqing, Mme Zhu Yaohui, âgée de 69 ans, a perdu six dents et souffre désormais de troubles de la vision. Défigurée, elle présentait plusieurs plaies ouvertes et purulentes à la tête. Sa famille a dit qu’elle paraissait « amaigrie », qu’elle était incohérente et qu’elle ne réagissait plus.

Mme Zhu, originaire de la ville de Huaying, dans la province du Sichuan, a été arrêtée le 27 février 2017 et condamnée par la suite. Lors de son transfert à la prison pour femmes de Chongqing le 5 septembre 2018, les gardiennes ont retiré une couche de la couverture chaude de son lit et lui ont donné une couverture légère, sachant que l’hiver approchait. Elles ne l’ont pas autorisée à acheter de vêtements chauds pour l’hiver. Les gardiennes la battaient et la maltraitaient fréquemment. Il lui arrivait de ne pas dormir du tout, car les gardiennes ne la laissaient pas se coucher avant quatre heures du matin. Ils la réveillaient une heure plus tard. Les gardiennes jetaient tous ses sous-vêtements et ses chaussettes et refusaient de lui donner du papier toilette.

Cas 2 : Un homme âgé de 75 ans condamné à quatre ans de prison pour avoir parlé du Falun Gong

M. He Xuezhi, âgé de 75 ans, originaire du district de Dianjiang, à Chongqing, a été signalé début 2020 pour avoir parlé du Falun Gong et distribué des documents d’information. Quelques semaines plus tard, le 3 février, sa famille a remarqué la présence d’une caméra de surveillance installée dans un appartement vide en face de chez eux. Ils ont également vu un avis de recherche publié par la police sur un forum communautaire local en ligne, accompagné d’un extrait de la vidéo de surveillance montrant M. He de dos.

Le 15 février 2020, M. He a décidé de quitter son domicile pour échapper à la police. Il a été arrêté de nouveau le 18 juin 2021. Sans en informer sa famille, la police l’a emmené au centre de détention du district de Nanchuan et a transmis son dossier au parquet du district de Nanchuan. Son fils a tenté de lui trouver un avocat, mais aucun n’a accepté de le défendre, par crainte de représailles de la part des autorités.

Le tribunal du district de Nanchuan a secrètement condamné M. He à une peine de quatre ans de prison et à une amende de 10 000 yuans le 16 janvier 2022.

Cas 3 : Quatre personnes arrêtées pour avoir lu des enseignements du Falun Gong, trois condamnées

Mme Yang Chunrong, âgée de 38 ans, Mme Zhu Zonglan, âgée d’environ 40 ans, Mme Zhu Meiying, âgée de 51 ans, et Mme Ye Wenxiu, âgée de 76 ans, ont été arrêtées le 22 avril 2021 alors qu’elles lisaient des enseignements du Falun Gong. La police a fait une descente à leurs domiciles et confisqué leurs objets liés au Falun Gong ainsi qu’une somme d’argent.

Les quatre pratiquantes ont été détenues au centre de détention du district de Banan. Mme Ye a été libérée, puis arrêtée de nouveau, condamnée à une peine de prison dont on ignore la durée et incarcérée à la prison pour femmes de Chongqing.

Mme Yang et Mme Zhu Zonglan ont comparu devant le tribunal de district de Jiulongpo le 24 octobre 2022. Le procureur a présenté des preuves fabriquées par la police, accusant Mme Yang de posséder plus de 10 000 exemplaires de documents sur le Falun Gong. Les éléments de preuve fournis par la police comprenaient également des enregistrements audio de son jeune enfant contraint de lire des calomnies et des mensonges à son sujet.

Mme Yang a été condamnée par la suite à une peine de six ans et neuf mois de prison, et Mme Zhu Zonglan à une peine de quatre ans.

Cas 4 : Cinq habitants de Chongqing condamnés après avoir été incarcérés pendant près de trois ans de détention

Après près de trois ans de détention au secret, cinq habitants de Chongqing ont récemment été condamnés à des peines de prison allant de cinq ans et demi à neuf ans pour leur pratique du Falun Gong.

M. Zhang Shengquan et Mme Li Jiahui ont tous deux été condamnés à une peine de neuf ans de prison et à une amende de 10 000 yuans. Mme Li Yuhua a été condamnée à une peine de huit ans et demi de prison et à une amende de 8000 yuans. Elle a été autorisée à purger sa peine à l’extérieur de la prison en raison de son état de santé. M. Gao Hongwei, âgé d’une quarantaine d’années, a été condamné à une peine de six ans et demi de prison et à une amende de 5000 yuans. Mme Qin Xuemei a été condamnée à une peine de cinq ans et demi de prison et à une amende de 4000 yuans.

Les cinq pratiquants ont été arrêtés le 7 septembre 2018. Leurs familles n’ont pas été informées du lieu de détention. Ils ont été jugés par le tribunal du district de Jiulongpo le 4 septembre 2019, mais le juge a attendu près de deux ans avant de prononcer le verdict.

Traduit de l’anglais