(Minghui.org) Une pratiquante de 62 ans dans la ville de Jiaohe, dans la province du Jilin, fait face à des poursuites pour sa croyance dans le Falun Gong, une discipline méditative et spirituelle que le régime communiste chinois persécute depuis 1999. Son mari, tellement inquiet pour elle, a eu un accident vasculaire cérébral et est toujours à l’hôpital.
La maison de Mme Ren Hongxia est soudain restée sans électricité le matin du 15 septembre 2026. Quand elle est sortie pour vérifier son compteur d’électricité, les policiers qui attendaient dehors l’ont arrêtée. Ils ont également confisqué un sac de documents de Falun Gong qu’elle avait laissé près de sa porte d’entrée.
Les policiers ont fait irruption et ont ordonné au mari de Mme Ren de lui remettre une chemise blanche à manches courtes qui aurait été portée par Mme Ren lorsqu’elle a été enregistrée par des caméras de surveillance en train d’installer des documents d’information sur le Falun Gong. Il a refusé d’obéir.
Le mari de Mme Ren, qui est handicapé à cause de la polio, s’est rendu au poste de police pour exiger sa libération, mais en vain. Submergé par l’anxiété, il a perdu le contrôle de ses membres et a été emmené à l’hôpital où on lui a diagnostiqué un AVC.
L’agent de police Han Jielin a plus tard appelé le fils de Mme Ren, qui travaille en dehors de la ville, et lui a ordonné de déposer de l’argent pour elle. C’est seulement à ce moment-là que celui-ci a appris la situation de ses parents.
Le fils de Mme Ren est rentré rapidement à la maison et s’est rendu au poste de police pour demander justice pour sa mère. Mais les deux agents Han et Zhang Dongze, qui avaient arrêté Mme Ren en 2025, ont nié être en charge de l’affaire. Zhang lui dit : « L’affaire n’est plus du ressort de la police. Elle a été soumise au parquet de la ville de Choulan. Vous devriez commencer à chercher un avocat. »
Mais lorsque le fils de M. Ren s’est rendu au parquet les 20 et 23 septembre, les greffiers responsables ont dit qu’ils n’avaient pas encore reçu l’affaire.
Plus de deux décennies de persécution
Mme Ren, née en janvier 1964, a commencé à pratiquer le Falun Gong en 1997. Après que le Parti communiste chinois a ordonné la persécution nationale deux ans plus tard, elle a refusé d’abandonner sa croyance et a été ciblée à maintes reprises depuis.
Arrestations et harcèlement
Mme Ren est allée à Pékin pour faire appel au droit de pratiquer le Falun Gong le 17 février 2000. Elle a été arrêtée, escortée jusqu’à la ville de Jiaohe et détenue à l’école de conduite des machines agricoles de la ville de Jiaohe. Elle a été forcée de rester debout pendant de longues heures chaque jour et n’a pas reçu d’eau à boire. Elle a ensuite été transférée dans une autre école et a reçu l’ordre d’écrire des déclarations de renoncementau Falun Gong. Les autorités lui ont extorqué des milliers de yuans et l’ont menacée de saisir ses biens si elle se rendait à Pékin pour faire appel.
Mme Ren a été arrêtée de nouveau vers 22 h le 20 juillet 2001. L’agent Cheng du poste de police de la rue Minzhu a maintenu un stylo entre les doigts de Mme Ren et les a serrés pour lui causer une douleur atroce. Il l’a ensuite menottée et a attaché ses pieds à une chaise. Lorsqu’il lui a enlevé les menottes, elle était incapable de se tenir debout ou de marcher. Elle a ensuite été placée en détention pendant quinze jours.
À la fin de 2002, Mme Ren a été détenue dans une maison d’hôtes avec d’autres pratiquants et surveillée par la police et des agents du Bureau 610. Elle était la seule qui y est restée encore quelques jours avant le Nouvel An chinois, parce qu’elle refusait de payer une amende. Finalement, son comité de résidence a payé 200 yuans pour elle, et elle a été libérée pour passer les vacances avec sa famille.
Mme Ren s’est rendue dans la ville de Changchun, capitale de la province du Jilin, en mars 2003 et a été arrêtée lors d’une descente de police. Elle a été détenue pendant quinze jours.
En 2008, 2009 et 2012, Mme Ren a été harcelée à maintes reprises tard dans la nuit par la police et les travailleurs communautaires.
Elle a été arrêtée le 11 mai 2016, puis à nouveau le 27 octobre 2023.
Gavée de concentré de raifort pendant dix heures
Le 26 octobre 2004, les agents Ma Jinke et Zhang Yashuang du poste de police de Yongan sont entrés par effraction dans la maison de Mme Ren en passant par sa fenêtre au deuxième étage et l’ont arrêtée. Ils lui ont donné des coups de pied aux cuisses, lui causant de profondes contusions. Elle a été admise au centre de détention de la ville de Jiaohe ce soir-là.
La police a ramené Mme Ren au poste de police le 28 octobre et l’a torturée. Ils l’ont attachée à une chaise, fixant ses pieds aux jambes de la chaise et attachant une corde autour de sa taille au dos de la chaise. Ils lui ont ensuite tordu l’une de ses mains derrière le dos pour la menotter avec l’autre main tirée sur son épaule devant.
Un agent lui a tenu la tête avec une serviette tandis qu’un autre lui a fourré une serviette dans la bouche. Un troisième agent lui a versé du concentré de raifort dans le nez, la faisant s’étouffer. Elle avait l’impression d’être en train de mourir.
Toutes les quinze minutes, les agents levaient et baissaient les mains de Mme Ren, la menottaient pour augmenter sa douleur et versaient du concentré de raifort dans son nez et sa bouche. Son pantalon et sa chemise étaient trempés de sueur et de concentré de raifort.
La police a forcé Mme Ren à avaler quatre cartons de raifort. À minuit, l’agent Bai Mingku lui a marché dessus. Elle ressentait une douleur brûlante dans l’estomac, mais les agents ne voulaient pas la laisser boire d’eau. Le lendemain après-midi, ils l’ont ramenée au centre de détention.
Le lendemain matin, Mme Ren était incapable de se lever. Son visage et sa poitrine étaient sombres et couverts de cloques. Après plus de dix jours, les ampoules ont disparu et la peau du visage et de la poitrine s’est décollée. Elle a eu le nez qui coulait pendant une longue période, et son sens de l’odorat était également affecté.
Traduit de l’anglais
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