(Minghui.org) J’ai rencontré Zhenzhen il y a seize ans, lorsque j’ai commencé à travailler dans une usine. J’étais chef d’équipe et j’étais chargée de lancer de nouveaux produits de marques de luxe. Notre équipe s’occupait de tout, de la conception à la qualité du produit fini. Le responsable du service accordait une grande importance à cette équipe, et le nombre de personnes sous ma responsabilité ne cessait d’augmenter.

Ce nouveau poste représentait un changement de carrière pour moi ; je me rendais donc fréquemment sur les différentes chaînes de production pour me familiariser avec le processus de fabrication. J’ai côtoyé la quasi-totalité des responsables et des employés de ce grand service. En tant que pratiquante de Falun Dafa, je mettais en pratique le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance dans mon travail ; j’étais humble, bienveillante envers les autres et attentive à leurs besoins, ce qui expliquait pourquoi les employés des chaînes de production étaient très désireux de rejoindre mon équipe.

Zhenzhen était jeune, séduisante et avait quelque chose de particulier ; elle m’a fait une forte impression. Quelques jours plus tard, elle a été affectée à mon équipe. Deux de mes autres subordonnés m’ont dit : « Chef, elle est assez connue dans cette usine. » Elles m’ont raconté de nombreuses anecdotes sur son passé, et il était clair qu’elles n’avaient que très peu de respect pour elle et la considéraient comme une risée.

Cependant, en travaillant avec Zhenzhen, j’ai peu à peu découvert ses nombreuses qualités : elle possédait d’excellentes compétences en communication, abordait ses tâches avec diligence et efficacité, et faisait preuve d’une grande soif d’apprendre, n’hésitant jamais à poser des questions lorsqu’elle ne comprenait pas quelque chose. Tirant parti de ces qualités, je lui ai confié des tâches qui mettaient en valeur ses points forts et je ne manquais pas de l’encourager et de la féliciter régulièrement ; grâce à cela, ses compétences se sont améliorées de manière constante.

Un jour, le mari de Zhenzhen, qui travaillait lui aussi à l’usine, est venu m’annoncer que sa femme était malade et devait s’absenter deux jours. Peu de temps après, il est revenu m’informer qu’elle ne se sentait toujours pas bien et qu’elle avait besoin de quelques jours de congé supplémentaires. Lorsqu’elle est revenue au travail, j’ai eu une longue discussion avec elle. Elle m’a confié que ces deux absences étaient dues à des conflits avec son mari, qui l’avaient empêchée de venir travailler.

Il semblait que tout le monde dans notre service adorait parler d’elle. Un soir, alors que quelques-uns d’entre nous de l’équipe travaillaient tard, deux collègues se sont précipités vers nous comme s’ils avaient fait une découverte capitale ; ils ont commencé à raconter avec vivacité qu’ils venaient de voir Zhenzhen discuter avec un collègue non chinois à l’usine.

Je les ai interrompus et leur ai dit calmement que la vie privée des autres ne m’intéressait pas. Nous formions une équipe et devions chérir le lien qui nous unissait ‒ comme une grande famille ‒ en nous entraidant et en nous soutenant mutuellement : même si Zhenzhen avait des défauts, nous ne devions pas médire d’elle dans son dos. J’ai ajouté sur le ton de la plaisanterie : « Notre équipe n’est pas un journal à scandale, et je ne suis pas à la tête d’une équipe de paparazzi. » Après cela, ils ont cessé de dire du mal de qui que ce soit en ma présence.

Certains responsables réprimandent leurs employés, parlent en mal des autres dans leur dos et forment des cliques. En tant que pratiquante, je me concentre uniquement sur ce que je suis censée faire ; je ne trompe pas les autres et je ne me relâche pas dans mon travail. Je me soucie de tous les employés sous ma responsabilité et je les respecte.

Zhenzhen a peu à peu perçu ma gentillesse et mon amabilité, et en est venue à me faire profondément confiance et à me respecter. Je partageais souvent avec mon équipe des récits tirés de Radio Minghui, en expliquant le principe pour être une bonne personne ‒ notamment qu’il est particulièrement important pour les femmes d’avoir du respect et de l’amour pour elles-mêmes, et d’être douces et bienveillantes plutôt que coquettes ‒ ; elles m’écoutaient avec enthousiasme.

J’en ai profité pour expliquer à Zhenzhen à quel point le Falun Dafa est merveilleux, comment j’ai commencé à pratiquer, les changements que j’ai vécus après m’être mise à la pratique, la vérité derrière la mise en scène des auto-immolations de la place Tiananmen, la persécution des pratiquants de Falun Dafa par le Parti communiste chinois (PCC), ainsi que la situation contrastée en dehors de la Chine, où le Falun Dafa s’est largement répandu et peut être pratiqué ouvertement.

Je lui ai également expliqué que le Maître du Falun Dafa nous enseigne à regarder à l’intérieur lorsque nous rencontrons des problèmes. Lorsque des conflits surgissent et que nous nous examinons pour identifier nos propres défauts, ces conflits cessent d’exister. Concernant les tensions entre elle et son mari, j’ai suggéré que les deux parties avaient probablement leur part de responsabilité ‒ comme le dit le vieil adage : « Il faut être deux pour danser le tango. » Je lui ai conseillé de commencer par réfléchir à ses propres lacunes et aux points qu’elle pourrait améliorer, et de commencer par travailler sur elle-même. Elle a approuvé sans réserve.

Plus tard, elle m’a raconté que juste avant que le PCC ne lance sa répression contre le Falun Dafa en 1999, les gens pratiquaient les exercices devant l’entrée de son école professionnelle. Elle y avait même participé le matin avant que la méthode ne soit interdite, mais elle ne savait que très peu de choses sur le Falun Dafa.

Je lui ai fait part des enseignements de Dafa selon lesquels les femmes doivent être douces et bienveillantes. Elle a accepté avec joie les livres de Dafa que je lui ai prêtés et a également démissionné du PCC et de ses organisations affiliées. Je lui ai dit avec fermeté que le chemin de vie d’une personne qui s’est éloignée du Parti change, car on bénéficie alors d’une protection divine et du salut.

J’ai ensuite quitté mon emploi pour des raisons personnelles. Par la suite, Zhenzhen m’a confié que son mari avait un problème de jeu et qu’il avait contracté une dette considérable. Il a ensuite été victime d’un accident de voiture et est décédé.

Zhenzhen m’a invitée à dîner. J’ai appris que peu après mon départ, elle avait postulé à un poste de secrétaire auprès d’un responsable non chinois dans la même usine. À son attitude et à sa façon de s’exprimer, j’ai pu constater qu’elle était devenue plus sage et beaucoup plus posée.

Elle m’a raconté que son patron l’avait invitée à dîner, mais qu’il lui avait ensuite demandé d’être sa maîtresse. Elle a refusé.

Elle m’a dit : « J’ai tout de suite pensé à ce que tu m’avais dit : qu’une femme doit avoir le respect d’elle-même. Je n’ai pas réfléchi aux conséquences. J’ai simplement pris une décision claire. Et devine ce qui s’est passé le lendemain ? Mon patron m’a dit : “Je suis désolé pour hier ! Tu es une Chinoise qui m’inspire le plus grand respect.” » Elle était émue et avait les larmes aux yeux.

Je lui ai dit : « Tu devrais remercier le Maître de Dafa ! C’est Dafa qui nous enseigne comment être de bonnes personnes. »

Quelques années plus tard, Zhenzhen m’a confié qu’elle avait été licenciée à cause de la jalousie de ses collègues. En plus de son indemnité de licenciement, le service des ressources humaines l’a aidée à trouver un nouvel emploi. Consciente de ne pas posséder de diplômes universitaires supérieurs, elle était déterminée à s’améliorer et a acquis par elle-même un large éventail de compétences. Depuis, elle a gravi les échelons jusqu’à occuper un poste de cadre intermédiaire supérieur et touche un salaire confortable. Elle traite ses subordonnés avec beaucoup de gentillesse et de patience, et m’a confié : « Je m’inspire de ta façon de travailler en tant que responsable. »

Même si elle n’a pas encore commencé à pratiquer le Falun Dafa, elle m’a dit : « Je ne me sépare jamais des livres de Dafa et je les emporte même avec moi lorsque je pars en voyage d’affaires. »

Elle a dit avec sincérité : « Il m’a fallu plus d’une décennie pour transformer mon obsession pour les hommes mariés ‒ mon envie de leur maturité et de leur stabilité, de leur argent et du sentiment d’être choyée ‒ en une affection sincère et honnête pour quelqu’un. J’ai enfin réussi à ne plus tromper mon partenaire, à me débarrasser de ma vanité, à cesser de me comparer aux autres et à être vraiment moi-même, au lieu d’attendre sans cesse que les autres me traitent bien.

« J’ai enfin réussi. Je suis tellement reconnaissante de t’avoir rencontrée au plus bas de ma vie. À l’époque, je ne comprenais pas vraiment le principe dont tu parlais. Je te faisais simplement confiance et maintenant je comprends. Avec le recul, les vérités contenues dans le livre que tu m’as recommandé, le Zhuan Falun, sont toutes devenues claires. Tu sais, tu fais partie de ces personnes qui ont changé mon destin. Je suis particulièrement reconnaissante de t’avoir rencontrée ! »

J’ai répondu : « Je n’ai pas un pouvoir aussi immense. Je ne suis qu’une pratiquante de Falun Dafa. Il est très rare qu’une personne en change une autre. C’est ton vrai moi qui a fait le bon choix : renoncer au Parti communiste chinois malfaisant, choisir la bonté et devenir un enfant du divin. C’est Dafa qui t’a transformée. Au lieu de me remercier, tu devrais remercier le Maître de Dafa ! »

Traduit de l’anglais