(Minghui.org) Minghui.org a déjà signalé que trois femmes de la ville de Longkou, province du Shandong, avaient été jugées le 23 janvier 2026, pour leur croyance commune dans le Falun Gong. Ce rapport fournit des détails supplémentaires sur ce dossier.
Le 17 juillet 2025, Mme Luan Yanping, quinquagénaire, Mme Li Yufang et Mme Cui Xiuju, toutes deux septuagénaires, ont été illégalement arrêtées lors d’une foire de quartier. Le 18 août 2025, le Département de police de la ville de Longkou a transmis le dossier au parquet de la ville de Longkou et le procureur Lyu Shasha les a inculpées en moins de quatre jours, sans autoriser les membres de la famille des pratiquantes à fournir une procuration afin d’agir comme avocats non juristes de la famille.
Après que le juge Chi Ya’nan ait été chargé de l’affaire, les familles des pratiquantes ont déposé leurs procurations. Elles ont demandé à examiner le dossier, à rencontrer les pratiquantes et à obtenir les fondements juridiques de l’accusation. Chi a soit refusé de les rencontrer, soit posé des questions non pertinentes lors des rencontres. À un moment donné, il a affirmé que l’affaire était « politique et sensible » et que permettre aux défenseurs de la famille d’examiner le dossier « compromettrait l’impartialité du procès ».
L’audience du 23 janvier était censée être publique, mais seulement deux membres de la famille de chaque pratiquante ont été autorisés à assister à l’audience. Lorsque les défenseurs familiaux ont demandé que les menottes des pratiquantes soient retirées, le juge Zhao Yu, président du tribunal, a refusé, affirmant que les gardiennes du centre de détention les leur avaient mises et qu’elles ne leur avaient pas donné les clés.
Les défenseurs familiaux ont exigé que le procureur Lyu et le juge Zhao soient récusés dans cette affaire, parce que les accusées avaient déjà déposé des plaintes contre eux deux, créant ainsi un conflit d’intérêts. Le juge Zhao a rejeté la demande, sous prétexte que cela « ne relève pas des circonstances prévues par la loi ». Lorsque les défenseurs familiaux ont demandé pourquoi, Zhao a refusé de répondre, et leur a seulement demandé s’ils l’avaient bien compris.
Le juge Zhao a interrompu à plusieurs reprises les défenseurs familiaux lorsqu’ils présentaient leur défense. Il les a même ensuite empêchés de poser des questions aux accusées. Lorsque les défenseurs familiaux ont demandé au greffier d’apporter une correction au procès-verbal d’audience, celui-ci a répondu : « Vous devriez simplement vous occuper de vos propres affaires et ne pas interférer dans celles des autres. Le travail des autres ne vous regarde pas. »
Mme Cui a raconté son arrestation violente. Elle a été entourée par huit agents ; deux d’entre eux lui ont saisi les mains et l’ont plaquée au sol. Ils l’ont ensuite emmenée au poste de police de Xufu pour y subir un interrogatoire. Ils lui ont également maintenu la main et l’ont forcée à signer le procès-verbal d’interrogatoire. Comme elle ne sait pas lire, elle n’avait aucune idée de ce qui y était écrit. La police a ensuite saccagé son domicile et saisi ses livres de Falun Gong, sans fournir de liste des objets saisis. Malgré son hypertension dangereusement élevée, le centre de détention l’a tout de même incarcérée. Elle avait des vertiges et avait de la difficulté à se souvenir d’autres détails. Toutefois, elle se souvenait que la police lui avait dit : «Si je dis que tu as commis un crime, ça veut dire que tu as commis un crime ! » Le juge Zhao l’a interrompue et a interdit à son défenseur familial de poser d’autres questions.
Lorsque Mme Li a été interrogée, elle a déclaré avoir subi des intimidations par la police et avoir été forcée de signer le procès-verbal d’interrogatoire. Son défenseur familial a ensuite protesté en affirmant que les questions du procureur Lyu étaient biaisées. Pourtant, le juge Zhao a pris la défense de Lyu, affirmant qu’il avait sa propre manière de poser des questions.
Lors du contre-interrogatoire sur les preuves, le procureur Lyu n’a présenté aucune pièce à conviction devant le tribunal ni appelé à la barre aucun de ses cinq témoins d’accusation.
Le procureur Lyu a lu une lettre du Département de police de la ville de Yantai, affirmant que les documents de Falun Gong saisis chez les pratiquantes étaient des documents de propagande sectaire. Les défenseurs familiaux ont demandé à Lyu de fournir la base juridique définissant le Falun Gong comme une secte. Le juge Zhao les a interrompus et a déclaré qu’ils ne devaient poser aucune question au procureur Lyu. Il a ajouté qu’ils ne pouvaient débattre que de la culpabilité des pratiquantes et de la gravité de leurs crimes.
Sous la pression des défenseurs familiaux, le procureur Lyu a diffusé des vidéos de surveillance montrant les pratiquantes distribuant des documents de Falun Gong au marché, ainsi que des vidéos filmées par les caméras d’intervention de la police lors des perquisitions à leur domicile. Les défenseurs familiaux ont remis en question la valeur probante de ces vidéos pour établir la culpabilité de leurs clientes.
À la fin de l’audience, les pratiquantes ont toutes maintenu qu’elles n’avaient enfreint aucune loi en pratiquant leur croyance et en cherchant à être de bonnes personnes. Le procureur Lyu a insisté pour requérir des peines d’emprisonnement contre elles.
Voir aussi :
Traduit de l’anglais
Copyright © 1999-2026 Minghui.org. Tous droits réservés.