(Minghui.org) En mars 2026, Minghui.org a précédemment rapporté le décès, d’une femme de Shulan, province du Jilin, après avoir subi des années de persécution en raison de sa croyance dans le Falun Gong. Cet article présente le témoignage personnel de Mme Sun Xiuhua concernant sa détention dans un camp de travail de 1999 à 2000.

En septembre 1999, Mme Sun s’est rendue à Pékin, deux mois après le début de la persécution, pour faire appel en faveur du droit de pratiquer le Falun Gong. Elle a été ramenée de force et illégalement condamnée à un an dans un camp de travaux forcés pour femmes de Heizuizi.

À son admission, Mme Sun a subi un examen médical, incluant des analyses de sang et d’urine. Ensuite, elle a été conduite au bureau de la quatrième équipe. Un groupe de détenues est venu l’observer. Elles l’ont forcée à rester accroupie pendant longtemps avant de la conduire dans une cellule. Une autre pratiquante lui a appris qu’il y avait des caméras de surveillance partout et que les pratiquantes de Falun Gong n’étaient pas autorisées à faire les exercices.

Le lendemain matin, Mme Sun a tout de même fait les exercices de Falun Gong. Elle a été traînée dans une pièce au cinquième étage. Deux détenues l’ont frappée à coups de pied et à coups de poing. Elles l’ont aussi giflée au visage. Elle a rapidement perdu connaissance. Lorsqu’elle a repris conscience, elle a vu les deux détenues donner des coups de pied à sa tête comme à un ballon. Elle a de nouveau perdu connaissance. Après avoir repris connaissance une seconde fois, les deux détenues lui ont ordonné de se lever et l’ont ramenée à sa cellule au quatrième étage. Elles l’ont forcée à rester debout face à un mur, le nez, l’abdomen et les orteils appuyés contre celui-ci.

Malgré la torture, Mme Sun a continué à faire les exercices et à réciter les enseignements du Falun Gong dès qu’elle le pouvait. D’autres pratiquantes détenues se sont jointes à elle. Un jour, lors d’une réunion, elle a dirigé la récitation des enseignements et a été signalée aux gardiennes.

Zhang Yumei, chargée de persécuter les pratiquantes, Li Xiaohua, responsable de l’atelier, et la chef d’équipe Guan sont rapidement arrivées, chacune tenant un matraque électrique. Guan a demandé qui avait commencé la récitation, et Mme Sun a levé la main. Quelques autres pratiquantes ont aussi levé la main. Toutes ont été conduites dans un bureau et soumises à des décharges électriques, pieds nus.

Mme Sun a fait les exercices de Falun Gong lors d’une autre réunion. Plusieurs dizaines d’autres pratiquantes détenues dans la quatrième équipe se sont jointes à elle. Zhang Yumei leur a ordonné de se tenir debout face au mur dans le couloir. Elle leur a aussi administré des décharges électriques sur les mains. Après s’être épuisée, elle a forcé les pratiquantes à se tenir sur un pied, les bras levés derrière le dos. Quiconque posait l’autre pied au sol était frappé aux mains et à la tête, puis aussi soumis à des décharges électriques.

Zhang Yumei n’a pas autorisé les pratiquantes à retourner dans leurs cellules avant minuit.

Une nuit d’hiver, Mme Sun a de nouveau fait les exercices de Falun Gong. Li Xiaohua lui a tiré les cheveux et l’a traînée dans la salle d’eau. Elle a appuyé sa tête sous le robinet et a ouvert l’eau froide pour mouiller ses cheveux. Puis elle l’a déshabillée et l’a forcée à s’accroupir près d’une fenêtre ouverte.

Mme Sun n’a pas été autorisée à retourner dans sa cellule avant l’aube. Elle a demandé à utiliser les toilettes, mais Guan a ordonné à toutes les détenues de sa cellule de nettoyer la cuisine en guise de punition. Lorsqu’elles ont terminé à midi, les pieds de Mme Sun étaient extrêmement enflés et elle avait du mal à marcher. Guan l’a convoquée au bureau et lui a administré des décharges électriques à l’abdomen, aux aisselles, aux paumes, au visage, au cou et aux parties intimes avec une matraque électrique. Ensuite, elle a été forcée à s’accroupir, toujours nue (Guan avait retiré ses vêtements avant les décharges). Elle a alors entendu deux hommes parler. Guan lui a demandé de prendre ses vêtements et de courir vers sa cellule. Ce jour-là, elle n’a été autorisée à aller aux toilettes qu’à l’heure du déjeuner. À ce moment-là, elle ne pouvait plus uriner à cause des décharges électriques. Elle a pleuré bruyamment devant les autres et leur a raconté la torture qu’elle avait subie.

Les parties de son corps ayant subi des décharges ont enflé. Son cou et son visage sont aussi devenus très raides. À mesure que l’enflure diminuait, les cloques causées par les décharges se sont rompues et ont laissé s’écouler du pus et un liquide sanguinolent, qui collait à ses vêtements. Elle ressentait une douleur atroce au moindre contact accidentel avec ces cloques.

Le 4 février 2000 (veille du Nouvel An chinois), Mme Sun et sept autres pratiquantes ont souhaité une bonne et heureuse année au fondateur du Falun Gong en méditant. Beaucoup d’autres pratiquantes se sont jointes à elles. La chef de section Lian a dirigé plusieurs personnes pour leur administrer des décharges électriques au visage et aux bras.

Lian a demandé qui avait médité. Au total, 27 pratiquants ont levé la main. Lian les a forcés à rester assises bien droites. Le moindre mouvement entraînait des coups.

Au cinquième jour, seules Mme Sun et quatre autres pratiquantes tenaient encore bon sans céder à la pression de renoncer à leur croyance contre leur volonté. Elles ont été emmenées dans un coin. Les quatre autres pratiquantes étaient déjà inconscientes à ce moment-là, mais continuaient d’être battues.

Les cinq ont finalement été renvoyées dans leurs cellules. Mme Sun n’a pas été découragée par les tortures répétées et a continué à faire les exercices de Falun Gong dès qu’elle le pouvait. Une gardienne a, un jour, introduit une matraque électrique dans sa bouche pour lui administrer une décharge. Elle a malgré tout affirmé qu’elle continuerait à pratiquer le Falun Gong.

Les gardiennes ont finalement placé Mme Sun en isolement et lui ont permis d’y faire les exercices de Falun Gong et d’étudier les enseignements. Ils lui ont même demandé de les aider à ajuster leurs vêtements (elle avait été couturière).

Un jour, Mme Sun a vu plusieurs pratiquantes être conduites à la clinique interne pour être gavées, alors elle a entamé une grève de la faim pour les soutenir. Alors, elle a, elle aussi, été gavée de farine de maïs mélangée à de l’eau salée. Elle s’est débattue pour s’échapper, et la pâte est ressortie par son nez. Elle a failli s’étouffer. Les gardiennes ont interrompu le gavage.

La peine de Mme Sun a été prolongée de trois mois après l’incident du Nouvel An chinois.

Voir aussi :

Une femme du Jilin décède 4 ans après avoir purgé une peine injustifiée de 2 ans pour sa pratique du Falun Gong

Traduit de l’anglais