(Minghui.org) Minghui.org a précédemment rapporté la condamnation injustifiée de six habitants de la province du Hebei par un tribunal de la province voisine du Shandong. Cet article fournit des informations supplémentaires concernant l’une des pratiquantes, Mme Cheng Guijun, qui a été incarcérée à la prison pour femmes de la province du Shandong le 5 février 2026 pour y purger une peine de trois ans, peine qui doit prendre fin en juin 2027.
Avant cette dernière condamnation à une peine de prison, Mme Cheng a été arrêtée à de nombreuses reprises et elle a purgé deux peines dans des camps de travaux forcés, pour un total de trois ans.
Mme Chen Guijun
Premières arrestations
Mme Cheng, du district de Dongguang dans la province du Hebei, a commencé à pratiquer le Falun Gong en 1998 et elle s’est rapidement remise de rhumes fréquents, de diarrhées chroniques, de douleurs aux jambes et au dos et d’autres affections. Depuis que le régime communiste a commencé à persécuter le Falun Gong en juillet 1999, elle est restée ferme dans sa croyance et a été arrêtée à de nombreuses reprises.
Mme Cheng est allée à Pékin le 15 octobre 1999 pour faire appel en faveur du droit de pratiquer le Falun Gong. Elle a été arrêtée et détenue toute la nuit au bureau des appels. Le lendemain, Wang Xijie, secrétaire du département de police du district de Dongguang, est venu la chercher et il l’a ramenée dans le Hebei. Il l’a placée au centre de détention du district de Dongguang, où elle a été battue et privée de sommeil. Elle a été contrainte de rester debout pendant de longues périodes et de tourner en rond en courant. Elle a entamé une grève de la faim pour protester, mais elle a alors été ligotée et alimentée de force au moyen d’un tube introduit par le nez.
La famille de Mme Cheng a été contrainte de verser 8000 yuans avant d’être autorisée à la ramener chez elle, 45 jours plus tard. Elle est allée de nouveau à Pékin le 14 février 2000 et a été arrêtée. Les agents du département de police du district de Dongcheng à Pékin ont saisi les 200 yuans en liquide qu’elle avait sur elle et ils l’ont maltraitée physiquement en la forçant à rester debout pendant de longues heures, en la giflant au visage et en lui frappant la tête avec des matraques de police.
Le lendemain, elle a été ramenée dans le Hebei et placée au centre de détention du district de Dongguang. Le gardien Li Guoying s’est mis en colère et l’a frappée à coups de poing et de pied après avoir trouvé un livre de Falun Gong sur elle. Elle a ensuite été transférée au centre de détention de la ville de Botou, où elle devait effectuer des travaux forcés pendant plus de 17 heures par jour.
Mme Cheng a été libérée après un total de 30 jours de détention, mais pas avant que sa famille n’ait été contrainte de payer plus de 400 yuans.
Le directeur adjoint du faubourg de Dongguang, Zhang Zhensheng, a donné l’ordre à Wang Lujun et à trois autres personnes d’arrêter Mme Cheng en juillet 2000. Ils l’ont placée dans un centre de lavage de cerveau situé à l’intérieur d’une maison de retraite. Elle a fait une grève de la faim pendant cinq jours et a été libérée.
Première peine dans un camp de travail (janvier 2001 – janvier 2002)
Mme Cheng s’est rendue à Pékin le 1er janvier 2001 et a déployé une banderole portant l’inscription « Falun Dafa est bon » sur la place Tian’anmen. La police l’a fait tomber par terre et l’a traînée sur le sol sur plus de dix mètres. Ils l’ont emmenée dans un établissement du district de Chongwen à Pékin. Le lendemain, le secrétaire Wang du département de police du district de Dongguang est venu la chercher et l’a ramenée au centre de détention du district de Dongguang, où elle était contrainte chaque jour d’étiqueter des boîtes d’allumettes.
Un jour, avant l’aube, la gardienne Qiu Guozhang a ordonné à Mme Cheng et à plusieurs autres pratiquantes, dont Mme Xu Shucheng, Mme Liu Xingrong et Mme Xu Wenli, de rester pieds nus dehors dans la neige pendant trois heures, les bras tendus sur les côtés, parallèles au sol.
Mme Cheng a ensuite été condamnée à un an de travaux forcés et transférée au camp de travail de Kaiping le 11 avril 2001. À son arrivée, elle a été fouillée et contrainte de rester debout. Les gardiennes l’ont également soumise à diverses autres formes de mauvais traitements. Elle a été notamment forcée de rester debout longtemps, a été privée de sommeil, mise à l’isolement, interdite d’utilisation des toilettes, a subi des restrictions pour la douche, et avait interdiction de parler aux autres.
Mme Cheng a ensuite été transférée au camp de travail de Gaoyang en juin 2001. À son arrivée, elle a été fouillée au corps. La nuit suivante, les gardiens l’ont convoquée dans une pièce. Ils lui ont retiré ses chaussures et ses chaussettes avant de lui enchaîner les pieds à un anneau fixé au sol. Une gardienne nommée Liu Yamin et un gardien du nom de Li ont infligé des décharges électriques sur la plante et le dessus de ses pieds, ainsi que sur ses orteils, à l’aide de matraques électriques. Ils l’ont également frappée à coups de poing et de pied, et ils l’ont menacée de subir les mêmes tortures le lendemain si elle refusait de renoncer au Falun Gong. Il était passé minuit lorsqu’ils l’ont enfin ramenée jusqu’à sa cellule en la traînant par terre.
Au début du mois de juillet 2001, Mme Cheng a été contrainte de suivre un cours de « rééducation » dans un centre de lavage de cerveau au sein du camp de travail. L’endroit était sombre et humide. Elle devait rester immobile sur un petit tabouret de 5 heures du matin à minuit chaque jour, en regardant des vidéos diffamant le Falun Gong. Au moindre mouvement, elle était frappée.
Une nuit d’août 2001, le capitaine Wang Yajie a ordonné à huit gardiens d’administrer à Mme Cheng des décharges électriques simultanément sur la plante, le dessus des pieds et sur les orteils à l’aide de plusieurs matraques électriques. Ils l’ont également giflée au visage et l’ont frappée à coups de pied et de poing jusqu’à ce qu’elle perde connaissance.
Trois mois plus tard, Mme Cheng a été retirée du « cours » de rééducation par lavage de cerveau et elle a été contrainte d’effectuer chaque jour de longues heures de travaux forcés. Elle a été libérée le 1er janvier 2002.
Deuxième peine dans un camp de travail (novembre 2002 – novembre 2004)
Mme Cheng a de nouveau été arrêtée le 1er novembre 2002, avec d’autres pratiquants : Mme Dong Jianmin et M. Fan Zongxin, par les agents Gong Jingwen et Guo Rui du département de police du district de Dongguang. Les 11 800 yuans en liquide qu’elle avait sur elle ont été confisqués.
Les trois pratiquants ont été emmenés à la division de la police de la circulation du département de police du district de Dongguang. Chacun d’eux a été attaché à une chaise en métal, les mains menottées derrière le dossier de la chaise. Pendant cinq jours consécutifs, ils n’ont pas été autorisés à dormir. Dès qu’ils fermaient les yeux, ils étaient frappés.
Le 5 novembre 2002, la police a transféré les pratiquants au centre de détention du district de Dongguang. Mme Cheng a été ramenée à la division de la police de la circulation 15 jours plus tard. Gong et Guo, ainsi que quatre agents du Bureau de la sécurité intérieure de la ville de Cangzhou, dont Che Li, Jia et Wang Yixin, ont torturé Mme Cheng. Ils l’ont de nouveau attachée à une chaise en métal et l’ont privée de sommeil. Wang a utilisé un briquet pour lui brûler les doigts, lui a jeté de l’eau sur le visage et il lui a enfoncé une clé dans les côtes.
Cinq jours plus tard, Mme Cheng a été emmenée à la division anti-émeute du Bureau de la sécurité intérieure de la ville de Cangzhou. Le jour suivant, elle a été ramenée au centre de détention du district de Dongguang.
En décembre 2002, Mme Cheng a été condamnée à deux ans de travaux forcés et transférée au camp de travail de Kaiping. Elle a été soumise à diverses formes de mauvais traitements, notamment des coups, la privation de sommeil, l’alimentation forcée, des décharges électriques et a été attachée avec des cordes.
Lorsqu’elle a entamé une grève de la faim pour protester, elle a été jetée au sol depuis son lit. Les gardiens l’ont giflée au visage et l’ont traînée jusqu’à un bureau. Ils l’ont attachée à une chaise et elle n’était pas autorisée à utiliser les toilettes. Elle a été alimentée de force deux fois par jour. Le tube d’alimentation était fréquemment enfoncé et retiré brutalement par le nez ou la bouche, ce qui lui a causé d’importants saignements.
Mme Chen a été libérée le 1er novembre 2004.
Voir aussi :
Six habitants du Hebei condamnés dans la province du Shandong pour leur pratique du Falun Gong
Au moins 13 pratiquants de Falun Gong sont toujours détention dans la ville de Dezhou
Six habitants du Hebei jugés, avocat et familles bloqués
Traduit de l’anglais
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