(Minghui.org) Su Qiong était l’un des nombreux éminents fonctionnaires de la Chine ancienne. Voici quelques histoires qui mettent en lumière son caractère intègre et son dévouement envers le peuple qu’il servait.
« Les gens ne devraient pas rechercher des fonctions officielles »
Su Qiong, nom de courtoisie Zhenzhi, était originaire du district de Wuqing (aujourd’hui Wuqing, dans la province du Hebei) durant la période des dynasties du Nord et du Sud (420–589 apr. J.-C.). Lorsqu’il était jeune, il se rendit avec son père à l’extérieur des terres habitées et rendit visite à Cao Zhi, gouverneur de la préfecture de Dingjing.
À un moment, Cao Zhi demanda en plaisantant : « Veux-tu devenir fonctionnaire ? »
« Eh bien, les postes officiels devraient d’abord être établis, puis des personnes choisies pour les occuper, plutôt que ce soient les gens qui les recherchent », répondit Su Qiong.
Cao Zhi fut tellement impressionné par cette réponse qu’il le garda comme assistant administratif dans sa maison.
Arrêter les véritables voleurs
Gao Cheng, l’empereur Wenxiang de la dynastie Qi du Nord, établit son gouvernement sous le nom de Yitong et nomma Su Qiong pour superviser les affaires judiciaires et pénales. L’empereur l’a souvent encouragé et récompensé pour son dévouement.
Un vol, qui avait eu lieu à Bingzhou, avait déjà fait l’objet d’une enquête de la part de l’officier adjoint. Lors des interrogatoires, tous les suspects avouèrent, et ils furent identifiés par les familles victimes du vol. Cependant, aucun des biens volés ne fut retrouvé.
L’empereur Wenxiang demanda à Su Qiong de réexaminer soigneusement l’affaire, ce qui conduisit à l’arrestation de plus de dix suspects. L’empereur Wenxiang rit et dit à ceux qui avaient été injustement condamnés : « Sans mon bon fonctionnaire Su Qiong, vous auriez été exécutés pour un crime que vous n’avez pas commis. »
Se concentrer sur la moralité
Su Qiong était par nature intègre et prudent. Par exemple, lorsqu’il servait comme gouverneur de la préfecture Qinghe du Sud, il n’ouvrait même pas les lettres de ceux qui cherchaient à obtenir des faveurs personnelles. Il encourageait également les habitants à célébrer mariages et funérailles de manière simple et respectueuse.
Il y avait un moine nommé Daoyan, qui occupait le poste de Shamentong (chef de la Sangha ou chef des moines) à Jizhou. Il était très riche grâce à de nombreux prêts à intérêt élevé dans la région et faisait souvent appel aux fonctionnaires du district et de la préfecture pour l’aider à percevoir les paiements.
Il rendit plusieurs fois visite à Su Qiong, qui connaissait le but de sa venue. Chaque fois que Daoyan venait, Su parlait avec lui de principes élevés avec respect et sincérité, rendant impossible pour Daoyan de lui demander de l’aider à recouvrer les dettes.
Lorsque ses disciples lui en demandèrent la raison, Daoyan expliqua : « Chaque fois que je rendais visite à la résidence de Su Qiong, il me conduisait directement vers ces principes élevés. Comment pouvais-je alors évoquer ces questions triviales du monde profane ? »
Gouverneur intègre et droit
Su Qiong administra la préfecture de Qinghe du Sud de manière rigoureuse et efficace, s’attirant ainsi le profond respect tant des fonctionnaires que de la population locale.
Zhao Ying, qui avait été gouverneur de la préfecture de Yueling plusieurs années auparavant, avait pris sa retraite en raison de son âge avancé et était retourné dans sa ville natale. Un jour, au début du mois de mai, il avait cueilli deux melons mûrs et les avait offerts en personne à Su Qiong, insistant pour que celui-ci les accepte.
Par bonté et par respect, Su Qiong accepta les melons. Cependant, il ne les mangea pas ; à la place, il les posa sur la travée de la grande salle.
Voyant qu’il avait accepté les melons, de nombreuses personnes se précipitèrent pour lui offrir elles aussi des melons frais. Mais en voyant les deux melons intacts posés sur la travée, elles se regardèrent et repartirent avec leurs melons.
Deux frères se réconcilient
Un homme nommé Yi Puming se disputait avec son frère la propriété de terres depuis des années sans parvenir à une solution. Au fil du temps, ils avaient rassemblé plus de cent témoins pour soutenir leurs revendications.
Un jour, Su Qiong invita les frères et leurs témoins et il dit : « Il est bien plus difficile d’être frères dans cette vie que de se disputer des terres. Même si vous obtenez finalement la terre, comment vous sentirez-vous ? » Il ne put retenir ses larmes en parlant et les autres commencèrent à pleurer eux aussi.
Les frères demandèrent à être excusés afin de pouvoir sortir et réfléchir à ce que venait de leur dire Su Qiong. Finalement, après dix ans de séparation et de disputes pour des terres, ils décidèrent de vivre ensemble en harmonie.
« La maison des étudiants »
Chaque printemps, Su Qiong invitait des érudits renommés, tels que Wei Jilong et Tian Yuanfeng, à donner des conférences à l’école de la préfecture, et il permettait aux fonctionnaires locaux de venir étudier après avoir terminé leurs tâches administratives. On appelait le bureau du gouverneur la « Maison des étudiants ».
Prêter du grain pour sauver des vies
Durant l’ère Tianbao de l’empereur Xuanzong, une crue sévère frappa la préfecture de Qinghe du Sud, causant d’importants dégâts et laissant plus de 1000 foyers sans nourriture. Su Qiong fit appel à tous ceux qui disposaient de grains excédentaires pour les prêter à ceux qui en avaient désespéramment besoin.
Comme la préfecture percevait les impôts par foyer, les autorités voulurent enquêter sur Su Qiong pour avoir prêté des grains sans autorisation. Le chef de bureau de son administration s’inquiéta et dit à Su Qiong : « Même si vous faisiez cela pour venir en aide aux affamés par bonté, cela pourrait vous impliquer et vous causer des ennuis. »
« Il se peut que je sois puni, mais j’ai sauvé plus de 1000 foyers. Je n’ai aucun regret ni reproche à faire », dit Su Qiong. Il soumit également un rapport à la cour impériale pour expliquer les raisons de ses actes. Par conséquent, la cour impériale n’envoya personne percevoir les impôts cette année-là, et n’envoya non plus personne enquêter sur Su Qiong.
Lorsque les victimes de la catastrophe eurent surmonté les difficultés, elles dirent à leurs enfants avec gratitude : « Vous avez survécu grâce à la bonté du gouverneur Su. »
Réparer les erreurs judiciaires
Su Qiong fut ensuite promu au poste de Shangshu, l’un des trois hauts fonctionnaires de la cour impériale. Il veillait à l’équité et à la justice lors de l’examen des affaires et réhabilita de nombreuses personnes qui avaient été injustement condamnées.
Des rapports fréquents en provenance de la préfecture de Zhao, de Qinghe, de Nanzhong et d’autres régions faisaient état de divers groupes conspirant contre la cour impériale. Ces affaires furent confiées à Su Qiong pour examen. En conséquence, de nombreux accusés virent leurs affaires réexaminées et leurs noms rétablis.
Cui Ang, un autre Shangshu à la cour impériale, dit à Su Qiong : « Vous devriez chercher d’autres moyens pour acquérir une bonne réputation au lieu de rendre justice à ceux accusés de comploter contre la cour impériale. Ne risquez-vous pas de vous attirer des ennuis si vous continuez ainsi ? Pourquoi vous rabaissez-vous de cette manière ? »
« Tous ceux dont j’ai fait rétablir les droits avaient été condamnés à tort dès le départ. Cependant, je ne laisserai jamais aucun véritable traître impuni », dit Su Qiong à Cui Ang, qui se sentit très honteux en entendant ces paroles.
Les habitants de la capitale faisaient l’éloge de Su Qiong et disaient : « Su Zhenzhi est l’autorité la plus impartiale et la plus juste qui soit pour juger les affaires. »
(Extrait de la biographie de Su Qiong dans le Livre de Qi du Nord)
Traduit de l’anglais
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