(Minghui.org) Une femme de 63 ans, habitant à Deyang, dans la province du Sichuan, a comparu en justice le 4 juin 2026 pour sa pratique du Falun Gong, une discipline méditative et spirituelle ancestrale que le régime communiste chinois persécute depuis 1999.

Mme Jian Yicong, née en mai 1963, a vu son domicile encerclé par des policiers vers 17 h le 17 mars 2026. Elle a sauté de son appartement situé au deuxième étage et a été grièvement blessée.

Les policiers l’ont emmenée directement dans un centre de détention local. Ils l’ont brutalisée pendant le transfert, puis, réalisant la gravité de ses blessures, ils l’ont conduite à l’hôpital municipal no 2 de Deyang, sans en informer sa famille. On a constaté chez elle une fracture des vertèbres lombaires, une fracture comminutive du fémur et un gonflement du talon.

L’avocat de Mme Jian s’est rendu au centre de détention le 23 mars et a appris qu’elle était hospitalisée. Les gardiens ont refusé de lui indiquer l’hôpital où elle avait été transférée.

Le Bureau de la sécurité intérieure du district de Jingfa a transmis le dossier au parquet du district de Jingyang, qui a illégalement inculpé Mme Jian et l’a renvoyé devant le tribunal du district de Jingyang.

L’avocat a reçu une notification le 9 avril l’informant du transfert de sa cliente au centre de détention de la ville de Deyang. Il lui a rendu visite et a appris qu’elle venait de mettre fin à une grève de la faim de vingt et un jours après que les gardiens l’ont autorisée à le rencontrer ce jour-là.

Une audience a été initialement fixée au 26 mai à 15 h, puis reportée au 4 juin à 9 h 30. L’avocat de Mme Jian a été prévenu à 16 h. Le 3 juin, il a été annoncé que le procès se tiendrait au centre de détention et non au tribunal comme initialement prévu.

L’avocat a demandé au représentant du tribunal pourquoi le procès avait été transféré au centre de détention. Ce dernier a indiqué qu’il ne s’agissait pas d’une audience publique. L’avocat a alors rétorqué que l’affaire de sa cliente ne relevait pas de la catégorie exigeant des audiences à huis clos. Le représentant a répliqué qu’il ne souhaitait pas que Mme Jian prenne la fuite en pleine audience. Son avocat a expliqué qu’elle avait du mal à se tenir debout et encore moins à s’enfuir.

Le procès s’est néanmoins tenu au centre de détention le 4 juin. La fille de Mme Jian l’a représentée en tant qu’avocate non juriste. Elle a demandé la récusation du procureur, du président du tribunal, des juges du collège de juges et des greffiers s’ils étaient membres du Parti communiste chinois et/ou de ses organisations affiliées. Selon elle, en tant que membres athées du PCC, ils n’étaient pas habilités à poursuivre sa mère pour ses croyances spirituelles.

La procureure Liu Qin a diffamé le Falun Gong sans toutefois fournir de fondement juridique à ses allégations. Le juge a ajourné l’audience au bout de deux heures.

Mme Jian a commencé à pratiquer le Falun Gong en octobre 1998. Elle gagne sa vie en proposant des trajets en tricycle électrique. Avant ce dernier épisode de persécution, elle a été prise pour cible à plusieurs reprises et a purgé deux peines de prison pour une durée totale de cinq ans. Vous trouverez plus de détails sur la persécution subie par Mme Jian dans les articles connexes.

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Traduit de l’anglais