(Minghui.org) Une pratiquante âgée de 65 ans, originaire de la ville de Dalian, dans la province du Liaoning, a été condamnée à quatre ans de prison le 23 juillet 2026 pour sa pratique du Falun Gong.
C’est la deuxième fois que Mme Yu Chunxiang est condamnée illégalement en raison de sa croyance. Elle avait déjà été condamnée à quatre ans de prison à la suite d’une arrestation en avril 2018.
Dernière arrestation
Le 4 mars 2026, vers 9 h 30, Mme Yu se trouvait chez elle lorsqu’un groupe de policiers en civil, du service de police du district de Xigang et du commissariat de Pékin, est entré par effraction à son domicile. Comme elle refusait de coopérer pendant la perquisition, les policiers ont menacé de la menotter. Ils lui ont également demandé si sa fille avait envoyé au site Minghui.org un article dénonçant les persécutions qu’ils lui avaient fait subir précédemment.
Trois policiers et deux policières ont ensuite emmené Mme Yu au poste de police pour l’interroger. Ils l’ont fouillée et lui ont ordonné d’enlever ses chaussures et ses chaussettes. Elle a refusé d’obtempérer.
La police a accusé Mme Yu de distribuer des documents relatifs au Falun Gong. Bien qu’il n’y ait rien d’illégal à distribuer de tels documents, elle ne l’avait pas fait ce jour-là. La police a conduit Mme Yu au centre de traitement des dossiers du service de police de la ville de Dalian, puis au centre de détention de la ville de Dalian.
Il a été constaté que Mme Yu souffrait d’hypertension artérielle et le centre de détention a refusé de l’incarcérer. La police l’a contrainte à prendre des médicaments contre l’hypertension et lui a administré trois poches de perfusion intraveineuse. Elle a été forcée de rester assise sur une planche en bois au commissariat toute la nuit, avant d’être de nouveau conduite au centre de détention après 8 heures du matin, le 5 mars. Le centre de détention a accepté de l’incarcérer et l’a placée dans la cellule n° 7 de la huitième division.
Le 5 mars, un agent du service de police du district de Xigang a informé la fille de Mme Yu qu’elle devait venir récupérer les vêtements et les chaussures de sa mère. Elle s’y est rendue mais a refusé de signer la notification de détention de sa mère. Deux agents ont repris la notification et ont refusé d’en fournir un exemplaire.
Un avocat se voit refuser le droit de rendre visite à Mme Yu et interdire de consulter son dossier
Le procureur An Jia, du parquet du district de Xigang, a émis un mandat d’arrêt officiel à l’encontre de Mme Yu le 17 mars.
L’avocat de Mme Yu s’est rendu au centre de détention le 23 mars, mais on l’a informé qu’il devait avoir une autorisation du service de police du district de Xigang pour rencontrer sa cliente. Le service de police a refusé de révéler l’identité du responsable du dossier et a empêché l’avocat de voir Mme Yu.
Le 23 avril, le procureur An a transmis le dossier au parquet du district de Ganjingzi et le procureur Hu Tongjun a pris le relais. Hu a rejeté à plusieurs reprises la demande de l’avocat de la défense d’examiner le dossier de sa cliente, avant de le renvoyer vers le service de gestion des dossiers du parquet. Le personnel de ce service a indiqué que l’avocat devait présenter son certificat d’aptitude à la profession d’avocat, sa licence d’exercice ainsi que la licence de son cabinet avant d’être autorisé à consulter la version électronique du dossier.
L’avocat n’avait pas sur lui les trois documents requis et a demandé s’il pouvait consulter la version papier du dossier à la place. On lui a dit de solliciter l’autorisation du procureur Hu, qui a encore refusé.
Le fils de Mme Yu, qui avait accepté d’assurer sa défense en tant que membre de la famille, a également demandé à consulter la version papier du dossier de l’affaire. Le procureur Hu a rejeté cette demande au motif qu’il y avait un risque de « collusion avec des témoins potentiels ». L’intéressé a demandé à voir la disposition interdisant la consultation du dossier ; Hu a alors produit un document émanant prétendument de la hiérarchie et a exigé qu’il le signe. Il a refusé d’obtempérer et n’a pas été autorisé à consulter le dossier.
Le service de police du district de Xigang a systématiquement rejeté les demandes de l’avocat souhaitant rencontrer Mme Yu au centre de détention, où son dossier était enregistré sous le statut de « affaire confidentielle » nécessitant une autorisation de la police pour les visites d’avocats. Sa famille a contacté le service de police à maintes reprises pour demander la levée de cette restriction liée au statut d'« affaire confidentielle », mais s’est heurtée à un refus à chaque fois. Finalement, plus personne au sein du service de police ne décrochait le téléphone lorsque la famille tentait à nouveau d’appeler.
Mise en examen et condamnée
Mme Yu a été mise en examen le 12 mai et son dossier a été transmis au tribunal du district de Ganjingzi. Le 22 mai, son fils s’est présenté au tribunal pour déposer une demande visant à assurer sa défense en tant que représentant non-juriste. On lui a demandé de fournir, avant le 27 mai, un extrait de casier judiciaire vierge ainsi qu’une attestation de liberté personnelle sans restriction. Toutefois, le centre de services administratifs de sa localité et le commissariat de police ont déclaré n’avoir jamais entendu parler d’une telle attestation de liberté personnelle sans restriction
Le fils de Mme Yu a ensuite appelé la juge Duan Li depuis le commissariat pour savoir exactement ce qu’était une « attestation de liberté personnelle sans restriction ». Duan a hurlé : « Procurez-vous l’attestation si vous savez de quoi il s’agit, et laissez tomber si vous n’en avez pas la moindre idée ! » Elle a ensuite raccroché. Il a rappelé à quatre reprises, mais elle n’a pas répondu.
L’agent ayant entendu la conversation téléphonique a été stupéfait qu’une juge puisse agir de la sorte. Il a déclaré que s’il n’avait pas su qu’il s’agissait d’une juge, il aurait cru qu’il s’agissait de la mafia.
Le fils de Mme Yu a finalement pu s’entretenir avec le greffier du juge Duan, qui a indiqué qu’il était possible d’inscrire le nom du commissariat sur l’extrait de casier judiciaire et de le faire signer par un agent responsable.
Le fils de Mme Yu a reçu une notification le 4 juin indiquant que sa mère devait comparaître devant le tribunal le 10 juin à 10 heures. On ignore les détails de l’audience. Mme Yu a été condamnée à une peine de quatre ans le 23 juillet.
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Traduit de l’anglais
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