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En mars 2020, 747 pratiquants de Falun Gong ciblés pour leur croyance

Jeudi 16 avril 2020 |   Écrit par un correspondant de Minghui

(Minghui.org) Selon les informations recueillies par Minghui.org, en mars, 384 pratiquants de Falun Gong ont été arrêtés et 363 ont été harcelés pour leur croyance.

Le Falun Gong aussi appelé le Falun Dafa est une discipline spirituelle ancestrale qui est persécutée par le Parti communiste chinois (PCC) depuis 1999.

Les restrictions de voyage en raison du virus du PCC (coronavirus de Wuhan ou COVID-19) s'étant assouplies dans toute la Chine, le nombre de pratiquants de Falun Gong arrêtés ou harcelés en mars (747) a presque doublé par rapport à février où on avait recensé 282 arrestations et 113 cas de harcèlement.

Au moment de la rédaction du présent rapport, 172 pratiquants sont toujours en détention. Certains d'entre eux doivent répondre de chefs d'accusation après la remise par la police de leurs dossiers au parquet. Pour ceux qui ont été libérés, certains continuent à être harcelés par les autorités.

Parmi les 747 pratiquants ciblés en mars, 313 d'entre eux ont vu leur maison fouillée par la police. Un total de 172 800 yuans en espèces ont été confisqués à 30 pratiquants, allant de 200 yuans à 50 000 yuans par famille, soit une moyenne de 5760 yuans par personne.

Les pratiquants plus âgés n'ont pas été épargnés non plus, puisque 43 pratiquants âgés de 65 ans ou plus ont été ciblés en mars, 29 d'entre eux ont été arrêtés et 14 ont été harcelés.

Une femme de 81 ans de la ville de Kunming, province du Yunnan, a été arrêtée par erreur et maintenue en détention pendant deux jours. Une autre femme de 80 ans de la ville de Changchun, province du Jilin, a été harcelée et interrogée par la police au sujet de sa fille qui est également pratiquante de Falun Gong.

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La persécution a eu lieu dans 27 provinces et municipalités, 15 régions ont fait état d'un nombre d'arrestations à deux chiffres et 9 régions ont signalé des cas de harcèlement à deux chiffres. Tout particulièrement, les provinces du Hebei, Liaoning, Shangdong et Jilin ont chacune fait l'objet de plus de 40 arrestations, et la province du Henan elle-même a connu plus de 90 cas de harcèlement.

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Le 11 mars 2020, Mme Zeng Xiaoling, 53 ans, de la ville de Meizhou, province du Guangdong, a été conduite directement à la prison de Huizhou après avoir été arrêtée. Son arrestation est survenue suite à un signalement selon lequel elle parlait du Falun Gong aux gens. Elle a été physiquement maltraitée en prison pour avoir parlé de sa croyance à d'autres personnes. On ne sait pas si la police a l'intention de soumettre son dossier au parquet local.

Un certain nombre de pratiquants ont été harcelés plusieurs jours de suite. M. Qian Jianke, 79 ans, habitant de la ville de Mishan, province du Heilongjiang, a été harcelé tous les jours du 15 au 20 mars. On a fini par le forcer à écrire contre sa volonté une déclaration de renoncement au Falun Gong.

Dans une autre affaire troublante, la police de la ville de Baoding, province du Hebei, a recueilli, en plus des empreintes digitales et palmaires, des informations sur l'iris de Mme He Lihong, indiquant une nouvelle expansion de la déjà gigantesque base de données biométriques pour la surveillance des citoyens.

Poursuite de la politique nationale de persécution

À la fin mars, peu après la levée de la quarantaine dans le canton de Xishui, province du Hubei, le gouvernement du canton a émis un ordre pour accroître la surveillance des pratiquants locaux de Falun Gong et les empêcher de parler du Falun Gong et de l'épidémie aux gens. Ils ont affiché une récompense de 1000 yuans pour toute personne dénonçant un pratiquant qui aurait sensibilisé les gens à la persécution.

Dans les provinces du Shandong, Jiangxi, Hebei, Liaoning, Guizhou et Jilin, les autorités organisent des séances de lavage de cerveau afin de parvenir à une «  transformation complète » des pratiquants locaux.

Dans la province du Guizhou, les autorités locales ont publié un « plan zéro », dans lequel elles tentent de « transformer » chaque pratiquant d'ici la fin de cette année. Les policiers vont voir tous les pratiquants de leur liste et les menacent afin qu'ils signent des déclarations selon lesquelles ils vont arrêter de pratiquer le Falun Gong. Ils disent que le gouvernement est maintenant « indulgent » envers les pratiquants, mais qu'il imposera des sanctions sévères si les pratiquants refusent de renoncer à leur croyance.

Mme Zhang Surong, habitante de la province du Hebei et employée à la retraite d'un bureau local de l'alimentation dans la ville de Zhangjiakou, a été harcelée par le personnel de son lieu de travail. Elle a reçu l'ordre de signer au moins six formulaires différents contenant des informations diffamatoires à l'égard du Falun Gong. Les membres du personnel ont menacé de suspendre sa pension et de l'emmener dans un centre de lavage de cerveau si elle ne signait pas les formulaires. Elle a refusé d'obtempérer.

Campagne de désinformation sur l'épidémie du PCC et propagande calomnieuse sur le Falun Gong

En mars, selon quelqu'un de l'intérieur, les comités locaux du PCC ont tenu des réunions secrètes urgentes afin de discuter de la façon de renforcer leur sécurité sur Internet et leur « politique d'éducation », après que des données internes sur l'épidémie ont été divulguées et rapportées par des pratiquants de Falun Gong en dehors de Chine dans les médias des pays occidentaux. Les réunions ont également abordé des sujets tels que la manière d'élever la question de l'épidémie à un « niveau supérieur » et de détourner la colère interne envers le PCC vers les « forces occidentales anti-Chine ».

Fin mars, dans la ville de Dalian, province du Liaoning, des affiches diffamatoires et des vidéos calomniant le Falun Gong ont commencé à apparaître dans les bus.

Le PCC a non seulement profité du patriotisme populaire pour accuser les pratiquants de Falun Gong d'avoir « sapé l'image de la Chine » en dénonçant les faits sur l'épidémie à la communauté internationale, mais a également répété ses vingt années de propagande en attaquant le Falun Gong comme étant une « secte » et de la « supertition ».

En plus des vidéos diffamant le Falun Gong, le PCC diffuse également des programmes télévisés dans les bus publics sur la façon dont il a « sauvé » la Chine des mains des Japonais et se présente comme le « sauveur » ultime du pays.

Dans une autre campagne de lavage de cerveau, le PCC oblige les étudiants à rejoindre ses organisations affiliées, la Ligue des jeunes pionniers et la ligue de la jeunesse communiste. Alors que les élèves de l'école primaire doivent assister aux cours hebdomadaires de politique, assister aux cérémonies de lever du drapeau du PCC, prendre et publier en ligne des photos d'eux saluant le drapeau rouge et rédiger des comptes rendus de réflexion hebdomadaires, les élèves de collège doivent « étudier » la « glorieuse histoire » du PCC, regarder tous les jours ses nouvelles de lavage de cerveau, puis passer des examens à ce sujet. Certaines écoles utilisent ces données pour évaluer les qualifications des « élèves d'honneur ».

Vous trouverez ci-dessous des aperçus de plusieurs cas d'arrestation et de harcèlement envers des pratiquants de Falun Gong en mars 2020.

1. Cas d'arrestations

La police arrête par erreur une femme de 81 ans et la maintient en détention pendant deux jours

Le 23 mars 2020, la police de la ville de Kunming, province du Yunnan, a arrêté par erreur Mme Gao Qiongxian. La police a rapidement réalisé qu'elle avait arrêté la mauvaise personne : elle avait l'intention d'arrêter une autre pratiquante de Falun Gong nommée Mme Yang Deying, et non Mme Gao. La police a refusé de la libérer.

Après avoir fouillé son domicile et l'avoir forcée à passer un examen physique, ils ont envoyé Mme Gao au centre de détention de la ville de Kunming, qui a cependant refusé de l'accepter en raison de son âge avancé.

La police a ramené Mme Gao au poste de police, l'y a retenue pendant deux jours et a extorqué 1000 yuans à sa famille.

Harcèlement après la libération

Parmi les pratiquants qui ont été libérés après leur arrestation, certains sont toujours harcelés par les autorités.

Mme Sheng Xiuwen, une habitante de la ville de Gaobeidian, province du Hebei, a été arrêtée le 14 mars 2020, après que le personnel de la direction de la ville l'a remarquée distribuant des informations sur l'épidémie. La police est arrivée peu de temps après et l'a arrêtée.

Bien que Mme Sheng ait été rapidement libérée, quelques jours plus tard, la police est revenue et l'a harcelée. Ils lui ont ordonné de signer une déclaration de renoncement au Falun Gong. Elle a refusé d'obtempérer.

Plus tard, la police a ordonné au personnel de sécurité du quartier de Mme Sheng de la surveiller. Chaque fois qu'elle sort, elle doit leur dire où elle va et pour combien de temps.

Une femme de 76 ans confrontée à des poursuites

Mme Tong Suqing, une résidente de 76 ans de la ville de Shenzhen, province du Guangdong, a été arrêtée en mars 2020 après avoir été signalée pour avoir parlé du Falun Gong à des gens. Elle a été libérée le lendemain après qu'un examen médical a révélé que sa pression artérielle était dangereusement élevée.

Quelques jours après la libération de Mme Tong, la police a informé ses enfants qu'ils avaient soumis son cas au parquet du district de Nanshan, avec l'accusation d'« atteinte à l'ordre public avec une organisation sectaire », un prétexte habituel utilisé par les autorités chinoises pour criminaliser le Falun Gong. 

La police a interdit à Mme Tong de quitter Shenzhen pendant les prochains mois et lui a dit qu'elle devait se présenter à chaque fois qu'ils la convoqueraient.

Une femme du Guangdong envoyée directement en prison après son arrestation

Mme Zeng Xiaoling, 53 ans, une habitante de la ville de Meizhou, dans la province du Guangdong, a été arrêtée le 11 mars 2020, après qu'on l'a signalée pour avoir parlé du Falun Gong à des gens.

La police l'a envoyée directement à la prison de Huizhou dès son arrestation. Comme Mme Zeng parlait du Falun Gong aux gens dans la prison et refusait de faire du travail non rémunéré, les gardiennes l'ont forcée à s'allonger sur le sol, face contre terre, les mains et les pieds enchaînés à des ancrages au sol. Une gardienne lui a dit : « Si tu dois parler du Falun Gong, tu peux parler au sol. »

La police a interrogé le mari de Mme Zeng, à propos de l'endroit où elle étudiait les enseignements du Falun Gong avec les autres pratiquants, et où elle avait obtenu des documents d'information sur le Falun Gong. Ils ont dit à son mari : « Si vous nous donnez toutes les informations, nous la libérerons dans un mois, sinon elle sera détenue pendant trois mois. » On ne sait pas si son mari a obtempéré.

Avant sa dernière arrestation, la police a surveillé Mme Zeng et l'a intimidée à deux reprises pour qu'elle ne distribue plus de documents de Falun Gong.

Une femme du Hebei ciblée pour sa croyance, ses données biométriques recueillies et sa famille harcelée

Le 19 mars 2020, plusieurs policiers du poste de police de la ville d'Ansu ont trouvé le frère de Mme He Lihong, lui ont pris son téléphone portable et l'ont forcé à les emmener chez sa sœur.

Dès que le père de Mme He a ouvert la porte, un groupe de policiers en civil s'est précipité à l'intérieur. Ils ont également confisqué les téléphones portables de l'homme âgé et de son petit-fils. Ensuite, ils ont mis le lieu à sac et ont confisqué les livres de Falun Gong de Mme He, son téléphone portable et d'autres effets personnels.

Sachant que Mme He a une autre résidence, également dans la ville de Baoding, province du Hebei, la police a forcé son frère à l'appeler et à lui demander de l'attendre là-bas. La police s'est ensuite rendue à l'autre domicile de Mme He et l'a arrêtée.

À la division de la sécurité intérieure du district de Xushui, la police a forcé Mme He à admettre qu'elle avait distribué des documents d'information sur le Falun Gong dans une zone résidentielle, après lui avoir montré les photos prises par la caméra de surveillance.

Les policiers ont également recueilli les empreintes palmaires et digitales de Mme He, et ont même numérisé son iris à des fins de reconnaissance biométrique. Ils ont tenté de lui prélever du sang, mais ont dû renoncer en raison de sa forte résistance.

Mme He a été libérée plus tard cette même après-midi.

Barely Survived a Decade of Prison Torture, Jilin Woman Arrested Again (article en anglais)

Ayant à peine survécu à une décennie de torture en prison il y a quelques années, une femme de 49 ans de la ville de Shulan, province du Jilin, a récemment été arrêtée à nouveau pour ne pas avoir abandonné sa croyance dans le Falun Gong.

Mme Song Yanqun avant la persécution

Mme Song Yanqun après dix années d'emprisonnement pour sa croyance

Le 26 mars, un groupe de policiers a frappé à la porte de Mme Song Yanqun. Prétendant mener un recensement, ils ont trompé Mme Song pour qu'elle ouvre la porte.

Les policiers ont dit à Mme Song que sa lettre au premier ministre du PCC Li Keqiang, dans laquelle elle demandait que le PCC cesse de persécuter le Falun Gong, avait été renvoyée par Pékin et que le Bureau national des appels leur avait ordonné d'arrêter Mme Song.

Mme Song a dit à la police : « Je cherche simplement à obtenir justice pour ma croyance. Je n'ai rien fait de mal, et pourtant j'ai été presque torturée à mort en prison. Je souffre toujours de nombreux problèmes de santé et je ne peux pas vivre normalement. Qu'est-ce qui ne va pas dans ce que j'ai écrit au premier ministre ? »

Bien que la police ne l'ait pas arrêtée tout de suite, ils sont revenus plus tard dans la soirée et ont emmené Mme Song au poste de police local. Ses livres de Falun Gong et d'autres objets de valeur personnels ont été confisqués. Mme Song est actuellement détenue au centre de détention de la ville de Jilin.

Son père a demandé sa libération au poste de police. Il a dit à la police que les dix années de torture subies par sa fille en prison avaient causé de nombreux dommages à son corps et à son esprit. Il a déclaré que même si des années se sont écoulées depuis son retour à la maison, elle ne s'est toujours pas remise de ce traumatisme. Il a dit qu'elle lui avait dit que le fait d'écrire des lettres d'appel l'avait aidée à soulager la douleur dans son cœur et qu'elle écrivait des lettres tous les jours, passant parfois des nuits blanches à les écrire.

La police a exprimé sa sympathie pour Mme Song, mais elle a également dit à son père que l'ordre de l'arrêter venait d'en haut et qu'ils ne pouvaient rien y faire. Ils ont également révélé que les autorités envisageaient de la condamner à nouveau.

Marchant à nouveau, après sept ans d'alitement, un homme est arrêté pour avoir partagé son histoire de guérison miraculeuse

Après avoir été alité pendant sept ans, M. Wang Huaiyu a été miraculeusement rétabli après avoir commencé à pratiquer le Falun Gong. Il a été arrêté le 29 mars 2020 et est actuellement détenu au centre de détention du canton de Chaoyang.

M. Wang, 32 ans, originaire de la ville de Chaoyang, province du Liaoning, était en prise avec son autisme depuis tout petit. Au début de la vingtaine, il a développé un rare état de faiblesse dans les membres. Il était presque paralysé et ne pouvait rien faire par lui-même. Ses médecins ne pouvaient pas identifier sa maladie et sa famille ne pouvait pas non plus se permettre de payer un traitement médical coûteux.

Sa mère s'est soigneusement occupée de lui 24 heures sur 24 pendant sept ans, notamment en le nourrissant et le baignant.

Il y a des années, un ami de M. Wang lui a présenté le Falun Gong. Après avoir écouté les conférences audio, M. Wang a rapidement recouvré la santé. Il a progressivement retrouvé sa mobilité et pouvait même monter des objets lourds à l'étage.

Profondément reconnaissant pour les changements apportés par le Falun Gong, il raconte son histoire aux gens et les exhorte à ne pas croire la propagande diffusée par le régime communiste. En raison de ses efforts, il a été arrêté le 29 mars parce que quelqu'un a signalé qu'il distribuait des documents sur le Falun Gong et avait partagé son histoire de guérison avec les gens dans un parc.

Sa mère, âgée de près de 70 ans, craint que M. Wang ne soit torturé en détention et ne soit incapable de bien manger ou dormir. Pendant ce temps, la police a également menacé de l'arrêter, la laissant encore plus désemparée.

2. Cas de harcèlement

Harcèlement au nom de la lutte contre l'épidémie

Dans plusieurs régions, les autorités utilisent la lutte contre les épidémies comme prétexte pour harceler les pratiquants de Falun Gong.

Le 13 mars 2020, une dizaine de policiers de Tianjin ont harcelé plusieurs pratiquants chez eux, sous prétexte d'examiner s'ils avaient été infectés par le coronavirus. La police a confisqué les livres de Falun Gong des pratiquants, les a pris en photo et a également recueilli des échantillons de sang et des empreintes digitales.

Les pratiquants harcelés à Tianjin comprennent M. Du Baozhu, Mme Yin Lu, M. Wang Jinguo, Mme Liu Cuilan et une Mme Jia.

Le soir du 16 mars 2020, dans la ville de Tianmen, province du Hubei, Mme Tang Huanxiang et Mme Tang Shuhua (aucun lien de parenté) ont été arrêtées dans la rue par plusieurs personnes prétendant être des bénévoles travaillant pour la ville afin de prévenir la propagation du coronavirus.

Les « travailleurs bénévoles » soupçonnaient que les deux pratiquantes avaient distribué des documents d'information sur le Falun Gong et les avaient signalées à la police.

La police les a interrogées pendant la nuit au poste de police local et le lendemain, a fouillé leurs maisons. Bien que la police les ait libérées peu après, disant que le centre de détention local n'acceptait pas les gens pendant l'épidémie, elle a menacé les pratiquantes de venir les chercher une fois l'épidémie terminée.

La police escalade la clôture et utilise une scie pour ouvrir la porte d’un couple ciblé pour sa croyance

Un groupe de policiers a harcelé un couple marié dans la ville de Liaocheng, province du Shandong, en raison de leur croyance dans le Falun Gong. Les policiers ont escaladé leur clôture et ont utilisé une scie à métaux pour ouvrir leur porte.

Le chef de police Shang Jingqiang devant le mur du jardin de Mme Qin Yingting

Le 24 mars 2020 vers 11 h 30, Shang Jingqiang, chef du poste de police du faubourg de Boping, a dirigé une dizaine de policiers et, en compagnie de Qin Guangju, secrétaire du village, a frappé à la porte de Mme Qin Yingting.

Mme Qin et son mari ont refusé d'ouvrir la porte. Après une brève impasse, Shang Jingqiang et plusieurs policiers ont escaladé leur clôture et sont entrés dans la cour devant la maison. Shang Jingqiang a également ordonné au secrétaire du village, M. Qin, de leur envoyer un marteau et une scie à métaux pour ouvrir la porte d'entrée.

Dès que le portail a été ouvert, une dizaine de policiers se sont précipités dans leur cour. Voyant que Mme Qin avait également verrouillé sa porte d'entrée, Shang Jingqiang a tenté d'utiliser la scie à métaux pour l'ouvrir. Lorsqu'il a réalisé que la scie à métaux ne pouvait pas le faire, il a demandé une meuleuse angulaire.

Pendant que Shang Jingqiang attendait la meuleuse, les voisins de Mme Qin, indignés par les violences policières, ont coupé sans rien dire l'alimentation électrique de la maison de Mme Qin. Plus tard, les voisins ont également rejeté la demande de la police d'utiliser leur électricité.

Finalement, la police a quand même réussi à ouvrir la porte de Mme Qin avec la scie à métaux. Ils ont fouillé son domicile et filmé sa maison. Ils ont également confisqué les téléphones portables du couple, qui contenaient des photos de la police entrant par effraction dans leur maison.

Vers 14 heures, le fils de Mme Qin est rentré en toute hâte après avoir été mis au courant du harcèlement. Quand il est arrivé, la police avait mis l'endroit sens dessus dessous pendant leur raid et Mme Qin était assise par terre après avoir été poussée par la police.

Le fils de Mme Qin a demandé à Shang Jingqiang : « Que fais-tu ? Pourquoi as-tu cassé notre porte et notre portail ? »

Shang Jingqiang a refusé de répondre et est parti rapidement avec les objets confisqués au couple.

Mise à sac du domicile d'une femme du Hebei après avoir été filmée en train de distribuer des informations sur le Falun Gong

Le 21 mars 2020, la police de la ville de Baoding, province du Hebei, a mis à sac et filmé la maison de Mme Liu Qiuzhe. Les policiers ont saisi ses livres de Falun Gong, un ordinateur, une imprimante et d'autres biens personnels.

Les policiers ont déclaré qu'ils avaient commencé à chercher Mme Liu quand des caméras de surveillance l'avaient filmée en train d'afficher et de donner de l'information sur le Falun Gong en février.

Incapable de trouver Mme Liu, la police avait harcelé son fils et n'avait cessé de l'exhorter à persuader Mme Liu de se rendre. En conséquence, son fils et plusieurs autres proches étaient sous un stress énorme.

Les policiers ont promis au fils de Mme Liu qu'ils ne lui feraient rien. Croyant les policiers, Mme Liu s'est rendue au poste de police le 21 mars, mais ils l'ont ramenée chez elle et ont fouillé son domicile.

Bien que la police n'ait pas détenu Mme Liu à cause de l'épidémie, elle a reçu une peine de onze jours de détention administrative qu'il lui faudra purger plus tard.

Qu Yongguang, le chef de la Division locale de la sécurité intérieure, a aussi donné l'ordre au policier Wei Guanlei d'aller voir Mme Liu chez elle toutes les deux semaines.

Voir aussi :

Pendant le confinement dû au coronavirus, 33 pratiquants de Falun Gong condamnés en Chine pour leur croyance

La persécution du Falun Gong continue en Chine malgré la pandémie de coronavirus

En janvier 2020, 194 pratiquants de Falun Gong visés pour leur croyance

Les tribunaux du régime communiste chinois condamnent 193 pratiquants de Falun Gong alors que le nouveau coronavirus explose

Traduit de l'anglais