(Minghui.org) Une femme âgée de 78 ans, originaire de la ville de Kunming, province du Yunnan, a récemment été incarcérée à la deuxième prison pour femmes de la province du Yunnan pour avoir refusé de renoncer à sa croyance dans le Falun Gong, une discipline du corps et de l’esprit que le Parti communiste chinois persécute depuis juillet 1999.

Mme An Shunlian, née en 1948, a été condamnée à trois ans et demi de prison ainsi qu’à une amende de 10 000 yuans, le 16 décembre 2024. Ayant été libérée sous caution pour raisons de santé depuis son arrestation le 10 août 2023, elle avait initialement été autorisée à reporter sa peine.

Le 12 janvier 2026, la police a emmené Mme An à l’hôpital pour y passer des examens médicaux et l’a ensuite conduit directement au centre de détention. Quelque temps après, elle a été transférée à la deuxième prison pour femmes de la province du Yunnan.

Avant ce dernier épisode de persécution, Mme An avait été illégalement condamnée à deux ans de travaux forcés en 2007, à un an avec deux ans de probation en 2014 et à deux ans avec deux ans de probation en 2020. Son mari, M. Yang Nengwen, 83 ans, a également été arrêté à plusieurs reprises en raison de sa pratique du Falun Gong. Suite à son arrestation survenue en 2016, il a été illégalement condamné à six mois avec un an de probation.

Détails concernant sa dernière arrestation et condamnation

Le 10 août 2023, Mme An a été illégalement arrêtée puis placée en résidence surveillée le lendemain matin. Le parquet du district de Xishan l’a inculpée le 20 mars 2024. Le tribunal du district de Xishan avait prévu des audiences le 10 avril, le 2 juillet et le 4 décembre 2024, mais elle ne s’est présentée à aucune d’entre elles, estimant qu’elle ne devait pas être poursuivie en justice pour avoir respecté la loi.

Le 10 décembre 2024 à 13 h, les policiers Yu et Wang du poste de police de Zongshuying se sont rendus au domicile de Mme An. Elle a demandé s’ils étaient venus pour l’emmener au tribunal. Ils ont dit que non et ont appelé son fils en disant : « Nous emmenons votre mère à l’hôpital pour un examen médical et nous la ramènerons à la maison avant 18 h. »

Au moment où Mme An est entrée dans la voiture de police, elle a vu le policier Luo Xiudong, responsable de son dossier, ainsi qu’un autre policier en civil. Ils l’ont directement conduit au tribunal du district de Xishan. Deux greffiers l’attendaient pour qu’elle signe un avis de consentement à comparaître devant le juge le 16 décembre. Elle a refusé de signer quoi que ce soit et les greffiers ont laissé le document dans la voiture de police.

Vers 15 h, le policier Luo a présenté un mandat d’arrestation lancé par le tribunal du district de Xishan et a officiellement placé Mme An en détention. Après avoir traité son dossier au département de police, il l’a conduite à l’hôpital pour un contrôle de santé peu après 19 h.

Mme An n’a jamais obtenu les résultats de son bilan de santé et a été emmenée au centre de détention de la ville de Kunming. Le médecin sur place a recommandé un examen plus approfondi, alors elle a été ramenée à l’hôpital. On a constaté chez elle des problèmes oculaires nécessitant des tests plus avancés. Le centre de détention a refusé de l’incarcérer, mais la police l’a toutefois détenue au département de police pour la nuit.

À 10 h du matin, le lendemain (11 décembre), le policier Luo et deux autres personnes ont emmené Mme An à l’hôpital pour une troisième fois. L’ophtalmologue lui a diagnostiqué une dégénérescence maculaire et une inflammation des deux yeux. Il a dit qu’elle était légalement aveugle de son œil droit et que son œil gauche n’avait que 20 % de vision. Malgré cela, la police a quand même emmené Mme An au centre de détention, qui a de nouveau refusé de l’incarcérer.

Sur le chemin du retour vers le poste de police, Luo a expliqué que le tribunal avait lancé un mandat d’arrestation afin de garantir la présence de Mme An à son procès prévue le 16 décembre. Il devait la raccompagner chez elle en attendant puisque le centre de détention avait refusé de l’incarcérer. Il l’a prévenue que le tribunal la condamnerait probablement à une peine de prison et que, contrairement au centre de détention, la prison serait dans l’obligation de l’incarcérer en cas de condamnation.

Mme An a été jugée le matin du 16 décembre 2024. Le juge Ping Kunquan l’a condamnée dans l’après-midi. Elle a fait appel de la condamnation injustifiée, mais on ignore si une décision a été rendue avant son incarcération.

Voir aussi :

Une femme de 76 ans du Yunnan condamnée à trois ans et demi de prison pour sa pratique du Falun Gong

Une femme de 76 ans refuse d’être jugée pour avoir parlé des bienfaits du Falun Gong sur la santé

Un couple âgé du Yunnan arrêté pour sa croyance

(Un autre article connexe est disponible dans la version anglaise)

Traduit de l’anglais