(Minghui.org) Le 19 mars 2026, le tribunal intermédiaire de la ville de Baoji dans la province du Shaanxi a maintenu le verdict initial d’une femme de 75 ans au sujet de sa peine de neuf ans de prison.

La famille de Mme Hou Guilan a demandé une audience publique, mais le juge d’appel a déclaré ne pas pouvoir statuer seul, la demande devant être examinée par la cour collégiale. On ignore si une audience publique a eu lieu avant le prononcé du jugement défavorable.

Mme Huo, née en juin 1950, retraitée d’une usine de machine pour la plasturgie, a été arrêtée le 11 avril 2024 en raison de sa pratique du Falun Gong, une discipline spirituelle que le Parti communiste chinois persécute depuis juillet 1999.

Les quatre policiers qui l’ont arrêtée ne lui ont pas permis de se changer de vêtements et de chaussures avant de la traîner en bas des escaliers jusqu’à leur voiture. Mme Huo a été gravement blessée à une cheville et celle-ci est devenue enflée, lui rendant la marche difficile. La police l’a conduite le lendemain au deuxième centre de détention de la ville de Baoji où son état s’est détérioré. Elle souffrait de vertiges, de douleur thoracique et dorsale et éprouvait de la difficulté à respirer. Elle présentait également des saignements vaginaux. Son audition et sa vision se sont détériorées. Sa famille a demandé sa libération sous caution, mais leur demande a été rejetée.

Le 17 décembre 2024, le tribunal du district de Jintai a examiné son dossier. Le juge Liu Yan a empêché le greffier d’enregistrer les délibérations.

Le 13 mars 2025, le juge Liu, le procureur Wu Xuan et deux autres personnes ont interrogé Mme Huo au centre de détention. Ils ont vérifié plusieurs éléments avec elle, notamment : 1) son emploi et son salaire avant sa retraite ; 2) sa peine de cinq ans de prison, purgée entre début octobre 2001 et fin septembre 2006, pour sa pratique du Falun Gong ; et 3) qu’elle avait été placée en détention pendant dix jours en 2020 pour distribution de documents d’information sur le Falun Gong, mais que la police n’avait pas appliqué cette mesure en raison de la pandémie de COVID-19.

Liu a dit que les policiers n’avaient pas intentionnellement traîné Mme Huo en bas des escaliers lors de son arrestation du 11 avril 2024. Il a affirmé qu’un « policier avait accidentellement trébuché et l’avait fait tomber. » Liu a également prétendu que trois travailleurs communautaires avaient été témoins de la perquisition de son domicile ce jour-là, ce qui est faux. Lorsque Liu a demandé si Mme Huo avait changé d’avis sur le Falun Gong, elle a réitéré qu’aucune loi en Chine ne criminalisait le Falun Gong.

Mme Huo a demandé à plusieurs reprises de voir les preuves légales des poursuites judiciaires. Liu n’avait rien à lui montrer, mais lui a répondu : « Vous serez informée de la base juridique une fois que le verdict sera prononcé. »

Le 24 mars 2025, Liu a tenu une nouvelle audience de l’affaire de Mme Huo, avant de la condamner à neuf ans de prison et à une amende de 36 000 yuans le 18 décembre 2025. Avant sa dernière condamnation, pour avoir défendu sa croyance, elle avait purgé deux peines de camp de travaux forcés et une peine de cinq ans de prison.

Voir aussi :

Une femme de 75 ans originaire du Shaanxi condamnée à neuf ans de prison après une arrestation musclée en raison de sa pratique du Falun Gong

Une femme de 74 ans de la province du Shaanxi traînée au sol sur quatre étages lors d’une arrestation musclée

Traduit de l’anglais