(Minghui.org)

Nom : Yu Zhanqin

Nom chinois : 于占芹

Sexe : Féminin

Âge : 68 ans

Ville : Pékin

Province : Ne s’applique pas

Profession : Enseignante à la retraite

Date du décès : 17 mars 2026

Date de la dernière arrestation : 4 juillet 2025

Dernier lieu de détention : Centre de détention du district de Shunyi

Le 17 mars 2026, à l’âge de 68 ans, une enseignante à la retraite du district de Huairou à Pékin est décédée alors qu’elle purgeait une peine pour sa croyance dans le Falun Gong. Sa famille n’a pas été autorisée à lui rendre visite durant ses derniers moments alors qu’ils attendaient dans le hall de l’hôpital où elle est décédée.

Le 4 juillet 2025, Mme Yu Zhanqin a été illégalement arrêtée quand un couple marié a signalé qu’elle leur avait parlé du Falun Gong. Durant la nuit, la police a perquisitionné son domicile et l’a détenue au centre de détention du district de Shunyi. (Le centre de détention du district de Huairou étant en rénovation, les détenus ont tous été transférés au centre de détention du district de Shunyi et étaient sous la responsabilité des gardiens du centre de détention du district de Huairou.)

Fin septembre 2025, deux policiers (dont l’un appelé Wu) du poste de police de Longshan se sont rendus chez Mme Yu et ont interrogé son mari. Ils ont dit qu’ils avaient prévu de soumettre le dossier de celle-ci au parquet du district de Huairou après le 1er octobre.

Le mari de Mme Yu n’a pas reçu d’information supplémentaire concernant l’évolution de son dossier. Début février 2026, il a confirmé que sa femme avait été condamnée à dix-huit mois de prison par le tribunal du district de Huairou. Toutefois, il ignore les détails concernant l’inculpation, le procès et la sentence de Mme Yu.

Le 15 mars 2026, autour de 16 h, la fille cadette de Mme Yu a reçu un appel d’un gardien du centre de détention du district de Huairou qui lui demandait de se rendre au premier hôpital du district de Huairou pour voir sa mère.

La fille de Mme Yu et son mari se sont précipités à l’hôpital pour la voir et l’ont trouvée en soin intensif, sous perfusion. Son mari l’a appelée par son nom, mais ses yeux sont restés fermés et elle était incapable de parler. Trois gardiens du centre de détention, deux hommes et une femme se tenaient à proximité, surveillant leur visite.

Un médecin a dit qu’un scanner avait révélé une dissection aortique chez Mme Yu, une affection potentiellement mortelle où une déchirure de la paroi interne de l’aorte provoque un afflux de sang entre les différentes couches de la paroi, les séparant. Il a ajouté qu’ils ne pouvaient pas la soigner et a suggéré qu’elle soit examinée dans un autre hôpital. Les gardiens l’ont donc transférée à l’hôpital d’Anzhen.

Les deux filles, le mari et le frère de Mme Yu s’y sont rendus. Ils sont restés dans le hall de l’hôpital pendant deux jours, mais les gardiens ont refusé de les laisser voir Mme Yu, malgré leurs demandes répétées.

Mme Yu est décédée à 14 h 15, le 17 mars, à l’hôpital. Sa famille n’a pas été autorisée à passer une seule seconde avec elle lors de ses derniers instants.

Le corps de Mme Yu repose maintenant au funérarium du district de Huairou. Sa famille soupçonnant un acte criminel a exigé de visionner les images de vidéosurveillance du centre de détention montrant son malaise. Sur ces images, on la voit assise sur une chaise avant de s’effondrer soudain et de perdre connaissance. Ces codétenues ont signalé l’incident aux gardiens, qui ont appelé le médecin du centre de détention. Cependant, il a fallu vingt minutes avant qu’elle ne soit transportée à l’hôpital no1 du district de Huairou.

Avant sa dernière peine de prison, Mme Yu, une enseignante d’école élémentaire à la retraite, a été emprisonnée à deux reprises pour sa croyance totalisant un an et neuf mois. Sa pension a été suspendue après sa deuxième peine de prison en octobre 2023. Malgré ses démarches répétées pour obtenir le rétablissement de sa pension, le conseil scolaire du district de Huairou a refusé de justifier la suspension et de lui adresser un avis écrit. Ils ont même menacé de l’emprisonner si elle osait les « déranger » à nouveau.

Voir aussi :

Une enseignante de Pékin à la retraite, condamnée à une troisième peine de prison pour sa pratique du Falun Gong

Une femme de Pékin détenue quatre mois pour sa croyance dans le Falun Gong

Traduit de l’anglais