(Minghui.org) Une femme de 72 ans de la ville de Dalian, dans la province du Liaoning, risque d'être mise en examen en raison de sa croyance dans le Falun Gong, une méthode spirituelle et méditative ancestrale, basée sur le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance que le Parti communiste chinois (PCC) persécute depuis juillet 1999.
Mme Wang Ruiping, veuve et sans enfant, sortait les poubelles dans l'après-midi du 30 mai 2026, lorsqu’un agent nommé Li l’a appréhendé. Il a fait appel à trois autres policiers pour aider à fouiller sa maison, puis huit autres agents sont finalement arrivés.
Après que les policiers ont saisi les livres et les documents d’information de Falun Gong de Mme Wang, un portrait du fondateur du Falun Gong, son ordinateur, ses vêtements et d’autres objets de valeur, ils l’ont conduite dans un centre de traitement des dossiers pour y faire subir un interrogatoire. Elle a refusé de répondre aux questions.
Les policiers ont emmené Mme Wang dans un centre de détention. Lors de l’examen préalable à son admission, sa pression artérielle systolique était de 178 mmHg (la normale étant de 120 ou moins). Elle s’est aussi plainte d’engourdissements dans les mains, d’oppression thoracique et d’une sensation de lourdeur dans la tête.
Lorsque le centre de détention a refusé d’admettre Mme Wang, elle a été contrainte de payer 1000 yuans pour être libérée sous caution vers 2 heures du matin le 31 mai 2026.
À son retour chez elle, Mme Wang a découvert qu’une enveloppe contenant 200 yuans en billets neufs avait disparu. Elle a appelé les policiers, mais ceux-ci ont nié avoir pris l’argent. Un agent a dit : « Nous gagnons plus de 10 000 yuans par mois. Vous pensez vraiment qu’on se soucierait de seulement 200 yuans ? » Il a affirmé qu’ils disposaient d’enregistrements de caméra corporelle pour prouver leur « innocence ». Cependant, la caméra corporelle est restée dans le salon de Mme Wang pendant toute la perquisition, alors que l’argent se trouvait dans sa chambre.
Quelques jours plus tard, Mme Wang a aperçu un drone volant devant sa fenêtre ainsi qu’une caméra de surveillance installée à sa porte. Elle a appelé les policiers, qui ont nié avoir connaissance du drone ou de la caméra.
Le 17 juin 2026, les policiers ont transmis son dossier au parquet du district de Zhongshan. Parmi les éléments de preuve figuraient des images fixes tirées d’une vidéo montrant une femme entrant et sortant d’un immeuble résidentiel de la rue Sanyuan. Les policiers ont affirmé qu’un « enfant » leur avait signalé un autocollant portant l’inscription : « Le Parti communiste chinois est une secte perverse ». L’« enfant » n’était pas identifié dans le dossier transmis au parquet.
Les policiers ont confirmé que la femme apparaissant dans la vidéo était Mme Wang parce qu’elle portait, selon eux, des vêtements semblables. Ils ont recherché cette tenue ainsi que des autocollants portant l’inscription « Le Parti communiste chinois est une secte perverse » lors de la perquisition de son domicile. On ignore s’ils ont trouvé l’un ou l’autre.
Persécution antérieure
Le 12 avril 2013, Mme Wang avait déjà été illégalement arrêtée et détenue pendant quinze jours. Son mari, M. Zhang Zhenji, a été profondément traumatisé par cette arrestation. Il est tombé dans le coma et est décédé une semaine après sa libération.
Le 2 juin 2021, cinq agents du poste de police de Donggang ont trompé Mme Wang afin qu’elle ouvre sa porte, puis ils ont perquisitionné son domicile. Ils ont saisi son ordinateur, son imprimante et ses livres de Falun Gong. Le centre de détention a refusé de l’admettre en raison de son mauvais état de santé, mais les policiers l’ont gardée au poste pendant quatre jours avant de finalement convaincre le centre de détention de la prendre.
Le 2 novembre 2021, le tribunal du district de Ganjingzi a tenu une audience virtuelle concernant le dossier de Mme Wang et le 22 décembre de la même année, il l’a condamnée à deux ans d’emprisonnement assortis d’une amende de 5000 yuans. Elle a terminé de purger sa peine le 1er juin 2023.
Le 29 mars 2024, le Bureau judiciaire du district de Zhongshan a appelé un proche de Mme Wang afin d’obtenir son numéro de téléphone. Ce proche a refusé de coopérer.
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Traduit de l’anglais
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