(Minghui.org) Au cours du premier semestre 2026, on dénombre le décès de 54 pratiquants de Falun Gong, ils sont survenus en raison de la persécution dont ils ont été victimes pour avoir pratiqué leur croyance.
Les pratiquants décédés étaient originaires de 18 provinces, régions autonomes ou municipalités. Le Liaoning a signalé le plus grand nombre de cas (12), suivi du Sichuan (7), de la Mongolie intérieure (5) et du Jilin (4). Quatre régions, dont Pékin, Chongqing, le Hebei et le Heilongjiang, ont enregistré trois cas chacune. Quatre autres régions, dont Shanghai, le Shandong, le Jiangxi et le Hubei, ont enregistré deux cas chacune. Les six régions restantes, à savoir Tianjin, le Ningxia, le Shanxi, le Xinjiang, le Henan et le Hunan, ont chacune enregistré un cas.
Parmi les 54 pratiquants, on comptait 36 femmes. Le plus jeune avait 21 ans et le plus âgé avait 92 ans au moment de leur décès. Parmi les autres pratiquants, on retrouve 6 quinquagénaires, 15 sexagénaires, 21 septuagénaires et 8 octogénaires. On ignore l’âge des quatre autres pratiquants.
Certains décès sont survenus avant 2026, mais en raison de la censure stricte exercée par le régime communiste, leur signalement a été retardé. Pour la même raison, le nombre réel de victimes est probablement plus élevé.
Vous trouverez ci-dessous des informations détaillées concernant certains cas de décès.
Décès en détention
Une femme de 63 ans décède moins de 24 heures après avoir été illégalement arrêtée
Mme Hu Shangxiu, 63 ans, habitant à Wuhan, province du Hubei, est décédée en détention le 11 juin 2026, moins de 24 heures après avoir été illégalement arrêtée pour sa pratique du Falun Gong.
Mme Hu travaillait au bureau du sous-district de Sandian, dans le district de Xinzhou, elle a été arrêtée vers 14 heures le 10 juin 2026, après que des agents du poste de police de Zhucheng ont fait irruption chez elle et ont saccagé son logement. Aucun membre de sa famille n’était présent au moment de son arrestation.
Au lieu de conduire Mme Hu au poste de police ou dans un centre de détention, les policiers l’ont emmenée dans un lieu tenu secret pour l’interroger. Pendant ce temps, elle a bu de l’eau à deux reprises et est allée aux toilettes deux fois. Vers 4 heures du matin, elle s’est soudain sentie mal. Les policiers n’ont pas tenté de la réanimer ni de l’emmener à l’hôpital. Elle est décédée peu après.
Avant son arrestation, Mme Hu était en très bonne santé et ne souffrait d’aucune maladie préexistante. Sa famille a condamné les autorités pour avoir causé sa mort. Son corps est conservé dans un funérarium tandis que sa famille s’engage à obtenir justice pour elle.
La police a affirmé avoir arrêté six autres pratiquants pour avoir « fait la promotion » du Falun Gong au marché de Zhanglin, et l’un d’eux aurait « identifié » Mme Hu comme étant l’organisatrice. Cependant, la police n’a fourni aucun détail concernant les autres pratiquants, et Minghui.org n’a pas confirmé leurs arrestations. Aucune loi en Chine ne criminalise le Falun Gong ; par conséquent, même si Mme Hu avait organisé la promotion du Falun Gong pour d’autres personnes, elle n’aurait pas dû être arrêtée, de fait, son arrestation était illégale.
Le rythme cardiaque de Mme Wang Xiulian oscillait entre 110 et 120 battements par minute (alors que la normale se situe entre 60 et 100), mais les autorités de la prison pour femmes de la province du Jilin ne l’ont transférée à l’hôpital que le 10 mai 2026. Cette femme de 67 ans est décédée ce jour-là, moins de trois mois après son incarcération.
La fille de Mme Wang a dit qu’elle était encore en bonne santé lors de la dernière visite familiale en avril 2026. La prison a diffusé des images de Mme Wang « réanimée à l’hôpital » et a déclaré que la cause de son décès était une maladie cardiaque.
Mme Wang, retraitée de la ville de Jiaohe, province du Jilin, a été arrêtée une première fois le 27 octobre 2023. Elle a été libérée sous caution quelques heures plus tard en raison de son état de santé fragile. Elle s’est cachée pour échapper à la persécution, avant d’être arrêtée en juillet 2025 dans la région autonome Zhuang du Guangxi, à plus de 3200 kilomètres de Jiaohe. Elle a été condamnée à trois ans et demi de prison fin novembre 2025 et incarcérée à la prison pour femmes de la province du Jilin le 13 février 2026.
Les gardiennes de la huitième division ont chargé la chef de cellule Li Mingzhu de surveiller Mme Wang. Li lui ordonnait de dénoncer le Falun Gong quotidiennement et la réprimandait sans cesse pour son « mauvais travail ».
Mme Wang a développé un rythme cardiaque rapide et son corps ne cessait de trembler. Li l’a accusée de faire semblant. Les gardiennes ne l’ont envoyée à l’hôpital que le 10 mai 2026. Sa fille soupçonne qu’elle était peut-être déjà décédée avant d’arriver à l’hôpital. Les autorités pénitentiaires ont traité à la hâte ses documents de libération conditionnelle pour raisons médicales le même jour. On ne sait pas si les formulaires ont été remplis avant ou après son décès.
Le décès de Mme Wang a mis un terme à des décennies de persécution pour sa croyance. Avant sa dernière peine de prison, elle a purgé une autre peine de trois ans et demi de décembre 2011 à juin 2015. Sa pension a été suspendue en 2020 et rétablie avant 2023.
M. You Haijun, du district de Zhongning, dans la région autonome hui du Ningxia, est décédé le 13 avril 2026, un mois avant la fin prévue de sa peine de cinq ans de prison pour sa pratique du Falun Gong. Il avait 55 ans.
La prison de Shizuishan a incinéré le corps de M. You Haijun le 19 avril, après avoir contraint sa fille à signer un formulaire de consentement.
M. You Haijun et sa fille (Minghui.org)
Les autorités pénitentiaires ont affirmé que M. You était décédé des suites d’une maladie coronarienne et de deux autres maladies. Après avoir visionné la vidéo de surveillance, sa fille soupçonne un acte criminel, compte tenu de la réputation de la prison pour ses mauvais traitements infligés aux pratiquants de Falun Gong incarcérés.
Le jour de son décès, M. You a été vu en train de déjeuner avec d’autres détenus vers midi. Un détenu lui a alors pris son bol et s’est éloigné hors du champ de la caméra. Environ huit minutes plus tard, le détenu est revenu et lui a rendu le bol. Ce dernier a ensuite fini de manger le contenu du bol. Personne d’autre ne s’est vu retirer son bol pendant la pause déjeuner. M. You est décédé vers 15 heures cet après-midi-là.
La fille de M. You a exigé de connaître la cause du décès de son père. La prison a menacé de ne pas lui remettre le corps si elle n’acceptait pas qu’il soit incinéré dès que possible. Ayant accouché quatre mois auparavant, la jeune femme a cédé à la pression et a signé le formulaire de consentement. La prison a ensuite enterré les cendres de M. You à Yinchuan, et non dans son district natal de Zhongning.
L’épouse de M. You avait divorcé alors que leur fille était encore en bas âge. La fillette a développé des crises d’épilepsie à l’âge de 3 ans. M. You a cherché de nombreux traitements pour sa fille, mais aucun n’a eu d’effet sur elle.
En 2004, alors que sa fille avait 4 ans, M. You a entendu parler des bienfaits du Falun Gong pour la santé et lui a enseigné les exercices. Trois jours plus tard, elle a cessé d’avoir des crises et s’est rétablie. M. You a également commencé à pratiquer le Falun Gong lui-même et son asthme a disparu.
M. You a été visé à répétition pour avoir défendu sa croyance. Il a été condamné à trois ans et demi de prison en 2014, puis libéré le 5 novembre 2016. Après une nouvelle arrestation le 16 mai 2021, il a été condamné à cinq ans de prison le 13 avril 2023. Son appel a été rejeté le 26 juin 2023, et il a été incarcéré à la prison de Shizuishan le 2 septembre 2023. Sa famille n’a jamais été autorisée à lui rendre visite en prison.
La fille de M. You n’a pas encore annoncé son décès à sa grand-mère paternelle, âgée de près de 80 ans. Cette dernière a vécu dans la peur ces deux dernières décennies, son fils ayant été visé à maintes reprises en raison de sa croyance. Sa petite-fille craint qu’elle ne puisse pas bien supporter cette tragique nouvelle.
Mme Ye Wenxi, 77 ans, est décédée en mars 2023 alors qu’elle purgeait une peine à la prison pour femmes de la ville de Chongqing. La prison n’a pas informé sa famille de son décès ni restitué son corps. Ce n’est qu’à la fin de sa peine, en avril 2024, que ses proches ont appris son décès. À ce jour, ils n’ont toujours pas été informés de l’heure exacte ni de la cause de son décès.
Mme Ye a été illégalement arrêtée le 21 juin 2017 après avoir parlé de la persécution du Falun Gong à Lu Anxiang, un membre du personnel du comité de quartier local. Lu l’a saisie et a appelé deux de ses collègues. Le trio l’a ensuite emmenée au poste de police de Lijiatuo.
Les policiers ont fouillé Mme Ye avant de se rendre à son domicile pour confisquer ses effets personnels. Le lendemain, ils ont annoncé qu’elle serait assignée à résidence pendant six mois, sous la responsabilité du poste de police de Tuqiao.
Mme Ye a été mise en accusation par le parquet du district de Banan le 20 septembre 2017 et a comparu le 27 avril 2018 devant le tribunal du district de Banan. Elle n’avait pas d’avocat et a témoigné pour sa propre défense, mais le président du tribunal l’a interrompue avant qu’elle n’ait eu le temps de finir de parler.
Le 11 juillet 2018, Mme Ye a été illégalement condamnée à trois ans et demi de prison et à une amende de 6000 yuans. Elle avait déjà été illégalement condamnée à trois ans le 12 février 2004 et à un an et demi le 12 décembre 2011.
En raison de sa santé fragile, Mme Ye avait été libérée sous caution peu après son arrestation. En octobre 2018, le tribunal du district de Banan a rendu une ordonnance lui permettant de purger sa peine à domicile pendant un an en raison de son hypertension artérielle et d’autres problèmes de santé.
Le 22 avril 2021, la police a interpellé Mme Ye alors qu’elle étudiait des livres du Falun Gong avec trois autres pratiquants. Elle a été libérée plus tard dans la journée, mais a été arrêtée à nouveau quelques heures plus tard et incarcérée à la prison pour femmes de la ville de Chongqing le lendemain (23 avril) pour purger l’intégralité de sa peine de trois ans.
Mme Ye est décédée en prison en mars 2023.
Décès peu de temps après la libération
Mme Zhang Rongxiu a reçu un diagnostic de cancer de l’utérus en phase terminale alors qu’elle purgeait une peine de prison de cinq ans. Les autorités pénitentiaires ne l’ont toutefois libérée pour raisons médicales que lorsqu’elle s’est trouvée dans un état critique. Elle est décédée quatre jours plus tard, le 11 avril 2026. Cette habitante de Tianjin avait une soixantaine d’années.
Mme Zhang a commencé à pratiquer le Falun Gong en février 1999. Cinq mois plus tard, après le lancement de la campagne de répression nationale contre le Falun Gong, elle est restée ferme dans sa croyance et a été prise pour cible à maintes reprises. Avant sa dernière arrestation, elle avait déjà purgé trois peines de prison dans la même prison pour femmes de Tianjin pour une durée totale de neuf ans et demi, durant lesquelles elle a chaque fois été soumise à diverses formes de torture, au lavage de cerveau et l’administration de substances inconnues. Sa fille soupçonne qu’elle ait subi le même type de mauvais traitements lors de sa quatrième peine de prison.
Mme Zhang a été arrêtée le 12 février 2020 pour avoir accroché des informations sur le Falun Gong. Elle a été détenue dans une cage de métal au poste de police pendant une journée. Son ordinateur et plusieurs centaines de yuans en espèces portant des informations sur le Falun Gong (pour contourner la censure de l’information en Chine) lui ont été confisqués. La police a extorqué 10 000 yuans à sa famille avant de la libérer sous caution.
Le 22 septembre 2020, la police a convoqué Mme Zhang et lui a ordonné de venir se présenter au poste de police le 30 septembre. Comme elle ne s’est pas présentée, les policiers l’ont constamment harcelée par téléphone. Lan Enliang, directeur du village, est venu la harceler en personne et lui a ordonné de renoncer au Falun Gong. Elle a refusé d’obtempérer.
Fin décembre 2020, trois policiers ont de nouveau harcelé Mme Zhang et lui ont ordonné de signer une déclaration de renoncement au Falun Gong. Ils ont menacé de ruiner le futur de ses enfants si elle refusait de le faire.
Alors que Mme Zhang demeurait ferme dans sa croyance, les fonctionnaires du village sont de nouveau venus à son domicile, le 6 janvier 2021, et ont menacé de lui retirer son logement social. Comme elle refusait toujours de se conformer à cette demande, on lui a signifié qu’elle devait quitter les lieux dans un délai de trois jours.
En juin 2021, les policiers ont harcelé Mme Zhang à plusieurs reprises et l’ont menacée de la ramener en détention si elle ne signait pas la déclaration demandée.
Dans la soirée du 10 août 2021, sept policiers ont fait irruption au domicile de Mme Zhang et l’ont emmenée de force dans la voiture de police. Ceux-ci ont menacé sa fille, Mme Yu Lan, de l’arrêter lorsque cette dernière s’est opposée à l’arrestation de sa mère. Le fils et la fille de Mme Yu, tous deux âgés d’environ 4 ans, ont été terrorisés par ces violences policières.
Le 9 décembre 2021, Mme Zhang a comparu devant le tribunal du district de Nankai et a été condamnée à cinq ans de prison. Le 24 août 2022, elle a été incarcérée à la prison pour femmes de Tianjin. Vers le mois d’octobre 2024, on lui a diagnostiqué un cancer de l’utérus, mais les autorités pénitentiaires ont refusé de la libérer. Ils ont déclaré qu’elle serait soignée sur place. Son état a continué de s’aggraver et elle a finalement été libérée pour raisons médicales, le 7 avril 2026. Elle est décédée quatre jours plus tard.
Veuf à la suite de la persécution du Falun Gong, un homme de 71 ans décède sept jours après sa sortie de prison
M. Liu Wansheng se trouvait dans un état critique le 22 avril 2026, lorsqu’il a été libéré après six ans passés en prison en raison de sa pratique du Falun Gong. Il est décédé sept jours plus tard, le 29 avril. Il avait 71 ans.
M. Liu, originaire de la ville de Jinzhou, province du Liaoning, est resté dans le coma jusqu’à ses derniers instants. Il n’y a eu que de brèves périodes où il semblait entendre ses proches lui parler, mais il était incapable de bouger ou de prononcer le moindre mot. Il présentait des blessures aux deux chevilles et aux poignets, qui pourraient avoir été causées par le port de menottes et de chaînes à un lit en prison.
M. Liu Wansheng
M. Liu Wansheng, quatre jours après sa libération, au terme d’une peine de six ans de prison
L’épouse de M. Liu, également pratiquante de Falun Gong, est tombée malade après que celui-ci a été condamné à six ans de prison en 2020. Elle a subi un nouveau coup dur lorsque la retraite de M. Liu a été suspendue par la suite. Elle a succombé au stress psychologique et est décédée vers 2024. Le couple laisse derrière lui leur fils unique, qui souffre de dépression et est incapable de travailler après avoir été témoin de la persécution subie par ses parents au fil des ans.
M. Liu a été arrêté le 23 avril 2020 pour avoir parlé du Falun Gong à des passants dans une gare routière. La police a fouillé son domicile et saisi ses effets personnels.
Le deuxième jour suivant l’arrestation de M. Liu, son père, un octogénaire, s’est rendu au poste de police pour demander sa libération, mais en vain. Trois jours plus tard, le vieil homme s’est de nouveau rendu au poste de police local. Les policiers lui ont dit : « C’est différent de la dernière fois. Cette fois-ci, nous allons transmettre son dossier au parquet. »
Cette « dernière fois » renvoie à l’arrestation précédente de M. Liu, en janvier 2019, également pour avoir discuté du Falun Gong avec des personnes. La police l’avait ensuite libéré sans qu’aucune accusation ne soit portée.
L’arrestation de M. Liu et les poursuites judiciaires qui ont suivi ont porté un coup dur à son père âgé, qui est décédé peu après.
La police a transmis le dossier de M. Liu au parquet du district de Linghe qui a approuvé son arrestation à la fin avril 2020 et l’a mis en accusation peu de temps après. Le 4 septembre, le tribunal de la ville de Linghai l’a jugé lors d’une audience virtuelle à partir de l’intérieur du centre de détention de la ville de Jinzhou et l’a condamné à six ans de prison et à une amende de 10 000 yuans le 30 septembre 2020. Il a interjeté appel auprès de la cour d’appel de Jinzhou, qui a confirmé le verdict initial.
M. Liu a été incarcéré à la prison de Panjin en mars 2021, puis transféré à la prison de Jinzhou. En raison des mauvaises conditions de détention et des mauvais traitements graves subis en prison, son état de santé s’est progressivement détérioré.
Le 23 novembre 2025, les gardiens de la prison de Jinzhou ont conduit M. Liu à l’hôpital de la ville de Jinzhou. Il en est sorti à 15 heures le 27 novembre, mais a dû être transporté d’urgence aux urgences du même hôpital trois heures plus tard. Il a été ramené à la prison tard dans la nuit. Sa famille a été informée de son hospitalisation et de son passage aux urgences, mais n’a pas été autorisée à lui rendre visite.
M. Liu a de nouveau été transporté d’urgence à l’hôpital de la ville de Jinzhou le 12 décembre 2025, car son état s’était aggravé et qu’il se trouvait dans un état critique.
Un homme du Liaoning meurt deux mois après avoir purgé une peine de cinq ans de prison
M. Zhou Yonglin, de la ville de Linghai, province du Liaoning, est décédé vers 1 heure du matin le 23 mars 2026. Au moment de sa mort, il avait perdu la capacité de parler. Il avait 75 ans.
M. Zhou est décédé seulement soixante-deux jours après avoir terminé une peine de cinq ans pour sa pratique du Falun Gong. Comme il était déjà muet au moment où il a été libéré, sa famille n’avait aucun moyen de savoir quel genre de torture il avait subi avant sa mort.
M. Zhou Yonglin
Le 20 janvier 2021, M. Zhou et son épouse, Mme Sun Jiping, également pratiquante de Falun Gong, ont été illégalement arrêtés. Deux mois plus tard, ils ont été secrètement condamnés à cinq ans de prison et à une amende de 10 000 yuans.
Le 4 juillet 2021, M. Zhou a été incarcéré à la prison de Panjin, et sa femme à la prison pour femmes de la province du Liaoning à une date non précisée. Leur fils a appris trois mois plus tard que M. Zhou avait été transféré à la division 20 de la prison de Jinzhou. Leur fils s’est rendu à la prison début 2024 et a noté que M. Zhou était émacié. M. Zhou a dit que parce qu’il refusait de renoncer au Falun Gong, il était placé sous surveillance stricte et n’était pas autorisé à acheter des produits de première nécessité.
En juillet 2024, un gardien de prison a appelé le fils de M. Zhou, disant que son père était à l’hôpital du centre-ville de Jinzhou pour « un léger accident vasculaire cérébral ».
Le fils de M. Zhou n’était pas sûr si son père avait effectivement subi un accident vasculaire cérébral ou s’il avait été hospitalisé en raison de blessures causées par la torture. Il a ensuite reçu un autre appel en septembre 2024 et a été informé que son père était dans un état critique. Il s’est précipité à l’hôpital du centre-ville de Jinzhou et a vu son père extrêmement émacié dans l’unité de soins intensifs, avec un tube inséré dans sa gorge pour l’aider à respirer et un autre tube dans son nez pour l’alimentation nasale.
Un employé de l’hôpital a dit que M. Zhou avait subi une trachéotomie. Il a versé des larmes, mais n’a pas pu prononcer un mot lorsque son fils a demandé s’il le reconnaissait encore.
Les autorités de la prison ont transféré M. Zhou à l’hôpital pénitentiaire de Lingyuan début octobre 2025 et n’a plus autorisé sa famille à lui rendre visite. La demande de sa famille de le faire libérer pour raisons médicales a été refusée.
M. Zhou a été libéré le 20 janvier 2026. Il a reçu un traitement à l’hôpital de la ville de Linghai pendant dix jours, mais son état ne s’est pas amélioré. Les médecins ont dit qu’ils ne pouvaient pas faire grand-chose pour l’aider et ont suggéré que la famille le ramène chez lui.
Comme sa femme, Mme Sun, se remettait encore d’une santé déclinante en raison des mauvais traitements qu’elle-même avait subis en prison, elle a eu du mal à s’occuper de M. Zhou. Il a retrouvé une certaine clarté mentale, mais était encore faible. Quelques jours avant sa mort, il ne pouvait plus retenir aucun aliment liquide.
M. Zhou est décédé le 23 mars 2026.
Avant leur dernière arrestation et emprisonnement en 2021, M. Zhou et Mme Sun ont été pris pour cible à maintes reprises depuis le début de la persécution. En 2000, ils ont tous deux été condamnés à deux ans de travaux forcés alors que leur fils était en première année du lycée.
Décès survenus après une persécution prolongée
Mme Zhu Wenlan, une sexagénaire, est décédée le 25 avril 2026, peu avant son incarcération prévue pour purger une peine de trois ans.
Mme Zhu Wenlan, une employée d’hôpital à la retraite originaire du district de Cao, province du Shandong, s’est rétablie de ses maladies dont elle souffrait depuis des dizaines d’années après avoir commencé à pratiquer le Falun Gong. Après que le régime communiste chinois a commencé à persécuter le Falun Gong en juillet 1999, elle est restée ferme dans sa croyance et a été prise pour cible à plusieurs reprises.
Cette peine de prison découlait de son arrestation début octobre 2025. Des policiers et des responsables communautaires locaux ont saccagé son domicile et l’ont emmenée au centre de détention de la ville de Heze. Heze supervise le district de Cao. Les policiers ont dit que quelqu’un l’avait photographiée en train de distribuer des dépliants du Falun Gong.
Pendant sa détention, Mme Zhu a souffert à la fois physiquement et mentalement en raison de mauvais traitements. Le tribunal du district de Cao l’a condamnée à une peine de trois ans de prison, à une date non précisée. En attendant d’être transférée à la prison, sa santé n’a cessé de se détériorer et elle a fini par perdre la capacité de marcher. À la demande pressante de sa famille, la police l’a envoyée à l’hôpital.
Peu de temps avant son incarcération à la prison pour femmes de la province du Shandong, Mme Zhu est décédée, le 25 avril 2026.
Un homme de 53 ans du Sichuan meurt après des décennies de persécution
M. Liu Yingxu un ingénieur de la ville de Chengdu, province du Sichuan, est décédé en mai 2026 des suites d’un accident vasculaire cérébral. Son décès a mis fin à des décennies de persécution en raison de sa pratique du Falun Gong. Il avait 53 ans.
M. Liu a commencé à pratiquer le Falun Gong en novembre 1994, alors qu’il fréquentait l’Université de technologie de Chongqing. Il s’est rapidement remis de la néphrite, de l’hépatite et des séquelles d’une commotion. Après l’obtention de son diplôme, il a décroché un emploi en tant qu’ingénieur adjoint à l’usine de turbines de Dongfang dans la ville de Mianzhu, province du Sichuan.
Trois mois après le début de la persécution, M. Liu s’est rendu à Pékin pour faire appel à son droit à la liberté de croyance. Il a été arrêté et détenu à Pékin pendant près de quarante jours avant d’être ramené à Mianzhu. Il a été condamné à un an de travaux forcés le 30 décembre 1999, et il a été transféré au camp de travail de Xinhua à Mianzhu le lendemain.
L’employeur de M. Liu l’a licencié pendant qu’il purgeait sa peine au camp de travail. Il a trouvé un autre emploi après sa libération en octobre 2000, mais il a été arrêté au travail le 4 juin 2001. Il a été placé au camp de travail de Xinhua en juillet 2001 pour une durée de deux ans, qui a été prolongée de dix jours, car il est resté ferme dans sa croyance. La police a tenté de l’envoyer directement dans un centre de lavage de cerveau après la fin de sa peine, mais a cédé à la forte objection de ses parents.
M. Liu a fait des petits boulots à Chengdu et a été arrêté le 14 novembre 2007. Il a été transféré au centre de lavage de cerveau de Xinjin trois jours plus tard. Le 31 mai 2008, il a été transféré au centre de lavage de cerveau de Jinniu. Il a réussi à s’échapper le 20 juin 2008.
Après une nouvelle arrestation fin octobre 2008, M. Liu a été frappé à coups de poing et de pied par les forces de l’ordre et a reçu des injections intraveineuses dont la nature est inconnue. Il a entamé une grève de la faim et a été libéré vingt et un jours plus tard.
M. Liu n’était pas le seul de sa famille à être visé pour sa croyance. Ses parents ont été forcés de rester avec lui au centre de lavage de cerveau à plusieurs reprises. Le couple a reçu l’ordre de regarder des vidéos diffamant le Falun Gong et de « transformer » leur fils. Une fois, sa mère s’est agenouillée devant lui en le suppliant d’abandonner sa croyance. Une autre fois, elle a été forcée de regarder des vidéos jusqu’à 1 h du matin. Elle n’en pouvait plus et a failli sauter par la fenêtre. Les gardiens du centre de lavage de cerveau ont quand même menacé de la garder, elle et son mari, jusqu’à ce que leur fils renonce à sa croyance.
La fiancée de M. Liu a rompu avec lui sous la pression. Ses proches ont gardé une distance avec lui de peur d’être impliqués par le PCC. Au cours de ses dernières années, M. Liu a également été fréquemment harcelé par la police, qui a même fait pression sur ses employeurs pour qu’ils le licencient. Lorsqu’il voyageait en train, il a été interrogé à plusieurs reprises après que les contrôles de sécurité ont découvert qu’il était un pratiquant de Falun Gong. Lorsqu’il s’est enregistré dans un hôtel, la police l’a suivi pour l’interroger.
À un moment donné, M. Liu a fait des petits boulots dans la ville de Qionglai, province du Sichuan. La police là-bas a exigé de connaître le numéro de téléphone de son propriétaire. Ils ont également abattu les arbres devant son appartement, laissant son unité complètement exposée aux caméras de surveillance. La police a fait pression sur son employeur de l’époque pour qu’il soit licencié, et a demandé au gardien de sécurité sur son lieu de travail de le prendre secrètement en photos.
M. Liu est ensuite retourné à Chengdu. Sa santé n’a cessé de décliner en raison de la persécution incessante. Il a été hospitalisé en avril 2026 et a eu un AVC le mois suivant. Il est décédé peu après.
Une femme de 61 ans du Jilin vivait dans la clandestinité pour éviter d’être arrêtée
Mme Guo Xiaoxia, originaire de la ville de Songyuan, province du Jilin, est décédée le 9 avril 2026 alors qu’elle vivait dans la clandestinité pour échapper à une arrestation en raison de sa croyance dans le Falun Gong.
Mme Guo attribue au Falun Gong, qu’elle a commencé à pratiquer en 1998, le mérite de l’avoir transformée en une personne plus calme, plus bienveillante et plus attentionnée. En octobre 1999, trois mois après le début de la persécution, elle s’est rendue à Pékin pour faire valoir son droit à la liberté de croyance. Elle a été arrêtée, reconduite à Songyuan et détenue dans un centre de détention local pendant un mois.
La police locale a frappé à la porte de Mme Guo au milieu d’une nuit de décembre 2000. Elle s’est enfuie par le jardin de son voisin et a vécu dans la clandestinité. Elle a été arrêtée le 17 avril 2006. Le secrétaire politique Zhao du Département de police de la ville de Songyuan a ordonné à plusieurs policiers de la passer à tabac sauvagement au poste de police. Un policier a giflé violemment Mme Guo et lui a brûlé le visage avec une flamme nue.
Mme Guo a été emmenée au centre de détention de la ville de Songyuan vers 23 heures. Elle a entamé une grève de la faim en signe de protestation ; elle a été immobilisée sur un dispositif de torture appelé « lit de mort » (voir image ci-dessous) et gavée.
Illustration de torture : lit de mort
Huit jours plus tard, Mme Guo a présenté de graves problèmes cardiaques, mais elle a néanmoins été transférée au camp de travail de Heizuizi, à Changchun (capitale de la province du Jilin), pour y purger une peine de deux ans. Elle y a subi des mauvais traitements encore plus graves. Les gardiens l’ont forcée à rester assise sur un petit tabouret pendant de longues heures chaque jour et lui ont ordonné de renoncer au Falun Gong.
Le 14 décembre 2020, des policiers du Bureau de la sécurité intérieure du district de Ningjiang ont de nouveau arrêté Mme Guo. Sa tension artérielle systolique dépassait alors les 200 mmHg (alors que la normale est inférieure ou égale à 120), et le centre de détention local a refusé de la prendre en charge.
Mme Guo a ensuite été conduite à l’hôpital et placée en isolement, où trois policiers la surveillaient 24 heures sur 24. Ils la gardaient menottée la nuit et ne lui retiraient ses menottes que pendant la journée, lorsqu’on lui administrait des perfusions. Elle a réussi à s’échapper de l’hôpital un jour où les policiers avaient baissé leur garde.
La police a inscrit Mme Guo sur la liste des personnes recherchées, et elle a de nouveau été contrainte de fuir. Un autre pratiquant a aidé à prévenir sa fille de sa fuite. Bien que ce pratiquant ait emprunté le téléphone d’un inconnu pour passer l’appel, il a rapidement été arrêté, car la police avait mis sur écoute le téléphone de la fille de Mme Guo. Il a été interrogé et détenu pendant plusieurs jours.
Au cours des années qui ont suivi, Mme Guo a vécu dans différents endroits, mais elle n’a pas réussi à trouver un emploi et ne pouvait pas emprunter les transports en commun. En janvier 2026, elle a commencé à avoir de la fièvre et une toux persistante, et son état de santé n’a cessé de s’aggraver. Craignant qu’elle ne soit retrouvée par la police locale, sa famille l’a emmenée dans un hôpital situé à des centaines de kilomètres de la ville de Songyuan. Elle est décédée le 9 avril 2026.
Traduit de l’anglais
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