(Minghui.org) Une femme de 58 ans du district de Yi, dans la province du Liaoning, a été jugée le 3 septembre 2026 pour sa croyance dans le Falun Gong, une discipline méditative et spirituelle ancestrale que le régime communiste chinois persécute depuis 1999.

Mme Zuo Lizhi, née en septembre 1968, a été arrêtée dans la matinée du 12 mai 2026, après que la mère d’un policier l’a signalée pour avoir distribué des documents d’information sur le Falun Gong lors d’une foire. Les agents du Bureau de la sécurité intérieure de la ville de Linghai qui l’ont arrêtée l’ont placée au centre de détention pour femmes de la ville de Jinzhou, où elle se trouve toujours. La ville de Linghai et le district de Yi relèvent tous deux de l’administration de la ville de Jinzhou.

Avocat menacé

Avant l’audience, le procureur Li Feng, du parquet de la ville de Linghai, a demandé si l’avocat de Mme Zuo comptait plaider non coupable en son nom. Il a répondu par l’affirmative, car elle estimait n’avoir enfreint aucune loi.

Li Feng semblait agité et a menacé d’ajouter six mois à la peine recommandée. Lorsque l’avocat lui a rappelé que l’affaire devait être traitée conformément à la loi, Li a répondu : « C’est le PCC qui me verse mon salaire, c’est donc à lui que j’obéis. »

Il a ensuite interpellé l’avocat : « Où est votre loyauté envers le PCC ? »

Après le procès, Li et la juge Du Wenfang, du tribunal de la ville de Linghai, ont tous deux demandé à l’avocat pourquoi il avait osé défendre l’innocence de Mme Zuo. Ils ont menacé de déposer une plainte contre lui et de faire ouvrir une enquête à son encontre pour « sympathie envers le Falun Gong ».

Procès

Au cours du procès, la juge Du a demandé à Mme Zuo pourquoi elle insistait à continuer de pratiquer le Falun Gong. Elle a expliqué avoir commencé à le pratiquer en 1996 pour des raisons de santé. Son état s’était rapidement amélioré et elle avait retrouvé son énergie. Elle avait pu recommencer à s’occuper des tâches ménagères.

Le procureur Li l’a accusée d’avoir enfreint la loi en distribuant des documents d’information sur le Falun Gong. Lorsque la juge Du lui a demandé pourquoi elle avait agi ainsi, elle a répondu que, forte de sa propre expérience positive, elle souhaitait simplement faire connaître aux gens les bienfaits du Falun Gong.

Mme Zuo a fait valoir que la Constitution protège son droit à la liberté de croyance, et qu’aucune loi en Chine ne considère le Falun Gong comme un crime ni ne le qualifie de secte ; elle n’a donc enfreint aucune loi en distribuant des documents d’information sur le Falun Gong.

Lorsque le procureur Li a affirmé que la police avait saisi treize livres de Falun Gong à son domicile, elle a répondu à la juge Du que seuls deux livres avaient été saisis et que la police avait compté chaque page des dépliants comme des livres.

Mme Zuo a souligné que le Falun Gong était pratiqué dans plus de 100 pays et régions à travers le monde et que la Chine était le seul pays où il était interdit. Le procureur Li a protesté, affirmant qu’elle faisait la promotion du Falun Gong, et la juge Du l’a interrompue.

Son avocat a réclamé son acquittement au motif qu’elle n’avait causé aucun préjudice à quiconque ni à la société dans son ensemble. La juge Du a interrompu son plaidoyer à plusieurs reprises et l’a averti de ne pas invoquer de lois dans sa défense.

La juge Du a ensuite demandé si Mme Zuo reconnaissait sa culpabilité, ce qu’elle a nié. Le procureur Li a alors recommandé six mois supplémentaires en plus des quatre ans qu’il avait déjà préconisés dans l’acte d’accusation.

Après que la juge. Du a ajourné l’audience, l’huissier a rendu les pièces d’identité aux spectateurs. Conformément à la loi, les spectateurs ne sont pas tenus de présenter leur pièce d’identité pour assister à un procès.

Persécution passée

Avant ce dernier incident, Mme Zuo, enseignante au secondaire, avait purgé une peine de cinq ans de prison (d’août 2008 à août 2013), également en raison de sa pratique du Falun Gong. Elle a été brutalement torturée à la prison pour femmes de la province du Liaoning.

Mme Zuo n’est pas la seule personne de sa famille à avoir été prise pour cible en raison de sa pratique de Falun Gong. Son frère, M. Zuo Zhongyou, a été détenu et brutalement torturé dans un camp de travaux forcés, où il est décédé le 29 mai 2006 à l’âge de 35 ans. La grand-tante des deux frères et sœurs, Mme Kan Yiren, est décédée en 2008. Sa santé s’est détériorée après avoir été persécutée à plusieurs reprises. Leurs grands-parents maternels, Mme Long Xiuying et M. Kan Zetian, sont décédés respectivement en 2012 et 2014 après avoir été intimidés et harcelés pendant des années par la police et des agents de quartier. Voir les articles connexes concernant la persécution subie par Mme Zuo et sa famille par le passé.

La mère de Mme Zuo, Mme Kan Zhixi, âgée de plus de 80 ans, a purgé deux peines dans des camps de travaux forcés, dont la durée n’est pas connue. Mme Kan exhorte les autorités à libérer sa fille.

Voir aussi :

Une enseignante du Liaoning, déjà condamnée à cinq ans de prison, est de nouveau inculpée pour sa foi dans le Falun Gong

La persécution du Falun Dafa cause la mort de quatre personnes de la même famille

Un jeune professeur meurt après avoir subi des tortures cruelles au camp de travail de la ville de Jinzhou dans la province du Liaoning

Mme Zuo Lizhi condamnée en secret à cinq ans d’emprisonnement par le Tribunal du Comté de Yi de la Province du Liaoning

Traduit de l’anglais