(Minghui.org) En août 2026, Minghui.org a recensé 388 cas de persécution de pratiquants de Falun Gong en raison de leur croyance, dont 14 décès, 52 condamnations avec des peines de prison allant d’un à neuf ans, 192 arrestations et 130 cas de harcèlement.

En raison de la censure stricte en vigueur en Chine, la collecte d’informations et la publication de rapports sont souvent retardées. Certains des cas récemment signalés se sont produits en 2026, tandis que d’autres remontent probablement à des années antérieures.

Vous trouverez ci-dessous une sélection de cas de persécution.

Décès

Une femme de 65 ans emprisonnée en raison de sa croyance décède deux jours avant sa libération

Mme Pu Baoyu, 65 ans, de la ville de Kunming, province du Yunnan, est décédée subitement le 9 septembre 2025, deux jours avant la fin de sa peine de six ans et quatre mois de prison pour sa pratique du Falun Gong.

La deuxième prison pour femmes de la province du Yunnan a refusé de fournir le moindre détail concernant le décès de Mme Pu Baoyu. On ignore également si la prison a remis le corps de Mme Pu à sa famille.

Selon une source bien informée, Mme Pu aurait reçu des injections de substances toxiques en prison, une pratique courante utilisée à l’encontre des pratiquants de Falun Gong qui refusent de renoncer à leur croyance.

Des agents du Bureau de la sécurité intérieure du district de Guandu ont surveillé Mme Pu pendant des mois avant de l’arrêter le 12 mai 2019. Elle a ensuite été illégalement condamnée à six ans et quatre mois de prison et incarcérée à la deuxième prison pour femmes de la province du Yunnan. Sa famille n’a été informée ni des poursuites judiciaires ni de son incarcération.

Le matin du 9 septembre 2025, en se réveillant, les codétenues de Mme Pu ont constaté qu’elle ne respirait plus. On ne connaît pas l’heure exacte de son décès.

Un homme de 79 ans meurt sous la torture dans un centre de détention

M. Yao Xingqi, de la ville de Qiqihar, province du Heilongjiang, est tombé dans le coma après avoir été torturé en détention pour sa pratique du Falun Gong. Il a été libéré au seuil de la mort huit jours après son arrestation et il est décédé chez lui un mois plus tard. Il avait 79 ans.

M. Yao, un employé à la retraite d’un groupe spécialisé dans les machineries lourdes, s’est rendu au poste de police de Beixing le 11 mai 2026 pour demander la restitution des livres de Falun Gong qui lui avaient été confisqués lors d’une précédente arrestation (date inconnue). Au lieu de rendre les livres, la police l’a arrêté chez lui le lendemain et l’a emmené au Premier centre de détention de ville de Qiqihar.

Le 21 mai, M. Yao est tombé dans le coma à cause de la torture subie au centre de détention, et a été emmené à l’hôpital pour être réanimé. Il est demeuré très faible par la suite. La police l’a renvoyé chez lui le 29 mai, et il est décédé le 24 juin.

Une femme de Tianjin emprisonnée pour sa pratique du Falun Gong décède six mois après sa libération

Mme Sun Shuhua, originaire de Tianjin, a développé des problèmes de santé après avoir purgé une peine dans un camp de travail et une peine de prison en raison de sa croyance dans le Falun Gong. Elle est décédée d’un accident vasculaire cérébral le 6 juillet 2026, six mois seulement après sa libération de prison. Elle avait 59 ans.

Mme Sun Shuhua a été arrêtée le 13 avril 2009 et condamnée à un an et deux mois de travaux forcés. Elle a été brutalement torturée et contrainte de travailler au camp de travaux forcés pour femmes de Tianjin. Chaque fois que son mari venait lui rendre visite, les gardiennes du camp lui ordonnaient d’amener leurs deux jeunes enfants afin de faire pression sur elle pour qu’elle renonce à sa croyance. Ses enfants, qui avaient le mal des transports pendant le long trajet et souffraient de voir leur mère derrière les barreaux, n’arrêtaient pas de pleurer. Le mari de Mme Sun lui a reproché toutes les épreuves que la famille traversait. Elle est restée ferme dans sa croyance et sa peine a été prolongée de deux jours. Elle a été libérée le 15 juin 2010.

La police locale a constamment harcelé Mme Sun. Vers juin 2011, environ sept policiers ont fait irruption chez elle affirmant rechercher un ordinateur qu’elle aurait utilisé pour rédiger et envoyer des articles sur sa persécution au site Minghui.org. Ses beaux-parents, qui vivaient avec elle, ont été tellement traumatisés qu’ils se sont retrouvés dans l’incapacité de parler.

Une policière a menacé Mme Sun et lui a dit de cesser de soumettre des articles à Minghui.org, sinon elle serait à nouveau victime d’intimidation. Deux autres agents sont revenus le lendemain pour la harceler. Peu de temps après, deux fonctionnaires locaux se sont présentés et ont tenté de persuader Mme Sun de renoncer à sa croyance. En 2014, quatre agents sont venus perquisitionner son domicile sans présenter leur carte d’identité ni de mandat de perquisition. Sa belle-mère s’est mise à trembler, à nouveau terrifiée.

Mme Sun a été arrêtée une nouvelle fois le 19 juillet 2024, puis condamnée à un an et demi de prison et à une amende de 10 000 yuans. Pendant son incarcération, elle a subi des tortures brutales. À sa libération, en janvier 2026, Mme Sun souffrait d’hypertension artérielle sévère. Six mois plus tard, elle a été victime d’un AVC et est décédée.

Un ancien policier reçoit une injection de produit toxique deux mois avant sa libération et décède neuf ans plus tard

M. Gao Yumin, de la ville de Fuxin, province du Liaoning, est décédé le 19 juillet 2026, neuf ans après avoir reçu une injection toxique alors qu’il purgeait une peine de trois ans et demi pour sa croyance dans le Falun Gong. Il avait 59 ans.

M. Gao Yumin était un ancien agent du service de police de la ville de Fuxin. Il a constaté que les pratiquants de Falun Gong placés en garde à vue ne correspondaient en rien à l’image véhiculée par la propagande calomnieuse du Parti communiste chinois. Il s’est alors mis à pratiquer le Falun Gong lui aussi et a rapidement arrêté de fumer, de boire et de jouer à des jeux d’argent. Il est aussi devenu un mari attentionné envers son épouse atteinte de troubles mentaux.

Le 6 novembre 2013, M. Gao a été illégalement arrêté pour avoir distribué des documents de Falun Gong. Il a entamé une grève de la faim en signe de protestation et a été battu et nourri de force. Il s’est retrouvé extrêmement affaibli et a été libéré sous caution deux mois plus tard.

Le 21 février 2014, la police a de nouveau arrêté M. Gao et le 14 mars, le tribunal du district de Zhangwu l’a condamné à cinq ans de prison. Il a fait appel, et la peine a été réduite à trois ans et demi. Le 7 novembre 2014, il a été incarcéré à la première prison de Shenyang. À cette époque, il était devenu extrêmement faible, car il faisait une grève de la faim depuis vingt jours. Toutefois, la prison l’a tout de même incarcéré malgré les résultats de l’examen médical obligatoire qui montraient qu’il souffrait d’insuffisance rénale, de lésions hépatiques, de problèmes cardiaques, d’une vision floue et d’autres affections.

Les gardiens de la prison frappaient souvent M. Gao et le giflaient avec la semelle de leurs chaussures. Ils lui infligeaient fréquemment des décharges électriques sur les jambes lorsqu’il pratiquait les exercices de Falun Gong. Il a entamé une grève de la faim en signe de protestation et il a été nourri de force. Un témoin a rapporté l’avoir vu, à un moment donné, incapable de se tenir debout et rampant par terre. D’autres détenus ont déclaré qu’il avait été envoyé une fois à l’hôpital 739 de Shenyang, où on lui avait diagnostiqué de graves adhérences gastro-intestinales.

Deux mois avant l’expiration de sa peine, prévue en juin 2017, les gardiens ont injecté à M. Gao une forte dose de barbital (un dépresseur du système nerveux central). Ils l’ont placé à l’isolement et l’ont sauvagement battu.

M. Gao a souffert d’effets secondaires graves suite à cette injection toxique. Son regard était vide, son corps était raide et il ne parvenait pas à redresser ses membres. Du sang suintait de plusieurs veines. Il était incapable de s’alimenter et était désorienté. Ses selles étaient noires.

Lorsque les membres de sa famille ont enfin été informés de son état, une semaine après l’injection, ils ont été choqués de le voir dans un état quasi végétatif. Les gardiens ont toutefois affirmé qu’il était dans cet état après avoir fait une grève de la faim.

La famille de M. Gao a transmis un échantillon de son urine à l’Institut provincial de contrôle et d’analyse des médicaments du Liaoning, qui a détecté la présence de barbital dans son organisme.

Les autorités pénitentiaires ont promis de libérer M. Gao avant terme si sa famille acceptait de renoncer à son droit légal de demander justice. La famille a fermement rejeté cette proposition et a exigé qu’il soit soigné. Il a finalement été conduit à l’hôpital central de Fuxin, où il a passé les deux dernières semaines de sa peine.

La prison avait à un moment promis d’accorder une indemnisation à sa famille, mais la Commission des affaires politiques et juridiques de la province du Liaoning et le Bureau 610 ont rejeté cette idée. Yu Yang et Wang Qiubo, de la Commission des affaires politiques et juridiques de Fuxin, ont déclaré : « Nous ne pouvons offrir aucune indemnisation, car cela serait considéré comme un aveu de culpabilité. »

Après sa sortie de l’hôpital en juin 2017, M. Gao souffrait encore des effets toxiques de l’injection. Il dépendait de perfusions d’aliments liquides pour survivre. Sa famille a engagé des aides pour s’occuper de lui 24 h sur 24. Il avait été licencié depuis longtemps et sa famille a eu du mal à couvrir les frais liés à ses soins de longue durée. Son niveau intellectuel était comparable à celui d’un enfant de trois ans.

Des responsables de la Commission des affaires politiques et juridiques et du Bureau 610 surveillaient de près les membres de sa famille et les ont menacés afin qu’ils ne révèlent pas son calvaire au grand public.

M. Gao est décédé le 19 juillet 2026.

Des pratiquants condamnés à la prison

Une pratiquante âgée de 88 ans, originaire de Chongqing, a été secrètement condamnée à la prison

Mme Zhu Yugui, 88 ans, originaire de Chongqing, a été secrètement condamnée à la prison entre mars et juin 2026. Elle purge actuellement une peine dans la prison pour femmes de Zouma.

En mars 2023, des policiers ont arrêté MmeZhu, car ils la soupçonnaient d’utiliser des billets de banque imprimés avec des informations sur le Falun Gong. Bien qu’elle ait été rapidement remise en liberté, elle a souffert d’une détérioration de sa santé causée par le stress psychologique.

Les autorités ont condamné Mme Zhu à la prison au cours de l’année 2026. On ne connaît pas les détails de son procès.

Avant son dernier épisode de persécution, Mme Zhu a été harcelée par les autorités en octobre 2020 et a reçu l’ordre d’écrire des déclarations de renoncement au Falun Gong. Comme elle a refusé d’obtempérer, la police a forcé son fils adoptif à la jeter hors de chez lui, la laissant sans abri.

Ville de Dashiqiao, province du Liaoning : Neuf résidents, dont deux couples mariés, condamnés à des peines allant jusqu’à neuf ans

Huit habitants de la ville de Dashiqiao, province du Liaoning, ont été condamnés le 11 août 2026. L’un des membres de leur famille qui ne pratique pas le Falun Gong a également été condamné pour avoir été associé à eux.

Les neuf habitants, dont deux couples mariés, ont été arrêtés le 25 novembre 2025 et inculpés vers mars 2026. Ils ont comparu devant le tribunal de district de Zhanqian les 16 et 17 juillet 2026 et ont été condamnés à tort le 11 août.

M. Zhang Yuzhen (71 ans) a été condamné à une peine de neuf ans avec une amende de 50 000 yuans.

Mme Gong Suyan (72 ans, épouse de M. Zhang) a été condamnée à une peine de huit ans et demi avec une amende de 50 000 yuans.

Mme Wang Zhaomin a été condamnée à une peine de sept ans avec une amende de 40 000 yuans.

Mme Xing Dongmei a été condamnée à une peine de cinq ans avec une amende de 20 000 yuans. Elle avait déjà été condamnée deux fois à des peines de deux ans de travaux forcés, en 2001 et juillet 2007.

M. Wang Jun a été condamné à une peine de deux ans et demi avec une amende de 10 000 yuans.

Mme Li Xiuying a été condamnée à une peine de deux ans avec une amende de 10 000 yuans.

M. Yang Qiang a été condamné à une peine d’un an et demi avec une amende de 10 000 yuans. Il avait précédemment purgé une peine de travaux forcés d’une durée inconnue.

M. Zhang Bo (le fils de M. Zhang et de Mme Gong mentionnés plus haut) qui ne pratique pas lui-même le Falun Gong, a été condamné à une peine d’un an et trois mois avec une amende de 10 000 yuans.

Mme Xing Chun’e (épouse de M. Yang) a été condamnée à une peine de six mois avec une amende de 5000 yuans. Elle avait déjà été condamnée à une peine de travaux forcés d’une durée inconnue en mars 2001, et a été arrêtée à nouveau le 16 septembre 2009.

Cas d’arrestation et de harcèlement

Un couple du Liaoning de nouveau pris pour cible en raison de sa croyance, le mari toujours détenu

Le 11 août 2026, le domicile d’un couple marié de la ville de Dalian, province du Liaoning, a été perquisitionné. Le mari est toujours illégalement détenu.

M. Yu Xiangjia a été arrêté plus tôt dans la journée après avoir été signalé pour avoir distribué des documents de Falun Gong alors qu’il effectuait son travail de livreur. Vers 15 h, des policiers ont perquisitionné son domicile. Ils ont présenté un mandat de perquisition et ont immobilisé son épouse, Mme Sun Qianyi, à l’intérieur. La policière l’a surveillée de près pendant toute la durée de la perquisition et l’a suivie jusqu’aux toilettes chaque fois qu’elle s’y rendait. Les livres de Falun Gong du couple, deux ordinateurs, une imprimante et d’autres objets de valeur ont été confisqués.

Après la perquisition, les policiers ont exigé que Mme Sun monte dans leur voiture et l’ont emmenée au poste de police de la rue Bayi. Elle a tenté de s’échapper dès que la portière de la voiture a été ouverte, mais deux policiers l’ont rapidement rattrapée. L’un d’eux lui a tordu à plusieurs reprises le poignet droit vers l’arrière. Elle a crié de douleur. Elle a été libérée plus tard dans la journée et on lui a dit d’« attendre un appel téléphonique chez elle ».

Le 13 août 2026, Mme Sun a reçu une lettre recommandée du Département de police du district de Xigang. La lettre constituait un avis de placement en détention criminelle pour son mari au centre de détention de la ville de Dalian. Ce document alléguait que M. Yu « avait utilisé une organisation sectaire pour saper l’application de la loi », un prétexte couramment utilisé pour incriminer les pratiquants de Falun Gong.

Une femme de 71 ans perd la capacité de marcher pendant sa détention

Le 7 mars 2026, Mme Mou Yanping de la ville de Yingkou, province du Liaoning, a été arrêtée et son domicile a été saccagé. Lorsque sa famille s’est rendue au Département de police du district de Bayuquan fin mars 2026 pour se renseigner sur son cas, un policier a révélé que son dossier avait été soumis au parquet.

Mme Mou est actuellement détenue au centre de détention de la ville de Yingkou et on lui refuse les visites de sa famille. Selon son avocat qui lui a récemment rendu visite, elle a perdu la capacité de marcher et se déplace en fauteuil roulant.

La police du Hebei : « Vous devriez nous être reconnaissante de ne pas vous avoir arrêtée »

Le 17 juillet 2026, des policiers ont extorqué 8000 yuans à Mme Duan Jianhua 57 ans du district de Fuping, province du Hebei. Les policiers l’ont menacée pour qu’elle n’en parle pas à d’autres pratiquants et pour qu’elle ne signale pas l’incident à Minghui.org. Ils lui ont dit : « Tu es une pratiquante spirituelle. Tu devrais nous être reconnaissante de ne pas t’avoir arrêtée. »

Les agents Li Yongjin et Li Xuewen, du Bureau de la sécurité intérieure du district de Fuping, ont fait irruption au domicile de Mme Duan le 17 juillet 2026. Li Yongjin l’a menacée de lui passer les menottes et de la faire condamner à trois ans de prison. Mme Duan a refusé de céder et a rappelé aux agents que la liberté de croyance était protégée par la Constitution.

L’agent Li Xuewen l’a interrompue en disant : « Inutile de nous en parler. Donne-nous simplement 100 000 yuans. »

Lorsque Mme Duan leur a dit qu’elle était sans emploi et vivait seule, Li Yongjin a répondu : « Si tu n’as pas d’argent, donne-nous l’acte de propriété de ton domicile. »

Mme Duan a répondu : « Je n’en ai pas. C’est un logement en location. »

Ne voulant pas abandonner, Li Yongjin lui a dit : « Appelle ta fille. Elle pourra rassembler l’argent. »

Mme Duan a expliqué que sa fille ne gagnait que 3000 yuans par mois et qu’il ne lui restait plus rien après avoir payé son loyer et ses dépenses de base.

L’agent Li Yongjin a insulté Mme Duan, l’a empêchée de parler et a menacé de l’arrêter.

Les policiers sont restés sur place pendant plusieurs heures. Ils ont empêché Mme Duan de partir et l’ont suivie lorsqu’elle est allée aux toilettes.

De plus, ils ont perquisitionné le domicile de Mme Duan et saisi plus de 400 livres de Falun Gong, 100 exemplaires des Neuf commentaires sur le Parti communiste, plus de dix photos du fondateur du Falun Gong, trois ordinateurs, neuf imprimantes, treize cartouches d’encre, quatorze boîtes de papier à photocopie, deux massicots, une plastifieuse, huit relieuses et des effets personnels.

Finalement, les agents sont partis après avoir extorqué 8000 yuans à Mme Duan. Elle leur a lancé : « Je gagne ma vie en recyclant les déchets. Combien d’argent m’avez-vous extorqué au fil des ans ? Ne vous sentez-vous pas coupables de dépenser mon argent ? »

Voir aussi :

Rapport récapitulatif : Persécution du Falun Gong en Chine en juillet 2026

Traduit de l’anglais