(Minghui.org) Une femme de 63 ans de la ville de Deyang, dans la province du Sichuan, a été condamnée le 19 août 2026 à quatre ans et demi de prison et à une amende de 15 000 yuans pour sa croyance dans le Falun Gong. Mme Jian Yicong fait appel de cette condamnation injustifiée.

Mme Jian, née en mai 1963, a vu son domicile encerclé par la police vers 17 heures le 17 mars 2026. Elle a sauté de son appartement situé au deuxième étage et a été gravement blessée.

La police a emmené Mme Jian directement au centre de détention de la ville de Deyang. Les agents l’ont malmenée pendant le trajet, mais se sont ensuite rendu compte que ses blessures étaient graves. Ils l’ont alors conduite au deuxième hôpital de la ville de Deyang, sans en informer sa famille. On a constaté qu’elle souffrait d’une fracture d’une vertèbre lombaire, d’une fracture comminutive du fémur et d’un œdème au talon.

L’avocat de Mme Jian s’est rendu au centre de détention le 23 mars et a appris qu’elle avait été hospitalisée. Les gardiens ont refusé de lui indiquer dans quel hôpital elle avait été transférée.

Le Bureau de la sécurité intérieure du district de Jingfa a transmis le dossier au parquet du district de Jingyang, qui a mis Mme Jian en examen et renvoyé son dossier devant le tribunal du district de Jingyang.

L’avocat a reçu un avis le 9 avril l’informant que sa cliente avait quitté l’hôpital et avait été ramenée au centre de détention de la ville de Deyang. Il s’y est rendu pour rendre visite à Mme Jian et a appris qu’elle venait de mettre fin à une grève de la faim de vingt et un jours après que les gardiens lui ont permis de le rencontrer ce jour-là.

Une audience avait été fixée au 26 mai à 15 h, mais elle a été reportée au 4 juin à 9 h 30. L’avocat de Mme Jian a été informé le 3 juin à 16 h que l’audience se tiendrait au centre de détention et non au tribunal, comme prévu initialement.

Lorsque l’avocat a demandé à la personne qui l’appelait depuis le tribunal pourquoi le procès avait été déplacé au centre de détention, celle-ci a répondu qu’il ne s’agissait pas d’une audience publique. L’avocat a fait valoir que l’affaire de sa cliente ne justifiait pas une audience à huis clos. Son interlocuteur a rétorqué qu’ils ne voulaient pas que Mme Jian s’enfuie au milieu de l’audience. Son avocat a répondu qu’elle avait du mal à se tenir debout, et qu’elle était donc bien loin d’être capable de s’enfuir.

L’audience s’est tout de même tenue au centre de détention le 4 juin. La fille de Mme Jian l’a représentée en tant que défenseur non juriste. Elle a demandé la récusation du procureur, du président du tribunal, des juges du collège et des greffiers s’ils étaient membres du Parti communiste chinois et/ou de ses organisations pour la jeunesse. Elle a justifié sa demande en affirmant qu’en tant que membres athées du Parti, ils n’étaient pas habilités à poursuivre sa mère pour ses convictions spirituelles.

La procureur Liu Qin a calomnié le Falun Gong, mais n’a fourni aucun fondement juridique pour justifier ses allégations. Le président du tribunal a ajourné l’audience au bout de deux heures.

Mme Jian a commencé à pratiquer le Falun Gong en octobre 1998. Elle gagne sa vie en proposant des trajets à bord de son tricycle électrique. Avant ce dernier épisode de persécution, elle avait déjà été prise pour cible à plusieurs reprises et avait purgé deux peines de prison d’une durée totale de cinq ans. Voir les articles connexes pour plus de détails sur la persécution qu’elle a subie par le passé.

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Traduit de l’anglais